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BRIAN WILSON AU GRAND REX La non-rencontre avec un beach-boy

Moins connu en France que les Beach Boys dont il a écrit tous les tubes, Brian Wilson est tout de même l’icône de nombreux fans anonymes ou (...) suite

Moins connu en France que les Beach Boys dont il a écrit tous les tubes, Brian Wilson est tout de même l’icône de nombreux fans anonymes ou célèbres, (Pierre Lescure, Dave, Philippe Manœuvre, Mishka Assayas, Laurent Voulzy, Bruno de Stabenrath…). Mardi dernier, l’homme (qui n’avait que 24 ans lorsqu’il enregistra Good Vibrations et qui a fêté ses 65 ans six jours auparavant) jouait au Grand Rex. Au début de l’histoire Beach Boys, il y a trois frères (Brian, Dennis et Carl), le cousin Mike (Love) et les bons copains David Marks et Al Jardine. Puis, du rêve californien version American Graffiti, le groupe passe en 1964 à la grosse crise d’angoisse de Brian Wilson. Fin des concerts et commencement de la réclusion en studio. La suite de l’histoire est entrée dans la légende avec Pet sounds, l’album le plus brillant de la pop music devant Sergent Pepper (Paul McCartney en reconnaît volontiers l’influence), puis la débâcle de Smile (projet finalisé 34 ans plus tard), les errances psychiatriques, la période grizzly alité, les moments de grâces et les retours erratiques. Voila pour le pitch.

Jusqu’en 2000, l’idée d’un concert et d’une tournée semblait pure folie chez les Brianistes. Mais la fin de l’ère Landy (le psy abusif manipulateur) et son mariage avec Melinda rend le miracle possible. Brian revient de loin et, après un passage à l’Olympia en 2004 pour la revanche de Smile, le concept de la tournée actuelle est simple : alternance de greatest hits des classiques surf (Dance Dance Dance), symphonies « adolescentes destinées à dieu » (Good Vibrations, Heroes & Villains) et même quelques titres plus tardifs (Sail on sailor, Marcella). L’ensemble qui accompagne Brian Wilson est égal à son excellente réputation. Ce sont des musiciens aguerris qui évitent de tomber dans l’écueil du «Zicos» de studio qui «jouent grave» à la Manu Katché. Le groupe des neufs musiciens est composé de fans qui portent leur maestro parfois défaillant (des quintes de toux en plein God only knows, le pantalon qui se barre).

De Billy Hinsche (L’ex Dino, Desi & Billy, groupe de teenagers produit par Lee Hazlewood sur le label de Sinatra avec le fils de Dean Martin) à Probyn Gregory en passant par Jeffrey Foskett, la légende californienne est épaulée. On sent les «good vibrations» autour de lui. Bien sûr il y a des bémols, Taylor Mills a tendance à se prendre de temps en temps pour Céline Dion. Brian ne sait pas qu’en France personne ne connaît la comptine Row, Row the boat. La sécurité s’en donne à cœur joie dans la parano, mais in-fine on s’en tape. C’est le miracle Brian Wilson…Si on passe un film muet d’un des concerts à un candide, que voit-il ? Un type bizarre aux gestes improbables, un quasi-automate qui plane à l’ouest. Et pourtant ça marche. Pas besoin d’être un fan hardcore comme la bande joyeuse de Petsounds.fr pour apprécier.

Mais rien ne se passe normalement en Wilsonie. Heureux homme que je croyais être avec mon pass « d’aftershow », excité à l’idée de rencontrer le maître… On a beau connaître des membres du groupe, travailler sur son album avec un musicien (Kevin Coral) et un titre gentiment proposé par Van Dyke Parks (auteur des textes de Smile), être pote avec April March (qui a enregistré avec Brian) et avoir passé la journée de la veille avec Billy Hinsche, rien…Pas de Brian. Car «Brian has just left the building». Bribri, dans un de ses grands moments imprévisibles, a dû vouloir filer derechef vers son car VIP puis partir vers une autre destination. Qu’importe ces dysfonctionnements, on te pardonne tout Brian. L’honneur est sauf, sourire et bonnes vibrations prennent le pas sur la frustration et le manque, déjà, une fois le rideau baissé.

Photos: Audrey Cerdan

Merci à Bruno de Stabenrath, Billy Hinsche, Charlie, Christophe, Kok et toute la liste petsounds.fr. Pour recevoir l’excellent fanzine gratuit («In my room» sur Brian Wilson et les Beach Boys, envoyer un mail à inmyroom@wanadoo.fr

A lire : Pet Sounds, L’achèvement de Brian Wilson par Gaël Tynevez (Les Cahiers du rock)

SETLIST – Grand Rex – 26 juin 2007

  • Catch A Wave
  • 
Dance Dance Dance
  • 
Then I Kissed Her
  • 
Hawaï
  • 
Row Row The Boat
  • 
In My Room

  • Surfer Girl

  • Wendy
  • 
When I Grown Up

  • Do you Wanna Dance
  • At the Drive In

  • I Get Around

  • Sail On Sailor (Lead Vocals : Billy Hinsche)

  • Sloop John B

  • Wouldn’t It Be Nice
  • 
Caroline, No
  • 
God Only Knows
  • 
Add Some Music To Your Day

  • Heroes & Villains
  • 
Do It Again
  • 
California Girls
  • 
Marcella

  • Good Vibrations

Un commentaire

je voudrais avoir web cam avec brian wilson si possible d’avavce merci

Commentaire par guion, le Lundi 2 juillet 2007 à 19:30

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