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ERIC NAULLEAU Human after all?

Celui qui a déjà tenu l’intégralité de l’émission On n’est pas couché devant son poste de télévision fait un pas en avant. C’est toujours la même histoire : un (...) suite

Celui qui a déjà tenu l’intégralité de l’émission On n’est pas couché devant son poste de télévision fait un pas en avant.

DR: Canal +

C’est toujours la même histoire : un samedi soir maussade où on préférerait mourir plutôt que se confronter aux fâcheux déjà supportés toute une semaine.

Par curiosité et -il faut bien l’avouer- par faiblesse, on allume la télévision. Avec son air de garnement malicieux et sans trop d’esprit Laurent Ruquier est toujours là, berçant les engourdis du samedi soir. C’est donc le meilleur moment pour que les secrétaires d’Etat et porte paroles de tous poils nous prennent par derrière et nous mènent au lit en laissant tout de même leurs petites empruntes dans ce qu’il nous reste de cerveau disponible. Bien sûr, quelques artistes populaires sont là pour faire passer la pilule. Il y a la grande gueule, l’humoriste et l’actrice engagée dans la lutte pour les sans papiers. On attend donc le dérapage. Le moment où le haut fonctionnaire se fait remonter les bretelles par un acteur qui fait du zèle. Et tout en le divertissant, on passe pour proche du peuple ; qui pour l’heure est ravi. Et l’équipe de Laurent Ruquier sait s’y prendre.

Ainsi quand Jonathan Lambert se déguise et fait le bouffon devant les invités, c’est la jubilation.

Au milieu de l’arène il y a Eric Naulleau, le critique acerbe. Il forme avec Eric Zemmour le duo redouté de l’émission du sympathique Ruquier. Eric Naulleau dans le rôle du journaliste de mauvaise foi et Zemmour dans celui du chroniqueur raffiné. Les deux hommes sont la caution « politiquement incorrect » de l’émission. On s’étonne. Les écrivains ont perdu le gout de la critique et un simple mot passe pour une violente attaque à leur intégrité. Du moins c’est comme ça qu’Eric Naulleau explique sa mauvaise réputation.

Une réputation qui semble, aux traqueurs de malhonnêteté que nous sommes, assez peu d’à propos.

En 1993 Eric Naulleau voit assez loin pour fonder la maison d’édition L’Esprit des péninsules et se faire éditeur de littérature d’Europe de l’Est. En tant qu’auteur il écrit Au secours, Houellebecq revient ! ou  Le Jourde & Naulleau, deux pamphlets sur la littérature contemporaine. Mais l’intéressé peut tout aussi bien vous expliquer qu’il est un « fan hard-core » d’Emmanuel Bove que vous raconter son premier concert des Cramps…

Alors Eric Naulleau serait fréquentable, finalement ?

Entretien: Federico Mascarpone & Pierre Mikaïloff
Réalisation: Victor H

20 commentaires

je suis (allé) au bout du NAULLEAU…je crois que je vais reprendre un verre de vin…

Commentaire par ALEX, le Lundi 22 décembre 2008 à 17:19

Joli !

Commentaire par sylvain, le Lundi 22 décembre 2008 à 17:58

Je suis d’une décontraction et d’un naturel époustouflant, là dessus…ca fait plaisir à voir.
Bon, Comme il n’y a pas de commentaires et que tout le monde à l’air de s’en foutre: cher correcteur, es tu certain que l’auteur (et lequel!)a bien écrit “l’intéressé peut tout aussi bien vous expliquer…” (avant dernière ligne)? Moi il me semble avoir lu “tout aussi bien pourquoi pas un peu également poil aux dents”. Ca me parait plus dans le style du mec quoi. Et toujours plus naturel bien sur.

Commentaire par Mascarpone, le Lundi 22 décembre 2008 à 0:58

Relis le mail que tu m’as envoyé, cher ami…

Commentaire par BSTR, le Lundi 22 décembre 2008 à 10:14

Bonne interview

Commentaire par KRL MRX, le Lundi 22 décembre 2008 à 11:11

gonzai : bière / naulleau : café

“emprunte” : correcteur ! au boulot

Commentaire par sinclair, le Lundi 22 décembre 2008 à 12:16

Intéressant. Finalement, c’est vrai qu’il est fréquentable M. Naulleau.

Commentaire par Emmanuel, le Lundi 22 décembre 2008 à 15:16

“Influer sur le cours des événements”. Voilà ce qui manque à notre monde, des gens qui se crèvent la paillasse à tenter… quelque chose.
Majoritairement, ceux qui se bougent le font pour leur pomme.
Aujourd’hui être payé pour cela (dans un secteur culturel!) est un miracle. Ni plus ni moins.
Et Naulleau à raison sur ce point, en France on aime ceux qui perdent, on aime pleurer dans leurs suaires, en les regrettant ; mais en attendant qu’ils meurent, ces martyrs, il est urgent de ne rien faire… Alors c’est sûrement parce qu’il en parle lui même, mais j’ai une rengaine qui me revient en tête face à ces idées là : no future, no future, no future for you…

Commentaire par Hilaire Picault, le Lundi 22 décembre 2008 à 15:50

Oh et puis Eric Naulleau ressemble au type qui, enfant, m’a appris mes premiers accords de guitare, sur son ovation. Alors il y a un côté sentimental je pense. Comme Nounours ou Pimprenelle pour Pierre Mikailoff en quelque sorte….

Commentaire par Hilaire Picault, le Lundi 22 décembre 2008 à 16:03

J’ai toujours trouvé ce Naulleau très fréquentable. Cette belle interview avec un Mascarpone au top de sa légendaires décontraction dandyesque ne me fait pas bouger d’un iota sur ma position.

Commentaire par sylvain, le Lundi 22 décembre 2008 à 18:09

Chapeau l’équipe pour votre répondant. Cette entrevue a nettement fait remonter Naulleau dans mon estime. J’ai particulièrement apprécié sa défense sur la part d’opportunisme dont certains l’accusent sans vergogne. Je le suis beaucoup moins en ce qui concerne Houellebecq : la “non-littérature” peut aussi avoir du bon.

En tout cas merci pour ce joli café littéraire.

Commentaire par Heebooh, le Lundi 22 décembre 2008 à 1:48

C’est bien le web quand même ! Du bon boulot messieurs. Personnage intéressant et très très écoutable. Il ne garde pas sa langue in the pocket, ça change. Moi j’aime bien Naulleau. Bravo les gars, c’est passionnant !

Commentaire par Yazid Manou, le Lundi 22 décembre 2008 à 15:22

Oui,oui,oui. Je dis oui à mister Naulleau,ne serait-ce que pour l’analyse de BHL, levy and Co.Si seulement Monsieur Ruquier,pouvait inviter la derniere des raclures… Kouchner.la littérature française actuelle c’est comme le cinéma français actuel,beaucoup de monde mais rien à dire,mais tout à vendre.

Commentaire par stephane Taurel, le Lundi 22 décembre 2008 à 1:35

“Y a des limites entre fouteur de merde et enculé.” C’est une tuerie !

Commentaire par oOH-Ooh Man, le Lundi 22 décembre 2008 à 18:52

Et franchement le “Neaulleau et Jourde” est très drôle. Les extraits de livres tournés en dérision sont un exquis foutage de gueule. De la bonne critique en somme.

Commentaire par Aurélien, le Lundi 22 décembre 2008 à 14:43

mention bien, avis, de mieux en mieux au fil du temps, le matricule des anges est aussi niché dans la toile

http://www.lmda.net/

l’imprévisible incident est un évènement

l’évènementialisme est un courant

à tout les sens du terme, électrique, hydraulique, politique, poétique

mort à la mort

votre

cheval blanc

Commentaire par white horse from art-dèche, le Lundi 22 décembre 2008 à 15:30

C’était une belle rencontre, en tout cas !
Et pour une fois, personne n’a terminé ivre mort. C’est à noter.

Commentaire par Pierre Mikaïloff, le Lundi 22 décembre 2008 à 9:25

Je vous saurais infiniment gré de bien vouloir me communiquer l’adresse mail d’Eric Naulleau.
Avec mes vifs remerciements.
A.B.

Commentaire par Benjelloun Abdelmajid, écrivain, le Lundi 22 décembre 2008 à 14:05

un bon baton de c4 dans la bouche de ce quadruple connard pour qu’enfin on entende des choses qui ne ressemble pas a de la merde !
ruquier est un présentateur plus que sympa et loin d’etre un con alors stp ruquier envois moi ce type au chiotte et n’oublie pas de tirer la chasse merci

Commentaire par je t'encule, le Lundi 22 décembre 2008 à 16:40

un régal. accidenti era tempu. grazie, rigrazié.
forza Monsieur Naulleau .

Commentaire par plonc, le Lundi 22 décembre 2008 à 5:09

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