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AT THE REGINE’S Chateau Marmont & Co

Préparation d’une soirée trop onéreuse, trop chiante, trop longue. Une débauche d’énergie irréelle pour arriver à sortir ma tête dans le froid glacial et humide d’une tempête (...) suite

Préparation d’une soirée trop onéreuse, trop chiante, trop longue. Une débauche d’énergie irréelle pour arriver à sortir ma tête dans le froid glacial et humide d’une tempête qui pue le sapin. Il se fait tard. Ma ponctualité n’est pas mon avantage. Ma sobriété non plus. Il ne me reste plus qu’à dénicher une quelconque inspiration dans une nuit future qui s’avérera bien courte. Des chemins tortueux et illuminés aux recoins crados infréquentables d’une cuisine.

Mon improvisation m’amène où la déception naît.

Chateau M.La pauvre Régine respire le fluo. Institubes est dans la place. L’air apeuré, sentiment pugnace de solitude, les visages défilent devant moi. Je masque mon dégout par une façade bien plus accueillante. Avoir l’air cool en toutes circonstances et masquer son désarroi. Mais putain, quelle envie de virer toutes ces chagasses écervelées. Retrouver une ambiance élitiste foutraque encore plus superficielle. Le bon vieux reloud Teki Latex aux platines. Comme un boomerang que l’on s’efforce de faire disparaître, il revient toujours plus fort pour nous rentrer en pleine gueule. Comme le porte-boulet que l’on doit traînasser pour se sentir plus responsable. Une putain d’action de solidarité je vous dis. 36 37 Teki Latex. Remix des pseudos hippies-branchés-écolos, bandana dans les cheveux et marie-jeanne Management et une électro ultra niaise qui pullule notre musique. La nôtre. Celle de la marge. Putain que j’ai envie de tout bourriner, envoyer les hurlements des Titus Andronicus sur les platines pour jarter cette crasse qui s’attache. Reconnaître dans ce marasme en baskets un blaireau qui, tout comme moi, s’est vraisemblablement gouré de soirée.

Et pourtant, j’avais signé pour de la chevalerie électrique et un minimalisme “prisedetêtechiantissimemaisenfaitpassimal”.

Poney Poney et Château Marmont. Evidemment, il n’en a rien été. Château Marmont pour laquelle je porte une attention toute particulière et une part d’amour s’est autocensuré et a servi la soupe populaire aux affamés de la mal bouffe. Un gros bouillon de remixes aux somnifères. Et non cette musique pointue. Inefficace. Impopulaire. Que l’on tente par tous les moyens d’assimiler pour enfin, quand la tête n’y est plus, l’alcootest brûlant, le regard vitreux, comprendre. Et que la révélation divine est belle.

Je décide de mener mon enquête. Mais qu’est ce que vous avez branlé les gars ? Les bras brinquebalants, le regard hagard, nul n’a su me répondre, se renvoyant la patate chaude à tour de rôle. Formatage de Nippon ? Choix décidé des Marmont ? Le mystère reste entier. Ma pauvre petite carcasse bien dépressive s’envoie encore quelques bouffées nicotiniques, débat de cette chianlie avec un moustachu bien plus ouvert que mon sectaire état d’esprit. Me balbutie une explication peu intelligible. Et puis merde, personne ne me fera changer d’avis ce soir. Château Marmont a chié dans son froc, n’a pas assumé sa musique de haut vol et s’est scratché dans la bassesse.

Mais bon, on les aime bien quand même hein.

http://www.myspace.com/chateaumarmont

2 commentaires

On patauge ici !

Commentaire par Jean-Jacques putassier, le Lundi 22 décembre 2008 à 17:52

C’est sûrement des pros…

Commentaire par Céline, la godailleuse, le Lundi 22 décembre 2008 à 17:59

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