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CHEVEU Shaft punk

Si on me demandait aujourd’hui ce que c’est que d’être punk, je poserais surement à Mikaïloff les questions essentielles (quelle épingle à nourrice se foutre sur le crane, (...) suite

Si on me demandait aujourd’hui ce que c’est que d’être punk, je poserais surement à Mikaïloff les questions essentielles (quelle épingle à nourrice se foutre sur le crane, quelle marque de bière pour casser sur les murs, la meilleure chaine de vélo pour casser du capitaliste à baise-en-ville). Et puis accessoirement je m’achèterais une conduite : J’arrêterais de repasser mes chemises (« Les punks ne portent pas de chemises » me répondrait Mikaïloff, l’air consterné) et je lirais les suppléments de nécrologie musicale qui chialent sur les temps révolus.

Le problème, c’est l’idéologie « tous unis tous cloutés », ca a jamais été ma tasse de thé. Alors, lorsque je pense à la sauvagerie qui pourrait m’habiter, j’essaye de trouver des subterfuges. Des raisons d’espérer pour me dire que foi de Bester, je vaux mieux que mon prochain.

Que j’ai l’avenir devant moi et que le futur appartient aux français. Le rock, le punk, toutes ces similitudes, pour contrecarrer l’idéologie « tous unis tous masqués » des Daft Punk.

L’essentiel est ici-bas. Lorsqu’une poignée d’individus prend les guitares comme d’autres les chevaux, choisissant un nom stupide pour pratiquer du karma sutra en veux-tu-en voila, te fourguer en trois minutes autant d’idées que tu n’en trouveras jamais dans le rock anglais actuel. Entendre par « actuel » ce qui s’est fait les cinq dernières années outre-manche.

Cheveu. C’est sauvage, c’est beau. C’est violent. Ca prend tout son sens vers trois heures du matin lorsque le cerveau a décidé de sortir les banderoles pour gueuler : LAISSEZ MOI TRANQUILLE, MOI JE FERME BOUTIQUE.

C’est avec ce genre de considérations sans intérêt que j’aime à penser être punk ; lorsque les guitares vaguement garage sont la loi d’Airain et qu’aucune circonscription de mes synapses ne semble résister à l’appel de la danse païenne.

http://www.myspace.com/cheveu

trailer 2 “voiture”

3 commentaires

Je prends cette chronique sur un groupe au nom capillaire comme une attaque personelle, des demain je me pointe aux prud’hommes

Commentaire par Muntz Termunch, le Lundi 14 avril 2008 à 4:28

Hey Muntz, on la crée cette amicale des dégarnis susceptibles? L’essentiel est ici-bas, et il se ramasse, douche après douche, dans le petit filtre d’aluminium qui filtre la bonde de la baignoire…

Commentaire par requis, le Lundi 14 avril 2008 à 18:12

Je sais pas de quoi tu parles Bester.
Je ne comprend rien.
Les épingles à nourrices se sont déjà mises à la tête ? Je les croyais réservées aux langes. Je ne vois pas ce qui s’est fait depuis 5 ans en Angleterre. Rien, si ?
Et puis en fait, rien ni personne ne me parle à 3 heures du matin.
Si. Moi même.
Et il y a de l’écho.

Je crois que c’est là le centre du problème : jamais, oh grand jamais, mon cerveau ne sort les banderolles de fermeture imminente.
Hélas.

Commentaire par Un cheveulu content de ses tiffs, le Lundi 14 avril 2008 à 15:35

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