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	<title>Gonzaï</title>
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	<description>Gonzaï est une entité littéraire tournée vers le gonzo. Un parti-pris rédactionnel toujours motivé par la subjectivité objective. De l’émotion aussi.  Gonzaï c’est un autre regard sur Paris et ses créations un strabism eartistique. Gonzaï c’est l’art de connaitre beaucoup sur peu de choses,  le rock la pop l’art et les mouvements. Car dans un monde globalisant et réducteur seul le détail compte.</description>
	<pubDate>Tue, 03 Feb 2009 09:18:33 +0000</pubDate>
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	<language>fr</language>
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		<title>LA MUSIQUE POUR LES NULS  En attendant le 5 février&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:17:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[LE PARI GONZO]]></category>

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		<description><![CDATA[Beaucoup d&#8217;entre vous, chers lecteurs, ouvriront cet article non sans émettre un gloussement de surprise.
Nous vous promettions la semaine dernière une nouvelle version du site, de nouveaux effets, de plus belles punchlines et des descentes encore plus dures chez tous les mauvais épiciers culturels, plus de commentaires, des insultes, un brand new design et une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Beaucoup d&#8217;entre vous, chers lecteurs, ouvriront cet article non sans émettre un gloussement de surprise.</h2>
<p>Nous vous promettions la semaine dernière une nouvelle version du site, de nouveaux effets, de plus belles punchlines et des descentes encore plus dures chez tous les mauvais épiciers culturels, plus de commentaires, des insultes, un brand new design et une meilleure ergonomie. Je vous vois d&#8217;ici, l&#8217;air dépité, à vous dire &#8220;moi qui pensais enfin lire Gonzaï au bureau dans de bonnes conditions&#8221;. J&#8217;en vois même certains au fond, convaincus que politique et Gonzaï après tout c&#8217;est la même chose: les promesses ne sont jamais tenues&#8221;. Mais il faut dire, non sans une pointe de déviance, qu&#8217;en terme de promesses feintes, certains font pire. Des carrières entières se construisent sur cette stratégie pyramidale (Le talent qui s&#8217;évapore à la base, les compromis en haut des charts). Pour tout cela, merci Animal Collective. Merci Coldplay. Merci Anthony. Merci Arcad Fire. Merci pour tout ceux qui rasent &#8220;gratis&#8221;.</p>
<h3>Pendant ce temps, chez Gonzaï, les promesses se tiennent, mais toujours en décalé. Parce que dans un monde globalisant et réducteur&#8230; etc&#8230; vous connaissez la suite. Rendez-vous le jeudi 5 février pour la nouvelle version.</h3>
<p>En attendant, <em>Musique pour les nuls</em> troisième édition, par <a href="http://terreur-graphique.over-blog.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/terreur-graphique.over-blog.com');" target="_blank">Terreur Graphique</a>, c&#8217;est ici, maintenant.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="La musique pour les nuls #3" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/musique-copie.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-5964" title="La musique pour les nuls #3" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/musique-copie.jpg" alt="" width="691" height="2314" /></a><span class="img-legende">La musique pour les nuls #3</span></span></p>
<p><strong><a href="http://terreur-graphique.over-blog.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/terreur-graphique.over-blog.com');" target="_blank">http://terreur-graphique.over-blog.com/</a></strong></p>
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		<title>DM STITH  Un ange passe</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:16:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Adverteasing]]></category>

		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Le temps nous éloigne du rock. C’est le terrible constat qui m’est apparu clair comme de l’eau de roche, ce dimanche, occupé à tripoter mes névroses ; fantasmant l’hiver new-yorkais de 1980 de quelques yuppies planqués dans des hôtels sortant au mieux pour braver le froid à la recherche d’un concert de Debbie Harry, un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Le temps nous éloigne du rock. C’est le terrible constat qui m’est apparu clair comme de l’eau de roche, ce dimanche, occupé à tripoter mes névroses ; fantasmant l’hiver new-yorkais de 1980 de quelques yuppies planqués dans des hôtels sortant au mieux pour braver le froid à la recherche d’un concert de Debbie Harry, un paquet de clopes ou quelques filets de lumière à travers le ciel mazouté par l’apocalypse.</h2>
<p><span class="img-droite"><a title="dm-stith" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/dm-stith.gif" ><img class="size-full wp-image-4899 alignright" style="margin: 10px;" title="dm-stith" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/dm-stith.gif" alt="" width="210" height="315" /></a><span class="img-legende">dm-stith</span></span>Le temps nous éloigne du rock. Décor impassible du mois de décembre qui touche à sa fin. Dieu n’est pas encore venu, cette année. Un autre rendez-vous manqué. En parcourant les coupures de presse bibliques, un éclair de lucidité, une cigarette qui se consume : la fin du monde est un début. L’ouverture du même ciel, des anges ça et là, remplissant le champ et des cors sonnant l’heure du jugement.</p>
<h1>It’s the end of the world as we know it.</h1>
<h1>(And I feel fine)</h1>
<p>Quelque chose comme ça.</p>
<p>DM Stith. Un nom à coucher dehors. Dans la rue, dans le froid, recroquevillé dans la boue, qu’importe. Parce que le chant des dieux n’a pas besoin de se parer d’un perfecto pour montrer que si le rock nous éloigne du temps, l’ombre lumineuse, elle, est toujours là.</p>
<p><em>Sortie du premier album prévue pour février 2009, en attendant, Around the lion legs, trente écoutes en moins de 24H.<br />
</em></p>

<p><strong><a href="http://www.myspace.com/dmstith" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/dmstith</a></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>ROCK CRITIC  My Dark Stuff&#8230;</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/rock-critic-my-dark-stuff/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:16:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nash</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[LE PARI GONZO]]></category>

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		<description><![CDATA[
Je suis rock critic pour GONZAÏ et je m&#8217;appelle Nash.
ROCK CRITIC Rock critic, c&#8217;est fantasmant comme métier. On imagine tout de suite la vie pop et glam d&#8217;un grand type mal rasé, au regard vif qui, paré de ses fidèles Doc&#8217; marrons et de sa veste verte, sillonne inlassablement le Paris nocturne et underground des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2></h2>
<h2 style="justify;">Je suis rock critic pour <strong>GONZAÏ</strong> et je m&#8217;appelle Nash.</h2>
<p style="justify;"><span class="img-gauche"><a title="ROCK CRITIC " rel="lightbox[post]" href="http://www.libraryjournal.com/articles/blog/770000077/20080728/BangsClash.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.libraryjournal.com');"><img class="alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.libraryjournal.com/articles/blog/770000077/20080728/BangsClash.jpg" alt="" width="240" height="192" /></a><span class="img-legende">ROCK CRITIC </span></span>Rock critic, c&#8217;est fantasmant comme métier. On imagine tout de suite la vie pop et glam d&#8217;un grand type mal rasé, au regard vif qui, paré de ses fidèles <em>Doc&#8217;</em> marrons et de sa veste verte, sillonne inlassablement le Paris nocturne et underground des salles de concert, bloc-notes dans une main et cigarette dans l&#8217;autre. Il a ses entrées partout, plaisante avec les portiers les plus monstrueux et discute avec ses amis programmateurs qui lui tapotent affectueusement l&#8217;épaule, top, top, ça va toi,  pendant qu&#8217;un manager, un tourneur ou un professionnel du monde de la nuit lui chuchotent dans l&#8217;oreille pour lui offrir une bière, une fille ou un rail de coke. Quand il s&#8217;enfonce dans l&#8217;atmosphère sursaturée de riffs puissants et de femmes lascives, là où le public profane ne voit que des types qui jouent fort, lui, ses connaissances musicales et son oreille acérée, distinguent rapidement les références artistiques qui enveloppent le set du jeu créatif des musiciens, qui l&#8217;habillent d&#8217;une sensibilité particulière. Il maîtrise le petit monde du Rock comme pas deux et pour cela, il est craint et respecté dans le milieu. Il est de ceux qui tutoient les icônes du rock&#8217;n'roll quand il les interviewe, toutes ruisselantes de sueur dans les backstages encombrés de bières, de filles et de rails de coke. Sa mission accomplie, il se coule dans l&#8217;intimité apaisante d&#8217;un taxi anonyme qui le ramène chez lui, et sur le trajet, son esprit aiguisé, sa mémoire diabolique et son sens de la formule façonnent mentalement la chronique du concert tant attendue par des milliers de lecteurs. Quand le chauffeur silencieux le dépose enfin au pied de son luxueux loft de Saint-Germain, il se dit qu&#8217;il peut s&#8217;accorder quelques instants de repos car tout est ficelé dans sa tête. Alors il allume une cigarette, décontracte lentement son cou ankylosé en contemplant les lumières de la capitale qui s&#8217;inclinent devant l&#8217;aube naissante et songe à tout le chemin parcouru depuis qu&#8217;il a quitté son deux-pièces normand. Puis, d&#8217;un pas calme mais sûr, le pas de l&#8217;homme puissant, il se dirige doucement vers le club où il a ses habitudes et où il est connu de tous. Dans une heure, quand tout le monde dormira, lui retrouvera son clavier - ce vieux compagnon - car son travail n&#8217;est pas achevé. Il doit encore peaufiner sa chronique dans ce style si particulier qui est le sien et qui a fait sa réputation. Mais avant, un dernier verre. Et peut-être une fille, pourquoi pas. Il refusera le rail de coke mais pas le whisky. Il fait un beau métier. Demain, il prendra l&#8217;avion à destination de Londres pour couvrir un nouveau concert. Il fait un beau métier.</p>
<p style="justify;">
<h2>Je m&#8217;appelle Nash et je suis rock critic, donc.</h2>
<p style="justify;"><span class="img-droite"><a title="waits" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/waits400.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5947" style="margin: 10px;" title="waits" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/waits400.jpg" alt="" width="400" height="222" /></a><span class="img-legende">waits</span></span>Quand je parcours le Paris nocturne et underground, c&#8217;est sous terre, comprimé dans un métro bondé de gens déprimés aux robustes odeurs corporelles. On peut difficilement faire plus underground, mais c&#8217;est un peu moins glam. J&#8217;ai mes entrées nulle part et quand on arrive devant les salles de concert, mes fidèles <em>Doc</em>&#8216; marrons et moi, c&#8217;est la plupart du temps pour attendre longuement sous ma veste verte - et souvent la pluie ces derniers temps - que les portiers monstrueux daignent bien nous faire entrer. Je n&#8217;ose pas vraiment plaisanter avec eux car ils sont souvent fatigués et très gros. On ne sait jamais, ça part vite, une beigne. Vaut mieux rester prudent. Une fois franchi l&#8217;antre mystérieux et passablement énervé du rock&#8217;n'roll (en payant mon écot plein pot) je me dirige d&#8217;un pas chevrotant, le pas de l&#8217;homme bousculé, vers le bar où en chemin je tapote affectueusement l&#8217;épaule des gens, top, top, pardon je voudrais passer, merci, pour accéder au comptoir. Quand j&#8217;y parviens, une trentaine d&#8217;heures plus tard (il y a toujours des réfractaires qui refusent de s&#8217;écarter), je m&#8217;offre une bière ou deux parce que je suis épuisé et que de toute façon, personne ne m&#8217;offre jamais rien à moi. Tous des salauds.</p>
<p style="justify;">Je tutoie les musiciens, oui, bon d&#8217;accord, c&#8217;est vrai, mais ils ne m&#8217;offrent jamais rien non plus, eux. Ni une bière, ni une fille et encore moins de la coke. D&#8217;ailleurs, je n&#8217;en ai pas encore vu un seul qui en prenait, de la coke. Ca coûte horriblement cher, la coke, et la quasi-totalité des artistes que j&#8217;ai croisés sont des types qui ont un travail à côté parce que ça paye pas, la musique (alors pour s&#8217;offrir de la coke, hein&#8230;). Je ne suis ni craint ni respecté dans le milieu et le contraire serait surprenant puisque personne ne me connaît, dans le milieu. Quand j&#8217;arrive enfin chez moi - à pied parce que je n&#8217;ai plus d&#8217;argent pour le taxi vu que j&#8217;ai tout dépensé au bar - mon esprit alcoolisé, ma mémoire grumeleuse et mon foie surexploité ont toutes les peines du monde à se farcir les quatre étages (sans ascenseur) qui les séparent du 20m² germanopratin que je loue une fortune (tu parles d&#8217;un chemin parcouru depuis que j&#8217;ai quitté mon deux-pièces normand. J&#8217;ai même perdu une pièce). J&#8217;aimerais bien prendre un dernier verre ou lever une fille avant, mais je suis fauché et en plus, ici non plus personne ne me connaît.</p>
<p style="justify;">En plus, demain je dois me rendre à Choisy-le-Roi pour couvrir un concert.<br />
En RER.<br />
Je fais un beau métier&#8230;<br />
Alors pourquoi ?</p>
<h3 style="justify;">Parce que j&#8217;aime bien, tiens. L&#8217;atmosphère sursaturée de riffs puissants, j&#8217;aime ça. L&#8217;ambiance du Live, j&#8217;en raffole. Les artistes inspirés qui s&#8217;offrent au public, ça me galvanise. <em>The Dark Stuff </em><a name="_ftnref1" href="http://www.gonzai.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn1" ><em><strong>[1]</strong></em></a> peut-être, mais <em>It&#8217;s only Rock&#8217;n'Roll </em><a name="_ftnref2" href="http://www.gonzai.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn2" ><em><strong>[2]</strong></em></a><em> </em>surtout&#8230;</h3>
<hr size="1" />
<p style="justify;"><a name="_ftn1" href="http://www.gonzai.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref1" >[1]</a> <em>The Dark Stuff, l&#8217;Envers du rock.</em> Nick Kent, Editions Naïve, 2006. (Quatrième de couverture : « &#8230;Fouiller les recoins obscurs et crépusculaires des icônes du rock, voilà l&#8217;objectif de <em>The Dark Stuff</em>. Nick Kent y dépeint des artistes d&#8217;une intensité foudroyante, souvent pris au cœur des ténèbres. Mais surtout, Nick Kent écrit mieux que quiconque sur le rock. Même quand [il] rend compte de débauches inouïes (&#8230;) avec sa plume pour tout instrument, il fait du rock&#8230; »)</p>
<p style="justify;"><a name="_ftn2" href="http://www.gonzai.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref2" >[2]</a> <em>It&#8217;s only Rock&#8217;n'Roll (but I like it)</em> : The Rolling Stones, in the album &#8220;It&#8217;s only Rock&#8217;n'Roll&#8221;, 1974.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>RAPHAËL SORIN  &#8220;Expert en dissimulation&#8221;</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/raphael-sorin-expert-en-dissimulation/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:16:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Syd Charlus</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ENTREVIEWS]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout est affaire d’oreille. Dans la voix grave et en sourdine de Raphaël Sorin, certains décèlent avant tout les intonations ouatées d’un conspirateur des Lettres. Les autres entendent le passionné de livres, traquant depuis plus de quarante ans les bons auteurs contemporains et les rééditions déterminantes. Comme toujours, c’est un peu plus compliqué que prévu. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>Tout est affaire d’oreille. Dans la voix grave et en sourdine de Raphaël Sorin, certains décèlent avant tout les intonations ouatées d’un conspirateur des Lettres. Les autres entendent le passionné de livres, traquant depuis plus de quarante ans les bons auteurs contemporains et les rééditions déterminantes. Comme toujours, c’est un peu plus compliqué que prévu. Les deux voix sont indissociables et poussent le même refrain. </strong></h2>
<p>Pendant plus de deux heures d’interview dans son bureau de la maison Libella (Buchet-Chastel, Phébus&#8230;), Raphaël Sorin parle de livres et d’écrivains. Tous les genres y passent, sans école, sans exclusive. L’homme a trinqué avec William Burroughs (avant-garde, cut-up, vodka) et Robert « Bob » Giraud (pavé parisien, un certain classicisme, vin rouge et liqueurs chez les bougnats). « Tout le reste n’est que litres et ratures », comme disait Antoine Blondin.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="RAPHAËL SORIN " rel="lightbox[post]" href="http://www.foiresaintgermain.org/local/cache-vignettes/L280xH419/Raphael-Sorin-811ac.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.foiresaintgermain.org');"><img class="alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.foiresaintgermain.org/local/cache-vignettes/L280xH419/Raphael-Sorin-811ac.jpg" alt="" width="280" height="419" /></a><span class="img-legende">RAPHAËL SORIN </span></span>A l’époque de la gratuité généralisée et incompréhensible, Raphaël Sorin n’a pas oublié qu’un livre qui se vend, ce n’est pas plus mal pour tout le monde. Alors, on parle aussi, promo, presse, « exfiltration » parce que ça fait partie du jeu, parce qu’un livre doit être défendu sinon point de salut, parce que la valse de l’édition se danse sur une drôle de chanson paillarde : « si tu avances quand je recule, comment veux-tu que je dissimule ?» Il est possible d’entendre bien des choses dans la voix sortant du dictaphone mais, dans tous les cas, ce qu’elle dit vaut le détour.</p>
<h3><strong>Quelle a été votre réaction en voyant revenir les livres de Jean-Pierre Martinet sur les tables des librairies ? Vous l’aviez édité au Sagittaire et, à l’époque, ça n’avait pas du tout marché.</strong></h3>
<p>Pas du tout, en effet et Jean-Pierre Martinet le vivait d’ailleurs très mal. Le retour de son roman <em>Jérôme</em>, un grand livre, est une excellente chose. Quand on y pense, la réédition de ce genre d’auteur est une longue course de fond. Avant le Dilettante, il existait le Tout sur le tout, déjà animé par Dominique Gaultier (NDR : qui dirige actuellement Les éditions du Dilettante et la librairie du même nom). On y publiait <em>les cahiers Henri Cale</em>t. Nous nous intéressions à des auteurs comme Raymond Guérin par exemple, mal édité à l’époque. C’était il y a plus de 30 ans. Ensuite, j’ai enchaîné au journal<em> Le Monde</em> en tant que critique. Là encore, j’essayais, avec plusieurs complices, de relancer certains auteurs, nous appelions ça la « Revie » littéraire. Je n’avais jamais vraiment digéré l’insuccès de Martinet et j’ai toujours cherché une maison capable de le relancer. Ce fut Finitude. Le premier tirage de leur réédition de <em>Jérôme</em> est épuisé.</p>
<h3><strong>Comment êtes-vous venu à l’édition ? </strong></h3>
<p>En écrivant un roman que j’ai envoyé au Seuil, à Jean Cayrol. Je suis un enfant de Cayrol comme Philippe Sollers, Jean-Marc Roberts. Il m’a engagé comme lecteur pour sa collection de jeunes écrivains qui s’appelait <em>Ecrire</em> où l’on publiait des gens comme Régis Debray, par exemple. J’ai également fait un peu de traduction pour Le seuil puis j’ai travaillé avec Claude Durand pour sa collection <em>Combat</em>, des textes politiques.</p>
<h3><strong>N’avez-vous jamais pensé à une autre voie ? </strong></h3>
<p>Déjà, je ne sais pas si j’ai vraiment pensé à cette voie. Très jeune, j’ai rencontré Gaston Gallimard, il m’a demandé ce que je voulais faire : «Ecrivain ? Journaliste ? Faites-ce tout ce que vous voulez sauf éditeur. Ce n’est pas un métier ». J’ai peut-être l’esprit de contradiction. Après mon passage au Seuil, je me suis mêlé de cinéma pendant deux ans en faisant partie du groupe Dziga Vertov avec Jean-Luc Godard. Le retour vers l’édition s’est fait via la maison Champs libres et Gérard Lebovici. Après l’aventure des éditions du Sagittaire, j’ai travaillé avec Françoise Verny chez Flammarion. J’y suis resté 14 ans. J’ai retrouvé ensuite Claude Durand et nous avons mijoté ensemble le passage de Houellebecq chez Fayard. L’exfiltration… (rires)</p>
<h3><strong>Nous reparlerons de Houellebecq, vous n’allez pas y couper bien sûr. Mais, auparavant, nous voulions vous parler des éditions du Sagittaire évidemment… Comment avez-vous lancé cette maison avec Gérard Guégan ?</strong></h3>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/bukowski.jpg"  rel="lightbox[5899]"><span class="img-gauche"><a title="bukowski" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/bukowski.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5941" style="margin: 10px;" title="bukowski" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/bukowski.jpg" alt="" width="300" height="517" /></a><span class="img-legende">bukowski</span></span></a>C’était une maison ancienne, baptisée Kra, du nom de son fondateur Simon Kra, et qui publiait des textes surréalistes d’André Breton, de Philippe Soupault. Après la guerre, Jérôme Lindon des Editions de Minuit l’a achetée et Fasquelle l’a ensuite intégrée à Grasset. C’était donc une maison qui avait une histoire.</p>
<h3><strong>Quand vous la reprenez, vous changez la ligne éditoriale…</strong></h3>
<p>Oui, bien obligé : nous n’allions pas refaire le surréalisme dans les années 70.</p>
<h3><strong>Le Sagittaire a marqué. Aujourd’hui, on retient surtout son image « punk » avec des auteurs comme Bukowski, Pacadis. Mais c’était très varié, en fait… </strong></h3>
<p>Oui, nous avons publié Patrick Eudeline mais aussi Beatrice Beck par exemple. Et dans notre revue <em>Subjectif</em>, on pouvait trouver un texte de Roger Nimier par exemple, qui n’était pas spécialement « populaire » à l’époque. Mais Bukowski, Pacadis, que vous citiez, ont plus marqué les esprits.</p>
<h3><strong>Y-avait-il une ligne éditoriale en fait ? </strong></h3>
<p>Je n’ai jamais vraiment cru à la ligne éditoriale. Le mieux c’est de ne pas en avoir. Prenez une maison qui se fixe une ligne et s’y tient rigoureusement comme les Editions de Minuit par exemple. Vous pouvez lire leurs dernières sorties ?</p>
<h3><strong>Depuis plusieurs années, ça me paraît impossible en effet. Comment s’est passée la rencontre avec Alain Pacadis ?</strong></h3>
<p>Il avait écrit une thèse sur le rock et pensait la sortir en livre. En discutant avec lui, nous avons conclu que c’était sans grand intérêt. Mais il tenait un journal qui a donné <em>Un jeune homme chic</em>. Je l’ai fait réécrire, non sans mal, en allant chercher des textes chez lui, dans un véritable merdier ! Nous avions prévu un deuxième tome et puis, le pauvre…  Il était à bout de souffle. Je voulais faire aussi Yves Adrien à l’époque et je l’ai sorti beaucoup plus tard chez Flammarion pour <em>2001, une apocalypse rock</em>.</p>
<h3><strong>Il paraît que votre première rencontre avec Yves Adrien a valu le détour… </strong></h3>
<p>Oui, c’était assez exceptionnel. Deux heures pendant lesquelles j’ai vu défiler plusieurs de ses personnages. J’ai écouté, bouche bée. <em>2001</em>…  a encore du jus, il y a des choses vraiment belles.  Ce fut un échec commercial absolu, total. A l’époque, <em>Les Inrockuptibles</em> avaient pourtant fait un long papier. Je me suis dit qu’ils allaient avoir une petite influence. Il faut croire que non…</p>
<h3><strong>A combien d’exemplaires se vend un livre comme <em>2001</em>…  ?</strong></h3>
<p>Je ne sais pas, je ne peux même pas vous dire.</p>
<h3><strong>Si peu ? </strong></h3>
<p>Oui. Et c’est le cas avec beaucoup de livres présentés comme « cultes », « importants ». <em>Rose poussière</em> de Jean-Jacques Schuhl a vendu un peu moins de 2000 – 2 500 exemplaires en trente ans. La réputation d’un livre n’a rien à voir avec les ventes, encore moins avec le nombre de personnes déclarant l’avoir lu.</p>
<h3><strong>Avez-vous édité Jean-Jacques Schuhl ?</strong></h3>
<p>Non. Nous avons failli sortir <em>Telex N°1</em> au Sagittaire, un vrai livre maudit. Mais il a fini par retourner chez Gallimard. A l’époque, j’ai convaincu <em>France Culture</em> de diffuser une lecture de l’intégralité de<em> Rose poussière</em> par la comédienne Bulle Ogier. Schuhl avait choisi des musiques : les Rolling Stones et de la musique de cirque, essentiellement. Ca existe dans les archives.</p>
<h3><strong>Comment et pourquoi le Sagittaire s’est-il arrêté ?</strong></h3>
<p>Nous avons publié un pastiche d’un livre de Giscard d’Estaing, écrit en 8 jours par Poirot-Delpech. Furieux, Giscard a appelé la direction d’Hachette qui a contacté Fasquelle. Ce dernier était en train de négocier la direction de Grasset. Bien sûr, nous ne l’avons su qu’après. Il a donc décidé d’arrêter le Sagittaire pour être tranquille. Nous lui en avons souvent fait le reproche par la suite, nous l’avons un peu roulé dans la merde, Guégan et moi. Parce que, tout de même, on avait publié des livres qui avaient bien marché comme le roman de Jean-François Bizot par exemple, <em>Les déclassés</em>.</p>
<h3><strong>Bukowski restera lié à jamais à l’image du Sagittaire. Vous aviez organisé sa mythique venue à Paris, avec le passage à Apostrophes…</strong></h3>
<p>On s’est beaucoup amusé. Bukowski est resté huit jours à Paris. Je l’ai enfermé dans une chambre d’hôtel, rue des Saints Pères, il n’en est quasiment pas sorti et m’en a beaucoup voulu. Le passage à Apostrophes a fait beaucoup de bruit, même aux Etats-Unis, ou Bukowski était peu connu. Il n’a pas été vraiment reconnaissant de cette publicité. Dans son livre <em>Shakespeare never did this</em>, chez City Lights, qui raconte son passage en Europe, il nous chie un peu dessus. Mais ce n’est pas grave.</p>
<h3><strong>La relation auteur-éditeur est de toute façon une longue querelle…</strong></h3>
<p>C’est logique. Quand les gens ont peu de personnalité, ça se termine plus ou moins violemment. C’est tout.<strong><br />
</strong></p>
<h3><strong>Au catalogue du Sagittaire, il y avait des auteurs contemporains moins « célèbres » mais intrigants comme Jean-Pierre Enard, aujourd’hui très peu reconnu. Quel souvenir en gardez-vous ?</strong></h3>
<p>Nous avions publié <em>Le dernier dimanche</em> <em>de Sartre</em>, son meilleur roman, un très bon livre. J’avais d’ailleurs eu le droit à un coup de fil rageur de Simone de Beauvoir : « comment osez-vous faire ça ? », car Sartre était toujours vivant à la sortie du livre. Elle avait vraiment gueulé. Enard était un personnage énigmatique, un peu dans la lignée de Martinet, secret, même s’il était tout de même plus installé, intégré. Il avait commencé par diriger<em> le journal de Mickey</em>. Pas franchement la N.R.F. !</p>
<h3><strong>La vie est mal faite : cela aurait été plus drôle si Gide avait dirigé <em>le journal de Mickey</em> et Jean-Pierre Enard, la N.R.F. </strong></h3>
<p>Possible&#8230; Avec Enard, nous avons eu un problème de promotion. Il a été invité à Apostrophes en même temps que Roger Caillois qui présentait son dernier livre. Caillois a été génial, brillant. Enard n’a pas dit un seul mot. Pas un seul ! Il a écouté.</p>
<h3><strong>Dès l’époque du Sagittaire, vous êtes allé chercher des auteurs en dehors du milieu littéraire. Est-ce votre idée du rôle d’éditeur ?</strong></h3>
<p><span class="img-droite"><a title="RAPHAËL SORIN " rel="lightbox[post]" href="http://lh3.ggpht.com/_KxQ1U8JCK1M/RvaBuMfwKFI/AAAAAAAAArc/NVNtw2VJYds/Pacadis.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/lh3.ggpht.com');"><img class="alignright" style="margin: 10px;" src="http://lh3.ggpht.com/_KxQ1U8JCK1M/RvaBuMfwKFI/AAAAAAAAArc/NVNtw2VJYds/Pacadis.jpg" alt="" width="336" height="216" /></a><span class="img-legende">RAPHAËL SORIN </span></span>Nous avions un principe : ne pas publier d’universitaires, de profs et pas de journalistes non plus ; à part Bizot qui était tout de même un journaliste peu conventionnel. Oui, je crois que l’éditeur doit avoir des idées, des projets qui ne paraissent pas évidents, qui sortent du milieu littéraire. On sent quand un livre peut se faire.</p>
<h3><strong>C’était déjà un peu le cas avec <em>Champs Libres</em> et une personnalité comme Lebovici, qui venait du cinéma (NDR : un grand agent et producteur) et pas de la littérature… </strong></h3>
<p>En effet, c’’était un peu l’esprit. J’ai poursuivi plus tard avec des commandes auprès de personnages comme Costes par exemple. Aujourd’hui, les éditeurs se publient entre eux… J’ai aussi édité le livre du chef d’orchestre Michel Tabachnik sur la musique. Personnage intéressant, difficile. Costes à côté, c’est de tout repos ! Un vrai maudit, un peu comme Houellebecq. Quand nous avons sorti <em>La possibilité d’une île</em>, c’était incroyable : une telle omerta de la part de la presse, des libraires, c’était du jamais vu.</p>
<h3><strong>Comment l’expliquez-vous ?</strong></h3>
<p>D’une façon très simple : le suivisme. <em>Les particules élémentaires</em> avaient beaucoup choqué, <em>Plateforme</em> aussi, sans parler des déclarations sur l’islam dans <em>Lire</em>. Il y avait donc un contexte, une presse qui attendait la moindre occasion. La machine s’est emballée. Tout le monde s’est engouffré dans la même brèche « anti-houellebecq » en mélangeant tous les arguments, sans discernement. J’ai même eu des plaintes des défenseurs de l’enfance en raison de pédophilie alors qu’il n’y en a pas dans le livre. Impossible de stopper ce genre de mouvement. Houellebecq devrait raconter ça. C’est ce qu’il fallait expliquer dans <em>Ennemis publics</em>, dans sa partie. Il y a de quoi faire un livre de 400 pages pour expliquer comment cela fonctionne. Mais Houellebecq ne veut pas en parler, je pense. Enfin, je n’en sais rien. Je n’ai plus de relation avec lui et ne tiens pas à en avoir. Mais Houellebecq est un vrai persécuté, depuis son enfance, un véritable « ennemi public », un indésirable.</p>
<h3><strong>Comment lutter contre le « suivisme » ?</strong></h3>
<p>La solution que nous avions mijotée ensemble consistait à apparaître le moins possible. C’était aussi une façon de dire aux journalistes : « on vous emmerde, on en a rien à foutre. » Mais il n’y a pas vraiment de solution. L’édition, de toute façon, n’est pas une science exacte. Regardez, Houellebecq a fait exactement le contraire pour la promotion d’<em>Ennemis publics</em>, en acceptant de nombreuses interviews. La presse était plutôt favorable. Mais cette fois, c’est le public qui a bloqué. Le système s’est retourné.</p>
<h3><strong>Vous avez connu plusieurs phases, plusieurs époques de l’édition. Que regrettez-vous le plus ? </strong></h3>
<p>Il ne faut pas regretter. Je dirais que je constate un manque de plaisir, un manque de drôlerie. Il faut dire que j’avais un complice, Gérard Guégan, avec lequel je me suis vraiment amusé à emmerder le monde. Désormais, je rencontre beaucoup de gens chiants, chez les journalistes notamment. Les relations sont moins intéressantes, on s’amuse moins. Peut-être que je me trompe…</p>
<h3><strong>Quel auteur regrettez-vous de ne pas avoir publié ? </strong></h3>
<p>Peut-être Philippe Djian, finalement. Je l’avais rencontré alors qu’il était débutant et lui avais fait pas mal de remarques sur ses premiers textes. A l’époque, il l’avait mal pris, mais on en a reparlé ensuite.  Il aurait pu figurer au Sagittaire.</p>
<h3><strong>Partagez-vous le pessimisme généralisé sur la qualité de la littérature française ? </strong></h3>
<p>Non. Depuis que je suis éditeur, j’ai toujours entendu dire que c’était la catastrophe. Nous ne sommes pas dans une période faste, c’est sûr. On encense facilement la littérature étrangère mais la plupart des romans américains traduits, par exemple, sont assez médiocres. Ce qui se passe autour du livre est plus triste, je trouve : la critique se désagrège et même la librairie. J’en veux beaucoup à certains libraires de défendre mécaniquement des mauvais auteurs comme Philippe Claudel ou Laurent Gaudé. Ils le font sans réfléchir. Et Le Clézio dans la presse, vous avez vu ? Il a été encensé. Pas une ligne pour dire que c’est un auteur chiant, académique. Etrange cette unanimité, non ?</p>
<h3><strong>Quand on tape votre nom sur internet, on tombe plusieurs fois sur cette présentation : « Raphaël Sorin, expert en dissimulation ». Qu’en dites-vous ?</strong></h3>
<p>(Rires) Je ne sais pas. C’est plutôt positif, non. Cela veut dire que je sais me taire.</p>
<h3><strong>Avez-vous vos mémoires dans un tiroir ?</strong></h3>
<p>Non. J’ai trop lu de mémoires d’éditeurs pour faire la même erreur. La pire étant sans doute celle de Pauvert, un tissu de mensonges. Il a attendu que pas mal de gens soient morts pour balancer sur eux. C’est une limite, il faut balancer du vivant des intéressés. Donc, pas de mémoires pour moi. Je fais des interviews, je vous fais confiance pour ne pas me faire dire trop d’horreurs.</p>
<h3><strong>Nous allons essayer…</strong></h3>
<p>De toute façon, je ne vous ai rien dit (rires).</p>
<p><strong><em>Le blog de Sorin : <a href="http://lettres.blogs.liberation.fr/sorin/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/lettres.blogs.liberation.fr');" target="_blank">http://lettres.blogs.liberation.fr/sorin/</a></em></strong></p>
<p><em>Charles von Strychnine et Syd Charlus</em></p>
<p><strong><em><br />
<a href="http://lettres.blogs.liberation.fr/sorin/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/lettres.blogs.liberation.fr');" target="_blank"></a></em></strong></p>
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		<title>BEN KWELLER  Changing horses</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:16:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Little Johnny Jet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Faire le tour du monde. Le concept reste assez incroyable. Faire le tour des choses, tout voir et tout entendre. Sentir une planète par ses éléments, en faire l&#8217;expérience pour ne plus vraiment savoir où est le « chez soi ». 
Il n&#8217;y a qu&#8217;une chose dont on ne fera jamais le tour: l&#8217;humain. Parce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>Faire le tour du monde. Le concept reste assez incroyable. Faire le tour des choses, tout voir et tout entendre. Sentir une planète par ses éléments, en faire l&#8217;expérience pour ne plus vraiment savoir où est le « chez soi ». </strong></h2>
<p>Il n&#8217;y a qu&#8217;une chose dont on ne fera jamais le tour: l&#8217;humain. Parce que goûter tous les humains de la terre resterait un sport à haut risque.</p>
<p><span class="img-gauche"><a title="Ben K." rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/ben-kweller-col-3-ato-records.jpg" ><img class="size-full wp-image-5924 alignleft" style="margin: 10px;" title="Ben K. " src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/ben-kweller-col-3-ato-records.jpg" alt="" width="324" height="215" /></a><span class="img-legende">Ben K.</span></span></p>
<p>Notre évolution suit de près la courbe de l&#8217;histoire (que celle-ci soit cyclique ou linéaire). L&#8217;humain ne laisse derrière lui qu’une petite manifestation d’existence : l&#8217;art. Aujourd&#8217;hui, en cette fin de janvier deux mille neuf après Jésus-Christ, nous cherchons plus que jamais les signes de notre évolution. Et parce que nous trouvons tout sur Internet, à part la trace de notre ADN déjà modifié, nous ne pouvons qu&#8217;observer les œuvres. Pensons une seconde à ce qui nous a semblé moderne ces dernières années. Je vois Modern Guilt de Beck, les albums de Laetitia Sheriff et des Fiery Furnaces; la docu-fiction type Cloverfield, Rec ou Entre les Murs; et pourquoi pas les livres blog de l’acabit d’un Lunar Park. Des œuvres parfois enchantées,  souvent agaçantes, résumant souvent notre époque à une fête disco cokée, proche du Nervous Breakdown.</p>
<h3>C&#8217;est dans ce contexte qu&#8217;arrive Ben Kweller et son nouvel album. Le moment décisif où nous aimerions tourner la page pour ne garder que le meilleur et oublier les erreurs du passé dont nous ne sommes pas responsables.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Changing horses" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/benkweller-visuelalbum.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-5925" style="margin: 10px;" title="Changing horses" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/benkweller-visuelalbum.jpg" alt="" width="324" height="298" /></a><span class="img-legende">Changing horses</span></span>Il me faut le dire tout de suite; le grand désavantage de l&#8217;homme, ce sont ses paroles insipides. Car qui sauver comme grand parolier, hormis Dylan pour l&#8217;histoire, Reed pour l&#8217;ambiance, Coyne pour l&#8217;ironie&#8230; pour tout le reste, on préférera lire Balzac (vous savez qu’on peut lire Balzac par plaisir, n&#8217;est-ce pas ?). Mais Ben Kweller a un avantage : faire ce pourquoi on aime les disques de Julie Driscoll. Une musique précieuse à mille lieux des considérations esthétiques d&#8217;une maison de disque. Un album de méditation réelle, bien plus proche de l&#8217;homme que n&#8217;importe quelle conférence de deux heures où l&#8217;on vous apprendra qu&#8217;un événement réussi se monte sur final cut pro avec de la musique boum boum. Oui messieurs dames, c&#8217;est le combat de l&#8217;individu face à la machine Twitter (comment m&#8217;habiller aujourd&#8217;hui) ou Facebook, la machine qui, gueule béante, m&#8217;eng(l)obe tous les jours.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, avec Ben Kweller, je peux dire non. Je peux vous foutre sous les yeux un disque fumant comme une tasse de thé ; pleine de ces guitares qui vous rappellent qu&#8217;il y a des gens qui partagent votre vie, que parfois vous riez autrement que devant votre TV et qu&#8217;une relation sexuelle ne s&#8217;opère pas devant une vidéo Redtube avec une chatte en plastique dans la main.</p>
<p>C&#8217;est qu’on l&#8217;avait presque oublié: nous ne sommes pas des avatars tout puissants, dans un monde virtuel. Un couteau nous fait saigner, une rupture blesse et une mère réconforte. En cela, <strong><em>Changing Horses</em></strong> tue les icônes quotidiennes et remet vos petits bouts de regard au centre de votre intellect. Expulsons bien loin Obama, Justice et les Wayfarer à monture rouge. Ce que l&#8217;on aimait chez les artistes sixties, c&#8217;était l&#8217;humain. Quand je regarde ce vinyle des Beatles ornant mon bureau, que mon regard croise celui de Lennon ou Harrison, je regarde des pères.</p>
<h3>Alors… prenez une glace, un stylo et mettez Ben Kweller. Prenez le temps de noter les expressions que prendra votre visage, vous vous rendrez compte qu&#8217;il n&#8217;y a que sur Facebook que vous avez 200 amis.</h3>
<p><a href="http://www.myspace.com/benkweller " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong>www.myspace.com/benkweller</strong></a></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="295" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/KU4g_F1L9ik&hl=fr&fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/v/KU4g_F1L9ik&hl=fr&fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>LIMOUSINE  Beggars banquette</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:16:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Bester ne sort plus beaucoup ces derniers temps. Lassitude du progrès, fatigue des gens, ceux qui n’avancent pas, ne marchent pas droit, marre des vieilles qui attendent 16H54 pour sortir et faire leurs courses, assez de la promiscuité sociale dans les métros et du mec qui veut toujours rentrer alors que les portes se referment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Bester ne sort plus beaucoup ces derniers temps. Lassitude du progrès, fatigue des gens, ceux qui n’avancent pas, ne marchent pas droit, marre des vieilles qui attendent 16H54 pour sortir et faire leurs courses, assez de la promiscuité sociale dans les métros et du mec qui veut toujours rentrer alors que les portes se referment et que vous êtes en retard à votre rendez-vous où les budgets seront mathématiquement et quoiqu’il arrive divisés par deux.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Limousine" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/671291870_l.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5638" style="margin: 10px;" title="Limousine" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/671291870_l.jpg" alt="" width="340" height="340" /></a><span class="img-legende">Limousine</span></span>L’injustice, vue de Paris, comporte bien son lot de futilités. Vous me permettrez ici de penser que vous tous avez vécu la même chose et que c’est en cela un luxe d’être un citoyen du monde occidental. Pendant ce temps, à l’autre bout du monde, <a href="http://www.proximusgoformusic.be/fr/item.php?text_id=261220" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.proximusgoformusic.be');" target="_blank">Ryan Adams annonce qu’il met un terme à sa carrière</a>, <a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/15/la-montee-du-niveau-de-la-mer-menace-des-villes-d-afrique_1141996_3244.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.lemonde.fr');" target="_blank">la montée des eaux menace Lagos et Alexandrie</a> et pour autant le sentiment de proximité ne m’a jamais semblé si lointain.</p>
<p>La futilité touche toutes les couches, l’égoïsme se touche désormais à plusieurs. Symbole de ce changement durable, le dégoût des (faux) bénévoles qui vous interpellent pour une cause humanitaire (par chance ces gens là sont munis de vestes à couleurs, souvent mal taillées d’ailleurs) mais l’enthousiasme pour un groupe comme Limousine.</p>
<p>Membres de Poni Hoax (Laurent Bardainne, clavier et tête pensante du groupe de chez Tigersushi), les musiciens de Limousine ont opté pour le jazz panoramique en fish-eye. Musicalement, cela donne le Grand bleu sans Eric Serra, Principles of Geometry en instrumental. Les compositions récentes, mais non mixées, illustrent très précisément le courage qu&#8217;il faut à l&#8217;Européen moyen pour oser sortir au-delà de 19H30 pour assister à un concert, acheter ses cigarettes ou boire une bière dans un bar avec des gens de son espèce qui ne lui ressemblent pas.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, Limousine, c’est <em>bien</em>. Assez pour évacuer la lourdeur du monde et de ses contraintes. Comme une bande de clochards aux doublures serties d&#8217;argent.</p>

<p><strong><a href="http://www.myspace.com/limousineband" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/limousineband</a></strong></p>
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		<title>PHILIPPE MANOEUVRE  Google, la modernité&#8230; confessions</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:15:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour tout ceux qui n&#8217;auraient pas encore compris pourquoi le site Internet de Rock &#038; Folk se classe en avant-dernière position dans la liste des sites les moins utiles (juste devant l&#8217;amicale laïque des défenseurs du chien paraplégique en Ile-de-France, NDR), et pourquoi Phil Man préfère lancer un label (Mad Man Rec.) plutôt que d&#8217;investir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Pour tout ceux qui n&#8217;auraient pas encore compris pourquoi le site Internet de<a href="http://www.rocknfolk.com/site/accueil.php" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.rocknfolk.com');" target="_blank"> Rock & Folk</a> se classe en avant-dernière position dans la liste des sites les moins utiles (juste devant l&#8217;amicale laïque des défenseurs du chien paraplégique en Ile-de-France, NDR), et pourquoi Phil Man préfère lancer un label (<a href="http://www.lexpress.fr/actualite/indiscret/philippe-manoeuvre-lance-son-label_737224.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.lexpress.fr');" target="_blank">Mad Man Rec</a>.) plutôt que d&#8217;investir dans l&#8217;achat d&#8217;un clavier Wi-Fi&#8230;.</h3>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="527" height="452" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/k7HFwJ4wveDaPPy8J1&related=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="527" height="452" src="http://www.dailymotion.com/swf/k7HFwJ4wveDaPPy8J1&related=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x4uebb_philippe-manoeuvre-naime-pas-intern_news" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.dailymotion.com');">Philippe Manoeuvre n&#8217;aime pas Internet</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/micgauredimaur" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.dailymotion.com');">micgauredimaur</a></em></div>
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		<title>SPINDRIFT  The West</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:15:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>S.G.</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Have a good funeral, my friend&#8230;
J&#8217;avais pas à me plaindre. L&#8217;ayahuasca faisait son effet et les vomissements n&#8217;étaient plus que des mauvais souvenirs. J&#8217;avais juste quelques difficultés à respirer puisque tout était recouvert de poussière. Les guitares ne cessaient de taper dedans à coups d&#8217;accords tordus au rythme des cloches de l&#8217;église de Real de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Have a good funeral, my friend&#8230;</em></p>
<p>J&#8217;avais pas à me plaindre. L&#8217;ayahuasca faisait son effet et les vomissements n&#8217;étaient plus que des mauvais souvenirs. J&#8217;avais juste quelques difficultés à respirer puisque tout était recouvert de poussière. Les guitares ne cessaient de taper dedans à coups d&#8217;accords tordus au rythme des cloches de l&#8217;église de Real de Catorce, Mexique, à gauche du bar où je me trouvais. En fait celui de la distillerie de Mezcal.</p>
<h2>&#8220;La tequila, c&#8217;est pour les femmes, le Mezcal, c&#8217;est pour toi&#8221;. Je les ai cru, ces enfoirés de barmans. C&#8217;est d&#8217;ailleurs la seule chose qu&#8217;ils m&#8217;ont sorti.</h2>
<p><span class="img-droite"><a title="The West" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/61qc4irej7l_ss500_.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5781" style="margin: 10px;" title="The West" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/61qc4irej7l_ss500_.jpg" alt="" width="350" height="350" /></a><span class="img-legende">The West</span></span>Spindrift est de cette trempe-là aussi, de ceux qui ne parlent pas énormément, qui vous racontent une histoire sans même ouvrir la bouche, les paroles noyées dans un déluge de guitares qui dégainent et tirent comme un six coup enrayé pointé sur le Velvet et les Elevators arrangés par Bruno Nicolai. Les seuls coups qu&#8217;on pouvait espérer tirer. J&#8217;avais quand même pensé à joindre Sartana pour qu&#8217;il vienne me chercher et qu&#8217;il m&#8217;emmène jusque Monument Valley. Quand je l&#8217;ai entendu m&#8217;appeler avec sa trompette, je me souvenais même plus de la fête foraine qui clôturait le carnaval. Si on pouvait appeler ça une fête. C&#8217;était pas des chevaux de bois mais des squelettes, et poussée par le mouvement du manège, leur tête dodelinait en prenant soin de d&#8217;abord sourire, enfin c&#8217;est ce qui me semblait, et ensuite de bien faire claquer leurs dents dans un deuxième temps.</p>
<p align="justify">J&#8217;entendais Mictecacihuatl chanter à des kilomètres depuis plusieurs minutes déjà, Sartana m&#8217;avait bien dit qu&#8217;il serait accompagné. Mais ça, j&#8217;aurais pas imaginé. Direction le nord-ouest. Monument Valley, donc. Heureusement qu&#8217;on avait le vent dans le dos parce que des UFOs nous suivaient à la trace. Enfin c&#8217;est ce que me racontait Bobby Beausoleil. Moi, j&#8217;étais contraint de batifoler avec la Catrina. Et d&#8217;ailleurs, pour ce que je me souviens, le Bobby s&#8217;est pas gêné pour mater.</p>
<h2>J&#8217;avais du sable plein la figure et mes yeux allaient pas tarder à saigner. Ça m&#8217;était égal, il faisait tellement sombre et j&#8217;étais bien occupé avec l&#8217;autre.</h2>
<p align="justify">C&#8217;est à ce moment là que Sartana a gueulé qu&#8217;on était arrivé. Je voyais rien, alors je lui ai demandé de m&#8217;emmener ailleurs, au cas où. Mais il m&#8217;a dit qu&#8217;on était bloqué ici, à moins que&#8230; Et il a commencé à frapper les chevaux de plus en plus fort pour qu&#8217;on accélère. J&#8217;ai cru qu&#8217;on allait se planter, que j&#8217;allais enfin pouvoir arrêter de baiser la déesse, seulement la courbe des rocs de la vallée nous a fait décoller et on s&#8217;est retrouvé sur une planète qui avait eu l&#8217;air d&#8217;avoir vécu une guerre nucléaire. C&#8217;était tellement sinistre qu&#8217;on a décidé de redescendre, mais Bobby a fait le con derrière et Sartana a perdu le contrôle.</p>
<h2>BAM !</h2>
<p>Je me suis fait dessus. Tout ce que j&#8217;avais demandé, c&#8217;était de voyager un peu. Et je peux vous dire que Kirpatrick Thomas, le chef d&#8217;orchestre, m&#8217;a pas roulé. La B.O d&#8217;un western bolo sous hallucinogènes.</p>
<p align="justify">Alors pour les tâches d&#8217;urine sur la moquette, j&#8217;en suis sûr puisque Sartana n&#8217;est plus, Spindrift paiera.</p>
<p align="justify"><strong>SPINDRIFT // The west // Beat the World Rec.</strong></p>
<p align="justify"><a href="http://www.myspace.com/thewest" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">www.myspace.com/thewest</a></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/4WYBgd59Wbw&color1=0xb1b1b1&color2=0xcfcfcf&feature=player_embedded&fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/4WYBgd59Wbw&color1=0xb1b1b1&color2=0xcfcfcf&feature=player_embedded&fs=1" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>ZZZ  &#8220;On n&#8217;est pas des fermiers&#8221;</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:15:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charline</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ENTREVIEWS]]></category>

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		<description><![CDATA[Je me suis dit : c’est pas parce que zZz vient d’Amsterdam et fait du super rock psyché que je vais faire une interview en leur demandant quelle drogue associer à l’écoute de chacun de leur morceau. Du coup, lors de mon entretien avec Daan (orgue) et Bjorn (batterie), j’ai obtenu des informations souvent évidentes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Je me suis dit : c’est pas parce que zZz vient d’Amsterdam et fait du super rock psyché que je vais faire une interview en leur demandant quelle drogue associer à l’écoute de chacun de leur morceau. Du coup, lors de mon entretien avec Daan (orgue) et Bjorn (batterie), j’ai obtenu des informations souvent évidentes, mais surtout pas ronflantes.</h2>
<p>En plein milieu de leur tournée, même s’ils n’ont pas une seule guitare dans leur coffre, zZz reste un vrai groupe de rock, affichant au compteur plus d’heures passées à rouler sur l’asphalte qu’à roupiller. Par chance, ils n’ont pas perdu leur humour en route. Présentations avec un groupe qui n’aime pas pousser des boutons sur des répliques de Korg mais réussit carrément à placer du kraut dans une pub pour de la mayo.</p>
<h3>Expliquez-vous zZz, pourquoi vous discriminez les guitares comme ça ?</h3>
<p><span class="img-gauche"><a title="Daan" rel="lightbox[post]" href="http://c1.ac-images.myspacecdn.com/images02/15/l_14d302291bb642ba82000ae20419b70c.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/c1.ac-images.myspacecdn.com');"><img class="alignleft" style="margin: 10px;" title="Daan" src="http://c1.ac-images.myspacecdn.com/images02/15/l_14d302291bb642ba82000ae20419b70c.jpg" alt="" width="283" height="425" /></a><span class="img-legende">Daan</span></span>Daan : Je suis un guitariste ! Mais bon là je joue de l’orgue.<br />
Bjorn : Pas de guitares ! On est seulement deux alors il fallait faire un choix, on a commencé avec une batterie et un orgue alors on continue comme ça.</p>
<h3>Vous avez joué dans des formations différentes dans le passé ?</h3>
<p>Bjorn : Oui, on a joué dans plusieurs groupes avec des bassistes et des guitaristes. Mais plus il y a de musiciens, plus il y a plus d’égos qui interviennent. Tu dois entrer en connexion avec plus de gens. Et si la synergie ne fonctionne pas tu vois… Disons que quand on n’est que tous les deux c’est là qu’on fait de la meilleure musique.</p>
<h3>Vous vous êtes rencontrés comment ?</h3>
<p>Bjorn : On habitait ensemble dans une ferme avec pas mal de gens dans la périphérie d’Amsterdam.<br />
Daan : On n’est pas des fermiers !<br />
Bjorn : Ouais, non, Daan est artiste et je suis organisateur, freelance, un mec qui fait un peu tout et rien en fait. Donc un jour dans cette ferme, mon père a ramené un orgue. Moi j’ai pris ma batterie et Daan a pris l’orgue.<br />
Daan : Ouais je jouais avec deux doigts : « ting, ting ».<br />
Bjorn : Et on a commencé à jouer du surf, du garage et ça sonnait super bien. Cinq jours après on a fait notre premier concert. Une fille nous a invité à sa soirée et je lui ai demandé si elle avait besoin d’un groupe. A cette époque je jouais dans un autre groupe et elle a dit « non c’est trop bourrin ». Je lui ai dit « non non j’ai un nouveau truc avec mon colloc Daan et c’est easy, de l’exotica, de la musique sexy ». Et elle a accepté, on a joué, improvisé, tout le monde dansait.</p>
<h3>Vous qualifiez votre musique d’easy et exotica ?</h3>
<p>Bjorn : Aha, non ! Ca c’était au début, maintenant on fait plutôt un mix de krautrock psyché et de nu-disco.</p>
<h3>Sur votre Myspace vous écrivez à propos de vous « Jon Spencer meets Suicide », ça vous va de vous réduire à ca ?</h3>
<p>Bjorn & Daan : Ouais ouais !</p>
<h3>Bon, hier soir j’essayais de m’endormir en écoutant zZz mais c’est pas vraiment l’idéal. Pourquoi avoir choisi ce nom ?</h3>
<p>Bjorn : On devait trouver un nom pour jouer dans un club, un soir à la ferme avec des gens on essayait d’en trouver un. On était tous bourrés et défoncés, on essayait Rrrr et Llll des trucs en syllabes et une fille a proposé zZz. On s’est dit  « Ouah c’est super cool ».</p>
<h3>On entend peu parler d’une scène hollandaise, c’est parce qu’on est mal informés ou est-ce qu’il ne se passe vraiment rien là bas ?</h3>
<p>Bjorn : Il y a en fait plein de bons groupes, des pourris aussi.<br />
Daan : Ouais mais aucun n’est connu internationalement.<br />
Bjorn : Mais certains on le potentiel, comme Aux Raus.</p>
<h3>Vos influences ne sont pas très récentes, vous trouvez quand même des trucs excitants dans ce qui se passe actuellement ?</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Daan & Bjorn" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_b83f633b8855ee4a27ac318e1d536fce1.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5786" style="margin: 10px;" title="Daan & Bjorn" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_b83f633b8855ee4a27ac318e1d536fce1.jpg" alt="" width="350" height="536" /></a><span class="img-legende">Daan & Bjorn</span></span>Bjorn : Ouais bien sûr, le nouveau Gang Gang Dance, The Dodos, TV On The Radio, Battles.</p>
<p>Vous avez intégré de nouvelles influences entre le premier album  entre Sound Of zZz (2005) et le nouveau, Grip (2008) ?</p>
<p>Au début, on était pas mal dans la scène garage à Amsterdam et c’était plutôt limité à un son hyper brut. Maintenant on écoute plus de disco, de krautrock, des trucs atmosphériques, on a pas mal élargi nos horizons depuis le premier album.<br />
Daan : Du coup on a commencé à mieux jouer.<br />
Bjorn : Oui, on joue mieux, le chant est meilleur aussi.</p>
<h3>D’ailleurs le chant, vous lui donnez quelle importance, alors que vous semblez aspirés par vos instruments ?</h3>
<p>Bjorn : Ca vient une fois qu’on a trouvé la mélodie, qu’on trouve avec la batterie et l’orgue d’abord.</p>
<h3>Vous utilisez des instruments vintage, est-ce que vous en faites une obsession ?</h3>
<p>ZZZ: On adore les instruments vintage mais on n’est pas non plus des collectionneurs. Mais si tu nous donnes un Korg  vintage, on préfère ça à une réplique flambant neuve bien sûr, parce qu’on préfère naturellement bidouiller que juste pousser des boutons. On n’est pas des artistes informaticiens.</p>
<h3>Vous connaissez  Zombie Zombie ?</h3>
<p>ZZZ: Ouais !  On va jouer avec eux la semaine prochaine à Londres. Ils sont connus en France ?</p>
<h3>Relativement. Et vous, votre musique s’est retrouvée dans une pub Fiat, ça va aider pour la renommée non ?</h3>
<p>Bjorn: Oui il y a cette pub, puis on va aussi avoir des morceaux placés dans des films, on est aussi dans une pub pour de la mayonnaise au Japon.<br />
Daan : Dans un jeu vidéo aussi !<br />
Bjorn : Puis on va composer de la musique pour des films bientôt, en plus de notre tournée. Notre musique est très visuelle en plus d’être physique en fait !</p>
<h3>Vos clips sont incroyables, d’ailleurs dans celui de <em>Running With The Beast</em>, les deux coqs peints en bleu et rouge qui se battent sur fond blanc, c’est un un symbole super fort pour les Français…</h3>
<p>Bjorn : Ah oui on n’avait pas pensé à ça (rires). C’est notre ami Xelor qui en a eu l’idée, le même qui a fait le clip avec le trampoline pour Grip (primé au festival du clip en France, ndlr).</p>
<h3>Vous pensez pouvoir atteindre quel public avec ce nouvel album ?</h3>
<p>Bjorn : On a un public de 16-17 ans tout comme des vieux qui peuvent devenir complètement tarés dans nos concerts. Il suffit qu’ils soient ouverts à notre énergie. On entre parfois en transe complète sur scène avec le public. A Amsterdam il y a deux semaines, les gens devenaient tellement tarés que ça nous rendait plus fous encore, ça ressemblait à une orgie.</p>
<p>Daan : Ce n’est pas tout le temps comme ça.</p>
<p>Bjorn : Oui, mais s’ils restaient les bras croisés ca n’irait plus.</p>
<p><strong><a href="http://www.myspace.com/zzz" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/zzz</a></strong></p>
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		<title>THE CRAFTMEN CLUB  Dies Irae rock&#8217;n'roll&#8230;</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/the-craftmen-club-dies-irae-rocknroll/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:15:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nash</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>

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		<description><![CDATA[Parce que c&#8217;est exactement ça, le Craftmen Club. Du rock en colère. Instinctifs et cinglants, furieux et magnétiques, The Craftmen Club c&#8217;est de l&#8217;énergie à l&#8217;état brut, du talent à fleur de peau et de l&#8217;humanité viscérale. Bref, du Live dans tout ce qu&#8217;il a de plus animal et de plus beau. 
Les trois écorchés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="justify;"><em>Parce que c&#8217;est exactement ça, le <strong>Craftmen Club</strong>. Du rock en colère. Instinctifs et cinglants, furieux et magnétiques, <strong>The Craftmen Club</strong> c&#8217;est de l&#8217;énergie à l&#8217;état brut, du talent à fleur de peau et de l&#8217;humanité viscérale. Bref, du Live dans tout ce qu&#8217;il a de plus animal et de plus beau. </em></h2>
<h3>Les trois écorchés bretons du rock&#8217;n'roll, en tournée promotionnelle pour leur nouvel album <em><strong>Thirty Six Minutes</strong></em>, ont une fois de plus réveillé la Capitale par leur présence explosive et replacé très, très haut sur le podium la scène rock française. Ca va vite, très vite, c&#8217;est bon, très bon et c&#8217;est maintenant, ici (et la vidéo du concert, en bas)&#8230; Qu&#8217;est ce que je fais là ?</h3>
<p style="justify;">Nous sommes dimanche 11 janvier, lecteur mon ami, et il est plus de 21 heures. Ce soir, je dois couvrir le concert du <strong>CRAFTMEN CLUB</strong> au <em>Klub</em>, mais devant le 296 de la rue Saint-Denis, je m&#8217;interroge. Y a un truc qui cloche, mais quoi ?</p>
<p style="justify;">Dubitatif, je consulte mon plan de Paris pour vérifier le post-it que j&#8217;ai astucieusement inséré dedans, celui contenant l&#8217;adresse exacte du lieu (car je suis malin). Bon, il est où ce truc ? Nan, nan, nan&#8230; Ah ! <span style="AR-SA;">Ça</span> y est ! Le <em>Klub</em>. Premier arrondissement, O.K., rue Saint-Denis, parfait, au numéro&#8230;</p>
<p style="justify;">&#8230;14.</p>
<p style="justify;"><span class="img-droite"><a title="Craftmen" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_674de679f3d1d516139d7d82060d2fa7.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5662" style="margin: 10px;" title="Craftmen" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_674de679f3d1d516139d7d82060d2fa7.jpg" alt="" width="350" height="509" /></a><span class="img-legende">Craftmen</span></span>Au 14 de la rue Saint-Denis.<br />
Naaaan, je le crois pas, ça&#8230;<br />
Je considère le numéro 296.<br />
Je regarde le post-it.<br />
Je re-considère le numéro 296.<br />
J&#8217;effectue un rapide calcul mental (296-14).<br />
282.<br />
282 entrées de logements à longer dont 141 de mon côté. Parfait. Seulement dix mille kilomètres plus bas, une paille.<br />
Bon. Calme, Nash, calme. Maîtrise de l&#8217;esprit, contrôle des émotions, sérénité, petit scarabée&#8230;</p>
<h2>- RHAAAAHH !!! PUTAIN DE BÂTARD!!!</h2>
<p><span style="AR-SA;">Ça</span> y est, je suis furax. J&#8217;inspecte le coin pour voir s&#8217;il n&#8217;y aurait pas un clébard ou un gosse à claquer pour me calmer mais il n&#8217;y a rien. Rien d&#8217;autre que moi et une stupide poubelle qui me nargue.</p>
<h2 style="justify;"><strong>BLAM !</strong></h2>
</p>
<p style="justify;">Je n&#8217;aimais pas cette poubelle de toute façon. Putain de soirée. Putain de plan à la con. Putain de <em>Klub</em>. J&#8217;en ai marre.</p>
<p style="justify;">Trente heures plus tard j&#8217;arrive au <em>Klub</em>, épuisé, énervé et en sueur. J&#8217;ai fait le reste du trajet à pied. Furieux, je me dirige vers la porte d&#8217;entrée sans savoir encore que dans quelques minutes le <strong>Craftmen Club</strong> va faire la démonstration fulgurante que question <em>live</em>, personne, mais alors vraiment personne ne lui arrive à la cheville&#8230;</p>
<p style="justify;">Qu&#8217;est ce que je fais là ?</p>
<p style="justify;">Cela fait maintenant vingt bonnes minutes que j&#8217;observe la scène où doivent se produire les trois Bretons, mais elle est toujours vide. Que se passe-t-il ?</p>
<p style="justify;">J&#8217;ai survécu au set précédent d&#8217;<a href="http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=301369025" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/profile.myspace.com');" target="_blank"><strong>ACRIMONIE</strong></a>, un groupe de Death Metal dont les membres s&#8217;expriment exclusivement en borborygmes hurlants à l&#8217;exception du chanteur (un intellectuel celui-là, il maîtrisait quelques mots) et depuis, plus rien. Même le public a disparu. Nous ne sommes plus que deux dans la salle, le serveur et moi. Ce n&#8217;est pas normal.</p>
<p style="justify;">Sceptique, je m&#8217;apprête à me lever pour aller commander une autre pinte et accessoirement interroger le serveur quand je perçois du mouvement derrière le hublot de la porte. Intrigué, je m&#8217;approche subtilement pour y jeter un œil car je suis un journaliste d&#8217;investigation.</p>
<p style="justify;"><span class="img-gauche"><a title="Craftmen drum" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_e1091c353aeb47e49f1c741f24c395d8-300x299.jpg" ><img class="alignleft size-medium wp-image-5664" style="margin: 10px;" title="Craftmen drum" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_e1091c353aeb47e49f1c741f24c395d8-300x299.jpg" alt="" width="210" height="209" /></a><span class="img-legende">Craftmen drum</span></span>De l&#8217;autre côté, des gens. Plein. Et aussi un escalier qui descend vers un sous-sol que je n&#8217;avais pas remarqué en arrivant. Un curieux doute me taraude&#8230;</p>
<p style="justify;">Grmlgrmlgrmlgrmlgrml a été l&#8217;unique son que j&#8217;ai été capable de prononcer quand en descendant l&#8217;escalier j&#8217;ai découvert - je vous le donne en mille - une autre salle de concert. Je suis de très, très, très mauvaise humeur. La rue interminable, le set des autres primitifs et maintenant ça. Non, franchement, il y a une limite à ce qu&#8217;un homme peut endurer. Je n&#8217;aurais jamais dû accepter cette couverture de concert, je n&#8217;aurais jamais dû travailler un dimanche et je n&#8217;aurais jamais dû mettre les pieds ici. Je le savais. Je vais passer une soirée affreuse.</p>
<p style="justify;">Putain de merde.</p>
<h3>- Salut, Nash.</h3>
<p style="justify;">Alors toi, raclure, tu ne pouvais pas choisir un pire moment. <span style="AR-SA;">Ça</span> tombe bien, remarque, j&#8217;avais besoin d&#8217;une victime sacrificielle. Tu vas morfler.</p>
<p style="justify;">L&#8217;œil sanguin et la mâchoire épileptique, je me retourne&#8230; pour dans la seconde qui suit déclencher la <em>Fonzie attitude</em> car je viens de reconnaître Eugénie, la chanteuse de <a href="http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewProfile&friendID=74173767" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/profile.myspace.com');" target="_blank"><strong>PARLOR SNAKES</strong></a> et il est nécessaire d&#8217;amener immédiatement un intermède explicatif à ce sujet.</p>
<p style="justify;">Chaque garçon adopte inconsciemment une posture particulière quand il se retrouve en présence d&#8217;une bombe sexuelle, Eugénie par exemple. La <em>Lonesome hero&#8217;s attitude, </em>un grand classique, a le vent en poupe chez les hommes : marche lente, dos droit, tête parfaitement immobile et regard hypnotisant fixé sur la proie. Encore plus redoutable est la <em>Walkin&#8217; like a Bruce Willis </em>: visage blasé, démarche désabusée, épaules tombantes, gestuelle mesurée - mais déjà plus difficile car un niveau au-dessus. La <em>Fonzie Attitude,</em> quant à elle (dos souple, sourire à la Elvis Presley, démarche nonchalante, épaules désinvoltes - Il est cool, Fonzie) est imparable pour fasciner la gonzesse mais uniquement réservée aux seuls experts car elle nécessite un haut degré de maîtrise. Mal préparé, on est proprement ridicule (voir pour ce dernier exemple les cas Dick Rivers et Jesse Garon). Une variante intéressante : le <em>Robbie Williams&#8217;s positionment. </em>Muscles en avant et look canaille peuvent créer de puissants bouleversements hormonaux chez les femelles. C&#8217;est un choix efficace mais qui peut s&#8217;avérer désastreux si l&#8217;homme a dépassé quinze ans ou s&#8217;il ne s&#8217;appelle pas Robbie Williams. Fin de l&#8217;intermède explicatif.</p>
<p style="justify;">Privilégiant la <em>Fonzie Attitude</em> donc, j&#8217;écoute Eugénie me parler tandis que je promène malicieusement, tel le fin stratège en matière d&#8217;envoûtement sexuel que je suis, un regard empreint de nonchalance derrière ses épaules - le côté désintéressé, ça fascine toujours les nanas - en attendant le bon moment pour clouer définitivement mes vieux démons loosers au placard et ma langue dans la bouche de cette fille.</p>
<p style="justify;"><span class="img-droite"><a title="Craftmen live" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_0915fe670e56bf37c45c515fedd2dc51-201x300.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-5663" style="margin: 10px;" title="Craftmen live" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_0915fe670e56bf37c45c515fedd2dc51-201x300.jpg" alt="" width="201" height="300" /></a><span class="img-legende">Craftmen live</span></span>Le bon moment arrive quelques minutes plus tard quand, devant la scène et à genoux, je suis en train de régler mon camescope pour capter le concert du Craftmen (mais comment ça fonctionne cette saleté de vidéo, bordel ?). J&#8217;y retrouve Eugénie et nous poursuivons la discussion engagée précédemment, discussion fort intéressante s&#8217;il en est. Du moins ça reste une supposition car je passe l&#8217;essentiel de mon temps à jeter un œil lubrique sur son corps absolument parfait et au moment où j&#8217;écris cette chronique, je cherche encore de quoi on a parlé. Enfin, bon. Quoi qu&#8217;il en soit, c&#8217;est le moment, je me dis. Vas-y, Nash, vas-y ! C&#8217;est le&#8230;</p>
<p style="justify;">Trop tard. Yann (batterie), Marco (basse) et Steeve (chant/guitare) viennent d&#8217;entrer sur la scène. Le <a href="http://www.myspace.com/thecraftmenclub" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong>Craftmen Club</strong></a> prend ses marques. C&#8217;est fichu, je suis cuit (soupir).</p>
<p style="justify;">Après un ultime soundcheck, le set démarre par un <em>To The surface </em>qui permet surtout à tout le monde de se régler et à Steeve en particulier de se chauffer la voix. Cinq minutes 14 après et malgré des conditions qui auraient fait fuir plus d&#8217;un rock-band (gig dominical, espace scénique rikiki, acoustique médiocre, éclairage morbide, façade-son écrabouillante), le <strong>Craftmen Club </strong>va donner la pleine mesure de son talent en entamant un incendiaire <em>When I try </em>taillé dans le roc(k), qui va instantanément me faire comprendre que je peux faire un adieu mental à Eugénie, car il est inutile de résister maintenant : le <strong>Craftmen Club</strong> est lancé. Une heure d&#8217;un set chauffé à blanc, dont 16 minutes ici et maintenant, au cœur du <strong>Craftmen</strong>. Avec par ordre d&#8217;apparition <em>When I try</em>, <em>I Can&#8217;t Get Around</em>, <em>Desert Land,</em> <em>Gary Blood</em> et <em>Les Chiens</em>. C&#8217;est parti et en on reparle après.</p>
<p><a href="http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=50293001" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/vids.myspace.com');">dans le coeur du Craftmen Club&#8230;</a><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://mediaservices.myspace.com/services/media/embed.aspx/m=50293001,t=1,mt=video,searchID=,primarycolor=,secondarycolor=" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="360" src="http://mediaservices.myspace.com/services/media/embed.aspx/m=50293001,t=1,mt=video,searchID=,primarycolor=,secondarycolor=" wmode="transparent" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Alors pourquoi accroche-t-on autant au <strong>Craftmen Club</strong> ?</p>
<p style="justify;">Parce qu&#8217;en plus de leurs qualités musicales, ils ont le <em>live</em> dans le sang. Voilà pourquoi. Le <strong>Craftmen</strong> joue chaque concert comme si c&#8217;était le dernier de sa carrière. C&#8217;est du rock au forceps, élevé dans la sueur et qui se dresse, insolent, quand la plupart des autres bands ont depuis longtemps courbé l&#8217;échine, entérinant par cette attitude le passage du rock culture populaire au rock simple produit<a name="_ftnref1" href="http://www.gonzai.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn1" >[1]</a>, pour citer Langdon Winner, ancien journaliste à <em>Rolling Stone</em>.</p>
<p style="justify;">Le <strong>Craftmen Club</strong> a compris que le <em>live</em> est cénesthésie<a name="_ftnref2" href="http://www.gonzai.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn2" >[2]</a> et qu&#8217;il permet d&#8217;amener aux groupes comme au public un nouvel angle d&#8217;approche, une nouvelle perspective à l&#8217;écoute de la musique. Sinon, autant rester chez soi à regarder un DVD de concert. Aujourd&#8217;hui malheureusement, le <em>live</em> est utilisé comme un simple accessoire alors qu&#8217;il devrait être, car c&#8217;est sa fonction première, un révélateur, un déclencheur fantastique d&#8217;émotions. C&#8217;est ce que la scène San franciscaine des années 65-70 avait compris avant tout le monde<a name="_ftnref3" href="http://www.gonzai.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn3" >[3]</a> , c&#8217;est ce que la plupart des rock-bands français ont laissé tomber et c&#8217;est ce que nous, rock critics, avons lamentablement abandonné au profit d&#8217;albums confortablement envoyés à domicile.</p>
<p style="justify;">Je récupère mes bretons préférés au milieu d&#8217;<em>Everybody comes</em> et effectivement, everybody comes&#8230; sur moi, en vagues frénétiques et gesticulantes. Je me fais bientôt l&#8217;effet d&#8217;être au centre d&#8217;un shaker. Ce n&#8217;est plus de la chronique musicale, c&#8217;est de la correspondance de guerre. Mais je ne suis pas un gonzaïman pour rien. J&#8217;ai de l&#8217;entraînement, on m&#8217;a formé. Profitant d&#8217;un moment de répit (la fin de la chanson), je décide de montrer au public qui c&#8217;est le patron ici et je me redresse en le fusillant du regard, à la cowboy (raide comme la justice, silencieux, œil glacial. Le type que rien n&#8217;effraie, qui en a vu d&#8217;autres).</p>
<p style="justify;">Je n&#8217;aurais pas dû.</p>
<p style="justify;">L&#8217;instant suivant je me retrouve catapulté sur le mur dès les premières mesures de <em>Sexodrome</em>. Comment, mais comment, abruti que je suis, ai-je pu oublier que les transitions du Craftmen ne prennent que le temps d&#8217;une respiration ?</p>
<p style="justify;">Je passe le restant du set (<em>Goodbye  Mother</em>, <em>Blister in the Sun</em>, <em>White Dog</em>) dans la position dite « du crabe fou unijambiste » : partie gauche du corps incrustée dans la pierre, en appui ; jambe et bras droits relevés acrobatiquement, en protection pour amortir le flux infernal. Le final voit Steeve fendre le public pour aller chercher lui-même une pinte au bar, ce qui ne m&#8217;aide pas vraiment pour retrouver un semblant de dignité (c&#8217;est terrible, ces remous du public) et encore moins quand il revient par le même passage (salaud)  pour conclure la soirée sur la scène et achever d&#8217;enflammer un public largement conquis par la formidable énergie de ces trois bretons décidément très talentueux. Voir le <strong>Craftmen Club</strong> sur scène, c&#8217;est quelque chose qu&#8217;on n&#8217;oublie pas. Dies Irae rock&#8217;n'roll&#8230;</p>
<p style="justify;">Vingt minutes plus tard, accoudé au comptoir du bar j&#8217;achève de replacer mes vertèbres douloureuses en repensant avec nostalgie au temps lointain où j&#8217;étais le king du pogo. J&#8217;y croise Steeve. On discute un peu du concert et de l&#8217;album <em>Thirty Six Minutes</em> (sortie nationale le 02 février) quand il me vient une idée géniale que je lui exprime aussitôt.</p>
<h3 style="justify;">- Dis-moi, Steeve&#8230;<br />
- Mouais?<br />
- Et si Gonzaï vous suivait pendant plusieurs jours sur une tournée ? T&#8217;en penserais quoi ?</h3>
<p style="justify;">L&#8217;homme réfléchit quelques secondes.</p>
<p style="justify;">- Ca pourrait être sympa, il dit. Ouais, on est partant.</p>
<p style="justify;">Dans le métro qui me ramène chez moi, courbaturé, je repense à cette proposition. Oui, effectivement, ça pourrait être sympa. Très sympa, même&#8230;</p>
<p style="justify;">Je me dis aussi qu&#8217;il va falloir que je travaille un peu la <em>Fonzie Attitude</em>. J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;avoir manqué un peu de pratique avec Eugénie&#8230;</p>
<hr size="1" />
<p style="justify;"><a name="_ftn1" href="http://www.gonzai.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref1" >[1]</a> In <em>Lester Bangs, mégatonnique rock critic</em> - Jim Derogatis</p>
<p style="justify;"><a name="_ftn2" href="http://www.gonzai.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref2" >[2]</a> Cénesthésie : impression générale résultant d&#8217;un ensemble de sensations internes.</p>
<p style="justify;"><a name="_ftn3" href="http://www.gonzai.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref3" >[3]</a> « Ce qui est important, à San Francisco, c&#8217;est que tous les groupes ici chantent et jouent <em>live</em>, et pas pour enregistrer. Quand tu viens à une soirée, le son est différent : tu as quelque chose de plus dur, de plus direct&#8230; » - Ralph Gleason (fondateur de <em>Rolling Stone</em>), in <em>San Francisco : 1965-1970 les années psychédéliques</em> (Barney Hoskyns).</p>
<p style="justify;">« En studio, tu affrontes les choses de manière intellectuelle ; sur scène, tout est émotion&#8230; ». Gary Duncan, guitariste de Quicksilver Messenger Service (<em>ibid</em>).</p>
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		<title>THE PHANTOM BAND  Checkmate Savage</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:15:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vernon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Heaume sweet heaume&#8230;
Apparaître ; disparaître. Rock rock rock. Le bout du nez de 2009 par la porte. Glasgow. Des armures, des guitares ; The Phantom Band. Là, comme ça, d&#8217;un coup. Ne serait-ce qu&#8217;un peu, ma vie vient de changer. Rock anglais, gare à toi, ton royaume s&#8217;effiloche. Ton règne sent la fin. Tout ça à cause [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Heaume sweet heaume&#8230;</em></p>
<h2>Apparaître ; disparaître. Rock rock rock. Le bout du nez de 2009 par la porte. Glasgow. Des armures, des guitares ; The Phantom Band. Là, comme ça, d&#8217;un coup. Ne serait-ce qu&#8217;un peu, ma vie vient de changer. Rock anglais, gare à toi, ton royaume s&#8217;effiloche. Ton règne sent la fin. Tout ça à cause d&#8217;un château hanté.</h2>
<p>D&#8217;abord, saluer ici ceux sans qui tout ça n&#8217;aurait jamais été possible. Dans le désordre, ça va de soi. Orange, mon père, Nick Tosches, Tom Barman, Priscilla, Lester Bangs, John Carpenter, Bester Langs, Steve Jobs, Richard Brautigan, Hugo Pratt, Terry Gilliam. J&#8217;en oublie les trois quarts, je ne les oublierai jamais. Je crois qu&#8217;on peut commencer.</p>
<p><span class="img-gauche"><a title="Phantom Band" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/indexcfm-300x258.jpg" ><img class="alignleft size-medium wp-image-5812" style="margin: 10px;" title="Phantom Band" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/indexcfm-300x258.jpg" alt="" width="300" height="258" /></a><span class="img-legende">Phantom Band</span></span>Pas un morceau pareil. PAS UN MORCEAU PAREIL. Un son. Une atmosphère. Des larsen. Une balade ? Oui, bien sûr, pas de problème. Des mélodies de partout. Le sens de la nuance, celui du rentre-dedans. <em>Checkmate Savage</em> ? Une machine à épuiser ton dealer d&#8217;étiquette. <em>Checkmate Savage </em>? Leur premier album. PUTAIN. Du premier coup. Moi aussi je veux pouvoir apparaître quand je veux, où je veux. Les voir enregistrer ça. Les voir travailler. Et puis moi aussi, disparaître. Juste quand ils mettent la touche finale à <em>Island</em>. Comme ça, personne ne me verra chialer.</p>
<h1>The Phantom Band. From Glasgow. La meilleure raison de commmencer 2009.</h1>
<p>Quand j&#8217;étais enfant, mon père m&#8217;a emmené voir <em>Bandit Bandit</em>. Couillu ou insoncient, mon pater m&#8217;a fait mater un film où la nuit, des chevaliers terrifiants sortent du placard d&#8217;un gosse dans sa chambre. Pour l&#8217;emmener dans un autre monde. Plusieurs dizaines d&#8217;années plus tard, the Phantom Band  jaillit de mes enceintes. Et m&#8217;offre sur un plateau la possibilité de rêver à nouveau. Putain de putain, laissez-moi vous raconter à quoi ça ressemble. On a tout le temps pour refermer le placard.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Checkmate savage" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/5024545541823.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-5814" style="margin: 10px;" title="Checkmate savage" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/5024545541823.jpg" alt="" width="400" height="371" /></a><span class="img-legende">Checkmate savage</span></span>Les Beach Boys perdus sur les bords du Loch Ness, réinventant les chœurs et les guitares qui vont avec : no beach, no sun mais ouh la la, la grosse baffe dans ta gueule. Et cette voix ! Quel truc ! <em>Throwing bones</em>. Jamais vous n&#8217;auriez pensé que ça finirait comme ça. Mais en fait, c&#8217;était pas le Loch Ness, c&#8217;était un <em>Crocodile</em> : début à la Zombie Zombie, final indie rock et tout du long, ce clavier-cornemuse qui s&#8217;amuse. Du rock-fable. Du rock-légende sans légende. Inédit, vraiment. Si The Phantom Band va me hanter longtemps ? Vous plaisantez, bien sûr : The Phantom Band, c&#8217;est la preuve que les fantômes existent, que <em>The Thing</em> tout là-bas dans la glace va bientôt arriver, que les vampires guettent à nos fenêtres et qu&#8217;en fait ils sont comme nous, que ce miroir est sans tain, sans fond. Et bien sûr que ça fait peur. Pensez-y deux minutes. Sûr que la décence ne devrait même pas m&#8217;autoriser à parler du rock anglais : c&#8217;est lui qui est déguisé. Et vive les rockers à heaume ! Non mais attendez, on parle ici d&#8217;écrire la légende quand même, pas de la next big thing. « <em>La sensation du moment </em>» ? Tu veux que je t&#8217;en parle de la sensation du moment ? Non mais oh.</p>
<p>Les mots que j&#8217;ai oubliés : répétitif, émouvant, mais toujours second degré façon Monthy Python, batterie juste comme il faut, goût du bruitage, tempête, entêtant, guitares sales et hirsutes, toile d&#8217;araignée, chandelier, climax, orgue, ORGUES ! Sens de la composition, cow-boy Scotland, chair de poule. Chair de poule. Chair de poule.</p>
<p><strong>The Phantom Band / / <em>Checkmate Savage</em> / / Chemikal Underground / PIAS</strong></p>
<p><a href="http://www.myspace.com/thephantombandpage" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/thephantombandpage</a></p>

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		<title>FRANZ FERDINAND  Tonight</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:15:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louie Louis</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Tonight Franz Ferdinand, tomorrow the world
Il est rare de voir un groupe évoluer avec cohérence.
Aujourd&#8217;hui, quand une formation est encensée à la fois par la presse, le grand public et les érudits rock, il est de bon ton de faire incessamment la même musique pour tenter de garder le flambeau. Pensons aux Hives&#8230; qui se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/franzband.gif"  rel="lightbox[5943]"></a><em>Tonight Franz Ferdinand, tomorrow the world</em></p>
<h2>Il est rare de voir un groupe évoluer avec cohérence.</h2>
<p>Aujourd&#8217;hui, quand une formation est encensée à la fois par la presse, le grand public et les érudits rock, il est de bon ton de faire incessamment la même musique pour tenter de garder le flambeau. Pensons aux Hives&#8230; qui se reposent depuis cinq albums sur la même recette, que tout de même Pelle Gunnerfeldt a su adoucir afin d&#8217;éviter qu&#8217;on prenne ses poulains pour des papys punk-rockers. Je ne vous parle même pas d&#8217;Oasis&#8230;<br />
Dans cet océan de médiocrité, cette montagne stagnante et cette avalanche de rien, le vingt-et-unième siècle a su faire émerger quelques antidotes au terrible poison qu&#8217;est le déclin interminable de la pop anglo-saxonne.</p>
<h3>Récemment, il y a eu les Last Shadow Puppets, mais en guise de précurseurs, nous parlerons des Libertines, White Stripes et&#8230; de Franz Ferdinand.</h3>
<p><span class="img-gauche"><a title="Tonight" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/51sec3wbjal_ss500_.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5951" title="Tonight" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/51sec3wbjal_ss500_.jpg" alt="" width="350" height="350" /></a><span class="img-legende">Tonight</span></span>Déjà, quand je n&#8217;avais d&#8217;yeux que pour les scènes punks new-yorkaise et londonienne, Franz Ferdinand m&#8217;avait séduit. Le nom: pied de nez à l&#8217;histoire. L&#8217;archiduc homonyme eut été un grain de sable dans le XXème siècle, si sa mort dans un embouteillage n&#8217;avait pas été sacrée déclencheur officiel de la première Guerre Mondiale. Franz Ferdinand (le groupe cette fois) marquera aussi un changement radical, mais par sa musique, sa vie: pas de gloire posthume. Franz Ferdinand, c&#8217;est maintenant.</p>
<p>L&#8217;image: Constructivisme remis au goût du jour. Alex Kapranos, le chanteur et guitariste du groupe, explique dans un entretien qu&#8217;il collectionne les affiches de propagande soviétique&#8230; et les fringues. Avec Franz Ferdinand, c&#8217;est l&#8217;esthétique dans la musique qui est de retour. Le plus étonnant est que leurs obsessions et leur bon goût paraissent tellement sincères qu&#8217;ils ne passent pas pour un revival new wave. A l&#8217;image de leur musique, l&#8217;identité visuelle de Franz Ferdinand est géométrique, efficace, rapide.<br />
L&#8217;origine:</p>
<h3>&#8220;C&#8217;est une punition d&#8217;être Ecossais. On est les plus nuls des plus nuls, le rebut de l&#8217;humanité. Le peuple écossais, c&#8217;est la merde la plus asservie, la plus pitoyable qui ait jamais été chiée depuis que la Terre existe.&#8221; <em>Marc, lors d&#8217;une ballade champêtre entre junkies, dans Trainspotting</em></h3>
<p>Franz Ferdinand constitue la même réaction magnifique à l&#8217;ennui que tous les meilleurs groupes nés en Grande-Bretagne depuis les années 60. Preuve que là-bas, la jeunesse fait l&#8217;action. Les membres de Franz Ferdinand viennent d&#8217;Ecosse, avec tout ce que cela impose de châteaux hantés, d&#8217;herbe, de pluie et de kilts. Et pourtant, leur musique me paraît plus chaude que le soleil du midi&#8230;</p>
<p>Justement, la musique: Un premier album éponyme détonnant. Senteurs industrielles, dance music robotique, avec tous les ingrédients nécessaires pour dépasser Gang Of Four ou autres Talking Heads&#8230; &#8220;Nous voulons faire danser les petites filles&#8221;. C&#8217;est à cela qu&#8217;aspire Franz Ferdinand: vous faire taper du pied, claquer des doigts, remuer les hanches, bouger la tête. Les singles sont imparables, le martèlement de Take me out et l&#8217;entraînant refrain de <em>The dark of the matinee </em>représentent ce que doit être la pop des années 2000.</p>
<p>Un an plus tard, le deuxième album, <em>You could have it so much better</em>, sera, à quelque chose près, identique au premier, oscillant entre guitares punks, basse grondante et rythmes disco&#8230; Et puis, c&#8217;est le vide, pendant quatre ans. Le groupe s&#8217;est montré très efficace, véritable usine à hits, source de revenu assurée pour Domino Records, avant de s&#8217;effacer.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="FRANZ FERDINAND " rel="lightbox[post]" href="http://www.kinkfm.com/images/image/nieuws/band%20fotos/Franz%20Ferdinand.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.kinkfm.com');"><img class="alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.kinkfm.com/images/image/nieuws/band%20fotos/Franz%20Ferdinand.jpg" alt="" width="300" height="342" /></a><span class="img-legende">FRANZ FERDINAND </span></span>Enfin, 2009. Franz Ferdinand revient avec un nouvel album <em>Tonight</em>: Franz Ferdinand. &#8220;L&#8217;orgasme électrique, le Satori dirty&#8221;. Une vraie bombe, avec un son nouveau, une esthétique nouvelle; sans pour autant trahir le passé du groupe. Sur la pochette, les membres sont témoins (et acteurs) d&#8217;une scène urbaine et nocturne plutôt macabre; sur le disque, l&#8217;auditeur est témoin d&#8217;une envolée sonique remarquable&#8230; Franz Ferdinand qui découvre les synthétiseurs fait penser aux Beatles qui découvrent le Mellotron et écrivent<em> Strawberry Fields Forever.</em>..</p>
<p>Evolution cohérente&#8230; et excitante. Le single, une fois de plus, est parfait. Il se nomme <em>Ulysses</em>, le rythme, toujours le rythme, ne peut pas être terrien, accompagnant à merveille les murmures puis hurlements de Kapranos. Image d&#8217;hystérie moderne. Tous les riffs pourraient concourir à la première place des charts, l&#8217;intro de <em>Send him away</em>, le gimmick de <em>Twilight Omens</em>, la cadence de <em>Bite Hard </em>en tête&#8230;</p>
<p>On ne regrette pas d&#8217;avoir attendu. Cet album est très fort. Redonnant aux synthétiseurs en tout genre leurs lettres de noblesse. Ces sonorités nouvelles rappellent Jack White quand il découvre uns instrument et décide de s&#8217;amuser avec: cela tombe toujours juste.</p>
<p><em>Tonight</em>: Franz Ferdinand est un nouveau souffle pour la musique pop, et pose les bases d&#8217;un édifice dont la construction va être difficile à poursuivre, mis à part par eux-mêmes. Nous ne sommes qu&#8217;en janvier, et je parie que pas un album meilleur que celui-ci ne sortira cette année. La concurrence sera rude, si concurrence il y a. Franz Ferdinand, archiduc de la pop, n&#8217;est pas mort.</p>
<p><strong>Franz Ferdinand // <em>Tonight</em> // PIAS (Domino)</strong><br />
<a href="http://www.myspace.com/franzferdinand  " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong><span>www.myspace.com/franzferdinand</span> </strong></a></p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="381" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/k7B7QblXhINLqpUGN8&related=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="381" src="http://www.dailymotion.com/swf/k7B7QblXhINLqpUGN8&related=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x81l1q_franz-ferdinand-ulysses-official-vi_music" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.dailymotion.com');">Franz Ferdinand - Ulysses (Official Video) HQ</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/wonderful-life1989" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.dailymotion.com');">wonderful-life1989</a></em></div>
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		<title>THE CAZALS  What of our future</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:15:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus que l’avalanche de critiques dithyrambiques sur leur premier album (« Just one of the most forward thinking British guitar bands today», NME), davantage que les mails de relance de la promo française («Hey Bester, une interview des Cazals, ça te botte ? Ah, tu voudrais l’album ? Tu veux pas juste écouter sur le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Plus que l’avalanche de critiques dithyrambiques sur leur premier album (« Just one of the most forward thinking British guitar bands today», NME), davantage que les mails de relance de la promo française («Hey Bester, une interview des Cazals, ça te botte ? Ah, tu voudrais l’album ? Tu veux pas juste écouter sur le myspace ?»), je crois que c’est le positionnement marketing de Monoprix qui m’a finalement réconcilié avec les Londoniens.</h2>
<p><span class="img-droite"><a title="What of our future" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/31wn0xnwvrl_ss400_.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5643" title="What of our future" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/31wn0xnwvrl_ss400_.jpg" alt="" width="400" height="400" /></a><span class="img-legende">What of our future</span></span>Beauté des étalages et du prix cassé, splendeur des mises en avant produit et suprématie du merchandising; Monoprix et le rock anglais, c’est un peu le dernier combat du monde moderne contre sa propre existence. Cette dernière réflexion prit tout son sens à l’approche du rayon laitage, dans lequel je trouvais mes Liégeois au café pour presque 50 cents moins que d’habitude, par la seule force du packaging. Tout comme les produits Auchan, Monoprix s’est enfin décidé à produire des contrefaçons possédant les mêmes avantages que la concurrence (crème chantilly souple sous la cuillère, café crémeux au fond, densité dans la bouche et pas de conflit chantilly VS café même en cas de secousses au fond du sac) à des prix défiant la stratosphère. Pouvoir de la sérialisation, force du pastiche, délice des étiquettes qu’on lèche avidement sans se soucier de la marque.</p>
<h3>N’allez pas croire que <strong><em>What of our future</em></strong> soit un grand album. Ce n’est pas l’album de l’année, encore moins l’album de plus. C’est en toute simplicité l’album de trop.</h3>
<p>Plutôt que de m’exposer à moi-même le triptyque thèse/antithèse/synthèse, j’ai préféré rentrer chez moi avec la ferme conviction de prendre un liégeois en mettant le disque des Cazals. Et soudain, derrière les riffs mille fois joués, jamais égalés d’une bande de banlieusards tentant de « décrire l’univers gris de Londres et la complexité d’être jeune dans un monde dur où les gens n’ont pas de travail mais pour nous c’est cool on fait le tour du monde gratuitement on rencontre nos fans c’est vraiment trop cool mec et merci Myspace non la crise musicale on s’en fout nous on veut juste jouer nos chansons », un début d’illumination :</p>
<h3>Et si, au lieu de construire des produits dérivés à bas prix, on visait l’excellence ? Et si, l’espace d’un instant, les liégeois pouvaient parler, seraient-ils heureux d’être plastronnés dans un packaging low-price ?</h3>
<p>The Cazals, premier album, même impression. Pour une chronique souple et docile, merci de vous adresser au bureau d’à côté. Bester ne lèche pas toutes les étiquettes.</p>
<p><a href="http://www.myspace.com/cazalsuk" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/cazalsuk</a></p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="527" height="443" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/k1GDhxiwCoxmaAE3gB&related=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="527" height="443" src="http://www.dailymotion.com/swf/k1GDhxiwCoxmaAE3gB&related=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x5olht_cazals-somebody-somewhere_music" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.dailymotion.com');">Cazals -Somebody Somewhere</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/MaisonKitsune" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.dailymotion.com');">MaisonKitsune</a></em></div>
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		<title>ACROSS THE UNIVERSE  La fin du féminisme</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:15:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Milouchka</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[LE PARI GONZO]]></category>

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		<description><![CDATA[Ou quand le bas se baisse.
Je suis l&#8217;exemple parfait de cette nouvelle catégorie de filles : les féministes misogynes. Ça a l&#8217;air un peu tordu dit comme ça mais l&#8217;idée est totalement cohérente. Dans les années 70 nos mères se sont battues à coup de manif et de soutiens-gorge brûlés sur la place publique pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ou quand le bas se baisse.</em></p>
<h2><strong>Je suis l&#8217;exemple parfait de cette nouvelle catégorie de filles : les féministes misogynes. Ça a l&#8217;air un peu tordu dit comme ça mais l&#8217;idée est totalement cohérente. Dans les années 70 nos mères se sont battues à coup de manif et de soutiens-gorge brûlés sur la place publique pour demander à la face du monde (la face masculine du monde NDA) des droits fondamentaux comme l&#8217;avortement ou l&#8217;égalité des sexes.</strong></h2>
<p>Et trente ans plus tard on a fait quoi nous les filles de ces femmes ? Rien, que dalle, on imagine que tout est naturel et que ça l&#8217;a toujours été. Mais que voulez vous, les années 80 sont passées par là, transformant les femmes en Wonder Woman, des supers secrétaires de direction (on a eu l&#8217;avortement mais on galère encore sur l&#8217;égalité des sexes) qui portent des collants Dim et mettent du Barbara Gould : les femmes voulaient conquérir la société. A la fin du millième pot de crème et des 359 Dim&#8217;up filés, les femmes se sont rendues compte que les hommes tenaient les rennes du monde d&#8217;une main ferme, alors elles se sont rappelées qu&#8217;un homme reste un homme et Pamela Anderson est arrivée&#8230; Oh oui, la douce Pam dans ce programme de débilisation de la face nord du monde, Alerte à Malibu ! Avouez que l&#8217;idée était géniale : conquérir les hommes par la partie la plus sensible&#8230; les couilles !</p>
<h3><strong>L&#8217;adage est bien connu « derrière chaque grand homme se cache une femme » (Ce qui n&#8217;est pas toujours vrai en fait, regardez Oscar Wilde). Seulement le problème reste le même on est <em>derrière</em> le mec, bordel&#8230;</strong></h3>
<p><span class="img-gauche"><a title="Les Daltons" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/2114365901_72dcf61cf7.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5936" style="margin: 10px;" title="Les Daltons" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/2114365901_72dcf61cf7.jpg" alt="" width="375" height="500" /></a><span class="img-legende">Les Daltons</span></span>Alors finalement, force est de constater que la réalisation de la super idée a laissé quelque peu à désirer, surtout que nous les filles, on a commencé notre spécialité : se crêper le chignon ! A savoir si oui ou non être une pouffe blonde aux seins siliconés réduisait la femme au simple objet sexuel. Ou si a contrario, c&#8217;est une nouvelle forme de féminisme&#8230; Bref, un beau tas de conneries pour en finir au même résultat : on s&#8217;est encore fait couillonner par les mecs qui non seulement ont gardé le contrôle de la société mais en plus ont occupé leurs longues soirées d&#8217;hiver&#8230;</p>
<p>Et puis voici ma génération, nos mères et les magasines féminins nous ont expliqué qu&#8217;être une femme c&#8217;est drôlement chiant. Qu&#8217;il faut s&#8217;accomplir dans la moindre des parcelles de notre vie. Être : belle, drôle (mais pas trop), intelligente. Avoir : un beau mari, un bon travail, une belle vie sexuelle, vivre bien et longtemps, manger des légumes bio&#8230; Putain de tas de conneries ! Mais pour notre plus grand bonheur Desperate Housewives a permis de remettre les pendules à l&#8217;heure.</p>
<h3><strong>Au siècle des lumières les philosophes expliquaient la décadence du monde ; maintenant on a les séries TV&#8230;  Et <em>Across The Universe</em>.</strong></h3>
<p>Quel rapport entre la déchéance du féminisme au 20ème siècle et un docu sur la tournée de Justice aux Etats-Unis ? A priori que dalle. Sauf que dans ce documentaire du génialissime Romain Gavras (qui me permet d&#8217;affirmer que certains &#8216;fils de&#8217; ont du talent à revendre), on ne voit pas qu&#8217;une équipe de bras cassés en tournée. Si vous avez vu comme moi <em>A Cross The Universe</em>, vous savez que c&#8217;est une putain d&#8217;équipée sauvage menée par des abrutis.</p>
<p>Entre : un tour manager complètement givré, fervent défenseur de la cause pro armes et plus américaniste qu&#8217;un Georges W. Bush post-11 Septembre, l&#8217;ultra-influent roi du Paris fashion Pedro Winter, qui tente de faire bouffer du Nurofen à un écureuil, un chauffeur de bus comme seul garant de la bonne morale, et les deux protagonistes principaux. Et au milieu, Gavras montre la connerie féminine dans toute sa splendeur. La même qui fait qu&#8217;au fond tous les hommes nous prennent pour des poules.</p>
<p>Elles sont nombreuses les petites pépés qui rêvent d&#8217;une belle partie de jambe en l&#8217;air avec le duo de l&#8217;électro made in France, mais voilà, quand vous prenez la route et que vous tombez chaque soir sur de nouvelles minettes qui crient votre nom et qui souhaitent toutes la putain de même partie de baise, l&#8217;ennui vous guette&#8230; Le syndrome Led Zeppelin.</p>
<p>Le what ? Ok, chérie, va pour la séquence flash-back : quand Mister super-guitariste Page et Mister super-chanteur Plant en ont eu assez des petites groupies qui leur suçaient gentiment la queue backstage, que tout ce bordel est devenu lassant, ils ont commencé à se poser la question fatidique : jusqu&#8217;où peuvent-elles aller ? Et mes amis, la réponse est claire et nette : tu trouveras <em>toujours</em> une conne prête à se faire humilier. Et ne pensez pas que ce constat m&#8217;enchante mais, c&#8217;est ça le rock&#8230;</p>
<h3><strong>Je pensais que ce n&#8217;était valable que pour les porteurs de Gibson. Comme je suis naïve!</strong></h3>
<p>La caméra de Romain Gavras est comme le pinceau de Goya, elle marque le trait là où le bas blesse, où la nature humaine fait place à l&#8217;animalité. Ses clips sont gorgés de cette véracité crue, malsaine et dérangeante, et ce au-delà de la controverse faite autour de <em>Stress</em>. Prenez <em>Signatune</em>. Moi qui viens du Nord Pas-de-Calais je peux vous dire une vérité : oui le nord c&#8217;est aussi ça, les putains de briques rouges, les fans de tunning qui vendraient leurs gosses pour des nouvelles jantes et des sales gueules à revendre&#8230; C&#8217;est sûr que les nordistes préféreront l&#8217;image d&#8217;Épinal de « Bienvenue chez les Ch&#8217;ti » mais je reconnais plus ma région dans ce fatras d&#8217;images saturées sous des beats électro. Et si ce clip était sorti après la fable de Dany Boon il aurait fait couler encore plus d&#8217;encre que <em>Stress</em>.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="justice-dance" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/justice-dance.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-5937" style="margin: 10px;" title="justice-dance" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/justice-dance.jpg" alt="" width="350" height="232" /></a><span class="img-legende">justice-dance</span></span>Contrairement aux reportages qui accompagnent en règle générale les lives, Romain Gavras nous montre ce que tout à chacun imagine être la vie de tournée dans toute sa décadence (de son, d&#8217;alcool, de folie, de cul&#8230;) et on peut voir que tout ce qui était jusqu&#8217;à présent de l&#8217;ordre du fantasmagorique s&#8217;avère vrai. On est loin des orgies démoniaques (en même temps c&#8217;est Justice pas Marilyn Manson ), mais la vision de <em>A Cross The Universe</em> confirme qu&#8217;un paquet de connes sont prêtes à faire (et subir) tout et n&#8217;importe quoi.</p>
<p>Je te vois venir, tu vas me dire « c&#8217;est les groupies, il en a toujours été ainsi. En plus c&#8217;est des Américaines, en France ça aurait été différent ». Je ne le pense pas. Je crois que nous y sommes, on est arrivé à la nouvelle génération de groupies élevée par les Star&#8217;Ac, avec comme seul modèle de vie la célébrité&#8230; Cette connerie qui, pensent-elles, vous offre sacs Vuitton, champagne, coke, couverture de Voici et soirées hype hype hype&#8230;</p>
<p>Au fond, le combat reste le même : le pouvoir. Mais à la différence des groupies, qui couchent non pour leur réussite personnelle mais pour <em>remercier </em>les artistes du bonheur qu&#8217;ils leurs procurent, ces nouvelles amazones sont pitoyables et inutiles. Des petites filles qui veulent jouer aux grandes sous l&#8217;œil du plus féroce juge : la caméra. Romain Gavras nous laisse seul juge, il assène ses images sous la fureur électronique, nous balade d&#8217;émotion en émotion à une vitesse vertigineuse, nous lessive, pour finalement nous laisser face à nos interrogations, avec ce putain de goût de métal au fond de la gorge. On garde certaines images en tête plusieurs jours durant. Chacun les siennes.</p>
<p><a href="http://www.leplagiat.net/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.leplagiat.net');" target="_blank"><strong>Le site officiel de Justice</strong></a></p>
<div><object width="480" height="291"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/k4653h17mzNnpxRnZ0&#038;related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k4653h17mzNnpxRnZ0&#038;related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="291" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x7kpkq_justice-enflamme-le-queen_music" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.dailymotion.com');">JUSTICE ENFLAMME LE QUEEN  !!!</a></b><br /><i>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/QueenClubParis" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.dailymotion.com');">QueenClubParis</a></i></div>
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		<title>DAVID FOSTER WALLACE  Nadal=mesomorphism</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:15:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lazley</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[LE PARI GONZO]]></category>

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		<description><![CDATA[Triple crétin de DFW. Se supprimer, maintenant ! Et avec tout le tralala en sus (pendaison, femme découvrant la carcasse lévitante de son bûcheron flamboyant de mari) ! David Foster Wallace était un auteur américain sur la corde raide. Aujourd’hui, raide tout court. 
Au moins, notre bel hexagone lui aura évité le faste obscène des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/wallacaband.gif"  rel="lightbox[5891]"></a><strong>Triple crétin de DFW. Se supprimer, maintenant ! Et avec tout le tralala en sus (pendaison, femme découvrant la carcasse lévitante de son bûcheron flamboyant de mari) ! David Foster Wallace était un auteur américain sur la corde raide. Aujourd’hui, raide tout court. </strong></h3>
<p>Au moins, notre bel hexagone lui aura évité le faste obscène des épitaphes « artistes ». Une ou deux brèves sur les forums de Télérama/Nouvel Obs, et un petit extrait d’un roman forcément inachevé publié sans grâce par Chronic’art.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="DAVID FOSTER WALLACE " rel="lightbox[post]" href="http://genomeboy.com/wp-content/uploads/2008/09/david_foster_wallace.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/genomeboy.com');"><img class="alignleft" style="margin: 10px;" src="http://genomeboy.com/wp-content/uploads/2008/09/david_foster_wallace.jpg" alt="" width="175" height="253" /></a><span class="img-legende">DAVID FOSTER WALLACE </span></span>Histoire de laisser le « il était… » au portail du cimetière, urgeons simplement tout badaud de courir grailler avec la cervelle et les ventricules Infinite Jest , colosse-somme américano-américaine tenant la chique au Pynchon le plus inextricable et volubile, croisant le stylo avec Ubik, fessant sans retenue aucune tout Easton Ellis. 1200 pages de tiroirs maltraitant la SF, roman empoisonnant l’ironie des post-modernes US. PLUS, car DFW ne radine pas sur le méta-langage, une diatribe pointue sur l’objet cinématographique, à recoller en fin d’ouvrage !</p>
<p>Puis, on lâchera par hélico les pages de « Brieve Interviews With Hideous Men », ou même de leur traduction chez Le Diable Vauvert ; ça fera toujours de quoi rembourrer l’oreiller en vieux t-shirt du clodo du coin, qui doit commencer à trouver Darm Bhums  sacrément ténu.</p>
<p>Enfin, on se lassera probablement de claironner partout l’incompréhensible exégèse de David Foster Wallace, et on renverra le lecteur à ce grand moment de journalisme retors, ce papier gigantique publié dans le New York Times que Spider Jerusalem, le gonzo reporter cyber-ponque du Transmetropolitan  de Warren Ellis, aurait pu aisément signer s’il ne se pavanait pas dans un autre millénaire : «<a href="http://www.nytimes.com/2006/08/20/sports/playmagazine/20federer.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.nytimes.com');" target="_blank">Roger Federer As Religious Experience</a> »</p>
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		<title>INDOCHINE AU STADE  Le choix dans la date</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:15:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>clement</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[LE PARI GONZO]]></category>

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		<description><![CDATA[Ceci n&#8217;est pas un coming out à la sauce journalistique. Mais je dois néanmoins avouer que j&#8217;ai récemment flashé sur des hommes nus. Dans le métro. Pourtant, les naturistes ne sont pas les nouveaux partenaires promotionnels de la RATP. Peut-être un jour où le métro passera par le Cap d&#8217;Agde, mais les projections, c&#8217;est comme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>Ceci n&#8217;est pas un <em>coming out</em> à la sauce journalistique. Mais je dois néanmoins avouer que j&#8217;ai récemment flashé sur des hommes nus. Dans le métro. Pourtant, les naturistes ne sont pas les nouveaux partenaires promotionnels de la RATP. Peut-être un jour où le métro passera par le Cap d&#8217;Agde, mais les projections, c&#8217;est comme les nouveaux albums des Rolling Stones, ça n&#8217;est forcément <em>nécessaire</em>.</strong></h2>
<p>En tenue d&#8217;Adam, sur un fond blanc immaculé, se tiennent les membres du groupe Indochine, sortes de créatures de Roswell avec des corps d&#8217;hommes. Ou l&#8217;inverse&#8230;</p>
<p>L&#8217;affiche quatre par trois annonce le prochain concert de la bande à Nicolas Sirkis - tenez-vous bien - le 26 juin 2010 ! 26 ! Juin ! 2010. En sémaphore si vous ne m&#8217;avez pas compris.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Oh lord..." rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/fondmyspace2008-300x190.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-5933" style="margin: 10px;" title="Oh lord..." src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/fondmyspace2008-300x190.jpg" alt="" width="353" height="223" /></a><span class="img-legende">Oh lord...</span></span>Cette information à caractère publicitaire est présente à ma connaissance depuis le mois d&#8217;octobre, soit plus d&#8217;un an et demi avant l&#8217;événement. Une question brûle dès lors les lèvres de tous les fans : comment se rappeler cette date, tout en restant en harmonie avec notre société de l&#8217;immédiateté ?</p>
<p>Allons donc, à vos agendas, notez cette date. Ce dernier s&#8217;arrête le 31 décembre 2008 ? Demandez-en un au Papa Noël ou à votre tante. Au pied du sapin, il sera là, on ne vous a pas trompé sur la marchandise : le père Noël ou votre tante existent vraiment. Vous déballez le paquet cadeau et là, c&#8217;est la consternation. L&#8217;agenda s&#8217;arrête en décembre 2009. Pas de panique : il s&#8217;agit dans ce cas-là de marquer sur votre nouvel agenda la mention suivante : « demander à-qui-vous-savez qu&#8217;on m&#8217;offre le 25 décembre un agenda 2010 » et là alors, bande de petits veinards&#8230;</p>
<p>Deuxième suggestion : il s&#8217;agirait de demander au responsable de la communication du groupe Indochine de créer l&#8217;un de ses calendriers regorgeant de chocolats, à manger jour après jour au fur et à mesure que l&#8217;on se rapproche de la date fatidique. Parce que l&#8217;heure est au sur mesure et à la personnalisation, le calendrier serait déclinable en plusieurs formes : chocolat 0% pour les lectrices de magazines féminins, un légume au choix pour les diabétiques et les complexés du bide, un croque-monsieur pour les anorexiques. Un objet révolutionnaire : vous retrouveriez au quotidien un mets délicieux tout en vous rapprochant de cette fichue année 2010 et de son foutu 26 juin. Si ce n&#8217;est pas ce qui s&#8217;appelle « joindre l&#8217;utile à l&#8217;agréable ». En plus, si les designers du dit calendrier avaient le bon goût d&#8217;y insérer quelques motifs « chiadés » du plus bel effet, ce compte à rebours serait l&#8217;occasion de remplir votre chambre de somptueux calendriers mensuels et du même coup, renouveler le papier peint qui, avouez-le, commence sérieusement à vous sortir par les yeux.</p>
<h3>J&#8217;en ai encore une autre : oubliez le concert. Les tourneurs et leur stratégie pourrave ne font que commencer à nous casser les couilles. De toute façon, chaque jour qui nous rapproche d&#8217;Indochine est un jour gâché.</h3>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lemuridae" target="_blank"><em>Le site officiel d&#8217;Indochine<br />
</em></a></p>
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		</item>
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		<title>TEMPORARY JANUARY  Sex appeal</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/temporary-january-sex-appeal/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:15:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvain Fesson</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Avoir de bonnes chansons c&#8217;est bien. Avoir en plus l&#8217;identité de groupe c&#8217;est mieux. C&#8217;est ce qui a toujours manqué au quintet pop Bellegarde. Mais le 15 janvier, en concert à l&#8217;OPA sous le nouveau nom imprononçable de Temporary January, les Parisiens ont montré qu&#8217;ils avaient trouvé la solution : revenir en format guitare-basse-batterie avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>Avoir de bonnes chansons c&#8217;est bien. Avoir en plus l&#8217;identité de groupe c&#8217;est mieux. C&#8217;est ce qui a toujours manqué au quintet pop Bellegarde. Mais le 15 janvier, en concert à l&#8217;OPA sous le nouveau nom imprononçable de Temporary January, les Parisiens ont montré qu&#8217;ils avaient trouvé la solution : revenir en format guitare-basse-batterie avec à bord une femme fatale au nom tout aussi imprononçable. </strong></h2>
<p>Il n&#8217;y a parfois rien mieux qu&#8217;un trio guitare-basse-batterie. J&#8217;en refaisais récemment l&#8217;expérience. Un ami me faisait découvrir ce groupe, Little Barrie. Quelle joie ce groupe ! Juste guitare-basse-batterie donc, chant et chœur, mais quel pouvoir ! Quand les bons ingrédients se rencontrent, quelques gouttes suffisent. Ils ont le son, la voix, les accroches mélodiques, tout roots, sixties, garage. Le trio, voilà, indémodable, les fondamentaux.</p>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/temporary.jpg"  rel="lightbox[5886]"><span class="img-droite"><a title="temporary" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/temporary.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5921" style="margin: 10px;" title="temporary" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/temporary.jpg" alt="" width="500" height="243" /></a><span class="img-legende">temporary</span></span></a>D&#8217;ailleurs en 2008 quels CD ont particulièrement trusté ma platine et continueront en 2009 ? Le premier The Subways, le premier BRMC (et Rhesus aussi, Talia aussi, si, j&#8217;insiste), inexorablement. Rien de révolutionnaire, mais deux trio guitare-basse-batterie qui vont droit au but. Mais bon, l&#8217;alchimie de groupe ne se trouve pas dans les paquets Bonux (N’en déplaise à Kool & the Gang). Longtemps, pour cette raison, je n&#8217;ai jamais su trop quoi dire de Bellegarde. J&#8217;aurais aimé : leurs chansons étaient classes, leur leader un ami. Mais ça ne sortait pas. Et je ne compte pas la maigre chronique de leur premier EP que j&#8217;avais réussi à placer en 2007 dans le magazine Longueur d&#8217;Ondes. Cette histoire de &#8220;Cure avec un stetson sur le crâne&#8221;, hum, pas fameux. Je n&#8217;avais pas de déclic de plume parce qu&#8217;il leur manquait ce truc clé : l&#8217;identité de groupe. &#8220;Ses ailes de géant l&#8217;empêchent de marcher&#8221; dit Baudelaire dans L&#8217;albatros. Bellegarde c&#8217;était ça. Trop de monde à bord pour l&#8217;envol. Depuis, des têtes sont tombées et ça leur va bien.</p>
<p>C&#8217;est ce que je me dis, ce 15 janvier, en m&#8217;avançant vers la scène, bière à 5 euros en main (vive l&#8217;OPA). Leur nouveau nom sonne mal (Temporary January, essayez de prononcer ça pour voir) mais sur scène, devenu trio, les ex-Bellegarde font désormais corps. C&#8217;est bien simple, de tout le set, je n&#8217;ai pas pu détourner mon regard de la scène. Je n&#8217;arrêtais pas de taper du pied et de trépigner de la tête. Entre les morceaux, j&#8217;hasardais un regard vers des amis, genre pincez-moi je rêve ! Elise : &#8220;Ils jouent comme s&#8217;ils réinventaient la pop !&#8221; Greg : &#8220;On dirait un mélange de Pixies et de Steely Dan !&#8221; Mathieu : &#8220;Ce &#8220;Last morceau&#8221; est très Daft Punk !&#8221;. Je ne rêvais pas. Jérôme &#8220;Scott Of The Antartic&#8221; Pichon, jeu de gratte et voix de velours nickel, a été égal à lui-même: tout en tension intérieure indie rock / no-wave. Trop en retrait ? C&#8217;est tout lui : il a beau être le chanteur-guitariste, le songwriter majeur, l&#8217;instigateur du projet, il n&#8217;assume pas à fond le leadership, comme s&#8217;il avait peur de faire l&#8217;Artiste. C&#8217;est le genre à vous annoncer une cover de Crystla Skulls, superbe, comme s&#8217;il annonçait le décès de son chien. Mais maintenant ce n&#8217;est plus un vrai problème pour nous car dans un trio, ces charges-là sont mieux réparties et question soutien, il est soutenu. Limite joyful derrière ses fûts, ce soir Stéphane &#8220;Ricky Hollywood&#8221; Bellity c&#8217;était Ricky ou la belle vie : le liant, le chef d&#8217;orchestre, la touche de lait pop. Et puis last but not least, il y a eu Sylvia Hanschneckenbühl. Ah, cette Sylvia Hanschneckenbühl : basse véloce, œillade Albator derrière cheveux noirs de geai et chant dominateur aux accents germaniques, clairement this is the girl. Transfuge de La Féline, son sex appeal mi D&#8217;Arcy mi Kim Deal cartonne dans Temporay January.</p>
<p><em>I Can&#8217;t Breathe, Celebration Time</em>&#8230; Leurs compos sont sculptées, magnifiées par le parti pris guitare-basse-batterie. Et avec cette bassiste, Sylvia, c&#8217;est con à dire, mais elles vont d&#8217;autant plus me rester dans le crâne. Son interprétation charnelle, tellurique et distanciée de <em>God Sent Me Back</em>, ça ne s&#8217;oublie pas comme ça. Elle a fait monter le mercure. Après la demie heure de set, devinez sur quoi portait le premier commentaire de mes potes ? `</p>
<p>Pour ceux que ça botte, la miss sort un album en mars, <em>Sylvia Does Not Sing Christmas</em>. Un titre est en écoute sur son Myspace. Ça parle de boules, mais pas toujours de Noël. Cette bassiste au nom maléfique (on s&#8217;étrangle à tenter de le prononcer) n&#8217;écrit pas que d&#8217;&#8221;ultra violent love songs&#8221;. Elle est aussi &#8220;vaguement photographe&#8221;. Peu fan de portraits (vous avez dit misanthrope ?), elle prend plutôt des bâtiments industriels lorrains laissés à l&#8217;abandon. Bâtiments dans lesquels elle voit des sortes d&#8217;églises. Bref, tout ça pour vous dire que ce groupe a beau venir de mon entourage (et cette proximité, question rêve, c&#8217;est plus un inconvénient qu&#8217;un avantage), il me procure une étincelle de rêve. J&#8217;ai envie de tenir son album dans mes mains, de voir ce qu&#8217;ils vont raconter sur 12 titres, les pépites enchaînées, l&#8217;univers développé. Je prie le trio de rester sur cette voie. Soudé. Temporay January donc. (Ex-Bellegarde). Mais ne retenez pas ce nom, ils vont bientôt en changer.</p>

<p><a href="http://www.myspace.com/temporaryjanuary" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong></strong></a><strong><a target="_blank">http://www.myspace.com/temporaryjanuary</a></strong></p>
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		<title>THE SOFT PACK  Bigger than small</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:15:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charline</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ENTREVIEWS]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour devenir le futur du rock, il ne suffit pas de prier très fort. The Muslims n’ont pas eu besoin de porter de robe fluo pour accomplir un miracle avec leur EP à la croisade de Jonathan Richman et Black Lips.

Désormais débaptisés The Soft Pack, ils signent chez Kemado. On en parle ici avant tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><span class="titre2"><strong>Pour devenir le futur du rock, il ne suffit pas de prier très fort. The Muslims n’ont pas eu besoin de porter de robe fluo pour accomplir un miracle avec leur EP à la croisade de Jonathan Richman et Black Lips.<br />
</strong></span></h2>
<p><span class="titre2">Désormais débaptisés The Soft Pack, ils signent chez Kemado. On en parle ici avant tout le monde. Conversion assurée avec le prêcheur de The Soft Pack, Matty McLoughlin.</span></p>
<h3><strong>Avez-vous troqué votre nom The Muslims contre The Soft Pack pour que toutes vos interviews commencent par “Pourquoi ce changement” ? Sinon, pour quoi faire ?</strong></h3>
<p>On a changé de nom parce que s’appeler The Muslims a pris une dimension vraiment incohérente et dérangeante. Ca impliquait trop de cheveux en pics et de poings levés politiquement engagés. Ca ne nous ressemblait pas. Nous on traine sur les toits, on boit de la bière et on écoute Black Sabbath.</p>
<h3><strong>Comment avez-vous commencé à faire de la musique ensemble ? Vous faisiez quoi pendant que les fans de Jonathan Richman & Black Lips attendaient leur nouveau messie ?</strong></h3>
<p>Matt et moi avons écrit quelques chansons ensemble et on a monté un groupe une semaine avant notre premier concert. Brian et Dave nous on rejoint un an après et avec eux on est devenus un groupe.</p>
<h3><strong>Vous êtes déjà comparés à Black Lips et tournez d’ailleurs avec eux… </strong></h3>
<p><span class="img-gauche"><a title="THE SOFT PACK " rel="lightbox[post]" href="http://vtrois.desk-gonzai.com/sites/default/files/u6/IMG_3358.JPG" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/vtrois.desk-gonzai.com');"><img class="alignleft" style="margin: 10px;" src="http://vtrois.desk-gonzai.com/sites/default/files/u6/IMG_3358.JPG" alt="" width="350" height="263" /></a><span class="img-legende">THE SOFT PACK </span></span>On n’a pas encore tourné avec Black Lips, ce sera le mois prochain en Angleterre et ca devrait être cool. J’imagine qu’on est comparés à eux parce qu’on sonne « amateurish »… -c’est pas un vrai mot ça, pas vrai ?- On est excités de jouer avec eux. J’ai entendu dire que leurs concerts sont timbrés.</p>
<p><strong>Vos chansons rappellent autant la surf music que le garage, ou du rock indé qui trouverait public sur un dancefloor, vous le définiriez comment votre son ? </strong></p>
<p>On est un groupe de rock’n roll. On fait des trucs pop, joués avec trop d’agressivité pour être vraiment pop. On est des types normaux qui font tout ce qu’ils trouvent bon ou drôle.</p>
<h3><strong>Donc apparemmentn c&#8217;en est fini pour vous de la religion, mais bon dites-nous juste qui est votre dieu en musique.</strong></h3>
<p>Moi j’adore les Replacements. Matt  lui c’est un fan des Fall, Brian n’en peut plus de Bowie et David aime Sly Stone & Band Of Gypsies. Ce sont des groupes qu’on aime tous collectivement.</p>
<h3><strong>Votre musique est d’abord sortie sur 1928 Recordings, vous continuez avec eux ou préférez partir sur un plus gros label,  peut-être même Vice Records ? </strong></h3>
<p><span class="img-droite"><a title="The soft pack" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/img_3264.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-5916" style="margin: 10px;" title="The soft pack" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/img_3264.jpg" alt="" width="436" height="327" /></a><span class="img-legende">The soft pack</span></span>On fera toujours partie de 1928 Recordings. Ryan qui s’en occupe est notre meilleur pote de lycée et on adore faire des trucs ensemble. On vient juste de signer avec Kemado aux States donc on est assez excités.</p>
<h3><strong>Sur vos photos de presse, vous avez l’air franchement mimis et bien élevés. Ils ne vous ont pas permis de faire les cons ou est-ce que vous êtes vraiment si modérés ?</strong></h3>
<p>Nan, ce n’est pas trop notre truc tout ca. On est des types banals. On dance, on nage sans caleçon de bain. Personne ne nous dit ce qu’on a à faire, baby.<strong><br />
</strong></p>
<h3><strong> Vous venez de San Diego mais êtes originaires de Los Angeles. D’un point de vue français, c’est un choix vraiment bizarre, si tu veux être un groupe de rock et pas une star de ciné. Qu’est ce qui vous a amené là bas ? </strong></h3>
<p>Quand on a commencé le groupe, Matt étudiait le cinéma à l’université et voulait continuer sur cette voie, LA c’était l’idéal. Je m’ennuyais à San Diego et voulais tenter une autre ville. Avec le groupe tout s’est emballé. Maintenant on vit là bas.</p>
<h3><strong>Vous espérez quoi pour The Soft Pack en 2009 ?</strong></h3>
<p>Un album et beaucoup de concerts, voire de nouveaux endroits, s’éclater.</p>
<h3><strong>Ok, vous avez un problème, je viens de découvrir qu’un groupe français s’appelle The Softpack. Vous devez changer de nom encore une fois.</strong></h3>
<p>On va le faire alors. C’est cool de changer de nom, ça te laisse libre.</p>
<p><strong><a href="http://www.myspace.com/thesoftpack" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/thesoftpack </a></strong></p>
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		<title>OF MONTREAL  Live at the Bataclan</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:15:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mr Ig</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[LE PARI GONZO]]></category>

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		<description><![CDATA[Que retenir de tarlouzes plumées jusqu&#8217;au rectum, Bee Gees des temps modernes, révoltées des temps passés ? Une bouse nuancée. Une comédie romanesque sur-jouée et des dérives sonores épileptiques me rendent hystérique. Les dégénérés d&#8217;Of Montreal m&#8217;ont bousillé un samedi soir. Un putain de samedi soir. Cette rampe enflammée vers la décadence heureuse. Cette nuit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><span class="titre2">Que retenir de tarlouzes plumées jusqu&#8217;au rectum, Bee Gees des temps modernes, révoltées des temps passés ? Une bouse nuancée. Une comédie romanesque sur-jouée et des dérives sonores épileptiques me rendent hystérique. Les dégénérés d&#8217;Of Montreal m&#8217;ont bousillé un samedi soir. Un putain de samedi soir. Cette rampe enflammée vers la décadence heureuse. Cette nuit où tout est permis.<br />
</span></h2>
<h3><span class="titre2">Le pire, c&#8217;est que des samedis tout pourris, j&#8217;en vis du lundi au vendredi.</span></h3>
<p>Chaleur, chaleur. De l&#8217;exotisme noix de coco qui me saoule. Mais me saoule que j&#8217;ai, à peine le rideau levé, déjà envie d&#8217;évasion. Pour être au plus près de la Bête, je me faufile discretos au sein d&#8217;un public amorphe, éparse et qui tire clairement la gueule. Retour nostalgique dans le passé, Flèche d&#8217;or et folkeux dédaigneux. Mais non. Je suis bien là. Au Bataclan. Avec cette acidité de gueule de bois qui revient sans cesse. Du genre « Gronlandic Edit » qui tourne en boucle. Strident et vociférant. Et bordel, fallait que je tombe dans ce marasme transsexuel, nez à bite avec un gay luron qui se trimballe en slibard orange pour épater ces connes du premier rang qui me gâchent la vue.</p>
<p><span class="titre2">Pute, laisse-moi voir le désastre.</span></p>
<p><span class="img-droite"><a title="ofmontreal" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/ofmontreal.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5909" title="ofmontreal" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/ofmontreal.jpg" alt="" width="316" height="414" /></a><span class="img-legende">ofmontreal</span></span>La fraicheur est absente. La moisissure transpire. Et ce n&#8217;est pas les dérives scéniques chtarbées qui remonteront la pente d&#8217;une avalanche de conneries. Un porc qui taille une pipe à un ninja de combat, franchement. Je vous demanderai deux secondes de réflexion sur la phrase précédente. Je me rends compte que le temps n&#8217;avance pas. C&#8217;est bel et bien ce foutu concert qui court se péter la gueule à grandes enjambées. Expédié aussi vite qu&#8217;un live des Vampire Weekend. Ou Little Joy au choix.  Le rappel est de trop. En plus ce con m&#8217;a canardé des plumes dans la gueule. Ce porc m&#8217;agace ! Qu&#8217;on lui tranche la gorge une fois pour toute. Oui, il est grand temps de partir. Tout part à volo.</p>
<p>Of Montreal se perd à force de persévérer dans une hype qui n&#8217;est pas la sienne. Qu&#8217;il dégouline de foutre dans la décadence de Brooklyn est une chose. Mais faire de même au temple du mauvais goût parisien en est une autre. Crash océanique en pleine tempête des sables. Of Montreal explose son capital empathie pour fournir une dope dépassée. No réaction. Ils n&#8217;y sont pas. Ancrés dans la hip new-yorkaise, ils bafouillent. Enchaînent titres sur titres pour oublier leur âme perdue. Et nous rappeler sèchement que le CakeShop n&#8217;est pas le Baron.</p>
<h3><span class="titre2">C&#8217;est pantois que je cherche encore la réponse à l&#8217;énigme. Une tarlouze tapissée de mousse à raser peut-elle forcément avoir tort ?</span></h3>
<p><strong><a href="http://www.myspace.com/ofmontreal" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">www.myspace.com/ofmontreal </a></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>FESTIVAL DE MARNE  Le coup de gueule</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/festival-de-marne-le-coup-de-gueule/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:13:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Formerly W. Goethe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[CORRESPONDANCES]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà quelques mois nous vous parlions du Festival de Marne en des termes peu élogieux, préférant nous concentrer sur notre grande fierté (avoir descendu plus de cinquante bières en moins de cinq heures sur un stand à moitié vide, à moitié plein) plutot que les groupes présents sur l&#8217;édition 2008.
Mais voila, quelques fois on peut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Voilà quelques mois nous vous parlions du <a href="http://www.gonzai.com/choisy-le-roi-parano/"  target="_blank">Festival de Marne </a>en des termes peu élogieux, préférant nous concentrer sur notre grande fierté (avoir descendu plus de cinquante bières en moins de cinq heures sur un stand à moitié vide, à moitié plein) plutot que les groupes présents sur l&#8217;édition 2008.</h3>
<p class="v2008">Mais voila, quelques fois on peut tout autant ne pas être d&#8217;accord et pourtant regarder dans la même direction. La lettre ouverte/coup de gueule écrite par Jean-Claude Barens, patron du Festi&#8217;Val de Marne, voilà quelques semaines, ne nous a pas laissé indifférent. Parce qu&#8217;au delà des sensibilités musicales (le rock subventionné faussement polémique, l&#8217;altermondialisme vestimentaire du public), le coup de sang de Barens est véritable, honnête, courageux. Tollé dans le petit monde de l&#8217;industrie musicale, celui où tous les amis d&#8217;un jour se taillent des pipes en bois dès le lendemain.</p>
<p>Parce que l&#8217;exigence des starlettes ruinent un peu plus ce qui reste du live (Souvenir d&#8217;un Billy Corgan capable de demander aux organisateurs de la route du rock d&#8217;envoyer un roadie à Paris pour lui ramener de l&#8217;eau minérale de chez Colette), parce que les groupes auto-produits n&#8217;ont plus conscience des réalités, la lettre ouverte de Barens est un coup d&#8217;éclat. Ou d&#8217;épée dans l&#8217;eau, c&#8217;est selon.</p>
<p><em>Lien original <a href="http://www.telerama.fr/musique/le-coup-de-gueule-d-un-organisateur-de-festival,37285.php" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.telerama.fr');" target="_blank">http://www.telerama.fr/musique/le-coup-de-gueule-d-un-organisateur-de-festival,37285.php</a></em></p>
<p style="background-color: #ffffff;"><em><span style="font-size: small;"><strong>Lettre ouverte aux producteurs, tourneurs, régisseurs, artistes, et à tous ceux qui se sentiront concernés.</strong></span></em></p>
<p><em>Bonjour,</em></p>
<p><span class="img-gauche"><a title="Val de Marne 2008" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/3005251722_ea5a05ce55-199x300.jpg" ><img class="alignleft size-medium wp-image-5810" style="margin: 10px;" title="Val de Marne 2008" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/3005251722_ea5a05ce55-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><span class="img-legende">Val de Marne 2008</span></span><em>Nous vous remercions pour votre participation au 22<sup>e</sup> Festi’Val-de-Marne. Celle-ci a permis au public de partager de beaux moments avec les artistes accueillis qui, malgré la conjoncture, ont été applaudis par près de 30 000 spectateurs. Du strict point de vue comptable, le bilan n’est pas négatif.</em></p>
<p><em>Il n’en va pas de même si l’on considère les difficultés croissantes rencontrées par tous nos collaborateurs pour simplement mener à bien la réalisation des spectacles programmés. Notre secteur d’activité a-t-il perdu, depuis quelques années, tout sens de la réalité ?</em><em> Toujours est-il que les dérapages se multiplient, venant parfois de personnes avec qui nous travaillons depuis longtemps.</em></p>
<p><em>Nous avons donc pris le temps de lister toutes ces difficultés, en cinq points : programmation, contrats, technique, accueil, relations humaines. Ce bilan ne vise personne en particulier, c’est une compilation des différents problèmes rencontrés depuis plusieurs années.</em></p>
<p><em>Nous espérons que ce travail nous aidera à avancer ensemble <strong>en remettant rigueur, humilité, solidarité et respect au cœur de nos relations </strong>et en effaçant certains comportements ou mauvaises habitudes qui rendraient l’avenir bien sombre pour nos métiers s’ils se perpétuaient.<br />
</em><strong><br />
Jean-Claude Barens et toute l’équipe du Festi’Val-de-Marne.</strong></p>
<p><strong>I - LA PROGRAMMATION</strong></p>
<p>- <span style="background-color: #ffff00;">Explosion des montants des contrats de vente…</span> Si ça continue « faudra qu’ça cesse », comme dirait l’autre. Autrement dit, l’abus risque de tuer le spectacle.- <span style="background-color: #ffff00;">Difficulté à avoir des artistes confirmés et porteurs</span>, pourtant programmés et aidés (aide à la création, à la diffusion) à l’heure de leurs premiers pas dans le métier.<br />
- <span style="background-color: #ffff00;">Refus des premières parties</span> de la part d’artistes confirmés. Ont-ils oubliés que c’est grâce aux marches des premières parties qu’ils sont aujourd’hui tout là-haut ? L’Alzheimer semble précoce chez les tourneurs et artistes.<br />
- Changement de projet artistique (distribution ou fiche technique) entre la confirmation de la date et le jour du concert.<br />
- Non-respect de la clause d’exclusivité (sur Paris/Région Parisienne 1 mois avant -1 mois après, ce qui ne nous semble pas excessif). Paris étant un véritable aimant pour le public (et les professionnels !), même résidant en banlieue, <span style="background-color: #ffff00;">la fréquentation est parfois loin d’être à la hauteur des attentes et de l’investissement.</span><br />
- <span style="background-color: #ffff00;">Annulations sans raison objective et réelle</span>, jusqu’au dernier moment : absence d’un musicien, stress de l’artiste (quand ça n’est pas son évaporation dans la nature !), problèmes d’emploi du temps, problèmes internes dans l’entourage de l’artiste, journées promo à assurer, maladies imaginaires avec ordonnances bidons. Nous aurions remporté bon nombre de procès, mais aurions mis quelques sociétés sur la paille si nous avions saisi les tribunaux.</p>
<p><strong>II - LA COMMUNICATION</strong></p>
<p><span class="img-droite"><a title="marne" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/marne.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5809" style="margin: 10px;" title="marne" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/marne.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><span class="img-legende">marne</span></span>De plus en plus de productions/tourneurs nous contactent très, trop régulièrement pour connaître l’état des ventes de leurs artistes. Par contre, nous sommes étonnés de la relative <span style="background-color: #ffff00;">pauvre collaboration sur la communication/promo des concerts de leurs artistes.</span><br />
- Nous avons en effet des difficultés à obtenir les kits de promo (CD, photos, bio, affiches). Plusieurs relances sont nécessaires. <span style="background-color: #ffff00;">Il nous est arrivé de recevoir les affiches après la date du concert.</span><br />
- On a tendance à mettre la faute sur les labels ou maisons de disques qui, d’ailleurs, ne sont ni nos interlocuteurs, ni des partenaires de qualité tant qu’ils considéreront la scène comme le support du disque et ne comprendront pas le pouvoir des concerts sur les ventes de disques.<br />
- Nos dates sont trop rarement signalées sur les sites, tracts ou espaces pubs. <span style="background-color: #ffff00;">Nous aimerions que les producteurs/tourneurs accordent un peu plus d’attention à la promo des concerts</span> s’ils veulent que leurs artistes aient le public qu’ils méritent.</p>
<p><strong>III - LES CONTRATS</strong><br />
- Demande d’acomptes de plus en plus fréquents (chez nous, c’est simple, c’est NON !)<br />
- <span style="background-color: #ffff00;">Manque de clarté lors des négociations</span> au sujet des postes hébergements/ voyages/défraiements.<br />
- Le droit du travail interdisant la consommation d’alcool, aucune demande d’alcool ne devrait apparaître dans les contrats des productions (qui sont employeurs).<br />
- Captations audiovisuelles <span style="color: #0000ff;">(enregistrements audio ou vidéo)</span> à la demande de l’artiste ni prévues au contrat, ni par un avenant.<br />
- <span style="background-color: #ffff00;">Malgré de nombreuses relances, les contrats nous sont parfois fournis la veille, le jour ou le lendemain du concert.</span><br />
<strong>IV - LA FICHE TECHNIQUE</strong><br />
Les fiches techniques <span style="color: #0000ff;">(l&#8217;ensemble des demandes en matériel du groupe, nombre de micros nécessaires, etc)</span> reçues avec les contrats sont très peu adaptées aux salles du Festi’Val-de-Marne : un effort d’adaptation est nécessaire ! Il serait pourtant simple pour les productions de réaliser des contrats techniques selon la destination : grande salle, salle moyenne, petite salle (certaines le font).<br />
1) Sonorisation :<br />
- 90 % des contrats techniques réclament du matériel très haut de gamme, alors que le niveau du groupe et de compétence du technicien ne le justifie pas.<br />
- <span style="background-color: #ffff00;">Il est inadmissible d’avoir des exigences du genre « pas de numérique » ou « que du numérique» voire des effets de studio qui ne font pas forcément partie du parc des prestataires. </span>Tout le matériel non standard devrait être fourni par la production (ce qui se fait de plus en plus pour les ear monitor).<br />
- <span style="background-color: #ffff00; color: #000000;">Idem pour le backline <span style="background-color: #ffffff; color: #0000ff;">(les instruments pour la scène)</span>, dont les demandes croissent d’année en année, à croire que les groupes ne possèdent pas de matériel</span>, se branchent sur leurs chaînes hi-fi et tapent sur des barils de lessive.<br />
- <span style="background-color: #ffff00;">Il y a aussi une inflation du matériel demandé au niveau des retours<span style="background-color: #ffffff;"> </span><span style="background-color: #ffffff; color: #0000ff;">(les enceintes posées sur la scène, à l&#8217;usage du groupe)</span></span><span style="background-color: #ffffff;">,</span> qui induit une augmentation de la puissance façade, qui induit la mise à disposition de bouchons d’oreilles pour le public, ce qui est une aberration !<br />
2) Lumière :<br />
Quel que soit l’équipement des salles, il faut toujours fournir un autre matériel car il y a beaucoup d’effets de mode.<br />
- De plus en plus de spectacles utilisent des machines, ce type de matériel doit être fourni par la production avec le technicien adéquat, pour des raisons de compétence en programmation et de connaissance des pupitres.<br />
- Pour les spectacles théâtralisés, le temps nécessaire aux réglages est souvent trop long et les plans de feu difficilement adaptables.<br />
- Pour les spectacles utilisant de la vidéo, les contraintes sont nombreuses et difficilement adaptables à la scénographie des lieux, ainsi qu’aux connaissances techniques en place.<br />
3) Décor :<br />
- Dans la grande tradition du théâtre, le décor est fourni par le producteur, <span style="background-color: #ffff00;">nous sommes donc toujours étonnés de voir des demandes de guéridons, sofas, et autres éléments décoratifs </span>à fournir par l’organisateur.<br />
4) Contraintes :<br />
- <span style="background-color: #ffff00;">Non-respect des horaires prévus </span>: c’est préjudiciable pour tous, les autres artistes, les équipes techniques, et surtout le public !<br />
-<span style="background-color: #ffff00;"> Non-respect des contraintes techniques des autres artistes, et il est vraiment question de respect</span> : lorsqu’une répartition des tranches <span style="color: #0000ff;">(le nombre de pistes disponibles sur une console de mixage) </span>est faite sur une console, il est vraiment mal élevé de se servir une nouvelle tranche !<br />
<strong>V - L’ACCUEIL</strong><br />
Changements innombrables jusqu’à la dernière minute : tout a un coût, et les dommages collatéraux ne sont pas anodins :<br />
- <span style="background-color: #ffff00;">Succession de fiches techniques différentes pour un même spectacle, jusqu’à la veille du concert </span>: on passe des heures à modifier les bons de commande.<br />
- Demandes de matériel finalement amené par le groupe le jour même : location et immobilisation inutiles.<br />
- <span style="background-color: #ffff00;">Demandes d’achat de baguettes (ça, c’est nouveau !) pour un batteur.</span><br />
- Transports locaux non prévus et demandés à la dernière minute.<br />
- <span style="background-color: #ffff00; color: #000000;">Demandes de changements d’hôtels</span> qui entraînent la perte des acomptes versés par le festival.<br />
- Modification de la rooming-list <span style="color: #0000ff;">(l&#8217;attribution des chambres d&#8217;hôtel)</span> sur place sans concertation avec le festival.<br />
- Demandes de day-room <span style="color: #0000ff;">(location d&#8217;une chambre en journée)</span> pour une attente de 6 heures, alors que l’artiste habite Paris.<br />
- Demandes de runners non utilisés au dernier moment : véhicules et personnel immobilisés.<br />
- Pick up<span style="color: #0000ff;"> (le fait d&#8217;aller chercher l&#8217;artiste chez lui) </span>: on nous demande un véhicule pour 7 personnes + siège enfant, finalement 2 adultes montent dans la voiture.<br />
- <span style="background-color: #ffff00;">Abus sur les défraiements, le nombre de défraiements demandés est supérieur au nombre de personnes présentes.</span><br />
- Catering <span style="color: #0000ff;">(la cantine pour les musiciens et techniciens)</span> : si les demandes de repas hallal ou végétarien sont légitimes, certaines exigences sont totalement hors de propos <span style="background-color: #ffff00;">(marques exclusives, produits difficiles à trouver </span>– ce qui est rare est cher, on n’est pas loin de l’avantage en nature…)<br />
- Alcool : voir chapitre Contrats<br />
80% des conversations tournent autour de l’hôtellerie et de la restauration !<br />
- Nous sommes en banlieue, les restaurants (quand il y en a) ne servent pas tard : il faut que les groupes se conforment aux horaires spécifiés, on ne les donne pas par hasard, ni par sadisme !<br />
- Ordres et contre-ordres : il faut se taper 25 pages pour trouver que le Coca a été remplacé par du Red Bull !<br />
<strong>VI - LES RELATIONS HUMAINES</strong><br />
Il semblerait qu’il existe un sérieux problème de communication entre les tourneurs et les régisseurs, et nous en faisons les frais. Soit les tourneurs n’informent pas des conditions prévues au contrat, soit les régisseurs n’en tiennent pas compte :<br />
- Multiplications des appels et des relances pour avoir des informations importantes (nous avons de plus en plus souvent des stagiaires comme interlocuteurs) : perte de temps, préparation remise de jour en jour, stress de dernière minute.<br />
- Nous faisons très souvent le secrétariat des régisseurs, qui demandent par exemple : « tu peux me forwarder <span style="color: #0000ff;">(faire suivre)</span> ta fiche technique, la prod a dû merder, j’ai rien sur ta date »- Incapacité des régisseurs à prendre des décisions, on s’entend répondre : « pour le son tu vois avec machin, pour la lumière avec truc, les bières et les serviettes c’est moi.»<br />
- Artiste pas toujours informé des conditions de passage et des avertissements du festival (partage du plateau, type de lieu, prix des places&#8230;).<br />
- Non prise en compte par les régisseurs des premières parties pourtant négociées dès le départ (et systématiques au Festi’Val-de-Marne).<br />
- Changement de régisseur à la dernière minute, le nouveau ne connaît pas le dossier.<br />
- <span style="background-color: #ffff00;">Les tourneurs et les régisseurs semblent incapables de maîtriser les demandes non justifiées des artistes.</span><br />
- Nous pensons que le travail de régisseur consiste aussi à valider par des écrits les conversations et les accords téléphoniques. Seuls 10% des régisseurs le font. Sur place, les contacts avec les régisseurs sont du type : « Tu as dealé avec Machin de chez Zeprod, mais moi je représente le groupe et c’est moi qui commande. »<br />
<span style="background-color: #ffff00;">On se demande vraiment si le régisseur sert l’intérêt de la prod&#8217;, de l’artiste, ou de lui-même.</span><br />
Alors que fait-on ? L’organisateur signe le contrat avec le régisseur ? Ou la production assume son rôle et exige de son régisseur de tournée qu’il travaille en bonne entente avec TOUS ses interlocuteurs, dans l’intérêt commun de l’artiste, de la production, de l’organisateur, et du public !<br />
<span style="background-color: #ffff00;">Nous n’en ferons pas des pages sur les comportements décevants et incohérents de certains artistes (leur entourage n’y est pas étranger) par rapport à l’image de simplicité et d’intégrité qu’ils donnent par ailleurs</span>. On aimerait que nos équipes techniques et celles des salles n’aient pas à se plaindre de l’attitude des groupes, or cela arrive trop souvent.<br />
<strong>En conclusion :<br />
Nous ne sommes pas une BANQUE, ni une ÉPICERIE FINE, ni un TOUR OPÉRATEUR, ni le CLUB MED : nous sommes UN FESTIVAL ! C’est uniquement à ce titre que nous resterons volontiers votre interlocuteur.</strong><br />
<em><strong>PS : Comme, il vaut mieux en rire qu’en pleurer… En annexe, quelques perles lues dans les riders </strong><span style="color: #0000ff;">(la liste des boissons et friandises demandés par les groupes dans leurs loges)</span><strong> !</strong></em></p>
<p><strong><br />
<span style="font-size: small;">Voici quelques demandes lues dans les riders :</span></strong><br />
1 – <span style="background-color: #ffff00;">« Nous exigeons un régisseur général sobre et compétent »</span> : à la page suivante du rider, il était demandé : 48 bières, 3 bouteilles de whisky, 6 bouteilles de bon vin et de la vodka !<br />
2 - <span style="background-color: #ffff00; color: #000000;">La bouteille de champagne est devenue un classique</span>, voire même la Cristal Roederer.<br />
3- Les recommandations sanitaires recommandant de boire 2 litres par jour sont bien suivies. Dans un rider pris au hasard, il nous était demandé 54 litres (toutes boissons confondus) pour 9 personnes, ce qui représente 6 litres par personne!<br />
4 - “Rock’n’Roll never die”, “Sex, drugs and Rock’n’Roll” are still alive : <span style="background-color: #ffff00;">du thym frais pour certains, des plantes vertes pour un autre et 70 bières + 2 bouteilles de vodka + 1 bouteille de bon champagne (6 litres d’alcool) pour 3 autres</span>. Ces derniers ont du renverser ou perdre quelques bouteilles, parce qu’ils sont toujours vivants.<br />
5- Ne prévoyez plus de cocaïne, le Red Bull a réussi à s’installer !<br />
6 - Les musiciens ne sont pas partageurs, à chacun sa marque de gâteaux, sucreries et boissons. Les riders sont des véritables annuaires alimentaires. Un conseil ; <span style="background-color: #ffff00;">achetez des actions chez Danone, c’est la marque la plus citée !</span><br />
7 - Les artistes, surtout les méchants metalleux sont de vrais petits gourmands : Nutella, chocolat, Yop, barres chocolatées, Special K de Kellogs, Cruesli chocolat&#8230; D’autres préfèrent la collec’ Kinder (Délice, Country, Bueno).<br />
8 - En plus de devenir des épiceries ambulantes, les festivals vont devoir demander la licence de vente de tabac et ne pas oublier de prévoir les feuilles à rouler. <span style="background-color: #ffff00;">Des cigarettes, du tabac, des feuilles à rouler&#8230; </span>Et puis quoi encore, ils veulent pas qu’on les leur fument à leur place.<br />
9 - L’espace « Boulangerie » est aussi indispensable : pain blanc, pain de mie, Wasa, 100% seigle, Sandwich Daunat, 100% épeautre, pain complet, sans farine de froment&#8230;<br />
10 - Quel que soit l’heure d’arrivée des artistes, un buffet très complet (fruits divers, légumes divers, fromages divers, charcuteries diverses, desserts divers, sucreries diverses) nous est demandé. Comme on peut s’en douter les équipes qui arrivent entre 15h00 et 18h00 finissent par picorer, l’heure du repas n’étant pas loin. D’ou un gâchis important. D’ailleurs certains nous recommandent « d’éviter le gaspillage »… mais ne<br />
touche pas le plateau commandé !<br />
11 - Prévoyez aussi un service de livraison de repas dans les hôtels même si vous avez un bon catering ou de bons restaurants à côté de l’hôtel.<br />
12 - Bio, végétarien, végétalien, sans poisson&#8230;le métier de cuisinier de catering s’est compliqué ces derniers temps.<br />
13 - Et puis, il faut aussi faire le marché tôt pour le thym frais, le saumon fumé, les sardines, les fruits de mers, et les fleurs.<br />
14 - On fournit souvent des “petits déjeuners continentaux”, des “petits déjeuners à l’anglaise”, mais <span style="background-color: #ffff00;">cette année un « petit déjeuner scandinave » nous a été demandé</span>. Il y a bien un lac à côté de l’« espace chapiteau », mais celui-ci n’était pas gelé pour y pécher un quelconque poisson nordique.<br />
15 - Faites bien attention à la lecture des riders, des produits bizarres comme des enceintes à brancher sur un ordinateur y sont demandés.<br />
16 - Autre élément technologique demandé dans les rider, sûrement par des accros de <em>Arnold et Willy</em> ou de <em>Les feux de l’amour</em> puisque cette année pas de Coupe du Monde de foot, ni de rugby :<span style="background-color: #ffff00;"> le fameux téléviseur.</span><br />
17 - Et n’oubliez pas de fournir la <span style="background-color: #ffff00;">table de ping-pong</span>, sinon l’annulation du concert peut avoir lieu.<br />
18 - Si un manageur a deux artistes dans la même soirée mais dans deux endroits différents, il y a de fortes chances qu’il vous demande un transport local parce qu’elle n’a pas le permis ou pas voulu prendre sa propre voiture.<br />
19 - Rika Zaraï a aussi fait des adeptes chez les rockers en les convertissant à<span style="background-color: #ffff00;"> « la grande bassine remplie de glaçon »</span> dès la fin du concert.<br />
20 - <span style="background-color: #ffff00;">Des baguettes d’une marque bien précise</span> pour un batteur qui n’avait déjà pas amené sa caisse claire, ni ses cymbales. Il devrait d’équiper d’une boite à rythme, il en existe des très petites.<br />
Conclusion : le secteur musical n’est ni sensible au « No Logo », à la l’esprit de décroissance ou encore au développement durable et ne semble pas plus avoir le sens de la communauté et du collectif !</p>
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		<title>GONZAI N°100  More is not enough</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jan 2009 00:02:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[LE PARI GONZO]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce qu’il y a de bien avec les commémorations, tout comme avec les groupies, c’est qu’on peut les b(i)aiser. En haut de votre navigateur s’affiche un chiffre, 100, qui marque presque deux ans d’activités corporatiste menée bénévolement par une trentaine de français qui ne connaissent pas la crise. Tout comme les groupies, l’argent reste une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Ce qu’il y a de bien avec les commémorations, tout comme avec les groupies, c’est qu’on peut les b(i)aiser. En haut de votre navigateur s’affiche un chiffre, 100, qui marque presque deux ans d’activités corporatiste menée bénévolement par une trentaine de français qui ne connaissent pas la crise. Tout comme les groupies, l’argent reste une palissade qu’on peut encore sauter.</h2>
<p>Dans telle situation, beaucoup se serait satisfait du chemin parcouru, des revues de presse et du succès d’estime, déjà dur à obtenir dans un monde où n’importe quel branleur sourd (cherchez le lien) s’excite sur le nouvel album d’Herman Dune, Strokes ou Chat (la nouvelle coqueluche d’EMI, le mot « coqueluche » étant à interpréter sous l’angle sanitaire). Pendant ce temps, chez vos kiosquiers qui font la gueule, de l’encre continue de couler pour rien. Rolling Stone, les Inrocks ou le dernier né, Rock, persévèrent à défricher les terres sèches et titrent, au hasard, sur Bruce Springsteen, les Beatles ou les Kinks. Parce que le monde moderne se mesure au pourcentage de nostalgie qu’on y place.</p>
<p>La grande différence depuis deux ans, c’est que plus personne n’est payé, que le journalisme culturel est lui aussi dans le rouge, et que si personne n’ose l’avouer, être rétribuer pour ses idées, c’est désormais aussi improbable qu’un BON album de rock anglais. Mais face au papier couché, l’homme sait encore ramper. Alors tout le monde se tait et continue d’opiner du chef lorsqu’il n’y en a plus. La ligne Maginot de la fierté est définitivement contournée.</p>
<p>Voilà deux ans nous avions fait le choix d’un autre langage un peu moins couché, justement. Partant du principe que tant qu’à ne pas être payé autant parler des vrais héros, ceux que vous ne connaissez pas. Morts ou vifs, ils restent inscrits en code PHP sur votre navigateur, dès lors que vous tapez Gonzaï dans la barre du haut. J’entends ici et là des rédacteurs en chef de website chouiner sur le « manque de rédacteurs, blah blah », la « difficulté de motiver les gens blah blah » et que c’est « dur de trouver un modèle économique ou de dire NON à un label ». Pendant ce temps, au même moment, des concepts tels que la subjectivité, le détail, font leur apparition dans le nouveau marketing, et ce n’est pas sans une petite pointe de fierté que je continue à croire que Gonzaï enterre la presse écrite musicale, jour après jour, ligne après ligne. Que vous le vouliez ou non.</p>
<p>Cent numéros, presque 1500 articles, sept soirées mémorables dont une dernière sold out qui fera date, en compagnie de <a href="http://www.gonzai.com/juan-trip-the-bluets-un-exemple-de-modernite-coercitive/"  target="_blank">Juan Trip</a> et <a href="http://www.gonzai.com/koudlam-live-at-teotihuacan/"  target="_blank">Koudlam</a>. Deux visions modernes de l’héroïsme dont la France tait le nom, par souci de l’occultisme, alors que 400 personnes retournent une salle qui n’en avait pas tant demandé. La France et ses héros… le débat n’est pourtant pas si moderne. Encore faudrait-il remonter à <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=OynnJH3yC_g" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/fr.youtube.com');" target="_blank">Maurice Chevalier</a> pour comprendre l’origine du mal.</p>
<p>Dès la semaine prochaine, Gonzaï change de peau. Appelons cela l’adolescence d’un média qui refuse de grandir, et qui à défaut de vendre son âme, conserve au moins tout son esprit. En espérant vous y voir toujours plus nombreux (à nous insulter), rendez-vous la semaine prochaine. Et celles d’après.</p>
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		<item>
		<title>EAGLES OF DEATH METAL  Heart On</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 22:17:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Little Johnny Jet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Eagles of Death Metal méritent-ils vraiment d&#8217;apparaître dans ces pages? Si l&#8217;on se pose la question, c&#8217;est qu&#8217;elle n&#8217;a même pas lieu d&#8217;être écrite. Car mis à part le soi disant tube qu&#8217;il m’est ici impossible de retrouver (certainement parce qu&#8217;il n&#8217;a jamais existé) et le fait que Josh Homme fut jadis le premier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Les Eagles of Death Metal méritent-ils vraiment d&#8217;apparaître dans ces pages? Si l&#8217;on se pose la question, c&#8217;est qu&#8217;elle n&#8217;a même pas lieu d&#8217;être écrite. Car mis à part le soi disant tube qu&#8217;il m’est ici impossible de retrouver (certainement parce qu&#8217;il n&#8217;a jamais existé) et le fait que Josh Homme fut jadis le premier batteur (qui devait être affreux soit dit en passant), pourquoi parler de ce groupe? Sinon pour vous parler de cela&#8230;</h2>
<p>&#8221; Dave attendait depuis bientôt une heure à sa table. Ce n&#8217;est pas que Dave était hostile à l&#8217;attente: sa vie, elle-même, en était une. Mais ni le soleil transperçant les vitres du drive-in, et encore moins le damier du sol se reflétant dans le mercure de ses lunettes, ne parvenaient à le distraire. Seul le jeu de deviner quand Clay passerait la porte le distrayait vaguement. Clay et ses lunettes noires, son T-Shirt marin et sa coupe toujours trop courte sur les oreilles&#8230; Un garçon immuable et fidèle.</p>
<p><span class="img-gauche"><a title="Rock on, heart on" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_5e7fed26a153484f91926a026f5b099e-246x300.jpg" ><img class="alignleft size-medium wp-image-5801" style="margin: 10px;" title="Rock on, heart on" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_5e7fed26a153484f91926a026f5b099e-246x300.jpg" alt="" width="246" height="300" /></a><span class="img-legende">Rock on, heart on</span></span>Alors Dave jouait avec le Ketchup de ses frites en fumant une cigarette. Peut-être Clay arriverait-il avec un journal sous le bras ou une boucle créole à son oreille. Allez savoir&#8230; avec Clay. Remarque c&#8217;était un garçon fidèle et immuable. Il porterait certainement ses lunettes noires.</p>
<p>L&#8217;oignon violet du cheeseburger faisait de l&#8217;œil à Dave. Quand on est un légume violet, on a un potentiel charme toujours plus important qu’un autre légume. C&#8217;est à ça que Dave pensait en passant en revue la totalité des types de légumes qu’il avait goûtés dans sa vie. Quant à ce steak rond et argenté, il ne savait pas s&#8217;il en avait déjà mangé un de la sorte.</p>
<p>Dave pensa un moment à l&#8217;engloutir. Un steak laser végétarien, c&#8217;est une bonne idée après tout. Ils avaient fini par trouver un moyen de refiler leurs marchandises. Pour sûr, à manger, c&#8217;était toujours moins désagréable que les anti-vomitif&#8230; ou même à consommer différemment. Puis il y avait quelque chose de ludique, un peu warholien dans le concept. Manger un steak laser, c&#8217;était comme boire du Harlan Coben ou sniffer du Z .Brite. Plus accessible à tous. Ca rentre, fait son effet, puis&#8230; la suite est toujours un peu plus désagréable. Mais la nature est toujours un peu désagréable… tous les légumes ne pouvaient être violets.</p>
<p>Puis manger cela, ça ferait peut être venir Clay. Il arriverait certainement une fois qu’il l&#8217;aurait fini. Il n&#8217;y a jamais de place pour deux problématiques à la fois dans un si petit monde&#8221;.</p>
<h3>La jouissance immédiate. Bouffer du Fast Food, jouer aux jeux vidéo, écouter le nouveau disque de rock à la mode&#8230; La limite entre art et recréation.</h3>
<p>Aussi bien fait qu&#8217;un Metal Gear Solid, aussi délicieux qu&#8217;un CBO (Chicken/Bacon/Onion)&#8230; pour quelques heures, quelques minutes. Pas une histoire de bonheur. Pour ce genre de prétention, autant se tourner vers Alain et Balzac. Plutôt une petite mort programmée, aussi forte que l’appel de votre patron sur l&#8217;Iphone : un petit crépitement qui saurait au mieux contracter votre haine.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Heart on" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/51vmjadmsbl_ss500_.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5799" style="margin: 10px;" title="Heart on" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/51vmjadmsbl_ss500_.jpg" alt="" width="350" height="350" /></a><span class="img-legende">Heart on</span></span>Eagles of Death Metal ne mérite rien de plus que cela : Balancier rythmique Stones, Rockhab&#8217; Ramones, plagiat potache JJ Cale. LE groupe Néo Rock aux cotés de Queen Of The Stone Age et Unkle. À cette phrase, nous pourrons cependant tirer la conclusion suivante: Josh Homme est la vision néo rock à lui tout seul. Et dans cette petite famille (qui ne peut pas comprendre les Gossip, ils ne sont qu’un groupe de reprises de Donna Summer), eux jouent le rôle des ploucs. Les fermiers rock star, les sudistes crétins, les Spinal Tap cul-terreux. C&#8217;est ce qui arrive quand on fricote trop avec un Jack Black et que niveau vision&#8230; c&#8217;est le strabisme nasal.</p>
<p>Je tiens pourtant à remercier les maisons de disques qui remplissent à merveille leur rôle de marchands de soupe (dans ce cas précis, nous préférerons parler de Burgeur King culturel) et donner le mode d&#8217;emploi d&#8217;écoute de ce disque: bouffer un cheeseburger en marchant dans la nuit, un paquet de Camel souple dans la poche et les Eagles of death metal dans les oreilles. Une image intemporelle de l’éternel éphémère.</p>
<p><strong>Eagles of death metal // <em>Heart on</em> // Downtown Record (Coop)</strong></p>
<p><strong><a href="www.myspace.com/eaglesofdeathmetal" target="_blank">www.myspace.com/eaglesofdeathmetal</a></strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://mediaservices.myspace.com/services/media/embed.aspx/m=44972728,t=1,mt=video" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="360" src="http://mediaservices.myspace.com/services/media/embed.aspx/m=44972728,t=1,mt=video" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<item>
		<title>OBAMANIA  Lettre à Josiah Edward Bartlet</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 22:16:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lazley</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[LE PARI GONZO]]></category>

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		<description><![CDATA[Josiah Edward &#8220;Jed&#8221; Bartlet is a fictional character played by Martin Sheen on the television serial drama The West Wing. He is President of the United States for the entire series until the last episode, when his successor is inaugurated.
***
Monsieur le Président,
Vous n’êtes pas sans savoir qu’une crevasse aux proportions supernovesques s’est récemment installée au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Josiah Edward &#8220;Jed&#8221; Bartlet</strong> is a <a class="mw-redirect" title="Fictional character" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Fictional_character" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/en.wikipedia.org');">fictional character</a> played by <a title="Martin Sheen" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Martin_Sheen" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/en.wikipedia.org');">Martin Sheen</a> on the <a title="Television" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Television" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/en.wikipedia.org');">television</a> <a title="Serial (radio and television)" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Serial_%28radio_and_television%29" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/en.wikipedia.org');">serial</a> <a title="Drama" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Drama" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/en.wikipedia.org');">drama</a></em> <em><a class="mw-redirect" title="The West Wing (TV series)" href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_West_Wing_%28TV_series%29" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/en.wikipedia.org');">The West Wing</a>. He is President of the United States for the entire series until the last episode, when his successor is inaugurated.</em></p>
<p><em>***</em></p>
<h3>Monsieur le Président,</h3>
<p>Vous n’êtes pas sans savoir qu’une crevasse aux proportions supernovesques s’est récemment installée au beau milieu de ce qui restait du cocon <em>alternate reality</em>, sur lequel vous régniez  jusqu’ici avec maestria.  Affichant tout à la fois l’arrogance du tabularasisme et l’incontinence messianique d’un groin humecté de Gettysburg  (terreau national pluriséculaire), cette révulsante OPA tisonnée <em>Comm’ Land </em>vient d’entériner le pillage en règle de votre si précieux legs comme <em>core value</em>.</p>
<p><span class="img-gauche"><a title="jed bartlet" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/jedbartlet.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-5836" style="margin: 10px;" title="jed bartlet" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/jedbartlet.jpg" alt="" width="240" height="300" /></a><span class="img-legende">jed bartlet</span></span>Depuis ce 20 janvier, on ne compte plus les larbins, greffiers narvalos et autres minions encravatés qui se repaîssent férocement, tel un Gérard Larcher soudain délivré d’une diète de deux heures, de ces merveilles d’ingéniosités nées de votre gravitas (copyright Toby Ziegler ?)</p>
<p>Oui, monsieur le Président … De par le monde, de la pou-pouffe facebookée au môme-lèvres-vibrantes-d’espoir-en-demain, du vieillard anti-atlantiste au sans-emploi sevré de télévision cérémonielle, partout on loue la retenue, la gestion yeux mis-clos de la marche du monde, bref la fermeté modérée du commander <em>in chief</em> éclairé. Plus écoeurant encore, ce détroussage est reverni à la va-vite, grossièrement dissimulé sous une couche de phoenixerie plus que douteuse. Observant un indéfectible deuil dès la seconde où vous posiez pour la dernière fois le pied sur Air Force One, je me devais de vous alerter : on essaye de dérober lâchement la mémoire de votre leadership !</p>
<h3>Comment ? A en croire l’intarissable monocordie de l’usurpateur, ardeur dans l’ouvrage et modestie dans le triomphe redeviendraient, de par son seul fait, les nouveaux badges de la jeunesse ?</h3>
<p>Je proteste, fulmine et tambourine ! C’est une irruption ouvertement obscène dans cet univers qui jusque ici était votre jardin secret ! Sans blague, pour qui se prend donc ce parvenu d’Illinois ? Les mimiques compassionnelles, la démarche photoshopée (pas une seule photo ni vidéo laide, il vous a chouravé C.J. ou quoi ?), la persistante distorsion<em> hugging the people / keeping yourself ahead</em>… Que je sois <em>subpoenaed</em> sur le champ si ce n’est pas directement « emprunté » à votre codex présidentiel ! Quel genre de fumier a bien pu lui souffler les préceptes de l’ellipse gouvernementale, cet art interdit dont vous étiez jusqu’ici seul gardien ?</p>
<p><span class="img-droite"><a title="martin_sheen_" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/martin_sheen_reference.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-5838" style="margin: 10px;" title="martin_sheen_" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/martin_sheen_reference.jpg" alt="" width="349" height="242" /></a><span class="img-legende">martin_sheen_</span></span>Monsieur le Président, il n’est pas encore trop tard pour riposter. Je vous sais toujours plus terrassé par ces cellules qui refusent de porter le fer, mais si vous ne revenez pas aux affaires dans les prochaines semaines, je ne réponds plus de l’état du politicardisme mondial. D’ici quelques jours, même la plus atone des républiques bananières aura dépêché du cancrelat en masse pour épier, collecter et réempaqueter votre bien à l’attention de quelque ambitieux, trop heureux de cette<em> manne revamping</em>.</p>
<p>Reprenez la scénarisation du réel, Monsieur Le Président. Elle a toujours été vôtre, et ne doit pas révéler à nouveau, par étourderie d’un fâcheux, la triste perméabilité qui régente la danse de nos deux mondes.</p>
<p>En espérant que vous entendiez cet appel,<br />
Hailtothechiefement,</p>
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		<title>JOY DIVISION  par Grant Gee</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 22:16:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cefarnet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>

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		<description><![CDATA[Manchester, 1976, les habitants commencent à devenir fous dans les HLM, la ville est un vaste dépotoir laissé à l&#8217;abandon, la crise des arsenaux est déjà bien entamée. Quatre jeunes en avaient marre de glander dans la rue, ils ne se connaissaient pas encore que quelques toqués commençaient à en avoir mal du rock tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Manchester, 1976, les habitants commencent à devenir fous dans les HLM, la ville est un vaste dépotoir laissé à l&#8217;abandon, la crise des arsenaux est déjà bien entamée. Quatre jeunes en avaient marre de glander dans la rue, ils ne se connaissaient pas encore que quelques toqués commençaient à en avoir mal du rock tout mou pour danser.</h2>
<p><span class="img-droite"><a title="Docu Grant Gee" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/joydivisiondvdsku.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5806" title="Docu Grant Gee" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/joydivisiondvdsku.jpg" alt="" width="300" height="393" /></a><span class="img-legende">Docu Grant Gee</span></span>Comme beaucoup, certains commencent à dire « no future ». La police est méfiante, les politiciens ont des choses plus sérieuses à faire, bien sûr&#8230; Mais ça va donner la pêche à quelques mecs qui en ont marre de passer des annonces pour mendier du taf. Au lieu de passer pour des crétins devant un patron qui leur demanderait éventuellement le cul de la crémière, ils se rencontrent pour faire de la musique.  Et ils n&#8217;y connaissent pas beaucoup plus en musique que les Clash. Ils ont juste vu un concert des Sex Pistols&#8230;</p>
<p>Le documentaire de Grant Gee raconte l&#8217;histoire de Joy Division jusqu&#8217;à la mort dramatique de Ian Curtis. Sa femme lui avait dit qu&#8217;elle mourrait le lendemain si elle le quittait&#8230; Sa maîtresse n&#8217;aura rien pu faire contre une pendaison. C&#8217;était en 1980. Entre 78 et ce moment, ils auront fait de la musique pour pas un radis. Ils auront eu plusieurs producteurs, et leurs meilleurs morceaux ne sont pas forcément ceux qui les auront les plus enrichis. Ceux qui ont survécu à cette époque ont bien vieilli, ils font encore des galas un peu partout sans perdre le rythme, en bons pépères. Mais ils ne font plus une seule chanson de Ian Curtis. Un peu comme certains passagers de US Airways qui, bien qu&#8217;étant montés dans un airbus atterrissant sur l&#8217;eau, garderont un souvenir inoubliable des talents des ingénieurs de Toulouse. Grâce à la compagnie américaine, nous savons désormais que les dépliants sur l&#8217;évacuation des avions ne servent pas à rien: dans quelques siècles, les archéologues se pencheront avec intérêt sur cette civilisation qui engloutissait des gros porteurs à moteur thermique.</p>
<p>Bon, en vrai, la fin du documentaire est minable. En gros, Manchester a été sauvé par Joy Division, et, même si je ne me rappelle pas de la formule exacte du documentariste, celui-ci pense qu&#8217;un simple groupe de musique est à l&#8217;origine de la renaissance de Manchester. Franchement&#8230; ça et la dernière branlette de votre serviteur&#8230;.  Je n&#8217;ai jamais écouté de punk en dehors des Clash. Moi mon truc c&#8217;est le rap. C&#8217;est pas une bande de types qui se prennent pour des aristocrates qui va me troubler.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Rf8tzcc28iw&hl=fr&fs=1" /><param name="align" value="left" /><param name="vspace" value="10" /><param name="hspace" value="10" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/Rf8tzcc28iw&hl=fr&fs=1" hspace="10" vspace="10" align="left"></embed></object>Et malgré tout, il subsiste de bons moments: le producteur qui deale, la maîtresse française ultra sophistiquée, le grand truc de Ian Curtis jouant avec des porcs au milieu du lisier&#8230; Il y a aussi le passage où Joy Division réinvente les basses, ce qui fera réfléchir certains. Sans parler des premiers squats d&#8217;artistes où les mecs en sont réduits à admirer de l&#8217;art abstrait. Et puis il y a le patron de salle que tout cela faisait bien rire, et qui, malgré les menaces de la police, s&#8217;entête à faire jouer des musiciens qui insultent la Reine, le parlement et les victimes. (le bon salaud&#8230;). Et puis il y a beaucoup d&#8217;autres choses&#8230; Mais bon sinon je ne suis pas sûr que la BO soit de Ian Curtis;  c&#8217;est à vérifier.</p>
<p><em>Joy Division, sortie le 28 janvier 2009, de Grant Gee, documentaire, 2007</em></p>
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		<title>JUKEBOX GONZO  Friday on my mind</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 22:16:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louie Louis</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[LE PARI GONZO]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;L&#8217;imagerie du vécu dépasse n&#8217;importe quelle logique basée sur un raisonnement. C&#8217;est là la force du teenager.&#8221; Yves Adrien dans &#8220;Je chante le rock électrique.&#8221;
La musique pop a ce pouvoir: être belle et simple, pas intello mais pouvant tout de même faire sentir à l&#8217;auditeur qu&#8217;en tout point, il est le meilleur.
Vision détachée, autiste presque, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>&#8220;L&#8217;imagerie du vécu dépasse n&#8217;importe quelle logique basée sur un raisonnement. C&#8217;est là la force du teenager.&#8221;</em> Yves Adrien dans &#8220;Je chante le rock électrique.&#8221;</p>
<h2>La musique pop a ce pouvoir: être belle et simple, pas intello mais pouvant tout de même faire sentir à l&#8217;auditeur qu&#8217;en tout point, il est le meilleur.</h2>
<p>Vision détachée, autiste presque, que partageait Yves Adrien avec Nik Cohn, qui à vingt-deux ans immortalisa à jamais ce que le rock et la pop devaient être, dans son livre <em>Awopbopaloobopalopbamboom</em>,  bien mieux que Greil Marcus par exemple. Nik Cohn est un styliste du phrasé rock, tout en efficacité et simplicité&#8230; comme l&#8217;était <em>She loves you </em>des Beatles. Le genre de décharge qui vous fait garder les doigts dans la prise pour longtemps.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="james_dean_times_square" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/james_dean_times_square_l.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5824" style="margin: 10px;" title="james_dean_times_square" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/james_dean_times_square_l.jpg" alt="" width="407" height="596" /></a><span class="img-legende">james_dean_times_square</span></span>Le vécu donc&#8230; le ressenti&#8230; mot d&#8217;ordre du journalisme gonzo, non? Eh bien de la pop aussi. Enregistrer dans le vinyle un sentiment adolescent individualiste qui s&#8217;élève à l&#8217;universalité, en deux minutes et quarante secondes d&#8217;électricité, des petits mods boutonneux et australiens, les Easybeats, l&#8217;ont fait. Et avec brio, s&#8217;élevant du même coup aisément dans un rang identique à celui du théoricien sonique Pete Townshend ou dans un genre déjà plus punk, des Stooges.<em> Friday on my mind </em>est un <em>My generation </em>en puissance, donnant aux obsessions et tourments adolescents une noblesse bien méritée.</p>
<p>Partout dans le monde occidental, et partout dans le temps (en témoigne le clip de britney Spears<em> Baby one more time</em> sorti en 1999, au hasard, oui oui souvenez-vous), l&#8217;adolescent attend la fin de la classe, regardant par la fenêtre la chute des feuilles, le chanceux qui n&#8217;a pas cours, la personne qu&#8217;il convoite, en triturant son stylo, écrasant sa joue dans sa main, tapant du pied&#8230; Partout aussi, l&#8217;adolescent attend cette fabuleuse invention qu&#8217;est le week-end.<br />
Le vendredi après-midi dégage dans tout établissement scolaire une ambiance euphorique, survoltée et chaleureuse. Un parfum de folie, le sentiment que le temps s&#8217;arrête et que l&#8217;éternité devient un vaste terrain de jeu où tout est possible. Cliché, flash, appelez cela comme vous voudrez, je n&#8217;ai pourtant jamais été si proche de la vérité d&#8217;un sentiment.<br />
Aussi vrai que le Lundi est une abomination qui demande une grande capacité à s&#8217;auto-anesthésier pour pouvoir le supporter,le Vendredi est vécu comme le jour de grâce pour Lucien Rebatet.</p>
<h3>Magique, inespéré. Et surtout, chaque fois nouveau. La semaine, c&#8217;est le lourd fardeau, source d&#8217;angoisse et d&#8217;ennui, longue, trop longue. C&#8217;est ici merveilleusement dit:</h3>
<p>Monday morning feels so bad,<br />
Ev&#8217;rybody seems to nag me<br />
Coming tuesday I feel better,<br />
Even my old man looks good,<br />
Wednesday just don&#8217;t go,<br />
Thursday goes too slow,<br />
I&#8217;ve got Friday on my mind</p>
<h3>Le vendredi, obsession collective. Le vendredi est une névrose adolescente.</h3>
<p>Pas pour rien que les plus belles reprises de<em> Friday on my mind</em> seront titrées &#8220;La follia&#8221; par les Italiens I Ribelli et &#8220;Vendredi m&#8217;obsède&#8221; par le magnifique Erick Saint-Laurent. Il est à présent, il me semble, important de souligner à quel point une chanson pop aussi réussie peut aider la jeunesse à assumer et à revendiquer ce pour quoi elle devrait culpabiliser.<br />
Attendre le week-end, finalement, c&#8217;est un peu une attitude &#8220;petit con&#8221;, celle de l&#8217;adolescent qui s&#8217;ennuie, mais avec une chanson comme celle-ci, ses couplets lancinants, son refrain explosif, son texte tout simplement vrai, le teenager peut être fier de ce qu&#8217;il est. Fier de ne pas être raisonnable, fier de tout vouloir dans l&#8217;instant et de ne penser qu&#8217;à s&#8217;amuser.</p>
<p>Gonna have fun in the city,<br />
Be with my girl she&#8217;s so pretty,<br />
She looks fine tonight,<br />
She is out of sight to me,<br />
Tonight&#8230;.I spend my bread,<br />
Tonight&#8230;I lose my head&#8230;</p>
<p>Rien d&#8217;autre. Rien d&#8217;autre qu&#8217;être dans la ville. Etre là. Perdre le contrôle et dépenser son argent de poche. Au plus haut point, voici une attitude dandy, étonnement semblable à Brummell décrit par Barbey d&#8217;Aurevilly. Et chaque jeune devient, l&#8217;espace d&#8217;une durée que l&#8217;on n&#8217;estime pas, un petit Jean Lorrain boutonneux, un Milord L&#8217;Arsouille à effluves hormonales. Rien n&#8217;est alors plus beau. Si le monde adulte inventa le week-end, la jeunesse l&#8217;a investi pour en faire l&#8217;ultime réaction esthétique et morale au conformisme de la semaine passée à l&#8217;école.</p>
<p>Voilà ce que raconte <em>Friday on my mind</em>&#8230; Oh, bien sûr, il arrive beaucoup trop fréquemment que rien ne se passe, et que l&#8217;on ait encore plus le sentiment d&#8217;être enfermé que pendant la semaine, mais c&#8217;est une autre histoire dont on ne tire jamais leçon&#8230; Nous sommes Dimanche soir, et Vendredi m&#8217;obsède, déjà.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/7zB0RygrYy8&hl=fr&fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/7zB0RygrYy8&hl=fr&fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		</item>
		<item>
		<title>NATASHA  La belle veut sa revanche</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/natasha-la-belle-veut-sa-revanche/</link>
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		<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 22:15:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Guimaraes</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ENTREVIEWS]]></category>

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		<description><![CDATA[Natasha serait-elle l’Iggy pop française ou l’iguane serait-il le pendant mondial de l’ex-chanteuse d’AS Dragon ? Admettons que les clichés ont souvent brouillé l’image de la chanteuse. Des photos torse cuir, la bandoulière un peu nue, l’air un peu ailleurs. Merci Jean-Baptiste Mondino.
Sortie des modes, loin des sunlights, Natasha reste tout de même un sacré [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Natasha serait-elle l’Iggy pop française ou l’iguane serait-il le pendant mondial de l’ex-chanteuse d’AS Dragon ? Admettons que les clichés ont souvent brouillé l’image de la chanteuse. Des photos torse cuir, la bandoulière un peu nue, l’air un peu ailleurs. Merci Jean-Baptiste Mondino.</h2>
<h3>Sortie des modes, loin des sunlights, Natasha reste tout de même un sacré character. Ex-chanteuse d’un groupe prématurément prometteur, bête de scène et de vie, son regard en dit souvent plus long que les questions de l’intervieweur.</h3>
<p>Alors que son ancien groupe cherche encore un chanteur de substitution, que deux des musiciens sont partis monter un projet parallèle (<a href="http://www.gonzai.com/control-club-produit-interieur-brut/"  target="_blank">Control Club</a>), Natasha turbine. De nouvelles compositions, un nouveau band (Benjamin Lebeau, de <a href="http://www.myspace.com/thefilmmusic" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">The Film </a>/ <a href="http://www.myspace.com/theshoesmusik" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">The Shoes</a>) et un rendez-vous décroché chez elle pour discuter des projets.</p>
<p><span class="img-gauche"><a title="Natasha par JB Mondinot" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_f354ab7e65c436d7d131d87f66ba0f2b-225x300.jpg" ><img class="alignleft size-medium wp-image-5475" style="margin: 10px;" title="Natasha par JB Mondinot" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_f354ab7e65c436d7d131d87f66ba0f2b-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><span class="img-legende">Natasha par JB Mondinot</span></span>Après un petit café délicieux, et une visite de sa charmante demeure familiale, Charles et moi même, ainsi que Fiston, notre photographe, nous prenons place dans la chambre près de sa réverb’. «Emmène moi, où tu voudras, mais chez moi». Certaines choses finissent toujours par changer.</p>
<h3>Charles Von Strychnine : La musique à l&#8217;adolescence, tu as commencé comment ?</h3>
<p>Natasha : J’ai commencé avec la Soul et le jazz, le blues essentiellement. Les premiers disques avec mon père c&#8217;était Bob Dylan -ouais Bob Dylan !- les Doors, la bossa Brésilienne. Le premier disque que j&#8217;ai acheté , je me demande si ce n’était pas BreakMachine, en 83. Début 80 quoi….</p>
<h3>Jean Guimaraes : C&#8217;était l&#8217;électro Boogaloow qui te plaisait ? Cybotron de Juan Atkins (clear) ?</h3>
<p>N : Le début du Break quoi !</p>
<h3>C : Pour toi c&#8217;était important le côté Break ?</h3>
<p>N : A fond ! (<em>Natasha nous retrouve sa compile et nous fait écouter quelques titres</em>)<br />
Tout ca c’est «à cause» de mes sœurs aînées, qui étaient vachement New Wave. Je me foutais un peu de leur gueule faut dire. Je crois avoir été très marquée par la période 1980-1983.</p>
<h3>C : Je trouve que ça se retrouve vachement chez toi. Donc tu as commencé comme ça ?</h3>
<p>N : A la même période j&#8217;ai commencé la danse. On dansait vraiment comme des folles. Là dessus je découvre le Hip Hop avec Sugarhill Gang, Dr Dre et tout. Arrivée de la Soul puis du Rock seventies et enfin beaucoup de jazz. En fin de compte, ma culture Rock s&#8217;est faite beaucoup plus tard, surtout avec les AS Dragon. Et notamment le batteur (Hervé Bouétard, NDR), qui m&#8217;a fait découvrir pleins de groupe de folie. Des choses très précises, des références hyper pointues.</p>
<h3>J : Et la rencontre avec Bertrand Burgalat ?</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Natasha par Fiston" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/081217_natasha_02.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5477" style="margin: 10px;" title="Natasha par Fiston" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/081217_natasha_02.jpg" alt="" width="400" height="267" /></a><span class="img-legende">Natasha par Fiston</span></span>N : C’est un sacré personnage ! Ce mec a la classe, ses références sont profondes, respect. Tu sais d&#8217;où ça vient Tricatel?</p>
<h3>J : …</h3>
<h3>C<em>: L&#8217;aile ou la Cuisse</em>, de Zidi , Monsieur Tricatel, l&#8217;industriel&#8230;</h3>
<p>N : Ouais voilà. Il a son esthétique au final Bertrand. AS dragon a son identité de départ, qui a évolué avec le temps, lorsque les membres se sont rejoints. Mais ce n&#8217;est pas ce qu&#8217;il y a de plus flagrant : Bertrand a toujours poussé le groupe vers un côté Soul, un truc à la Motown. Je crois que c&#8217;est son fantasme. C&#8217;est paradoxal mais je suis sur que au fond de lui, il méprise la pop ! (Rires)</p>
<h3>J : Parlant de Tricatel on peut faire un parallèle avec les Shades. Des mômes à qui on a donné une gratte et un ampli, des textes ou pas d&#8217;ailleurs, tu en penses quoi de cette génération ?</h3>
<p>N : Je trouve que ce sont des gens hyper intéressants, singuliers, leur démarche est saine, agréable je trouve. Ce sont des jeunes qui sont là et qui créent. Après, le groupe en tant que tel, disons, que je les perçois en tant qu&#8217;individualités. L&#8217;identité du groupe, où elle va, je n&#8217;en sais rien. Entre ce que tu projettes et ce que tu es réellement, il y a souvent un fossé. Par exemple je n&#8217;ai jamais vu en Burgalat une Rock star, c&#8217;est plutôt le Burt Bacharach français. Mais il est a fond dans la pop maintenant.</p>
<h3>J: Comme tu dis, les Shades sont très sains, mais le Rock, pour moi c&#8217;est un peu l&#8217;envie de casser quelque chose quoi !&#8230; (Nous parlons drogues pendant un moment…)&#8230;et puis pour moi le rock c’est continuer de courir, sortir de scène, ne pas s&#8217;arrêter, partir en vrille jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il y ait un bras qui te tombe ! Je trouve que l&#8217;on ne retrouve pas ça chez les babyrockers&#8230;</h3>
<p>N : Enfin ?! Moi je ne suis pas comme ça ! J&#8217;ai pas envie de perdre un bras  ! (Rires) Le fait de se défoncer la gueule, faire n&#8217;importe quoi aujourd&#8217;hui, ce côté Rockstar, etc…Ca ne tient plus. La réalité des choses est tout autre, c&#8217;est beaucoup plus complexe que ça. Chaque personnalité a ses force contraires. Le discours &#8220;ouais faut se défoncer la gueule&#8221;, c&#8217;est déplorable&#8230;Tu vois Pete Doherty, c&#8217;est déprimant&#8230;</p>
<h3>J : Oui mais si tu n&#8217;es pas capable d&#8217;être là sur scène, tu perds ton intention non ? Quand on est une icône, on est là pour transmettre, même Jim Morrison, ce mec il finit dans un état piteux, non..</h3>
<p><span class="img-gauche"><a title="Natasha VS Charles V." rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/081217_natasha_12.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-5479" style="margin: 10px;" title="Natasha VS Charles V." src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/081217_natasha_12.jpg" alt="" width="500" height="334" /></a><span class="img-legende">Natasha VS Charles V.</span></span>N : Nous sommes de toute façon dans une surexploitation globale, une image cliché. Ce sont eux les premières victimes, je suis triste pour eux.</p>
<h3>J : Chez toi, tes textes sont très cools, gentils, tu as ce côté punk, cette énergie, mais je ne te vois pas cracer sur les gens , tu confirmes ?</h3>
<p>N : Oui. De toute les manières je ne tomberai pas dans l&#8217;excès, ça me fait chier de penser que je ne pourrai plus boire un verre de vin, plus jamais fumer une cigarette. La drogue on en fait pas un mode de vie.</p>
<h3>J : Natasha, tu es en Studio en ce moment non?</h3>
<p>N : Oui on prépare quelque chose. Ca vient rapidement. Et puis il y a la scène. J&#8217;adore la scène, chaque scène est meilleure que la précédente. Sur les derniers concerts, j&#8217;ai l&#8217;impression de carburer mills fois plus qu’au début ! Je ne me lasse jamais du public, qu&#8217;ils soient deux ou mille. Lorsque je suis en représentation, je donne de ma personne.</p>
<h3>C : Tu viens de la Danse, maintenant la musique. Alors le Cinéma, c&#8217;est quelque chose qui t&#8217;influence non?</h3>
<p>N : Dans mes textes c&#8217;est certain, j&#8217;aime l&#8217;image que peut procurer ce que je chante. J&#8217;ai commencé par le cinéma hollywoodien, principalement, Cronenberg. J’aime beaucoup. Lynch bien entendu. Lorsque j&#8217;écris, les images viennent de la musique. C’est l&#8217;adéquation entre les mots et la musique qui donne l&#8217;image. J&#8217;aime l&#8217;écriture dans sa forme brève, j&#8217;ai toujours écrit des petites phrases, des maximes, dans un coin, sur un carnet. Entre la poésie et l&#8217;idée. Je cherche souvent à me mettre dans une position inconfortable, me retrouver face à mes idées sans y être soumise.</p>
<h3>J : Une mise en danger ?</h3>
<p>N : Un manque de sommeil, une angoisse, il faut que tu arrives à un paroxysme avant que cela sorte, je ne sais pas pourquoi d&#8217;ailleurs, mais ça passe par là, par à-coups.</p>
<h3>C: Et la scène? Tu condenses tout? Que ce soit au niveau de l&#8217;écriture ou de la musique ? Tu es en forme avant de monter sur scène, tu gères?</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Natasha #2 par Fiston" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/081217_natasha_03-300x200.jpg" ><img class="alignleft size-medium wp-image-5478" style="margin: 10px;" title="Natasha #2 par Fiston" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/081217_natasha_03-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><span class="img-legende">Natasha #2 par Fiston</span></span>N : Ca m&#8217;arrive d&#8217;être en super forme oui (Rires) . Et puis dès que j&#8217;approche de la scène vient cette sensation, c&#8217;est terrible. Mais dès que j&#8217;y suis, que je suis dedans, là je me mets en danger. J&#8217;aime beaucoup me mettre au bord, voir ce qu&#8217;il se passe derrière. Comme lorsque je faisais de la danse. J&#8217;ai fait un truc avec un Belge où les danseurs tombaient de 4 mètres ! Tu courrais et tu te jetais à terre pour rouler sur 25 mètres. Il y avait cet exercice…Tu tournais pendant 10 minutes, tu t&#8217;arrêtais, tu te mettais sur une jambe et il fallait sortir un truc , complètement improvisé. Essaye de tenir 10 minutes en tournant sur une jambe&#8230; tu vas comprendre…Lorsque tu es dans un stade d&#8217;épuisement, tes barrières tombent, tu te livres, c&#8217;est très excitant, tu libères des choses intéressantes. Après le risque dans l&#8217;excès c&#8217;est effectivement  d&#8217;arriver a ne plus rien ressortir, l&#8217;absence de sensation. Ca on ne le veut pas !</p>
<h3>C : On parle souvent de toi en comparaison avec Iggy Pop, énergie sur scène… Il t&#8217;a marqué?</h3>
<p>N : C&#8217;est évident qu’Iggy Pop reste incontournable, j&#8217;avais lu une interview de lui où on lui demandait quel autre chanteur il aurait aimé être : Il avait répondu qu&#8217;il aurait adoré être Nina Simone, à se toucher les mamelons tout en chantant sur quatre octaves. J’avais trouvé ça génial. Après…je ne veux surtout pas me comparer a Iggy Pop, mais j&#8217;adore ce qu&#8217;il fait. Ce type possède une énergie très pure et toujours aussi authentique, on se demande comment il fait à son âge.</p>
<h3>C : Existe-t-il des choses auxquelles tu n&#8217;as pas encore touché et que tu aimerais faire? Le cinéma par exemple…</h3>
<p>N : Oui bien sûr, le cinéma c&#8217;est quelque chose.</p>
<h3>C : Et le Rap ? On parlait de hip hop tout à l&#8217;heure…</h3>
<p>N : Ca c&#8217;est encore autre chose, bien sûr il y a des idées : chanter en anglais par exemple. Mais en France je me vois mal chanter uniquement en anglais. En revanche, si je me retrouve en Angleterre, ce sera avec grand plaisir. Vous voulez pas venir me voir en studio le week-end prochain?</p>
<div><a href="http://www.myspace.com/natashaband  " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong><span>www.myspace.com/natashaband</span></strong></a></div>
<div><em>Photos par Fiston</em></div>
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		<title>ZZZ  Running with the beast</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 22:15:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Après s’être essayé sans succès (sans succès : ne pas être reconnu dans la rue, idéalement sur les Champs Elysées, ou le cas échéant, dans l’artère d’une métropole européenne) aux farfisas vaudous sans slip sur leur premier album sobrement intitulé Sound of ZZZ, le duo hollandais revient avec des glaçons fourrés au fond du string.
zzzEn [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Après s’être essayé sans succès (sans succès : ne pas être reconnu dans la rue, idéalement sur les Champs Elysées, ou le cas échéant, dans l’artère d’une métropole européenne) aux farfisas vaudous sans slip sur leur premier album sobrement intitulé <em>Sound of ZZZ</em>, le duo hollandais revient avec des glaçons fourrés au fond du string.</h2>
<p><span class="img-droite"><a title="zzz" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/zzz-299x300.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-5790" style="margin: 10px;" title="zzz" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/zzz-299x300.jpg" alt="" width="299" height="300" /></a><span class="img-legende">zzz</span></span>En terme d’imagerie visuelle, s’il fallait donner aux porcs de quoi manger, on pourrait résumer <strong><em>Running with the beast </em></strong>à la fuite desespérée d’un poulet poursuivi par un batteur en surcharge pondéral et un maigrelet à casquettes dévissée. C’est un peu l’histoire de ce deuxième album, qui cherche, qui court, cherche à foutre le bordel sans trop savoir pourquoi ni comment les synthés de K2000 surnagent sur le rythme disco de <em>Spoil the party</em>, troisième piste, première surprise d’une rencontre Suicide VS Modern Lovers. Des images, l’album en contient, des chansons aussi. Aussi déséquilibrées que le duo violeur de poules. Sur le titre éponyme, il y a John Carpenter qui fait cuire des chipolatas sur ton vagin. Ou peut être serait-ce l’invasion du Pérou par une armée de vendeurs de synthés Casio. On ne sait plus trop, finalement, face au son spectral qui sort des enceintes. Un message ? Danse. Une vision ? Meurs. Sur <em>Angel,</em> ZZZ touche au but, 1.0 contre l’auditeur, balle au centre, retour au pays natal, fonte des banquises, mort des ours fluos, cri primal, voix réverbérée et nappes fluides.<br />
<em><strong><br />
Running with the beast</strong></em> parviendra-t-il à stopper la fonte du monde grâce à son groove venu des terres blanches, ZZZ se fera-t-il enfin alpaguer dans les rues d’une grande artère européenne, peut-on vraiment mettre plus de deux glaçons dans un string sans risquer les fuites ? Autant de questions auxquelles l’album ne répond pas; l’auditeur, quant à lui, s&#8217;est déjà liquéfié.</p>
<p><strong>ZZZ // <em>Running with the beast </em>// ANTI/Excelsior</strong><br />
<a href="http://www.myspace.com/zzz" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/zzz</a></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/sym-MkLkivA&hl=fr&fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/sym-MkLkivA&hl=fr&fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>FARIS NOURALLAH  Radio Faris</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 22:15:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Se nommer Faris Nourallah, par les temps qui courent, c’est déjà l’assurance de quelques retombées. De là à parler de la bombe –musicale- de ce début d’année, il n’y qu’un pas que je n’étais pas prêt à franchir. Parce que justement, Faris Nourallah, c’est tout de même moins sexy que Cosmo Kramer ou Saks Maniacs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Se nommer Faris Nourallah, par les temps qui courent, c’est déjà l’assurance de quelques retombées. De là à parler de la bombe –musicale- de ce début d’année, il n’y qu’un pas que je n’étais pas prêt à franchir. Parce que justement, Faris Nourallah, c’est tout de même moins sexy que Cosmo Kramer ou Saks Maniacs en avatar. Du moins sur le papier.</h2>
<h3>Mais le papier, Faris le brûle, par les deux bouts, jusqu’à l’incendie. Une identité, un bout de terre, Faris brouille les cartes et distribue le jeu. SON jeu.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Radio Faris" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_7e0533f8d156bfe812de2ea12e5989c4-300x300.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-5830" style="margin: 10px;" title="Radio Faris" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_7e0533f8d156bfe812de2ea12e5989c4-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><span class="img-legende">Radio Faris</span></span>Et ce jeu quel est-il ? Radio Faris, c’est le futur d’un John Lennon après sa mort. La voix de Faris, c’est une étincelle dépressive, quelque chose de puissamment gloomy qui scotche la gueule sur le parquet, sans réflexion. Et dire que c’est une surprise, c’est minimiser l’importance du bonhomme. <em>Why did I ever fall in love</em>, c’est l’autisme d’un ricain vivant à Dallas dans le dénuement profond, l’angoisse du dehors, la peur de l’autre, les lettres d’amour écrites sur le mur rouge sang, Sharon Tate’s not Dead, ever, les mariachis d’Arthur Lee plongés dans un peu de peinture noire.</p>
<p>Radio Faris traîne une foule de fantômes dans son sillage : Lennon, bien sûr, mais également Elliot Smith, Daniel Johnston (déjà cliniquement mort, si vous aviez commencé à chercher sur Wikipedia). Et comme dans toutes les histoires américaines, l’happy end surgit sur deux titre majestueux, placés vicieusement là où l’auditeur souvent décroche, n’a plus la foi. <em>It blows</em>, deux minutes et trente deux secondes de lumières 220W à rentrer directement dans le top 10 des « chansons à jouer pour son propre enterrement » pour mami et papi qui pleurent ton départ. Un arc-en-ciel. Puis <em>Throw it all away</em>, perle piano pute sur le déclin avec l’horizon biseauté sur les bords, pas compliqué,  juste de quoi faire comprendre à Herman Dune que la vie comme un vendeur de tongues chez Decathlon, non, ce n’est pas impossible pour celui qui croit en son destin. Celui de Faris s’annonce pauvre en royalties, beau en espoir. De loin, le meilleur pédigré potentiel.</p>
<p><a href="http://www.myspace.com/farisnourallah" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong>http://www.myspace.com/farisnourallah</strong></a></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/XHa6WfSxqT8&hl=fr&fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/XHa6WfSxqT8&hl=fr&fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>PAT SMEAR  In Uterus !</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 22:15:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Formerly W. Goethe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>

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		<description><![CDATA[Trouvé dans des décombres adolescents: une VHS. Sur l&#8217;étiquette raturée : &#8220;Wayne&#8217;s World 2&#8243;. Par dessus, à l&#8217;encre d&#8217;un marqueur noir, écriture manuscrite impérieuse : &#8220;Nirvana NPA&#8221;. Vestiges archéologiques de mes années d&#8217;apprentissage ?
Vérifions.
Pat SmearLe support magnétique est inexploitable en l&#8217;état. Il y a bien longtemps que j&#8217;ai balancé mon magnétoscope, avec ma désinvolture juvénile, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Trouvé dans des décombres adolescents: une VHS. Sur l&#8217;étiquette raturée : &#8220;Wayne&#8217;s World 2&#8243;. Par dessus, à l&#8217;encre d&#8217;un marqueur noir, écriture manuscrite impérieuse : &#8220;Nirvana NPA&#8221;. Vestiges archéologiques de mes années d&#8217;apprentissage ?</h2>
<p>Vérifions.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Pat Smear" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/untitled-18.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-5819" style="margin: 10px;" title="Pat Smear" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/untitled-18.jpg" alt="" width="271" height="403" /></a><span class="img-legende">Pat Smear</span></span>Le support magnétique est inexploitable en l&#8217;état. Il y a bien longtemps que j&#8217;ai balancé mon magnétoscope, avec ma désinvolture juvénile, dans la grande poubelle de l&#8217;existence. Youtube est la porte de salut d&#8217;une nostalgie que je ne peux réprimer plus longtemps. Clic. Clic.</p>
<h3>Voila, Antoine de Caunes, pixellisé à mort, annonce le show bleu-nuit de Cobain et ses potes&#8230; c&#8217;est parti: <em>Drain You</em>&#8230;</h3>
<p>Foutre Dieu ! Suis-je devenu si vite sénile que je ne sais plus compter jusqu&#8217;à trois ? En plus de Cobain, Grohl et Novoselic, tous cravatés, un quatrième gazier s&#8217;agite dans des gesticulations extatiques qui sonnent&#8230; plus punk&#8230; que grunge ?</p>
<p>Punk oui ! Un authentique punk : Pat Smear appelé en renfort, les bras tendus vers le sol, cambrure simiesque électrisée, griffe ses cordes de la main droite et les éclate contre les micros. Ça siffle, ça crache gras, dans tous les sens. Gros son punk, violence du tempo qui boucle le premier morceau en un temps record. Grandiose.</p>
<p>Les  soubresauts magnifiques de Pat Smear m&#8217;ont porté, enthousiaste, toute cette foutue journée. Je me suis repassé les vidéos en loucedé pendant une réunion. Sans le son. Juste le putain de bordel de Pat Smear sur scène. Aucun de mes collègues affairés n&#8217;a compris mon sourire carnassier. Le souffle punk&#8230;</p>
<p>Je n&#8217;irai pas à la cafet&#8217; à midi. Je m&#8217;enferme dans mon bureau pour grappiller quelques trucs sur ce guitariste qui répondit aux Red Hot Chili Peppers : &#8220;Si vous ne faites plus de funk, pas de problème, je remplace votre gratteux.&#8221; Quel cran ! Quelle classe !</p>
<p>Celle cultivée depuis l&#8217;époque de The Germs, power-quartet répondant en tous points à l&#8217;académisme punk : hargne rythmique préférée à une musicalité indigente, look nazifiant pour Darby Crash, mèches DebbieHarriesque sur le crâne Lorna Doom. Et des pseudonymes scabreux prompts à choquer le bourgeois : &#8220;Pat Smear&#8221; est un habile jeu de mot sur le terme qui désigne d&#8217;ordinaire, le test de dépistage du cancer de l&#8217;utérus&#8230;</p>
<p>Si l&#8217;aventure fut brève, les Germs ont infecté, tels une maladie infantile, les corps et les bands grunge. Ce genre de bacille qui laisse des séquelles, une poliomyélite qui contraint à ne rien jouer de plus que trois accords fiévreux.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/297bWsLiEbM&hl=fr&fs=1" /><param name="align" value="left" /><param name="vspace" value="10" /><param name="hspace" value="10" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/297bWsLiEbM&hl=fr&fs=1" hspace="10" vspace="10" align="left"></embed></object><em>Rewind. Play. </em>Encore, encore la vidéo de NPA. Cette fois, je le tiens. Voila ce qui frappe dur : Smear vole la vedette à Cobain et ses acolytes déjà moribonds. C&#8217;est lui qui donne ce rythme infernal qui laisse sur le carreau l&#8217;apathie grunge. La fougue, l&#8217;injure, le cynisme militant de Nirvana n&#8217;est plus qu&#8217;un souvenir pieux. Cobain abandonne sa guitare&#8230;</p>
<p>Comprenons : Kurt a appelé Pat,<span> </span><span>comme on appelle le prêtre pour le viatique.</span> Pour contempler une dernière fois l&#8217;Esprit-Saint immortel et mordre l&#8217;hostie. Avant de faire le grand saut. Boire de ce fluide punk qui l&#8217;avait fait naître. Laisser la disto punk originelle supplanter le fuzz grunge pour exalter la voix meurtrie, gueularde.</p>
<p>Encore excité, mais pensif, je me suis repassé ce soir, le MTV Unplugged, la Cène rock : le Christ blond rassemble ses disciples dans un décor de limbes violacées qui puent le pathétique. Je déteste ce concert : si insupportable de constater l&#8217;agonie de ceux qui furent des parangons de révolte, mes idoles.</p>
<h3>Mais, encore une fois je voulais voir Pat.</h3>
<p>Il tient son poste, droit dans ses chaussettes (sic), sans réprimer quelques accès de violence pour sa guitare acoustique. Assis en hauteur, il fume sa clope, balance indolemment ses jambes. Et applique cette rythmique dure, même aux guimauves dégoulinantes de violoncelle. On sent qu&#8217;il aimerait bondir et se disloquer frénétiquement, mais peut-on faire ça lors d&#8217;une veillée funèbre ? L&#8217;ingé-son mixe Pat un cran au-dessous des autres : pudeur malhonnête, foutue bondieuserie. Enculés de MTV !</p>
<p>Entre deux titres, Cobain se tourne vers Pat pour le présenter au public : &#8220;<em>Pat Smear, he&#8217;s a certified punk rocker</em>&#8220;. Et l&#8217;autre de se marrer humblement en tirant une taffe sur sa sèche.</p>
<h3>Le grunge est mort, Kurt est mort. Un peu comme mes potes de lycée qui déchiraient leurs jeans pour emmerder le monde. Et qui sont tous, aujourd&#8217;hui, consultants chez Accenture, étriqués dans un costume 50% soie, 50% orgueil en acrylique, 100% renonciation.</h3>
<p>Moi je suis sauvé, car j&#8217;ai vu la foudre et la juste fureur : Pat Smear et sa fervente fidélité punk. Il est l&#8217;incarnation de l&#8217;excellence rock au-delà des modes à la con et des mouvements de &#8220;révolte juvénile&#8221;.</p>
<p>Pat&#8217;s not dead, and will never die !</p>
<p><a href="http://www.patsmear.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.patsmear.com');" target="_blank">http://www.patsmear.com/</a></p>
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		<title>CÂLIN   Love on the beat</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 22:15:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hilaire Picault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Une amie me faisait récemment remarquer qu&#8217;on avait perdu de vue le sens même des labels. L&#8217;essence, plutôt. Sortir des disques. Ce que l&#8217;Amicale Underground décrit comme &#8220;un but de plus en plus vain&#8221;. Son propre boulot&#8230;
Pourtant pas faux, dans un univers digital, immatériel, 1024 par 768, où plusieurs entités en ligne partagent une seule [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Une amie me faisait récemment remarquer qu&#8217;on avait perdu de vue le sens même des labels. L&#8217;essence, plutôt. Sortir des disques. Ce que l&#8217;Amicale Underground décrit comme &#8220;un but de plus en plus vain&#8221;. Son propre boulot&#8230;</h2>
<p>Pourtant pas faux, dans un univers digital, immatériel, 1024 par 768, où plusieurs entités en ligne partagent une seule identité réelle (ou l&#8217;inverse), qu&#8217;est-ce-qu&#8217;un artiste ? Qu&#8217;est-ce-qu&#8217;un disque ? Et qu&#8217;est-ce que l&#8217;underground aujourd&#8217;hui ? Le moindre effort (parfois même ce mot est démesurément trompeur) se retrouve partagé sur des réseaux sociaux par des milliers d&#8217;incultes. Warhol 2.0. Tout le monde célèbre pour l&#8217;éternité mais auprès d&#8217;un public ridiculement petit. Éternellement emmerdé par des minorités permanentes&#8230; Futur de merde&#8230;</p>
<p>Enfin, baste ! Qu&#8217;est-ce-que je disais ? Ah oui, les disques. Qui a besoin de sortir un disque pour réussir ? Et puis qui a besoin de réussir ? Non vraiment, il est temps de revenir au seul élément valable : le résultat. A means to an end. Compressé ou gravé sur le vynile, whatethefuck ? Beatbox ou set tama plus Dave Grohl, whathefuck ? Câble Jack ou USB2, whathefuck ? Ce qu&#8217;on veut c&#8217;est du vent dans les cheveux. Du flanger dans les boyaux. Du son plein le canal déférent. Love on the beat.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Calin" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_828ed4441c084adba93bd558c923ce48-300x213.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-5795" title="Calin" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_828ed4441c084adba93bd558c923ce48-300x213.jpg" alt="" width="300" height="213" /></a><span class="img-legende">Calin</span></span>Ca tombe bien, L&#8217;Amicale assure aujourd&#8217;hui le free hugs for everyone. Nom de code : CÂLIN. Si si.<br />
Comme ça, et avec un titre aussi synthé-sex que <em>Beer Is Better Than Tea</em>, pub d&#8217;Air France en devenir - nos amitiés aux Chemicals mais là vous êtes dépassés - on s&#8217;attend à un projet mollasson du manche et prévu pour baiser en rentrant de la piscine, avec des ampoules bleues à votre lampe de chevet. No way !<br />
Il y a autant de punk crispé (<em>Tolérance 1, Impunité Zéro</em>) que de big beat dans ces étreintes-là. Les neurones deviennent des serveurs dont les protocoles d&#8217;accès explosent sous les coups de reins. Des colonnes de chiffres défilent devant vos yeux que la sudation de deux heures de danse mécanique noie par vague. Un pied dans le futur. L&#8217;autre coincé en  1977. L&#8217;année kraut-punk-disco-Suicide&#8230; Beat on the lovers.</p>
<p>CÂLIN. Deux mecs seulement. Deux mecs issus de RIEN. Deux mecs ayant d&#8217;autres projets, comme Zombie Zombie à qui on ne manquera pas de les comparer (à raison pour le talent, à tort parce que ça va vite les gonfler les Grenoblois). Deux mecs qui n&#8217;ont rien à perdre, qui offrent (gratis donc) le téléchargement de Sûrement pas de la Harpe, leur premier EP, sur le site de l&#8217;Amicale Underground et le sortent en plus dans un écrin de luxe, parce que si vous achetez un disque c&#8217;est que vous tenez à avoir autre chose qu&#8217;un produit manufacturé dans les mains. Plutôt de l&#8217;amour. Comme durant un câlin quoi.</p>

<p><a href="http://www.myspace.com/calincanin" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/calincanin</a><br />
<a href="http://www.amicale-underground.org/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.amicale-underground.org');" target="_blank">http://www.amicale-underground.org/</a></p>
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