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COLOGNE Exil On Cleaned Street #3

Dimanche 20 mai -Cologne - 12H26 Le périple belge a de loin été l'une des choses les plus dangereuses de ma vie. C'est le problème quand on se perd (...) suite

Dimanche 20 mai -Cologne - 12H26

Le périple belge a de loin été l’une des choses les plus dangereuses de ma vie. C’est le problème quand on se perd dans les contrées d’un lieu qui ressemble au pays des Bisounours. Comment un pays si sympathique peut-t-il cumuler des problèmes aussi profonds? C’est un peu l’éléphant dans le magasin de porcelaine.

Knock le Zout est vite devenu une ville hostile. Le Deauville de la mer du nord cache bien son jeu. Derrière une façade de vile ultra riche, c’est la Belgique que l’on retrouve. Il y avait des voitures magnifique, de grosses italiennes à peine croyable. Un vrai Miami si on pouvait faire abstraction du ciel noir et de la pâleur des gens. Des gens en fait à la sympathie trop prononcée. Impossible de s’énerver ici. Moi qui cherchait un peu d’aventure, le minimum syndicale de frisson. J’ai poussé le vice jusqu’à refuser de payer mon Waterzoï de poisson prétextant une quelconque qualité insatisfaisante. Et voilà que le serveur m’embrigade dans une histoire à faire pleurer Victor Hugo. “Je comprend bien, il me dit, ca me dérange pas, mais c’est ma grand tante qui tient le restaurant, et déjà qu’il ne m’aime pas trop car mon père est Wallon…” Au final je lui laisse même un gros pourboire pour l ‘aider dans le financement de son changement de sang. Un vrai pays de fou.

Le moindre petit problème ici devient une blague. Regardez, nous sommes en plein carrefour de l’Europe, plus de quinze nationalités se côtoient continuellement et les belges savent communiquer avec tout le monde. Même les lituaniens. Mais dès qu’il s’agit de parler entre Wallon et Flamand, c’est limite extinction de feux. C’est comme ce routier Flamand croisé sur une air d’autoroute. Un fan de Johnny ; la belle histoire. Il connaissait tout le folklore français, avait même vu des groupes de babyrockers à Bruxelles. Mais dès que je lui parle des quelques grands groupes wallon admirés en France… Nada. Il fait même une moue dédaigneuse, lui qui porte un T-shirt à tête de loup. Il ne regrette qu’une chose: Que Johnny ait choisi la Suisse comme pays d’accueil.

Et puis les mouvances politiques… Entre les séparatistes, les unificateurs, les indépendantistes, les réunificateurs… Ce sont ceux là les plus dangereux. Encore vouloir tourner le dos à son cousin, c’est bien ce que font les corses. Mais vouloir réunifier la Wallonie à la France! Ceci dit, cela ne risque pas d’arriver; le Pas-de-Calais votant FN. Ce qui est sur, c’est que j’ai traversé le pays le plus rapidement possible, avec ma cargaison de Saint Benoît et sans trop me soucier des flics. Ils ont du se dire “Tiens voilà encore un Français qui se croit à Monaco”.

Je vous le dis, la Belgique est le carrefour de l’Europe. Tout se réunit ici avant d’être dispatché sur le reste du continent. Entre prostituées de l’est, herbe hollandaise et pâte italienne; les belges se posent comme un peuple accueillant, levant les épaules et disant “C’est ça l’Europe”. Voilà une attitude bien saine face au stress de la mondialisation. C’est sur que se n’est pas ici qu’un chef politique gagnerait une campagne en disant “Les belges ne veulent pas de l’Europe, elle leur fait peur”. Non, le bleu étoilé jaune, ils y sont jusqu’au cou et ca leur va plutôt bien.

Un commentaire

[...] Carrefour européen: Petits problèmes belges entre amis [...]

Commentaire par EXIL ON CLEANED STREETS - Chevauchée gonzo | Gonzaï, le Lundi 21 mai 2007 à 0:15

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