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ENON Grass geysers… Carbon clouds

Enon, pour un monde sans silence, un monde fait d’acouphènes et de larsens. Un retour milieu des 90’ lorsque les basses assuraient les breaks en fretless, que le (...) suite

Enon, pour un monde sans silence, un monde fait d’acouphènes et de larsens. Un retour milieu des 90’ lorsque les basses assuraient les breaks en fretless, que le chanteur gueulait dans le micro et que la prod’ était outrancière (entendre que la dynamique de batterie était largement up above).

Ce Grass Geysers, je l’ai bien écouté. Remarque pas compliqué vu que chaque chanson crie l’urgence sur moins de trois minute. Au final impossible de résumer le barouf en commençant par « ce groupe américain de Philadelphie publie ici son X album, et autant le dire tout de suite etc etc etc… ». Blah blah blah.

Le plus important (seul le détail compte vous le savez bien) chez Enon, c’est que sa chanteuse est japonaise. Ce qui génétiquement donne un avantage à ce groupe sur tous les débris maquillés qui hantent le territoire américain. J’en veux pour preuve l’atmosphérique Ashish (sic) placé en bout de piste. C’est asiatiquement électrique. Une expression qui je vous l’accorde ne se base sur rien de réel, encore moins quelque de tangible. Sur Mr Ratatatat c’est l’envolée vers les sous-sols avec dalle en pierres brouillonnes. Cette expression ne veut rien dire non plus. Mais il me semble qu’elle résume parfaitement ce groupe.

Hormis cela rien à dire. Grass Geysers sonne comme un album volontairement déstructuré. Tendrement low-fi. Quelques relents d’électricité avec la fameuse basse en slap sur Colette, Enon est bien à la croisée des chemins entre Blur première génération et Oasis pour le refus du producteur.

Grass Geysers est involontairement punk, volontairement noisy. Foncièrement garage. Las, le CBGB vient de fermer ses portes à NY.

Ah sinon il parait que Pitchfork aime beaucoup ce disque.

Allez, bisous.

Enon // Grass geysers … Carbon clouds // Touch and go records

http://www.myspace.com/enonmusic

3 commentaires

Carrément “allez, bisous” ? C’est une première ça !

Commentaire par sylvain, le Lundi 5 novembre 2007 à 1:16

Rockeurs à bisous never die ******

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 5 novembre 2007 à 2:05

Excellent album d’un groupe étonnant, qui, comme ne le dit pas assez la chronique, se doit d’être dégusté live!

Les prochaines dates en France:

27/01/08: Strasbourg, le Molodoi (w/ Singapore Sling)
29/01/08: Lyon, Ninkasi Kao
30/01/08: Poitiers, Le Confort Moderne (w/Ill Ease)
31/01/08: Beauvais, L’Ouvre-Boite (w/Jake Ziah et Lords Of Altamont)

Poutoux, ca marche aussi

Commentaire par L'Entreprise, le Lundi 5 novembre 2007 à 18:50

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