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	<title>Gonzaï</title>
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	<description>Seul le détail compte</description>
	<pubDate>Tue, 03 Feb 2009 09:18:33 +0000</pubDate>
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	<language>fr</language>
	<itunes:summary>Gonzaï est une entité littéraire tournée vers le gonzo. Un parti-pris rédactionnel toujours motivé par la subjectivité objective. De l’émotion aussi.  Gonzaï c’est un autre regard sur Paris et ses créations un strabisme artistique. Gonzaï c’est l’art de connaitre beaucoup sur peu de choses,  le rock la pop l’art et les mouvements. Car dans un monde globalisant et réducteur seul le détail compte.</itunes:summary>
	<itunes:subtitle>Seul le détail compte</itunes:subtitle>
	<itunes:author>Gonzaï</itunes:author>
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		<itunes:name>Bester Langs</itunes:name>
		<itunes:email>bester_langs@gonzai.com</itunes:email>
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		<title>DM STITH  Un ange passe</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:16:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Le temps nous éloigne du rock. C’est le terrible constat qui m’est apparu clair comme de l’eau de roche, ce dimanche, occupé à tripoter mes névroses ; fantasmant l’hiver new-yorkais de 1980 de quelques yuppies planqués dans des hôtels sortant au mieux pour braver le froid à la recherche d’un concert de Debbie Harry, un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Le temps nous éloigne du rock. C’est le terrible constat qui m’est apparu clair comme de l’eau de roche, ce dimanche, occupé à tripoter mes névroses ; fantasmant l’hiver new-yorkais de 1980 de quelques yuppies planqués dans des hôtels sortant au mieux pour braver le froid à la recherche d’un concert de Debbie Harry, un paquet de clopes ou quelques filets de lumière à travers le ciel mazouté par l’apocalypse.</h2>
<p><span class="img-droite"><a title="dm-stith" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/dm-stith.gif" ><img class="size-full wp-image-4899 alignright" style="margin: 10px;" title="dm-stith" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/dm-stith.gif" alt="" width="210" height="315" /></a><span class="img-legende">dm-stith</span></span>Le temps nous éloigne du rock. Décor impassible du mois de décembre qui touche à sa fin. Dieu n’est pas encore venu, cette année. Un autre rendez-vous manqué. En parcourant les coupures de presse bibliques, un éclair de lucidité, une cigarette qui se consume : la fin du monde est un début. L’ouverture du même ciel, des anges ça et là, remplissant le champ et des cors sonnant l’heure du jugement.</p>
<h1>It’s the end of the world as we know it.</h1>
<h1>(And I feel fine)</h1>
<p>Quelque chose comme ça.</p>
<p>DM Stith. Un nom à coucher dehors. Dans la rue, dans le froid, recroquevillé dans la boue, qu’importe. Parce que le chant des dieux n’a pas besoin de se parer d’un perfecto pour montrer que si le rock nous éloigne du temps, l’ombre lumineuse, elle, est toujours là.</p>
<p><em>Sortie du premier album prévue pour février 2009, en attendant, Around the lion legs, trente écoutes en moins de 24H.<br />
</em></p>

<p><strong><a href="http://www.myspace.com/dmstith" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/dmstith</a></strong></p>
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	<itunes:summary>Le temps nous éloigne du rock. C’est le terrible constat qui m’est apparu clair comme de l’eau de roche, ce dimanche, occupé à tripoter mes névroses ; fantasmant l’hiver new-yorkais de 1980 de quelques yuppies planqués dans des hôtels sortant au mieux pour braver le froid à la recherche d’un concert de Debbie Harry, un paquet de clopes ou quelques filets de lumière à travers le ciel mazouté par l’apocalypse.
dm-stithLe temps nous éloigne du rock. Décor impassible du mois de décembre qui touche à sa fin. Dieu n’est pas encore venu, cette année. Un autre rendez-vous manqué. En parcourant les coupures de presse bibliques, un éclair de lucidité, une cigarette qui se consume : la fin du monde est un début. L’ouverture du même ciel, des anges ça et là, remplissant le champ et des cors sonnant l’heure du jugement.
It’s the end of the world as we know it.
(And I feel fine)
Quelque chose comme ça.
DM Stith. Un nom à coucher dehors. Dans la rue, dans le froid, recroquevillé dans la boue, qu’importe. Parce que le chant des dieux n’a pas besoin de se parer d’un perfecto pour montrer que si le rock nous éloigne du temps, l’ombre lumineuse, elle, est toujours là.
Sortie du premier album prévue pour février 2009, en attendant, Around the lion legs, trente écoutes en moins de 24H.


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<itunes:subtitle>Le temps nous éloigne du rock. C’est le terrible constat qui m’est apparu clair comme de l’eau de roche, ce dimanche, occupé à tripoter mes névroses ; fantasmant l’hiver new-yorkais de 1980 de quelques yuppies planqués dans des hôtels [...]</itunes:subtitle>
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		<title>LIMOUSINE  Beggars banquette</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:16:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Bester ne sort plus beaucoup ces derniers temps. Lassitude du progrès, fatigue des gens, ceux qui n’avancent pas, ne marchent pas droit, marre des vieilles qui attendent 16H54 pour sortir et faire leurs courses, assez de la promiscuité sociale dans les métros et du mec qui veut toujours rentrer alors que les portes se referment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Bester ne sort plus beaucoup ces derniers temps. Lassitude du progrès, fatigue des gens, ceux qui n’avancent pas, ne marchent pas droit, marre des vieilles qui attendent 16H54 pour sortir et faire leurs courses, assez de la promiscuité sociale dans les métros et du mec qui veut toujours rentrer alors que les portes se referment et que vous êtes en retard à votre rendez-vous où les budgets seront mathématiquement et quoiqu’il arrive divisés par deux.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Limousine" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/671291870_l.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5638" style="margin: 10px;" title="Limousine" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/671291870_l.jpg" alt="" width="340" height="340" /></a><span class="img-legende">Limousine</span></span>L’injustice, vue de Paris, comporte bien son lot de futilités. Vous me permettrez ici de penser que vous tous avez vécu la même chose et que c’est en cela un luxe d’être un citoyen du monde occidental. Pendant ce temps, à l’autre bout du monde, <a href="http://www.proximusgoformusic.be/fr/item.php?text_id=261220" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.proximusgoformusic.be');" target="_blank">Ryan Adams annonce qu’il met un terme à sa carrière</a>, <a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/15/la-montee-du-niveau-de-la-mer-menace-des-villes-d-afrique_1141996_3244.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.lemonde.fr');" target="_blank">la montée des eaux menace Lagos et Alexandrie</a> et pour autant le sentiment de proximité ne m’a jamais semblé si lointain.</p>
<p>La futilité touche toutes les couches, l’égoïsme se touche désormais à plusieurs. Symbole de ce changement durable, le dégoût des (faux) bénévoles qui vous interpellent pour une cause humanitaire (par chance ces gens là sont munis de vestes à couleurs, souvent mal taillées d’ailleurs) mais l’enthousiasme pour un groupe comme Limousine.</p>
<p>Membres de Poni Hoax (Laurent Bardainne, clavier et tête pensante du groupe de chez Tigersushi), les musiciens de Limousine ont opté pour le jazz panoramique en fish-eye. Musicalement, cela donne le Grand bleu sans Eric Serra, Principles of Geometry en instrumental. Les compositions récentes, mais non mixées, illustrent très précisément le courage qu&#8217;il faut à l&#8217;Européen moyen pour oser sortir au-delà de 19H30 pour assister à un concert, acheter ses cigarettes ou boire une bière dans un bar avec des gens de son espèce qui ne lui ressemblent pas.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, Limousine, c’est <em>bien</em>. Assez pour évacuer la lourdeur du monde et de ses contraintes. Comme une bande de clochards aux doublures serties d&#8217;argent.</p>

<p><strong><a href="http://www.myspace.com/limousineband" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/limousineband</a></strong></p>
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	<itunes:summary>Bester ne sort plus beaucoup ces derniers temps. Lassitude du progrès, fatigue des gens, ceux qui n’avancent pas, ne marchent pas droit, marre des vieilles qui attendent 16H54 pour sortir et faire leurs courses, assez de la promiscuité sociale dans les métros et du mec qui veut toujours rentrer alors que les portes se referment et que vous êtes en retard à votre rendez-vous où les budgets seront mathématiquement et quoiqu’il arrive divisés par deux.
LimousineL’injustice, vue de Paris, comporte bien son lot de futilités. Vous me permettrez ici de penser que vous tous avez vécu la même chose et que c’est en cela un luxe d’être un citoyen du monde occidental. Pendant ce temps, à l’autre bout du monde, Ryan Adams annonce qu’il met un terme à sa carrière, la montée des eaux menace Lagos et Alexandrie et pour autant le sentiment de proximité ne m’a jamais semblé si lointain.
La futilité touche toutes les couches, l’égoïsme se touche désormais à plusieurs. Symbole de ce changement durable, le dégoût des (faux) bénévoles qui vous interpellent pour une cause humanitaire (par chance ces gens là sont munis de vestes à couleurs, souvent mal taillées d’ailleurs) mais l’enthousiasme pour un groupe comme Limousine.
Membres de Poni Hoax (Laurent Bardainne, clavier et tête pensante du groupe de chez Tigersushi), les musiciens de Limousine ont opté pour le jazz panoramique en fish-eye. Musicalement, cela donne le Grand bleu sans Eric Serra, Principles of Geometry en instrumental. Les compositions récentes, mais non mixées, illustrent très précisément le courage quil faut à lEuropéen moyen pour oser sortir au-delà de 19H30 pour assister à un concert, acheter ses cigarettes ou boire une bière dans un bar avec des gens de son espèce qui ne lui ressemblent pas.
Quoi qu’il en soit, Limousine, c’est bien. Assez pour évacuer la lourdeur du monde et de ses contraintes. Comme une bande de clochards aux doublures serties dargent.

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<itunes:subtitle>Bester ne sort plus beaucoup ces derniers temps. Lassitude du progrès, fatigue des gens, ceux qui n’avancent pas, ne marchent pas droit, marre des vieilles qui attendent 16H54 pour sortir et faire leurs courses, assez de la promiscuité sociale [...]</itunes:subtitle>
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		<title>THE PHANTOM BAND  Checkmate Savage</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:15:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vernon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Heaume sweet heaume&#8230;
Apparaître ; disparaître. Rock rock rock. Le bout du nez de 2009 par la porte. Glasgow. Des armures, des guitares ; The Phantom Band. Là, comme ça, d&#8217;un coup. Ne serait-ce qu&#8217;un peu, ma vie vient de changer. Rock anglais, gare à toi, ton royaume s&#8217;effiloche. Ton règne sent la fin. Tout ça à cause [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Heaume sweet heaume&#8230;</em></p>
<h2>Apparaître ; disparaître. Rock rock rock. Le bout du nez de 2009 par la porte. Glasgow. Des armures, des guitares ; The Phantom Band. Là, comme ça, d&#8217;un coup. Ne serait-ce qu&#8217;un peu, ma vie vient de changer. Rock anglais, gare à toi, ton royaume s&#8217;effiloche. Ton règne sent la fin. Tout ça à cause d&#8217;un château hanté.</h2>
<p>D&#8217;abord, saluer ici ceux sans qui tout ça n&#8217;aurait jamais été possible. Dans le désordre, ça va de soi. Orange, mon père, Nick Tosches, Tom Barman, Priscilla, Lester Bangs, John Carpenter, Bester Langs, Steve Jobs, Richard Brautigan, Hugo Pratt, Terry Gilliam. J&#8217;en oublie les trois quarts, je ne les oublierai jamais. Je crois qu&#8217;on peut commencer.</p>
<p><span class="img-gauche"><a title="Phantom Band" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/indexcfm-300x258.jpg" ><img class="alignleft size-medium wp-image-5812" style="margin: 10px;" title="Phantom Band" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/indexcfm-300x258.jpg" alt="" width="300" height="258" /></a><span class="img-legende">Phantom Band</span></span>Pas un morceau pareil. PAS UN MORCEAU PAREIL. Un son. Une atmosphère. Des larsen. Une balade ? Oui, bien sûr, pas de problème. Des mélodies de partout. Le sens de la nuance, celui du rentre-dedans. <em>Checkmate Savage</em> ? Une machine à épuiser ton dealer d&#8217;étiquette. <em>Checkmate Savage </em>? Leur premier album. PUTAIN. Du premier coup. Moi aussi je veux pouvoir apparaître quand je veux, où je veux. Les voir enregistrer ça. Les voir travailler. Et puis moi aussi, disparaître. Juste quand ils mettent la touche finale à <em>Island</em>. Comme ça, personne ne me verra chialer.</p>
<h1>The Phantom Band. From Glasgow. La meilleure raison de commmencer 2009.</h1>
<p>Quand j&#8217;étais enfant, mon père m&#8217;a emmené voir <em>Bandit Bandit</em>. Couillu ou insoncient, mon pater m&#8217;a fait mater un film où la nuit, des chevaliers terrifiants sortent du placard d&#8217;un gosse dans sa chambre. Pour l&#8217;emmener dans un autre monde. Plusieurs dizaines d&#8217;années plus tard, the Phantom Band  jaillit de mes enceintes. Et m&#8217;offre sur un plateau la possibilité de rêver à nouveau. Putain de putain, laissez-moi vous raconter à quoi ça ressemble. On a tout le temps pour refermer le placard.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Checkmate savage" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/5024545541823.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-5814" style="margin: 10px;" title="Checkmate savage" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/5024545541823.jpg" alt="" width="400" height="371" /></a><span class="img-legende">Checkmate savage</span></span>Les Beach Boys perdus sur les bords du Loch Ness, réinventant les chœurs et les guitares qui vont avec : no beach, no sun mais ouh la la, la grosse baffe dans ta gueule. Et cette voix ! Quel truc ! <em>Throwing bones</em>. Jamais vous n&#8217;auriez pensé que ça finirait comme ça. Mais en fait, c&#8217;était pas le Loch Ness, c&#8217;était un <em>Crocodile</em> : début à la Zombie Zombie, final indie rock et tout du long, ce clavier-cornemuse qui s&#8217;amuse. Du rock-fable. Du rock-légende sans légende. Inédit, vraiment. Si The Phantom Band va me hanter longtemps ? Vous plaisantez, bien sûr : The Phantom Band, c&#8217;est la preuve que les fantômes existent, que <em>The Thing</em> tout là-bas dans la glace va bientôt arriver, que les vampires guettent à nos fenêtres et qu&#8217;en fait ils sont comme nous, que ce miroir est sans tain, sans fond. Et bien sûr que ça fait peur. Pensez-y deux minutes. Sûr que la décence ne devrait même pas m&#8217;autoriser à parler du rock anglais : c&#8217;est lui qui est déguisé. Et vive les rockers à heaume ! Non mais attendez, on parle ici d&#8217;écrire la légende quand même, pas de la next big thing. « <em>La sensation du moment </em>» ? Tu veux que je t&#8217;en parle de la sensation du moment ? Non mais oh.</p>
<p>Les mots que j&#8217;ai oubliés : répétitif, émouvant, mais toujours second degré façon Monthy Python, batterie juste comme il faut, goût du bruitage, tempête, entêtant, guitares sales et hirsutes, toile d&#8217;araignée, chandelier, climax, orgue, ORGUES ! Sens de la composition, cow-boy Scotland, chair de poule. Chair de poule. Chair de poule.</p>
<p><strong>The Phantom Band / / <em>Checkmate Savage</em> / / Chemikal Underground / PIAS</strong></p>
<p><a href="http://www.myspace.com/thephantombandpage" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/thephantombandpage</a></p>

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	<itunes:summary>Heaume sweet heaume
Apparaître ; disparaître. Rock rock rock. Le bout du nez de 2009 par la porte. Glasgow. Des armures, des guitares ; The Phantom Band. Là, comme ça, dun coup. Ne serait-ce quun peu, ma vie vient de changer. Rock anglais, gare à toi, ton royaume seffiloche. Ton règne sent la fin. Tout ça à cause dun château hanté.
Dabord, saluer ici ceux sans qui tout ça naurait jamais été possible. Dans le désordre, ça va de soi. Orange, mon père, Nick Tosches, Tom Barman, Priscilla, Lester Bangs, John Carpenter, Bester Langs, Steve Jobs, Richard Brautigan, Hugo Pratt, Terry Gilliam. Jen oublie les trois quarts, je ne les oublierai jamais. Je crois quon peut commencer.
Phantom BandPas un morceau pareil. PAS UN MORCEAU PAREIL. Un son. Une atmosphère. Des larsen. Une balade ? Oui, bien sûr, pas de problème. Des mélodies de partout. Le sens de la nuance, celui du rentre-dedans. Checkmate Savage ? Une machine à épuiser ton dealer détiquette. Checkmate Savage ? Leur premier album. PUTAIN. Du premier coup. Moi aussi je veux pouvoir apparaître quand je veux, où je veux. Les voir enregistrer ça. Les voir travailler. Et puis moi aussi, disparaître. Juste quand ils mettent la touche finale à Island. Comme ça, personne ne me verra chialer.
The Phantom Band. From Glasgow. La meilleure raison de commmencer 2009.
Quand jétais enfant, mon père ma emmené voir Bandit Bandit. Couillu ou insoncient, mon pater ma fait mater un film où la nuit, des chevaliers terrifiants sortent du placard dun gosse dans sa chambre. Pour lemmener dans un autre monde. Plusieurs dizaines dannées plus tard, the Phantom Band  jaillit de mes enceintes. Et moffre sur un plateau la possibilité de rêver à nouveau. Putain de putain, laissez-moi vous raconter à quoi ça ressemble. On a tout le temps pour refermer le placard.
Checkmate savageLes Beach Boys perdus sur les bords du Loch Ness, réinventant les chœurs et les guitares qui vont avec : no beach, no sun mais ouh la la, la grosse baffe dans ta gueule. Et cette voix ! Quel truc ! Throwing bones. Jamais vous nauriez pensé que ça finirait comme ça. Mais en fait, cétait pas le Loch Ness, cétait un Crocodile : début à la Zombie Zombie, final indie rock et tout du long, ce clavier-cornemuse qui samuse. Du rock-fable. Du rock-légende sans légende. Inédit, vraiment. Si The Phantom Band va me hanter longtemps ? Vous plaisantez, bien sûr : The Phantom Band, cest la preuve que les fantômes existent, que The Thing tout là-bas dans la glace va bientôt arriver, que les vampires guettent à nos fenêtres et quen fait ils sont comme nous, que ce miroir est sans tain, sans fond. Et bien sûr que ça fait peur. Pensez-y deux minutes. Sûr que la décence ne devrait même pas mautoriser à parler du rock anglais : cest lui qui est déguisé. Et vive les rockers à heaume ! Non mais attendez, on parle ici décrire la légende quand même, pas de la next big thing. « La sensation du moment » ? Tu veux que je ten parle de la sensation du moment ? Non mais oh.
Les mots que jai oubliés : répétitif, émouvant, mais toujours second degré façon Monthy Python, batterie juste comme il faut, goût du bruitage, tempête, entêtant, guitares sales et hirsutes, toile daraignée, chandelier, climax, orgue, ORGUES ! Sens de la composition, cow-boy Scotland, chair de poule. Chair de poule. Chair de poule.
The Phantom Band / / Checkmate Savage / / Chemikal Underground / PIAS
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<itunes:subtitle>Heaume sweet heaume
Apparaître ; disparaître. Rock rock rock. Le bout du nez de 2009 par la porte. Glasgow. Des armures, des guitares ; The Phantom Band. Là, comme ça, dun coup. Ne serait-ce quun peu, ma vie vient de [...]</itunes:subtitle>
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		<title>TEMPORARY JANUARY  Sex appeal</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:15:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvain Fesson</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Avoir de bonnes chansons c&#8217;est bien. Avoir en plus l&#8217;identité de groupe c&#8217;est mieux. C&#8217;est ce qui a toujours manqué au quintet pop Bellegarde. Mais le 15 janvier, en concert à l&#8217;OPA sous le nouveau nom imprononçable de Temporary January, les Parisiens ont montré qu&#8217;ils avaient trouvé la solution : revenir en format guitare-basse-batterie avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>Avoir de bonnes chansons c&#8217;est bien. Avoir en plus l&#8217;identité de groupe c&#8217;est mieux. C&#8217;est ce qui a toujours manqué au quintet pop Bellegarde. Mais le 15 janvier, en concert à l&#8217;OPA sous le nouveau nom imprononçable de Temporary January, les Parisiens ont montré qu&#8217;ils avaient trouvé la solution : revenir en format guitare-basse-batterie avec à bord une femme fatale au nom tout aussi imprononçable. </strong></h2>
<p>Il n&#8217;y a parfois rien mieux qu&#8217;un trio guitare-basse-batterie. J&#8217;en refaisais récemment l&#8217;expérience. Un ami me faisait découvrir ce groupe, Little Barrie. Quelle joie ce groupe ! Juste guitare-basse-batterie donc, chant et chœur, mais quel pouvoir ! Quand les bons ingrédients se rencontrent, quelques gouttes suffisent. Ils ont le son, la voix, les accroches mélodiques, tout roots, sixties, garage. Le trio, voilà, indémodable, les fondamentaux.</p>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/temporary.jpg"  rel="lightbox[5886]"><span class="img-droite"><a title="temporary" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/temporary.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5921" style="margin: 10px;" title="temporary" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/02/temporary.jpg" alt="" width="500" height="243" /></a><span class="img-legende">temporary</span></span></a>D&#8217;ailleurs en 2008 quels CD ont particulièrement trusté ma platine et continueront en 2009 ? Le premier The Subways, le premier BRMC (et Rhesus aussi, Talia aussi, si, j&#8217;insiste), inexorablement. Rien de révolutionnaire, mais deux trio guitare-basse-batterie qui vont droit au but. Mais bon, l&#8217;alchimie de groupe ne se trouve pas dans les paquets Bonux (N’en déplaise à Kool & the Gang). Longtemps, pour cette raison, je n&#8217;ai jamais su trop quoi dire de Bellegarde. J&#8217;aurais aimé : leurs chansons étaient classes, leur leader un ami. Mais ça ne sortait pas. Et je ne compte pas la maigre chronique de leur premier EP que j&#8217;avais réussi à placer en 2007 dans le magazine Longueur d&#8217;Ondes. Cette histoire de &#8220;Cure avec un stetson sur le crâne&#8221;, hum, pas fameux. Je n&#8217;avais pas de déclic de plume parce qu&#8217;il leur manquait ce truc clé : l&#8217;identité de groupe. &#8220;Ses ailes de géant l&#8217;empêchent de marcher&#8221; dit Baudelaire dans L&#8217;albatros. Bellegarde c&#8217;était ça. Trop de monde à bord pour l&#8217;envol. Depuis, des têtes sont tombées et ça leur va bien.</p>
<p>C&#8217;est ce que je me dis, ce 15 janvier, en m&#8217;avançant vers la scène, bière à 5 euros en main (vive l&#8217;OPA). Leur nouveau nom sonne mal (Temporary January, essayez de prononcer ça pour voir) mais sur scène, devenu trio, les ex-Bellegarde font désormais corps. C&#8217;est bien simple, de tout le set, je n&#8217;ai pas pu détourner mon regard de la scène. Je n&#8217;arrêtais pas de taper du pied et de trépigner de la tête. Entre les morceaux, j&#8217;hasardais un regard vers des amis, genre pincez-moi je rêve ! Elise : &#8220;Ils jouent comme s&#8217;ils réinventaient la pop !&#8221; Greg : &#8220;On dirait un mélange de Pixies et de Steely Dan !&#8221; Mathieu : &#8220;Ce &#8220;Last morceau&#8221; est très Daft Punk !&#8221;. Je ne rêvais pas. Jérôme &#8220;Scott Of The Antartic&#8221; Pichon, jeu de gratte et voix de velours nickel, a été égal à lui-même: tout en tension intérieure indie rock / no-wave. Trop en retrait ? C&#8217;est tout lui : il a beau être le chanteur-guitariste, le songwriter majeur, l&#8217;instigateur du projet, il n&#8217;assume pas à fond le leadership, comme s&#8217;il avait peur de faire l&#8217;Artiste. C&#8217;est le genre à vous annoncer une cover de Crystla Skulls, superbe, comme s&#8217;il annonçait le décès de son chien. Mais maintenant ce n&#8217;est plus un vrai problème pour nous car dans un trio, ces charges-là sont mieux réparties et question soutien, il est soutenu. Limite joyful derrière ses fûts, ce soir Stéphane &#8220;Ricky Hollywood&#8221; Bellity c&#8217;était Ricky ou la belle vie : le liant, le chef d&#8217;orchestre, la touche de lait pop. Et puis last but not least, il y a eu Sylvia Hanschneckenbühl. Ah, cette Sylvia Hanschneckenbühl : basse véloce, œillade Albator derrière cheveux noirs de geai et chant dominateur aux accents germaniques, clairement this is the girl. Transfuge de La Féline, son sex appeal mi D&#8217;Arcy mi Kim Deal cartonne dans Temporay January.</p>
<p><em>I Can&#8217;t Breathe, Celebration Time</em>&#8230; Leurs compos sont sculptées, magnifiées par le parti pris guitare-basse-batterie. Et avec cette bassiste, Sylvia, c&#8217;est con à dire, mais elles vont d&#8217;autant plus me rester dans le crâne. Son interprétation charnelle, tellurique et distanciée de <em>God Sent Me Back</em>, ça ne s&#8217;oublie pas comme ça. Elle a fait monter le mercure. Après la demie heure de set, devinez sur quoi portait le premier commentaire de mes potes ? `</p>
<p>Pour ceux que ça botte, la miss sort un album en mars, <em>Sylvia Does Not Sing Christmas</em>. Un titre est en écoute sur son Myspace. Ça parle de boules, mais pas toujours de Noël. Cette bassiste au nom maléfique (on s&#8217;étrangle à tenter de le prononcer) n&#8217;écrit pas que d&#8217;&#8221;ultra violent love songs&#8221;. Elle est aussi &#8220;vaguement photographe&#8221;. Peu fan de portraits (vous avez dit misanthrope ?), elle prend plutôt des bâtiments industriels lorrains laissés à l&#8217;abandon. Bâtiments dans lesquels elle voit des sortes d&#8217;églises. Bref, tout ça pour vous dire que ce groupe a beau venir de mon entourage (et cette proximité, question rêve, c&#8217;est plus un inconvénient qu&#8217;un avantage), il me procure une étincelle de rêve. J&#8217;ai envie de tenir son album dans mes mains, de voir ce qu&#8217;ils vont raconter sur 12 titres, les pépites enchaînées, l&#8217;univers développé. Je prie le trio de rester sur cette voie. Soudé. Temporay January donc. (Ex-Bellegarde). Mais ne retenez pas ce nom, ils vont bientôt en changer.</p>

<p><a href="http://www.myspace.com/temporaryjanuary" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong></strong></a><strong><a target="_blank">http://www.myspace.com/temporaryjanuary</a></strong></p>
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	<itunes:summary>Avoir de bonnes chansons cest bien. Avoir en plus lidentité de groupe cest mieux. Cest ce qui a toujours manqué au quintet pop Bellegarde. Mais le 15 janvier, en concert à lOPA sous le nouveau nom imprononçable de Temporary January, les Parisiens ont montré quils avaient trouvé la solution : revenir en format guitare-basse-batterie avec à bord une femme fatale au nom tout aussi imprononçable. 
Il ny a parfois rien mieux quun trio guitare-basse-batterie. Jen refaisais récemment lexpérience. Un ami me faisait découvrir ce groupe, Little Barrie. Quelle joie ce groupe ! Juste guitare-basse-batterie donc, chant et chœur, mais quel pouvoir ! Quand les bons ingrédients se rencontrent, quelques gouttes suffisent. Ils ont le son, la voix, les accroches mélodiques, tout roots, sixties, garage. Le trio, voilà, indémodable, les fondamentaux.
temporaryDailleurs en 2008 quels CD ont particulièrement trusté ma platine et continueront en 2009 ? Le premier The Subways, le premier BRMC (et Rhesus aussi, Talia aussi, si, jinsiste), inexorablement. Rien de révolutionnaire, mais deux trio guitare-basse-batterie qui vont droit au but. Mais bon, lalchimie de groupe ne se trouve pas dans les paquets Bonux (N’en déplaise à Kool & the Gang). Longtemps, pour cette raison, je nai jamais su trop quoi dire de Bellegarde. Jaurais aimé : leurs chansons étaient classes, leur leader un ami. Mais ça ne sortait pas. Et je ne compte pas la maigre chronique de leur premier EP que javais réussi à placer en 2007 dans le magazine Longueur dOndes. Cette histoire de Cure avec un stetson sur le crâne, hum, pas fameux. Je navais pas de déclic de plume parce quil leur manquait ce truc clé : lidentité de groupe. Ses ailes de géant lempêchent de marcher dit Baudelaire dans Lalbatros. Bellegarde cétait ça. Trop de monde à bord pour lenvol. Depuis, des têtes sont tombées et ça leur va bien.
Cest ce que je me dis, ce 15 janvier, en mavançant vers la scène, bière à 5 euros en main (vive lOPA). Leur nouveau nom sonne mal (Temporary January, essayez de prononcer ça pour voir) mais sur scène, devenu trio, les ex-Bellegarde font désormais corps. Cest bien simple, de tout le set, je nai pas pu détourner mon regard de la scène. Je narrêtais pas de taper du pied et de trépigner de la tête. Entre les morceaux, jhasardais un regard vers des amis, genre pincez-moi je rêve ! Elise : Ils jouent comme sils réinventaient la pop ! Greg : On dirait un mélange de Pixies et de Steely Dan ! Mathieu : Ce Last morceau est très Daft Punk !. Je ne rêvais pas. Jérôme Scott Of The Antartic Pichon, jeu de gratte et voix de velours nickel, a été égal à lui-même: tout en tension intérieure indie rock / no-wave. Trop en retrait ? Cest tout lui : il a beau être le chanteur-guitariste, le songwriter majeur, linstigateur du projet, il nassume pas à fond le leadership, comme sil avait peur de faire lArtiste. Cest le genre à vous annoncer une cover de Crystla Skulls, superbe, comme sil annonçait le décès de son chien. Mais maintenant ce nest plus un vrai problème pour nous car dans un trio, ces charges-là sont mieux réparties et question soutien, il est soutenu. Limite joyful derrière ses fûts, ce soir Stéphane Ricky Hollywood Bellity cétait Ricky ou la belle vie : le liant, le chef dorchestre, la touche de lait pop. Et puis last but not least, il y a eu Sylvia Hanschneckenbühl. Ah, cette Sylvia Hanschneckenbühl : basse véloce, œillade Albator derrière cheveux noirs de geai et chant dominateur aux accents germaniques, [...]</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Avoir de bonnes chansons cest bien. Avoir en plus lidentité de groupe cest mieux. Cest ce qui a toujours manqué au quintet pop Bellegarde. Mais le 15 janvier, en concert à lOPA sous le nouveau nom [...]</itunes:subtitle>
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		<title>CÂLIN   Love on the beat</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/calin-love-on-the-beat/</link>
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		<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 22:15:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hilaire Picault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Une amie me faisait récemment remarquer qu&#8217;on avait perdu de vue le sens même des labels. L&#8217;essence, plutôt. Sortir des disques. Ce que l&#8217;Amicale Underground décrit comme &#8220;un but de plus en plus vain&#8221;. Son propre boulot&#8230;
Pourtant pas faux, dans un univers digital, immatériel, 1024 par 768, où plusieurs entités en ligne partagent une seule [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Une amie me faisait récemment remarquer qu&#8217;on avait perdu de vue le sens même des labels. L&#8217;essence, plutôt. Sortir des disques. Ce que l&#8217;Amicale Underground décrit comme &#8220;un but de plus en plus vain&#8221;. Son propre boulot&#8230;</h2>
<p>Pourtant pas faux, dans un univers digital, immatériel, 1024 par 768, où plusieurs entités en ligne partagent une seule identité réelle (ou l&#8217;inverse), qu&#8217;est-ce-qu&#8217;un artiste ? Qu&#8217;est-ce-qu&#8217;un disque ? Et qu&#8217;est-ce que l&#8217;underground aujourd&#8217;hui ? Le moindre effort (parfois même ce mot est démesurément trompeur) se retrouve partagé sur des réseaux sociaux par des milliers d&#8217;incultes. Warhol 2.0. Tout le monde célèbre pour l&#8217;éternité mais auprès d&#8217;un public ridiculement petit. Éternellement emmerdé par des minorités permanentes&#8230; Futur de merde&#8230;</p>
<p>Enfin, baste ! Qu&#8217;est-ce-que je disais ? Ah oui, les disques. Qui a besoin de sortir un disque pour réussir ? Et puis qui a besoin de réussir ? Non vraiment, il est temps de revenir au seul élément valable : le résultat. A means to an end. Compressé ou gravé sur le vynile, whatethefuck ? Beatbox ou set tama plus Dave Grohl, whathefuck ? Câble Jack ou USB2, whathefuck ? Ce qu&#8217;on veut c&#8217;est du vent dans les cheveux. Du flanger dans les boyaux. Du son plein le canal déférent. Love on the beat.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Calin" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_828ed4441c084adba93bd558c923ce48-300x213.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-5795" title="Calin" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_828ed4441c084adba93bd558c923ce48-300x213.jpg" alt="" width="300" height="213" /></a><span class="img-legende">Calin</span></span>Ca tombe bien, L&#8217;Amicale assure aujourd&#8217;hui le free hugs for everyone. Nom de code : CÂLIN. Si si.<br />
Comme ça, et avec un titre aussi synthé-sex que <em>Beer Is Better Than Tea</em>, pub d&#8217;Air France en devenir - nos amitiés aux Chemicals mais là vous êtes dépassés - on s&#8217;attend à un projet mollasson du manche et prévu pour baiser en rentrant de la piscine, avec des ampoules bleues à votre lampe de chevet. No way !<br />
Il y a autant de punk crispé (<em>Tolérance 1, Impunité Zéro</em>) que de big beat dans ces étreintes-là. Les neurones deviennent des serveurs dont les protocoles d&#8217;accès explosent sous les coups de reins. Des colonnes de chiffres défilent devant vos yeux que la sudation de deux heures de danse mécanique noie par vague. Un pied dans le futur. L&#8217;autre coincé en  1977. L&#8217;année kraut-punk-disco-Suicide&#8230; Beat on the lovers.</p>
<p>CÂLIN. Deux mecs seulement. Deux mecs issus de RIEN. Deux mecs ayant d&#8217;autres projets, comme Zombie Zombie à qui on ne manquera pas de les comparer (à raison pour le talent, à tort parce que ça va vite les gonfler les Grenoblois). Deux mecs qui n&#8217;ont rien à perdre, qui offrent (gratis donc) le téléchargement de Sûrement pas de la Harpe, leur premier EP, sur le site de l&#8217;Amicale Underground et le sortent en plus dans un écrin de luxe, parce que si vous achetez un disque c&#8217;est que vous tenez à avoir autre chose qu&#8217;un produit manufacturé dans les mains. Plutôt de l&#8217;amour. Comme durant un câlin quoi.</p>

<p><a href="http://www.myspace.com/calincanin" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/calincanin</a><br />
<a href="http://www.amicale-underground.org/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.amicale-underground.org');" target="_blank">http://www.amicale-underground.org/</a></p>
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	<itunes:summary>Une amie me faisait récemment remarquer quon avait perdu de vue le sens même des labels. Lessence, plutôt. Sortir des disques. Ce que lAmicale Underground décrit comme un but de plus en plus vain. Son propre boulot
Pourtant pas faux, dans un univers digital, immatériel, 1024 par 768, où plusieurs entités en ligne partagent une seule identité réelle (ou linverse), quest-ce-quun artiste ? Quest-ce-quun disque ? Et quest-ce que lunderground aujourdhui ? Le moindre effort (parfois même ce mot est démesurément trompeur) se retrouve partagé sur des réseaux sociaux par des milliers dincultes. Warhol 2.0. Tout le monde célèbre pour léternité mais auprès dun public ridiculement petit. Éternellement emmerdé par des minorités permanentes Futur de merde
Enfin, baste ! Quest-ce-que je disais ? Ah oui, les disques. Qui a besoin de sortir un disque pour réussir ? Et puis qui a besoin de réussir ? Non vraiment, il est temps de revenir au seul élément valable : le résultat. A means to an end. Compressé ou gravé sur le vynile, whatethefuck ? Beatbox ou set tama plus Dave Grohl, whathefuck ? Câble Jack ou USB2, whathefuck ? Ce quon veut cest du vent dans les cheveux. Du flanger dans les boyaux. Du son plein le canal déférent. Love on the beat.
CalinCa tombe bien, LAmicale assure aujourdhui le free hugs for everyone. Nom de code : CÂLIN. Si si.
Comme ça, et avec un titre aussi synthé-sex que Beer Is Better Than Tea, pub dAir France en devenir - nos amitiés aux Chemicals mais là vous êtes dépassés - on sattend à un projet mollasson du manche et prévu pour baiser en rentrant de la piscine, avec des ampoules bleues à votre lampe de chevet. No way !
Il y a autant de punk crispé (Tolérance 1, Impunité Zéro) que de big beat dans ces étreintes-là. Les neurones deviennent des serveurs dont les protocoles daccès explosent sous les coups de reins. Des colonnes de chiffres défilent devant vos yeux que la sudation de deux heures de danse mécanique noie par vague. Un pied dans le futur. Lautre coincé en  1977. Lannée kraut-punk-disco-Suicide Beat on the lovers.
CÂLIN. Deux mecs seulement. Deux mecs issus de RIEN. Deux mecs ayant dautres projets, comme Zombie Zombie à qui on ne manquera pas de les comparer (à raison pour le talent, à tort parce que ça va vite les gonfler les Grenoblois). Deux mecs qui nont rien à perdre, qui offrent (gratis donc) le téléchargement de Sûrement pas de la Harpe, leur premier EP, sur le site de lAmicale Underground et le sortent en plus dans un écrin de luxe, parce que si vous achetez un disque cest que vous tenez à avoir autre chose quun produit manufacturé dans les mains. Plutôt de lamour. Comme durant un câlin quoi.

http://www.myspace.com/calincanin
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<itunes:subtitle>Une amie me faisait récemment remarquer quon avait perdu de vue le sens même des labels. Lessence, plutôt. Sortir des disques. Ce que lAmicale Underground décrit comme un but de plus en plus vain. Son propre [...]</itunes:subtitle>
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		<title>SUCKERS  De l&#8217;amour en sus</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/suckers/</link>
		<comments>http://archives.gonzai.com/suckers/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2009 22:15:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mr Ig</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Fini les résumés vrombissants et le diktat de nouvelles tendances. Je ferme la paperasse torche-cul pseudo hipster; là, maintenant. Mes yeux chialent la détresse. Mon baladeur transpire le vide. Symbole cruel d&#8217;une époque prompte à l&#8217;enflammage, rien ne persiste plus de deux mois dans mon MP3. Car je le suis, vraiment. Trop con pour y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Fini les résumés vrombissants et le diktat de nouvelles tendances. Je ferme la paperasse torche-cul pseudo hipster; là, maintenant. Mes yeux chialent la détresse. Mon baladeur transpire le vide. Symbole cruel d&#8217;une époque prompte à l&#8217;enflammage, rien ne persiste plus de deux mois dans mon MP3. Car je le suis, vraiment. Trop con pour y croire. Je saupoudre ma lassitude de révolte. Bougon et passéiste.</h2>
<h2><span class="img-droite"><a title="Suckers" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_db1592bfb876f71b71d8f164d6b320e6-298x300.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-5617" title="Suckers" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_db1592bfb876f71b71d8f164d6b320e6-298x300.jpg" alt="" width="298" height="300" /></a><span class="img-legende">Suckers</span></span></h2>
<p>Je franchis le cap de la honte et décide de naviguer, yeux bandés, dans l&#8217;antre du Mal. Défricheur d&#8217;expérience, mon regard avisé juge sans connaître. Les pages défilent aussi vite qu&#8217;une merde sans PQ. Des noms, des vies. Du transgénique, du bio. Il faut être brave pour continuer à fouiner. Laisser de côté les états d&#8217;âme, la culpabilité qui me ronge. Parti de Brooklyn avec Chairlift et sa pop mélodramatique conventionnelle, je traverse son pont de briques. Manhattan m&#8217;éblouit alors. Mon voyage de camé tourne alors en une illusion diffamatoire.</p>
<h3>Quatre psychopathes emmitouflés sous des couvertures de survie argentées, paumés en plein caniveau.</h3>
<p>Des fleurs psychotropes. Une fraise. Une bouche: Suckers.</p>
<p>L&#8217;abandon massif du bon goût hexagonal rend l&#8217;étranger plus fort. Car tout acte culturel hors de nos frontières est forcément meilleur. Plus il nous semble éloigner. Plus il semble nous posséder. Nous fasciner. Les tranchées se creusent. Aptes à nous héberger pour oublier. Suckers nous représentent. Les garants du bon goût. Ceux qui n&#8217;oublient pas d&#8217;être autre. De créer et de ne pas tenter de révolutionner. Une pop sauvagement classique. Proche de la secte canadienne (Caribou, Stars, Born Ruffians), Suckers sifflotent et chantonnent comme un mélomane en mal d&#8217;amour. Ils nous implorent de laisser mourir le dernier Animal Collective dans son emballage poussiéreux. Couper court aux avances coquines du branché en mal de cul. Et se barrer. Vite et bien. Pour, enfin, retrouver la liberté qui nous est due. Celle d&#8217;un simple concert, au coin de rue. Entre potes bien torchés pour dépuceler nos Suckers, pinter ensemble, et écouter jusqu&#8217;à en perdre connaissance  <em>Tangerine </em>des Velvet Davenport.</p>
<p>Car la simplicité me manque. Semble être un luxe désormais inaccessible. Suckers m&#8217;ouvrent grands leurs bras pour accueillir la carcasse d&#8217;un pauvre pécheur, abandonné au plus chétif.</p>
<p>De l&#8217;amour. Simplement.</p>

<p><a href="http://www.myspace.com/suckerstheband  " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><span>www.myspace.com/suckerstheband</span> </a></p>
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Suckers
Je franchis le cap de la honte et décide de naviguer, yeux bandés, dans lantre du Mal. Défricheur dexpérience, mon regard avisé juge sans connaître. Les pages défilent aussi vite quune merde sans PQ. Des noms, des vies. Du transgénique, du bio. Il faut être brave pour continuer à fouiner. Laisser de côté les états dâme, la culpabilité qui me ronge. Parti de Brooklyn avec Chairlift et sa pop mélodramatique conventionnelle, je traverse son pont de briques. Manhattan méblouit alors. Mon voyage de camé tourne alors en une illusion diffamatoire.
Quatre psychopathes emmitouflés sous des couvertures de survie argentées, paumés en plein caniveau.
Des fleurs psychotropes. Une fraise. Une bouche: Suckers.
Labandon massif du bon goût hexagonal rend létranger plus fort. Car tout acte culturel hors de nos frontières est forcément meilleur. Plus il nous semble éloigner. Plus il semble nous posséder. Nous fasciner. Les tranchées se creusent. Aptes à nous héberger pour oublier. Suckers nous représentent. Les garants du bon goût. Ceux qui noublient pas dêtre autre. De créer et de ne pas tenter de révolutionner. Une pop sauvagement classique. Proche de la secte canadienne (Caribou, Stars, Born Ruffians), Suckers sifflotent et chantonnent comme un mélomane en mal damour. Ils nous implorent de laisser mourir le dernier Animal Collective dans son emballage poussiéreux. Couper court aux avances coquines du branché en mal de cul. Et se barrer. Vite et bien. Pour, enfin, retrouver la liberté qui nous est due. Celle dun simple concert, au coin de rue. Entre potes bien torchés pour dépuceler nos Suckers, pinter ensemble, et écouter jusquà en perdre connaissance  Tangerine des Velvet Davenport.
Car la simplicité me manque. Semble être un luxe désormais inaccessible. Suckers mouvrent grands leurs bras pour accueillir la carcasse dun pauvre pécheur, abandonné au plus chétif.
De lamour. Simplement.

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<itunes:subtitle>Fini les résumés vrombissants et le diktat de nouvelles tendances. Je ferme la paperasse torche-cul pseudo hipster; là, maintenant. Mes yeux chialent la détresse. Mon baladeur transpire le vide. Symbole cruel dune époque prompte à [...]</itunes:subtitle>
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		<title>SOUTENIR LES BRAVES  Fin d’un cycle solaire</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/soutenir-les-braves-fin-d%e2%80%99un-cycle-solaire/</link>
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		<pubDate>Sun, 18 Jan 2009 22:15:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Little Johnny Jet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est notre art. Nous ne faisons que cela. Au moment où nous avons oublié d&#8217;être journaliste pour écrire la réalité. Nous ne relayons pas l&#8217;information mais cherchons l&#8217;infime flamme dans l&#8217;immensité du monde. L&#8217;art est souvent un prétexte médiatique. Nous sommes l&#8217;inverse. Juste. Justice. Redonner les cartes à ceux qui ne les ont pas et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>C&#8217;est notre art. Nous ne faisons que cela. Au moment où nous avons oublié d&#8217;être journaliste pour écrire la réalité. Nous ne relayons pas l&#8217;information mais cherchons l&#8217;infime flamme dans l&#8217;immensité du monde. L&#8217;art est souvent un prétexte médiatique. Nous sommes l&#8217;inverse. Juste. Justice. Redonner les cartes à ceux qui ne les ont pas et qui jouent pourtant mieux. Plus rapides, dévoués, inspirés. C&#8217;est à ceux là que nous restons fidèles.</h2>
<p>Cette nuit-là, il y avait le prix Constantin en rediffusion tardive. Cette nuit-là, vers 3H, on voulait vérifier l&#8217;adage classique de la télévision: la nuit et l&#8217;été. C&#8217;est, paraît-il, le seul moment où l&#8217;on peut voir de la culture dans les lucarnes. Le prix Constantin 2008, une émission à l&#8217;écriture sympathique pour des artistes flippants. Dix musiciens qui ont fait l&#8217;actualité de 2008 et que l’on préférerait ne pas voir. Dix &#8220;newcomer&#8221; à la sauce Nagui. Julien Doré, Cocoon, The Do&#8230; je vous cite même pas la moitié. La machine à bobo était en route. Pas le néo-bobo snob ; mais le consommateur obsédé par son age. Celui qui compile chaque année qui passe, écrit la tendance noire sur blanc dans les magazines et sur ses blogs et ne supporte surtout pas le temps filant entre ses doigts.</p>
<p>Il n&#8217;y avait rien dans l&#8217;appartement cette nuit la, sinon un effluve d&#8217;American Spirit qui épaississait l&#8217;air. L&#8217;équivalent physique de ce qu&#8217;avait pu être le dernier concert des <a href="http://www.gonzai.com/the-crow-the-deadly-nightshade-may-the-force-be-with-them/"  target="_blank"><strong>Crow et Deadly Nightshade</strong>.</a> L&#8217;étrange réalité faisant l’oubli de l&#8217;origine pour qu’au centre de la ville lumière existe un bastion de fantômes indiens. Ce concert fut l&#8217;un des trois meilleurs vus en 2008. Pour son efficacité, sa rigueur rythmique et son incroyable générosité. Une envie christique traverse ce groupe. Il y a un message derrière leur musique, il y a un démon pressant chaque note, une course délivrante dans chaque mesure&#8230; Et eux savent lui donner le relief et le dynamisme dû. C&#8217;est en cela qu&#8217;ils sont des braves. C&#8217;est pour cela que nous les soutenons.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Singapore sling" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/l_bec3cbb025164e749e9703a87be7f678.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-5243" style="margin: 10px;" title="Singapore sling" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/l_bec3cbb025164e749e9703a87be7f678.jpg" alt="" width="300" height="404" /></a><span class="img-legende">Singapore sling</span></span>Cette nuit-là, il y eu la douloureuse absence d&#8217;Internet. Il y eu l&#8217;appel du lointain. La conviction que l&#8217;Islande recueillait peut-être le groupe de l&#8217;apocalypse que j&#8217;essayais tant de capter. <strong>Singapore Sling </strong>(  <a href="http://www.myspace.com/singaporesling" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/singaporesling</a> ) ou la conviction du noir. De ces groupes que l&#8217;on appelle combo. Il nous offre bien plus que 3h30 de bonheur, mais une ligne de conduite. La confirmation de notre intuition: la vie peut être une oeuvre d&#8217;art, encore faut-il en connaître le fracas et la fureur. Une pupille bien au fond de son orbite, un rythme vrombissant, des guitares en scalpel planant. Les Singapore Sling tiennent le pinceau dessinant vos peintures de guerre. Leur groupe est un mode de vie.. C&#8217;est en cela qu&#8217;ils sont des braves. C&#8217;est pour cela que nous les soutenons.</p>
<p>Cette nuit-là, alors que je me posais la question à savoir si &#8220;Moriarty était un vrai marching band américain&#8221;, une réponse s&#8217;imposa très vite à moi: <strong>Castle Of Aaarghh</strong>. Groupe au blues gras, à l&#8217;incroyable 3éme degré, à l&#8217;envie de faire, tout simplement. Insupportable à toute personne croyant aux mots indie rock, rock éléctro ou même Vodka/Cranberry. Ils font ce qu’aucun ici n’arrive à être : le groupe de flux américain; les compositeurs de B.O de films musicaux au scénario pauvre et au casting gueule cassée. La culture du détail dans ce qu’il existe de plus obscène et primairement jouissif. Un groupe avec un guitariste qui pourrait être vraiment prog&#8217; et un chanteur complètement squato. Et pourtant, il y a la finesse du jeu et l&#8217;amour du blues. C&#8217;est en cela qu&#8217;ils sont des braves. C&#8217;est pour cela que nous les soutenons.</p>
<h3>Alors que cette année se termine, que les cycles du calendrier solaire tournent et que 2009 sera l&#8217;année de préparation de l&#8217;apocalypse ; une seule question reste vraiment importante: y a-t-il encore de la place pour les braves dans vos idéaux? Si oui, vous avez bien raison de lire Gonzaï.</h3>
<p><em>Ecouter Castle Of Aaarghhh<br />
</em></p>
<p><em></em><a href="http://www.myspace.com/singaporesling" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong>http://www.myspace.com/singaporesling</strong></a><em><br />
</em></p>
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	<itunes:summary>Cest notre art. Nous ne faisons que cela. Au moment où nous avons oublié dêtre journaliste pour écrire la réalité. Nous ne relayons pas linformation mais cherchons linfime flamme dans limmensité du monde. Lart est souvent un prétexte médiatique. Nous sommes linverse. Juste. Justice. Redonner les cartes à ceux qui ne les ont pas et qui jouent pourtant mieux. Plus rapides, dévoués, inspirés. Cest à ceux là que nous restons fidèles.
Cette nuit-là, il y avait le prix Constantin en rediffusion tardive. Cette nuit-là, vers 3H, on voulait vérifier ladage classique de la télévision: la nuit et lété. Cest, paraît-il, le seul moment où lon peut voir de la culture dans les lucarnes. Le prix Constantin 2008, une émission à lécriture sympathique pour des artistes flippants. Dix musiciens qui ont fait lactualité de 2008 et que l’on préférerait ne pas voir. Dix newcomer à la sauce Nagui. Julien Doré, Cocoon, The Do je vous cite même pas la moitié. La machine à bobo était en route. Pas le néo-bobo snob ; mais le consommateur obsédé par son age. Celui qui compile chaque année qui passe, écrit la tendance noire sur blanc dans les magazines et sur ses blogs et ne supporte surtout pas le temps filant entre ses doigts.
Il ny avait rien dans lappartement cette nuit la, sinon un effluve dAmerican Spirit qui épaississait lair. Léquivalent physique de ce quavait pu être le dernier concert des Crow et Deadly Nightshade. Létrange réalité faisant l’oubli de lorigine pour qu’au centre de la ville lumière existe un bastion de fantômes indiens. Ce concert fut lun des trois meilleurs vus en 2008. Pour son efficacité, sa rigueur rythmique et son incroyable générosité. Une envie christique traverse ce groupe. Il y a un message derrière leur musique, il y a un démon pressant chaque note, une course délivrante dans chaque mesure Et eux savent lui donner le relief et le dynamisme dû. Cest en cela quils sont des braves. Cest pour cela que nous les soutenons.
Singapore slingCette nuit-là, il y eu la douloureuse absence dInternet. Il y eu lappel du lointain. La conviction que lIslande recueillait peut-être le groupe de lapocalypse que jessayais tant de capter. Singapore Sling (  http://www.myspace.com/singaporesling ) ou la conviction du noir. De ces groupes que lon appelle combo. Il nous offre bien plus que 3h30 de bonheur, mais une ligne de conduite. La confirmation de notre intuition: la vie peut être une oeuvre dart, encore faut-il en connaître le fracas et la fureur. Une pupille bien au fond de son orbite, un rythme vrombissant, des guitares en scalpel planant. Les Singapore Sling tiennent le pinceau dessinant vos peintures de guerre. Leur groupe est un mode de vie.. Cest en cela quils sont des braves. Cest pour cela que nous les soutenons.
Cette nuit-là, alors que je me posais la question à savoir si Moriarty était un vrai marching band américain, une réponse simposa très vite à moi: Castle Of Aaarghh. Groupe au blues gras, à lincroyable 3éme degré, à lenvie de faire, tout simplement. Insupportable à toute personne croyant aux mots indie rock, rock éléctro ou même Vodka/Cranberry. Ils font ce qu’aucun ici n’arrive à être : le groupe de flux américain; les compositeurs de B.O de films musicaux au scénario pauvre et au casting gueule cassée. La culture du détail dans ce qu’il existe de plus obscène et primairement jouissif. Un groupe avec un guitariste qui pourrait être vraiment prog et un chanteur complètement squato. Et pourtant, il y a la finesse du jeu et lamour du blues. Cest en cela quils sont des braves. Cest [...]</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Cest notre art. Nous ne faisons que cela. Au moment où nous avons oublié dêtre journaliste pour écrire la réalité. Nous ne relayons pas linformation mais cherchons linfime flamme dans limmensité du monde. [...]</itunes:subtitle>
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		<title>DEAR READER  Replace why with funny</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/dear-reader/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Jan 2009 22:15:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ismene de Beauvoir</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Originaire de Johannesburg, le duo Cherilyn MacNeil/ Darryl Torr s’est formé il y a 4 ans, empruntant dans un premier temps son nom à la marque de vêtements inconnue en France (et pas franchement glamour), Harris Tweed.
Dear ReaderUne remise en question patronymique et musicale plus tard, le groupe sort son nouvel album Replace Why With [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Originaire de Johannesburg, le duo Cherilyn MacNeil/ Darryl Torr s’est formé il y a 4 ans, empruntant dans un premier temps son nom à la marque de vêtements inconnue en France (et pas franchement glamour), Harris Tweed.</h2>
<p><span class="img-droite"><a title="Dear Reader" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_70957c9cc5ae4b73965b059d96243be2.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5482" style="margin: 10px;" title="Dear Reader" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_70957c9cc5ae4b73965b059d96243be2.jpg" alt="" width="298" height="448" /></a><span class="img-legende">Dear Reader</span></span>Une remise en question patronymique et musicale plus tard, le groupe sort son nouvel album <em>Replace Why With Funny</em> (attendu pour février) et tire aujourd’hui son nom du livre de Charlotte Brontë Jane Eyre, dont l’héroïne apostrophe continuellement son « cher lecteur » pour geindre à son oreille. Message caché: on est prié de ne pas en rester à une écoute superficielle de ces mélodies qui intègrent sans mal le cerveau et s&#8217;en délogent difficilement. Auditeur, Cherilyn MacNeil te parle.</p>
<h3>“Run, run ,run, there’s a bullet in your back…”</h3>
<p>Pour tout dire, les paroles du groupe, servies par la voix douceâtre de MacNeil, ne sont pas bouleversantes. On y parle principalement d’amour, de rupture ; des thématiques supposées parler à tout le monde, mais qui, par manque d’ambition, ne parlent à personne. Je réserve tout de même mon jugement sur<em> Great White Bear </em>dont j’avoue ne pas avoir compris le sens (sans doute trop poétique pour moi).<br />
Peu importe, les français ne sont pas connus pour leur fluent english, alors allons-y pour l’écoute en version <em>yahourt</em>.</p>
<p>Le principal atout de Dear Reader réside dans l’intervention de Brent Knopf, du groupe indie étasunien Menomena, à la production. En résulte un certain déséquilibre pas inintéressant entre des mélodies faciles (mais efficaces) et des arrangements soignés. Comme Torr l’explique lui-même : “Toute mon attention est allée à tenter de dégager la beauté des morceaux, tandis que Brent tentait d’en capturer l’amertume et l’énergie.”</p>
<p>Le problème est là : le cul entre deux chaises, entre le tube pop et la ballade folk inspirée, il y a…la chanson tiédasse, agréable à écouter en faisant la vaisselle ou en se coupant les ongles des pieds. Et après? Cela sera-t-il suffisant, cher lecteur?</p>

<p><strong><a href="http://www.myspace.com/dearreadermusic" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/dearreadermusic</a></strong></p>
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	<itunes:summary>Originaire de Johannesburg, le duo Cherilyn MacNeil/ Darryl Torr s’est formé il y a 4 ans, empruntant dans un premier temps son nom à la marque de vêtements inconnue en France (et pas franchement glamour), Harris Tweed.
Dear ReaderUne remise en question patronymique et musicale plus tard, le groupe sort son nouvel album Replace Why With Funny (attendu pour février) et tire aujourd’hui son nom du livre de Charlotte Brontë Jane Eyre, dont l’héroïne apostrophe continuellement son « cher lecteur » pour geindre à son oreille. Message caché: on est prié de ne pas en rester à une écoute superficielle de ces mélodies qui intègrent sans mal le cerveau et sen délogent difficilement. Auditeur, Cherilyn MacNeil te parle.
“Run, run ,run, there’s a bullet in your back…”
Pour tout dire, les paroles du groupe, servies par la voix douceâtre de MacNeil, ne sont pas bouleversantes. On y parle principalement d’amour, de rupture ; des thématiques supposées parler à tout le monde, mais qui, par manque d’ambition, ne parlent à personne. Je réserve tout de même mon jugement sur Great White Bear dont j’avoue ne pas avoir compris le sens (sans doute trop poétique pour moi).
Peu importe, les français ne sont pas connus pour leur fluent english, alors allons-y pour l’écoute en version yahourt.
Le principal atout de Dear Reader réside dans l’intervention de Brent Knopf, du groupe indie étasunien Menomena, à la production. En résulte un certain déséquilibre pas inintéressant entre des mélodies faciles (mais efficaces) et des arrangements soignés. Comme Torr l’explique lui-même : “Toute mon attention est allée à tenter de dégager la beauté des morceaux, tandis que Brent tentait d’en capturer l’amertume et l’énergie.”
Le problème est là : le cul entre deux chaises, entre le tube pop et la ballade folk inspirée, il y a…la chanson tiédasse, agréable à écouter en faisant la vaisselle ou en se coupant les ongles des pieds. Et après? Cela sera-t-il suffisant, cher lecteur?

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<itunes:subtitle>Originaire de Johannesburg, le duo Cherilyn MacNeil/ Darryl Torr s’est formé il y a 4 ans, empruntant dans un premier temps son nom à la marque de vêtements inconnue en France (et pas franchement glamour), Harris Tweed.
Dear ReaderUne remise [...]</itunes:subtitle>
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		<title>THE FUGITIVE KIND  Stone age</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jan 2009 22:15:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vernon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Début d’année. Les doigts grippés sur le clavier, les méninges qui coincent et le dieu Google que j’entends ricaner : « hé hé petit scarabée, tu patines, tu galères, laisse toi happer laisse-toi faire… à quoi bon lutter, laisse toi glisser, ferme ton logiciel de texte, j’ai tout ce qu’il te faut en magasin ». [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Début d’année. Les doigts grippés sur le clavier, les méninges qui coincent et le dieu Google que j’entends ricaner : « hé hé petit scarabée, tu patines, tu galères, laisse toi happer laisse-toi faire… à quoi bon lutter, laisse toi glisser, ferme ton logiciel de texte, j’ai tout ce qu’il te faut en magasin ». Mais attends, j’ai un album qui tourne dans ton ventre (Google a pris possession de mon ordinateur, mais vous aussi, non ? ) un truc très beau et très inutile, le <em>Stone age</em> de The Fugitive Kind. Comment ça, ça ne marchera jamais ? Et alors?</h2>
<p>Mais laissez-moi d’abord vous parler de l’avantage d’avoir un rédac chef, voire deux : ça te taille un angle impossible, souvent pertinent, presque toujours tordu (vu que Gonzaï c’est pas vraiment Marie-Claire, ça reste cohérent) et puis ça te laisse à tes choix. Qui sont au nombre de deux : soit tu passes la main, rongeant ce qu’il te reste de frein (le passage à 2009 ne fut pas de tout repos), soit tu relèves le défi et t’es pas dans la merde. Etant donné que je m’apprête à changer de paragraphe, devinez d’où j’écris ?</p>
<h3>L’angle, donc : Pourquoi les albums solos de groupes &#8220;connus&#8221; sont-ils toujours bancals, ou la tentative de réponse à un problème (&#8221;mon groupe ne marche pas&#8221;) par un autre problème (&#8221;je vais sortir un album qui fera un flop&#8221;).</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Stone Age" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/fugitive.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5497" style="margin: 10px;" title="Stone Age" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/fugitive.jpg" alt="" width="280" height="280" /></a><span class="img-legende">Stone Age</span></span>Sympa, non ? Maintenant, le bonhomme qui a inspiré une telle formule : Nicolas Leroux. Leader d’Overhead, combo frenchy à tendance Radiohead, plein de guitares ouvertes te chatouillant les glandes lacrymales. Vole aujourd’hui, comme beaucoup d’autres, en solo. Le nom de cette nouvelle compagnie où monsieur pilote, co-pilote et fait le passager ? The Fugitive Kind. Soit trois ans d’enfermement en studio, avec au bout des doigts TOUS les instruments et TOUTES les manettes ; un truc à ne jamais s’en sortir. Un truc à ne plus savoir choisir. Un truc à se dire que ça ne marchera jamais. Oui mais un truc où dieu, c’est toi. Où vu les antécédents du bonhomme, c’est la beauté qui donnera le LA. Le goût du frisson. Avec en tête cette drôle d’idée : Le respect des carcans comme dogme pour en sortir: tu parles d’un angle impossible !</p>
<h1>Je crois qu’il est temps de parler de la bonne raison qui m’a amené jusqu’ici (et vous avec, je l’espère).</h1>
<p>Ce mec a une voix exceptionnelle. Pas la tessiture à la Céline Dion, qui est la preuve que ce jour là, la fée était bourrée. Non, une voix extraordinaire, au sens propre du terme. Une voix qui va haut, qui va bas, c’est vrai ; mais surtout, qui t’émeut. Une voix qui te fait oublier qu’autour, ce sont souvent les mêmes guitares qui s’enroulent, que leurs sons ne changent pas beaucoup (un pour la sèche, un pour l’électrique), que finalement, l’épure choisie par Leroux est à son service. Et à partir de là, vous aussi vous avez le choix : soit vous restez, soit vous en avez assez entendu. Mais une voix pareille, quand même…</p>
<p>Il y a donc <em>A differant man</em> que je vous conseille de vous coller entre les oreilles : une basse qui claque, des roulements de caisse claire tirant sur la bride, une guitare taillant dans le lard et ces chœurs qui renversent tout. Il y a <em>Is this the wrong tide?</em> qui se traîne sous le joug implacable d’un charley au garde-à-vous et au milieu du refrain ce lâché de guitare et d’organe qui font repousser tes poils (ceux des avant-bras, ça va sans dire). Il y a cet art du déploiement dans <em>Stone age</em>, celui du travail de producteur bien fait sur <em>Inner city</em>, ou encore sa façon toute particulière de pondre un morceau commun (Chances are).</p>
<p>Est-ce que tout ça répond à la question initiale ? Pas vraiment. La seule réponse qui me vienne, c’est que Leroux ne peut tout simplement pas faire autrement. Que pour lui, ce disque est une évidence. Que si c’était à refaire, il ne changerait pas grand-chose. Que quand on a une idée de la beauté, on arrête de réfléchir et de compter, qu’on appuie sur rec, un point c’est tout. Qu’avec une voix pareille, aller bosser à l’usine, non, vraiment, ce n’est pas possible.</p>

<p><strong>The Fugitive Kind / / <em>Stone Age</em> / / Modulor </strong></p>
<p><a href="http://www.myspace.com/lodestarmusic " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/lodestarmusic </a></p>
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	<itunes:summary>Début d’année. Les doigts grippés sur le clavier, les méninges qui coincent et le dieu Google que j’entends ricaner : « hé hé petit scarabée, tu patines, tu galères, laisse toi happer laisse-toi faire… à quoi bon lutter, laisse toi glisser, ferme ton logiciel de texte, j’ai tout ce qu’il te faut en magasin ». Mais attends, j’ai un album qui tourne dans ton ventre (Google a pris possession de mon ordinateur, mais vous aussi, non ? ) un truc très beau et très inutile, le Stone age de The Fugitive Kind. Comment ça, ça ne marchera jamais ? Et alors?
Mais laissez-moi d’abord vous parler de l’avantage d’avoir un rédac chef, voire deux : ça te taille un angle impossible, souvent pertinent, presque toujours tordu (vu que Gonzaï c’est pas vraiment Marie-Claire, ça reste cohérent) et puis ça te laisse à tes choix. Qui sont au nombre de deux : soit tu passes la main, rongeant ce qu’il te reste de frein (le passage à 2009 ne fut pas de tout repos), soit tu relèves le défi et t’es pas dans la merde. Etant donné que je m’apprête à changer de paragraphe, devinez d’où j’écris ?
L’angle, donc : Pourquoi les albums solos de groupes connus sont-ils toujours bancals, ou la tentative de réponse à un problème (mon groupe ne marche pas) par un autre problème (je vais sortir un album qui fera un flop).
Stone AgeSympa, non ? Maintenant, le bonhomme qui a inspiré une telle formule : Nicolas Leroux. Leader d’Overhead, combo frenchy à tendance Radiohead, plein de guitares ouvertes te chatouillant les glandes lacrymales. Vole aujourd’hui, comme beaucoup d’autres, en solo. Le nom de cette nouvelle compagnie où monsieur pilote, co-pilote et fait le passager ? The Fugitive Kind. Soit trois ans d’enfermement en studio, avec au bout des doigts TOUS les instruments et TOUTES les manettes ; un truc à ne jamais s’en sortir. Un truc à ne plus savoir choisir. Un truc à se dire que ça ne marchera jamais. Oui mais un truc où dieu, c’est toi. Où vu les antécédents du bonhomme, c’est la beauté qui donnera le LA. Le goût du frisson. Avec en tête cette drôle d’idée : Le respect des carcans comme dogme pour en sortir: tu parles d’un angle impossible !
Je crois qu’il est temps de parler de la bonne raison qui m’a amené jusqu’ici (et vous avec, je l’espère).
Ce mec a une voix exceptionnelle. Pas la tessiture à la Céline Dion, qui est la preuve que ce jour là, la fée était bourrée. Non, une voix extraordinaire, au sens propre du terme. Une voix qui va haut, qui va bas, c’est vrai ; mais surtout, qui t’émeut. Une voix qui te fait oublier qu’autour, ce sont souvent les mêmes guitares qui s’enroulent, que leurs sons ne changent pas beaucoup (un pour la sèche, un pour l’électrique), que finalement, l’épure choisie par Leroux est à son service. Et à partir de là, vous aussi vous avez le choix : soit vous restez, soit vous en avez assez entendu. Mais une voix pareille, quand même…
Il y a donc A differant man que je vous conseille de vous coller entre les oreilles : une basse qui claque, des roulements de caisse claire tirant sur la bride, une guitare taillant dans le lard et ces chœurs qui renversent tout. Il y a Is this the wrong tide? qui se traîne sous le joug implacable d’un charley au garde-à-vous et au milieu du refrain ce lâché de guitare et d’organe qui font repousser tes poils (ceux des avant-bras, ça va sans dire). Il y a cet art du déploiement dans Stone age, celui du travail de producteur bien fait sur Inner city, ou encore sa façon toute particulière de pondre un morceau commun (Chances are).
Est-ce que tout ça répond à la question initiale ? Pas vraiment. La seule réponse qui me vienne, c’est que Leroux ne peut tout simplement pas faire autrement. Que pour lui, ce disque est une évidence. Que si c’était à refaire, il ne changerait pas grand-chose. Que quand [...]</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Début d’année. Les doigts grippés sur le clavier, les méninges qui coincent et le dieu Google que j’entends ricaner : « hé hé petit scarabée, tu patines, tu galères, laisse toi happer laisse-toi faire… à quoi bon lutter, laisse toi [...]</itunes:subtitle>
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		<title>CARL  La flambloyance du cabot</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Jan 2009 22:15:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elea Von Picnic</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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Un concert un dimanche soir de décembre ? Mhm, mauvaise idée&#8230; Sauf s’il s’agit de rassembler une harde éparse de zombies apathiques. Puis de les mettre face à Carl, sa petite musique contagieuse, ses potes en carton et ses compères humains – pour une prestation à la fois vociférante et tendre. Bye-bye, torpeur hivernale, bonjour, petites [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]&gt;  Normal 0 21       MicrosoftInternetExplorer4  &lt;![endif]--></p>
<h2 class="MsoNormal">Un concert un dimanche soir de décembre ? Mhm, mauvaise idée&#8230; Sauf s’il s’agit de rassembler une harde éparse de zombies apathiques. Puis de les mettre face à Carl, sa petite musique contagieuse, ses potes en carton et ses compères humains – pour une prestation à la fois vociférante et tendre. Bye-bye, torpeur hivernale, bonjour, petites histoires grinçantes, allumées ou suaves.</h2>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Pourtant, tout ça semblait condamné à l’engourdissement dominical : en arrivant, on pouvait apercevoir Carl, lui-même plutôt mort-vivant, errer d’un côté à l’autre de la salle, barbe en retard, lunettes fatiguées, pull-over chiffonné, l’air interloqué du môme qui vient d’être brusquement interrompu en pleine sieste… Notez que, à bien y réfléchir, on peut laisser le brave dimanche en dehors de tout ça : ça aurait été pareil n’importe quel autre jour de la semaine, puisque, en se basant sur nos observations rigoureuses, Carl a <em>toujours</em> l’air à la bourre et mal repassé. Le genre de type qui donne immanquablement l’impression qu’il vient de débarquer dans sa propre vie, et à propos duquel on se dit, en regardant sa montre et l’heure prévue pour le show qui approche, qu’il n’y arrivera jamais.</p>
<p class="MsoNormal"><span class="img-droite"><a title="Carl" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_e9c5a855cd92faf5292a535c3cc03f17.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5358" style="margin: 10px;" title="Carl" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2009/01/l_e9c5a855cd92faf5292a535c3cc03f17.jpg" alt="" width="350" height="248" /></a><span class="img-legende">Carl</span></span>C’est généralement à ce moment-là, quand les minutes de retard s’accumulent, que les conversations tournent court et que les bières tiédissent, qu’on se demande pourquoi on est là. Parce que sur papier, franchement, Carl n’a pas beaucoup d’argument pour inciter qui que se soit à sortir affronter les frimas… Vainqueur du concours <em>Musique à la française</em>, genre « Madame la Ministre aime beaucoup ce que vous faites, fufufu » ? Que les journalistes musicaux encroûtés de la presse à papa décrivent comme faisant du « slam » ? Un « artiste touche à tout », dont on dit qu’il « a un véritable univers », comme si ça excusait quoi que ce soit ? Oh, pitié, laissez-nous regagner nos foyers et profiter des joies du chauffage central.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Et pourtant, ça marche. Ça marche ce dimanche-là dans ce petit théâtre poussiéreux qui, les autres jours, accueille des comédies de boulevard (le décor est encore là, mais soudain peuplé d’étranges personnages en carton – monstres en papier, silhouettes familières détournées, découpées, recollées…). Tout comme ça marche dans des foyers culturels miteux, sur la grande scène vide d’un festival en début d’après-midi, ou au beau milieu d’une exposition de bande dessinée.</p>
<h3 class="MsoNormal">Et n’allez pas croire que ça marche à grand coup d’esthétique de la <em>loose</em>, tellement crevard que ça en devient sympathique.</h3>
<p class="MsoNormal">Non non, ça marche vraiment, et on assiste à une sorte de crash-test implacable : les cinq premières minutes d’un concert que tout destinait à être foireux. Il n’en faut pas plus au gars barbu et chiffonné pour embarquer tout le monde sur son rafiot en papier mâché, là où les gens ont la même coiffure que leur pelouse, et où un chien libidineux squatte devant la cheminée. Raconter des histoires, donc, avec une limpidité hystérique qui, dans ce qu’elle a de meilleur, vous donne l’impression de projeter des images grimaçantes directement dans votre cerveau.</p>
<h3 class="MsoNormal">Certes, les musicologues pourront s’indigner, arguer que tout ça n’est jamais que du blabla déclamé sur des bandes pré-enregistrées, constituées de quelques <em>beats</em> faciles.</h3>
<p class="MsoNormal">Sur les moments où les deux (ou trois, ou quatre, ça dépend des jours) musiciens-accompagnateurs font plus que de la figuration, on saisit un aperçu de ce que pourrait devenir Carl dans un futur proche, quand il aura définitivement abandonné les oripeaux du type qui enregistre des machins rigolos sur son magnétophone, tout seul dans sa chambre : un événement plein d’idées, de détails et de rebondissements. Et puis même dans cette formule minimaliste, le mec possède un indéniable sens de la scène qui, plus encore que ses textes bien troussés ou son sens du son catchy, laisse pantois. Moralité : n’écoutez pas les chansons de Carl sur son Myspace, allez le voir sur scène, faites-le venir dans votre ville, dans votre jardin, votre cave ou la salle des fêtes la plus proche… Là, il va brailler, siffloter, arpenter la scène de sa drôle de démarche. Et après avoir fait hurler toute la salle de rire, il la prendra à revers avec une chanson un peu triste, un peu jolie, simplement juste.</p>
<p class="MsoNormal">
<h3 class="MsoNormal">On passerait volontiers d’autres dimanches soirs en cette compagnie. Des lundis aussi, d’ailleurs. Et pourquoi pas des mardis ? Et des mercr…</h3>

<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong><a href="http://www.myspace.com/carlclebard" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/carlclebard</a></strong></p>
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	<itunes:summary>Un concert un dimanche soir de décembre ? Mhm, mauvaise idée Sauf s’il s’agit de rassembler une harde éparse de zombies apathiques. Puis de les mettre face à Carl, sa petite musique contagieuse, ses potes en carton et ses compères humains – pour une prestation à la fois vociférante et tendre. Bye-bye, torpeur hivernale, bonjour, petites histoires grinçantes, allumées ou suaves.

Pourtant, tout ça semblait condamné à l’engourdissement dominical : en arrivant, on pouvait apercevoir Carl, lui-même plutôt mort-vivant, errer d’un côté à l’autre de la salle, barbe en retard, lunettes fatiguées, pull-over chiffonné, l’air interloqué du môme qui vient d’être brusquement interrompu en pleine sieste… Notez que, à bien y réfléchir, on peut laisser le brave dimanche en dehors de tout ça : ça aurait été pareil n’importe quel autre jour de la semaine, puisque, en se basant sur nos observations rigoureuses, Carl a toujours l’air à la bourre et mal repassé. Le genre de type qui donne immanquablement l’impression qu’il vient de débarquer dans sa propre vie, et à propos duquel on se dit, en regardant sa montre et l’heure prévue pour le show qui approche, qu’il n’y arrivera jamais.
CarlC’est généralement à ce moment-là, quand les minutes de retard s’accumulent, que les conversations tournent court et que les bières tiédissent, qu’on se demande pourquoi on est là. Parce que sur papier, franchement, Carl n’a pas beaucoup d’argument pour inciter qui que se soit à sortir affronter les frimas… Vainqueur du concours Musique à la française, genre « Madame la Ministre aime beaucoup ce que vous faites, fufufu » ? Que les journalistes musicaux encroûtés de la presse à papa décrivent comme faisant du « slam » ? Un « artiste touche à tout », dont on dit qu’il « a un véritable univers », comme si ça excusait quoi que ce soit ? Oh, pitié, laissez-nous regagner nos foyers et profiter des joies du chauffage central.

Et pourtant, ça marche. Ça marche ce dimanche-là dans ce petit théâtre poussiéreux qui, les autres jours, accueille des comédies de boulevard (le décor est encore là, mais soudain peuplé d’étranges personnages en carton – monstres en papier, silhouettes familières détournées, découpées, recollées…). Tout comme ça marche dans des foyers culturels miteux, sur la grande scène vide d’un festival en début d’après-midi, ou au beau milieu d’une exposition de bande dessinée.
Et n’allez pas croire que ça marche à grand coup d’esthétique de la loose, tellement crevard que ça en devient sympathique.
Non non, ça marche vraiment, et on assiste à une sorte de crash-test implacable : les cinq premières minutes d’un concert que tout destinait à être foireux. Il n’en faut pas plus au gars barbu et chiffonné pour embarquer tout le monde sur son rafiot en papier mâché, là où les gens ont la même coiffure que leur pelouse, et où un chien libidineux squatte devant la cheminée. Raconter des histoires, donc, avec une limpidité hystérique qui, dans ce qu’elle a de meilleur, vous donne l’impression de projeter des images grimaçantes directement dans votre cerveau.
Certes, les musicologues pourront s’indigner, arguer que tout ça n’est jamais que du blabla déclamé sur des bandes pré-enregistrées, constituées de quelques beats faciles.
Sur les moments où les deux (ou trois, ou quatre, ça dépend des jours) musiciens-accompagnateurs font plus que de la figuration, on saisit un aperçu de ce que pourrait devenir Carl dans un futur proche, quand il aura définitivement abandonné les oripeaux du type qui enregistre des machins rigolos sur son magnétophone, tout seul dans sa chambre : un événement plein d’idées, de détails et de rebondissements. Et puis même dans cette formule minimaliste, le mec possède un indéniable sens de la scène qui, plus encore que ses [...]</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Un concert un dimanche soir de décembre ? Mhm, mauvaise idée Sauf s’il s’agit de rassembler une harde éparse de zombies apathiques. Puis de les mettre face à Carl, sa petite musique contagieuse, ses potes en carton et ses compères [...]</itunes:subtitle>
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		<title>DOUG PAISLEY  Contre-pied</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 22:16:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>S.G.</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que je devrais plutôt être à la recherche du groupe du futur, celui qui transcendera les genres, le disque qui s’élèvera au rang de catalyseur social, dont on parlera comme le disque d’une génération perdue au milieu des références poussiéreuses de nos parents, je ne peux m’empêcher de décoller l’oreille des quelques titres de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Alors que je devrais plutôt être à la recherche du groupe du futur, celui qui transcendera les genres, le disque qui s’élèvera au rang de catalyseur social, dont on parlera comme le disque d’une génération perdue au milieu des références poussiéreuses de nos parents, je ne peux m’empêcher de décoller l’oreille des quelques titres de Doug Paisley disponibles sur son Myspace.L’album est sorti depuis quelques temps en vinyle, mais l’époque étant ce qu’elle est, j’attends sagement la sortie cd prévue en janvier, à moins que Deezer m’évite de trop attendre. C’est comme ça.</h2>
<p>D’autres jours, j’aurais trouvé ça plus ennuyeux encore qu’une écoute de l’album éponyme de Secret Machines. De style pompier, je dirais pour simplifier que Secret Machines est un mélange bâtard de Silverchair reprenant Pink Floyd en première partie de U2.</p>
<h1>Ca vous fait rêver, ça, un rock stadium avec expérimentations creuses ?</h1>
<p>Enfin bref, tout ça pour dire qu’après l’écoute de ce disque des Secret Machines, écouter Doug Paisley a un sens, même à la veille de 2009. Bien que, je vous l’accorde, cette comparaison n’a pas grand-chose à faire ici.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Doug Paisley" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/51y3okepsl_ss500_.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-5126" style="margin: 10px;" title="Doug Paisley" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/51y3okepsl_ss500_.jpg" alt="" width="350" height="350" /></a><span class="img-legende">Doug Paisley</span></span>Il n’empêche que ce qu’on demande à la musique, c’est avant tout d’avoir quelque chose à dire, quelque chose à montrer, quelque chose à donner. Et c’est la que se trouve toute la force de la musique de Doug Paisley.</p>
<p>Généralement, ce sur quoi je fantasme quand les températures s’abaissent, ce sont les grands espaces. La forêt en face et la montagne derrière. Quelque chose qui vous remette une bonne fois pour toute la tête sur les épaules et vous change des pavés glissant. Ca fait du bien parfois et en plus la neige tient moins bien en ville. Bien sûr, on pourra me rétorquer que le mélange country/folk, c’est connu, que Townes Van Zandt l’a joué mieux que personne. Je m’en fous. Depuis que je me demande si finalement, écouter Doug Paisley est vraiment une bonne idée ou sans intérêt, je n’ai pas décollé l’oreille de <em>Petals Leaves and Snow</em> et <em>Broken In Two.</em></p>
<p>D’ailleurs, l’intérêt d’écouter Doug Paisley et non pas un quelconque album de rock sortis ces dernières semaines type Secret Machines ou le prochain Animal Collective, Merriweather Post Pavilion, le voilà.  La musique du canadien exilé en Angleterre ne prétend pas être supérieure à sa valeur réelle. Et c’est probablement ce qui rend ennuyeux d’écouter du rock aujourd’hui. On fait trop de chefs d’œuvres de ce qui n’est, au final, qu’une suite de productions anodines et sans âmes.</p>
<p>La musique de Doug Paisley a le mérite de n’être que ce qu’elle est : une porte de sortie éclairée vers le chemin de la rédemption, piétinant tous ces groupes qui hantent nos magazines de doubles pages, d’albums du mois par la pureté d’un type et sa guitare, s’élevant au rang de gardien de la sincérité en chemise à carreaux et moustache.</p>
<p><em><strong>Ecouter Broken in two</strong></em><br />
</p>
<p><strong>DOUG PAISLEY //<em> </em>LP <em>// </em>No Quarter Rec.<br />
<a href="http://www.myspace.com/dougpaisley" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/dougpaisley</a></strong></p>
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D’autres jours, j’aurais trouvé ça plus ennuyeux encore qu’une écoute de l’album éponyme de Secret Machines. De style pompier, je dirais pour simplifier que Secret Machines est un mélange bâtard de Silverchair reprenant Pink Floyd en première partie de U2.
Ca vous fait rêver, ça, un rock stadium avec expérimentations creuses ?
Enfin bref, tout ça pour dire qu’après l’écoute de ce disque des Secret Machines, écouter Doug Paisley a un sens, même à la veille de 2009. Bien que, je vous l’accorde, cette comparaison n’a pas grand-chose à faire ici.
Doug PaisleyIl n’empêche que ce qu’on demande à la musique, c’est avant tout d’avoir quelque chose à dire, quelque chose à montrer, quelque chose à donner. Et c’est la que se trouve toute la force de la musique de Doug Paisley.
Généralement, ce sur quoi je fantasme quand les températures s’abaissent, ce sont les grands espaces. La forêt en face et la montagne derrière. Quelque chose qui vous remette une bonne fois pour toute la tête sur les épaules et vous change des pavés glissant. Ca fait du bien parfois et en plus la neige tient moins bien en ville. Bien sûr, on pourra me rétorquer que le mélange country/folk, c’est connu, que Townes Van Zandt l’a joué mieux que personne. Je m’en fous. Depuis que je me demande si finalement, écouter Doug Paisley est vraiment une bonne idée ou sans intérêt, je n’ai pas décollé l’oreille de Petals Leaves and Snow et Broken In Two.
D’ailleurs, l’intérêt d’écouter Doug Paisley et non pas un quelconque album de rock sortis ces dernières semaines type Secret Machines ou le prochain Animal Collective, Merriweather Post Pavilion, le voilà.  La musique du canadien exilé en Angleterre ne prétend pas être supérieure à sa valeur réelle. Et c’est probablement ce qui rend ennuyeux d’écouter du rock aujourd’hui. On fait trop de chefs d’œuvres de ce qui n’est, au final, qu’une suite de productions anodines et sans âmes.
La musique de Doug Paisley a le mérite de n’être que ce qu’elle est : une porte de sortie éclairée vers le chemin de la rédemption, piétinant tous ces groupes qui hantent nos magazines de doubles pages, d’albums du mois par la pureté d’un type et sa guitare, s’élevant au rang de gardien de la sincérité en chemise à carreaux et moustache.
Ecouter Broken in two

DOUG PAISLEY // LP // No Quarter Rec.
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<itunes:subtitle>Alors que je devrais plutôt être à la recherche du groupe du futur, celui qui transcendera les genres, le disque qui s’élèvera au rang de catalyseur social, dont on parlera comme le disque d’une génération perdue au milieu des [...]</itunes:subtitle>
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		<title>GALA DROP  Les conquis adorent</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 22:16:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juul</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Plusieurs choses : Trois enfants autistes en pleine séance d&#8217;amateur circle jerk, Forbidden Planet sans les images, le crypto-judaïsme portugais et Sammy de Scooby Doo gone new age. Le mec de la distro me parlait de musique coloniale portugaise, quelque part y&#8217;aurait pas besoin d&#8217;en dire beaucoup plus.
À la base j&#8217;étais venu voir Religious Knives [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Plusieurs choses : Trois enfants autistes en pleine séance d&#8217;amateur circle jerk, Forbidden Planet sans les images, le crypto-judaïsme portugais et Sammy de Scooby Doo gone new age. Le mec de la distro me parlait de musique coloniale portugaise, quelque part y&#8217;aurait pas besoin d&#8217;en dire beaucoup plus.</h2>
<p>À la base j&#8217;étais venu voir Religious Knives mais ça me faisait chier d&#8217;utiliser mon vélo pour rentrer. Sommet de soirée du coup refoulé aux alentours de 22h30.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Gala Drop" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/09/gala-ban.jpg" ><img class="size-full wp-image-2672 alignright" style="border: 5px solid black;" title="Gala Drop" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/09/gala-ban.jpg" alt="" width="360" height="192" /></a><span class="img-legende">Gala Drop</span></span></p>
<p>1437 : Début du siège de Tanger. L&#8217;expédition dirigé par l&#8217;infant de Portugal Henri tourne au désastre. Une partie du corps expéditionnaire est fait prisonnier et l&#8217;infant Ferdinand est gardé en otage jusqu&#8217;à l&#8217;éventuelle restitution de Ceuta. Corps expéditionnaire : Gala Drop.</p>
<p>1488 : Bartolomeu Dias double le cap Tormentoso (qui sera rebaptisé cap de Bonne-Espérance pour ne pas effrayer les explorateurs). Il touche terre le 3 février, puis reconnaît les côtes du Mozambique et atteint la région de l&#8217;actuel Port Elizabeth, la baia dos Vaqueiros, ainsi appelée parce que les Noirs y élèvent des bovins. Mandater des corps expéditionnaires, explorer les limites du monde connu et garder à l&#8217;esprit que la meilleure définition de la dernière terre peut être qu&#8217;on y élève des vaches.</p>
<p>On pense au cap Ash Ra Tempel, à la musique concrète devenant électronique avec la traversée de l&#8217;océan Atlantique, à la monotonie des côtes étrangères, batterie, synthétiseurs, machines —noise—, au sexe exotique désincarné avec Tortoise (TNT) et à l&#8217;héroïsme au large des groupes de Pan European qui sont devenus tes amis l&#8217;an dernier. Dans une grotte, à l&#8217;endroit où se dessine au loin une cote inconnu, en Afrique, loin, tellement partout que nulle part.</p>
<p>A ECOUTER : &#8220;Ital&#8221;</p>
<p><a href="http://www.myspace.com/galadrop" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong>http://www.myspace.com/galadrop</strong></a></p>
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À la base jétais venu voir Religious Knives mais ça me faisait chier dutiliser mon vélo pour rentrer. Sommet de soirée du coup refoulé aux alentours de 22h30.
Gala Drop
1437 : Début du siège de Tanger. Lexpédition dirigé par linfant de Portugal Henri tourne au désastre. Une partie du corps expéditionnaire est fait prisonnier et linfant Ferdinand est gardé en otage jusquà léventuelle restitution de Ceuta. Corps expéditionnaire : Gala Drop.
1488 : Bartolomeu Dias double le cap Tormentoso (qui sera rebaptisé cap de Bonne-Espérance pour ne pas effrayer les explorateurs). Il touche terre le 3 février, puis reconnaît les côtes du Mozambique et atteint la région de lactuel Port Elizabeth, la baia dos Vaqueiros, ainsi appelée parce que les Noirs y élèvent des bovins. Mandater des corps expéditionnaires, explorer les limites du monde connu et garder à lesprit que la meilleure définition de la dernière terre peut être quon y élève des vaches.
On pense au cap Ash Ra Tempel, à la musique concrète devenant électronique avec la traversée de locéan Atlantique, à la monotonie des côtes étrangères, batterie, synthétiseurs, machines —noise—, au sexe exotique désincarné avec Tortoise (TNT) et à lhéroïsme au large des groupes de Pan European qui sont devenus tes amis lan dernier. Dans une grotte, à lendroit où se dessine au loin une cote inconnu, en Afrique, loin, tellement partout que nulle part.
A ECOUTER : Ital
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		<title>THE CAVALIERS  A Cheval sur les principes!</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Dec 2008 22:16:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Little Johnny Jet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Un jour viendra où les démons sortiront de terre. Un jours dans notre époque où la musique pourra connaître sa nouvelle apocalypse. Alors arrivera un groupe noir, entouré d&#8217;une aura épaisse. Leur musique sera le dédain même, leur attitude malaxera le public jusqu’à son malaise physique. Une main de fer étranglant l&#8217;humain jusqu’à la repentance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Un jour viendra où les démons sortiront de terre. Un jours dans notre époque où la musique pourra connaître sa nouvelle apocalypse. Alors arrivera un groupe noir, entouré d&#8217;une aura épaisse. Leur musique sera le dédain même, leur attitude malaxera le public jusqu’à son malaise physique. Une main de fer étranglant l&#8217;humain jusqu’à la repentance la plus profonde de nos faiblesses. Ce groupe sera l&#8217;anti-contemporain, balayera d&#8217;un revers de poignet notre légèreté et le regard désabusé de nos yeux. Cela en fera le groupe le plus significatif de notre époque: il remettra en cause toutes les choses que nous avons laissées faire depuis trop longtemps.</h2>
<h3>Ce groupe n&#8217;est pas les Cavaliers.</h3>
<p>Eux sont l&#8217;avant-goût de la jeunesse qui prendra les instruments d&#8217;ici trois ans: des gamins élevés dans la violence la plus pressante et la culture la plus érudite. Les cavaliers, c&#8217;est une réaction saine à notre monde ultra segmenté: le fun adolescent poussé au maximum, l’éternelle jeunesse partageant un quotidien de petite frappe. Soit tous les ingrédients du groupe de Surf Rock. Enregistrant une ribambelle de titres joués dans l&#8217;esprit pur des disques &#8220;d&#8217;antan&#8221; ; on passe ici de l&#8217;instrumental épique des Shadows à la terreur électrique d&#8217;un Link Wray ou d’un Dick Dale.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="THE CAVALIERS " rel="lightbox[post]" href="http://a610.ac-images.myspacecdn.com/images01/11/l_dc8fdb9d513447fbf17e5e65fe9145c9.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/a610.ac-images.myspacecdn.com');"><img class="alignleft" style="margin: 10px;" src="http://a610.ac-images.myspacecdn.com/images01/11/l_dc8fdb9d513447fbf17e5e65fe9145c9.jpg" alt="" width="360" height="360" /></a><span class="img-legende">THE CAVALIERS </span></span>Puis, il s&#8217;agit de Surf Urbain. Comment un groupe parisien pourrait exprimer la sécheresse du désert ou le miroir du Pacifique quand nous ne sommes que grandeur, bitume et marbre ? La démesure du jeu est toute autre. Elle s’incarne dans la bagarre, la murge qui décroche la mâchoire, l&#8217;entêtement de vivre à mille lieux de notre environnement.</p>
<p>Les avoirs découverts il y a presque 2 ans, c&#8217;est le souvenir de Catcheur mexicain qui est le plus présent, de jaguar vintage et quelque reste d&#8217;armurerie Skinhead. L&#8217;article écrit à leur sujet était vite devenu un ring d&#8217;insultes; l&#8217;interview vidéo prévue avec une vingtaine de catcheurs en pleine séance de step&#8230; un fiasco. Ils auront au moins eu l&#8217;avantage de faire comprendre à toute personne ayant eu la chance de les voir que le trémolo d&#8217;une guitare est là pour imiter le crépitement des vagues.</p>
<p>Cet album attendu depuis longtemps sort chez BornBad d&#8217;une manière bien inspirée : livrer un LP de musique Surf avec des participations de Magnetix&#8230; c&#8217;est de l&#8217;entêtement, dans cette époque. Pour la plus grande joie de tous ceux qui pensent qu&#8217;il n&#8217;existe d&#8217;autre règle que celle qui consiste à frapper le premier.</p>

<p><a href="  http://www.myspace.com/calaverascaballeros " target="_blank"><span class="searchMonkey-displayURL">http://www.myspace.com/calaverascaballeros</span><br />
</a></p>
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	<itunes:summary>Un jour viendra où les démons sortiront de terre. Un jours dans notre époque où la musique pourra connaître sa nouvelle apocalypse. Alors arrivera un groupe noir, entouré dune aura épaisse. Leur musique sera le dédain même, leur attitude malaxera le public jusqu’à son malaise physique. Une main de fer étranglant lhumain jusqu’à la repentance la plus profonde de nos faiblesses. Ce groupe sera lanti-contemporain, balayera dun revers de poignet notre légèreté et le regard désabusé de nos yeux. Cela en fera le groupe le plus significatif de notre époque: il remettra en cause toutes les choses que nous avons laissées faire depuis trop longtemps.
Ce groupe nest pas les Cavaliers.
Eux sont lavant-goût de la jeunesse qui prendra les instruments dici trois ans: des gamins élevés dans la violence la plus pressante et la culture la plus érudite. Les cavaliers, cest une réaction saine à notre monde ultra segmenté: le fun adolescent poussé au maximum, l’éternelle jeunesse partageant un quotidien de petite frappe. Soit tous les ingrédients du groupe de Surf Rock. Enregistrant une ribambelle de titres joués dans lesprit pur des disques dantan ; on passe ici de linstrumental épique des Shadows à la terreur électrique dun Link Wray ou d’un Dick Dale.
THE CAVALIERS Puis, il sagit de Surf Urbain. Comment un groupe parisien pourrait exprimer la sécheresse du désert ou le miroir du Pacifique quand nous ne sommes que grandeur, bitume et marbre ? La démesure du jeu est toute autre. Elle s’incarne dans la bagarre, la murge qui décroche la mâchoire, lentêtement de vivre à mille lieux de notre environnement.
Les avoirs découverts il y a presque 2 ans, cest le souvenir de Catcheur mexicain qui est le plus présent, de jaguar vintage et quelque reste darmurerie Skinhead. Larticle écrit à leur sujet était vite devenu un ring dinsultes; linterview vidéo prévue avec une vingtaine de catcheurs en pleine séance de step un fiasco. Ils auront au moins eu lavantage de faire comprendre à toute personne ayant eu la chance de les voir que le trémolo dune guitare est là pour imiter le crépitement des vagues.
Cet album attendu depuis longtemps sort chez BornBad dune manière bien inspirée : livrer un LP de musique Surf avec des participations de Magnetix cest de lentêtement, dans cette époque. Pour la plus grande joie de tous ceux qui pensent quil nexiste dautre règle que celle qui consiste à frapper le premier.

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		<title>D.I.R.T.Y   Nettoyage à sec</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Dec 2008 22:15:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ENTREVIEWS]]></category>

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		<description><![CDATA[Un journaliste parlant (mal) d’une musique (culte), c’est aussi fréquent qu’un mélomane ratant ses mixtapes. Une fois n’est pas coutume, la tentation d’être aussi génial que la chanson qu’on écoute ne m’a pas traversé l’esprit.
Parce que la chanson d’ouverture (Glastonbury) du D.I.R.T.Y Edits Vol. 2  aura presque réussi à user nerveusement le processeur de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Un journaliste parlant (mal) d’une musique (culte), c’est aussi fréquent qu’un mélomane ratant ses mixtapes. Une fois n’est pas coutume, la tentation d’être aussi génial que la chanson qu’on écoute ne m’a pas traversé l’esprit.</h2>
<p>Parce que la chanson d’ouverture (<em>Glastonbury</em>) du <em>D.I.R.T.Y Edits Vol. 2 </em> aura presque réussi à user nerveusement le processeur de mon computer, Clovis Goux, du collectif D.I.R.T.Y, me donne quelques indices sur les 5 meilleures pépites de la compilation. Empiler, compiler, piller… Au moins ces névropathes ont fait leur choix : <em>Dirty Edits </em>est un miracle du bon gout respecté.</p>
<h3><strong>Holger Hiller - « Das Feur (Pilooski Edit) »</strong></h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Dirty Edits Vol.2" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/dirtyedits2web2.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-4712" title="Dirty Edits Vol.2" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/dirtyedits2web2.jpg" alt="" width="280" height="277" /></a><span class="img-legende">Dirty Edits Vol.2</span></span></p>
<p>« Sans doute mon morceau préféré de cette compile d’edits. C’est notre ami Piers Martin, qui m’a fait découvrir ce morceau lors d’un séjour à Londres. Holger Hiller faisait parti d’un groupe new wave allemand, Palais Schaumburg, qui n’a pas vraiment marqué les esprits. Il s’est embarqué ensuite dans une carrière solo plus convaincante. Das Feur est la face B d’un maxi publié en 84 (face A : Jonny). Le morceau baigne dans une sombre euphorie, un crescendo electro romantique typiquement germanique sublimée ici par le travail d’orfèvre du meilleur ouvrier polonais de l’année : Pilooski. »</p>
<h3>Q. Lazzarus - « Goodbye Horses (Krikor Edit) »</h3>
<p>« Souvenez vous du <em>Silence des agneaux</em>. Pendant qu’un futur gilet en peau humaine sanglottait au fond d’un puit, Buffalo Bill se dandinait nu devant la glace (son penis coincé entre ses cuisses) sur ce morceau incroyable de Q Lazzarus. Tout le monde a cette séquence dans la tête mais c’est grâce à Laurent Fetis, le graphiste avec lequel on bosse, que nous avons pu mettre un nom sur ce track. Krikor en était également dingue et son boulot sur ce morceau est subtil – tout en moiteur vicieuse- et audacieux : l’idée de virer le refrain est géniale car  il nous laisse sur notre faim, avec une seule envie : le réecouter illico. »</p>
<h3>Del Shannon - « Gemini (Pilooski Edit) »</h3>
<p>« Del Shannon est l’une de nos idoles et la quintessence à nos yeux du Sunchine Pop baroque. Penser que son chef d’œuvre de 67 Home & Away  fut sacrifié par sa maison de disque à l’époque est d’une injustice totale. Nous avons voulu lui rendre hommage à notre manière. Pilooski est l’initiateur de cet Edit, sa relecture de Gemini est à la fois épique et psychédélique, martiale et solaire. Tout ce qu’on aime »</p>
<h3>J.J. Cale  - Ride my High (Joakim Edit)</h3>
<p>«  J’étais franchement sceptique sur l’idée de JJ Cale à la base. Trop cow boy fumeur de joint à mon gout. Mais Guillaume avec qui je bosse y tenait particulièrement. Joakim, qui est au passage un des producteur, remixeur et musicien les plus talentueux en France aujourd’hui,  a fait un boulot d’un classe absolue sur ce morceau en le faisant décoller du coté de l’hypnose collective. Ce morceau m’évoque un vieux souvenir,  la dernière fois que j’ai acheté un ecsta, le dealer m’a refilé le cacheton en me disant simplement : « Bon Voyage ». Rien à rajouter! »</p>
<h3>People – « Glastonbury »</h3>
<p>« Parfois on glisse sur nos maxis des perles comme celle-ci. Sans les retoucher, parce qu’elles sont parfaites en l’état. Surgit de nulle part, on ne sait franchement pas grand chose de ce morceau sauf qu’il incarne un fantasme complet d’un certain idéalisme psychédélique et mystique, une incantation pop, de la musique de secte a destination du comos. »</p>

<p><strong><a href="http://www.d-i-r-t-y.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.d-i-r-t-y.com');" target="_blank">http://www.d-i-r-t-y.com/</a></strong></p>
<h1>GAGNEZ  VOS  T-SHIRTS  D.I.R.T.Y.</h1>
<h3>en répondant à cette question par <a href="mailto:desk@gonzai.com">mail </a>:</h3>
<p><strong>Quel est le nom du duo electro formé par Pilooski et Pentile ?</strong></p>
<p>a) Soft Cell<br />
b) Discodeine<br />
c) Daft Punk</p>
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	<itunes:summary>Un journaliste parlant (mal) d’une musique (culte), c’est aussi fréquent qu’un mélomane ratant ses mixtapes. Une fois n’est pas coutume, la tentation d’être aussi génial que la chanson qu’on écoute ne m’a pas traversé l’esprit.
Parce que la chanson d’ouverture (Glastonbury) du D.I.R.T.Y Edits Vol. 2  aura presque réussi à user nerveusement le processeur de mon computer, Clovis Goux, du collectif D.I.R.T.Y, me donne quelques indices sur les 5 meilleures pépites de la compilation. Empiler, compiler, piller… Au moins ces névropathes ont fait leur choix : Dirty Edits est un miracle du bon gout respecté.
Holger Hiller - « Das Feur (Pilooski Edit) »
Dirty Edits Vol.2
« Sans doute mon morceau préféré de cette compile d’edits. C’est notre ami Piers Martin, qui m’a fait découvrir ce morceau lors d’un séjour à Londres. Holger Hiller faisait parti d’un groupe new wave allemand, Palais Schaumburg, qui n’a pas vraiment marqué les esprits. Il s’est embarqué ensuite dans une carrière solo plus convaincante. Das Feur est la face B d’un maxi publié en 84 (face A : Jonny). Le morceau baigne dans une sombre euphorie, un crescendo electro romantique typiquement germanique sublimée ici par le travail d’orfèvre du meilleur ouvrier polonais de l’année : Pilooski. »
Q. Lazzarus - « Goodbye Horses (Krikor Edit) »
« Souvenez vous du Silence des agneaux. Pendant qu’un futur gilet en peau humaine sanglottait au fond d’un puit, Buffalo Bill se dandinait nu devant la glace (son penis coincé entre ses cuisses) sur ce morceau incroyable de Q Lazzarus. Tout le monde a cette séquence dans la tête mais c’est grâce à Laurent Fetis, le graphiste avec lequel on bosse, que nous avons pu mettre un nom sur ce track. Krikor en était également dingue et son boulot sur ce morceau est subtil – tout en moiteur vicieuse- et audacieux : l’idée de virer le refrain est géniale car  il nous laisse sur notre faim, avec une seule envie : le réecouter illico. »
Del Shannon - « Gemini (Pilooski Edit) »
« Del Shannon est l’une de nos idoles et la quintessence à nos yeux du Sunchine Pop baroque. Penser que son chef d’œuvre de 67 Home & Away  fut sacrifié par sa maison de disque à l’époque est d’une injustice totale. Nous avons voulu lui rendre hommage à notre manière. Pilooski est l’initiateur de cet Edit, sa relecture de Gemini est à la fois épique et psychédélique, martiale et solaire. Tout ce qu’on aime »
J.J. Cale  - Ride my High (Joakim Edit)
«  J’étais franchement sceptique sur l’idée de JJ Cale à la base. Trop cow boy fumeur de joint à mon gout. Mais Guillaume avec qui je bosse y tenait particulièrement. Joakim, qui est au passage un des producteur, remixeur et musicien les plus talentueux en France aujourd’hui,  a fait un boulot d’un classe absolue sur ce morceau en le faisant décoller du coté de l’hypnose collective. Ce morceau m’évoque un vieux souvenir,  la dernière fois que j’ai acheté un ecsta, le dealer m’a refilé le cacheton en me disant simplement : « Bon Voyage ». Rien à rajouter! »
People – « Glastonbury »
« Parfois on glisse sur nos maxis des perles comme celle-ci. Sans les retoucher, parce qu’elles sont parfaites en l’état. Surgit de nulle part, on ne sait franchement pas grand chose de ce morceau sauf qu’il incarne un fantasme complet d’un certain idéalisme psychédélique et mystique, une incantation pop, de la musique de secte a destination du comos. »

http://www.d-i-r-t-y.com/
GAGNEZ  VOS  T-SHIRTS  D.I.R.T.Y.
en répondant à cette question par mail :
Quel est le nom du duo electro formé par Pilooski et Pentile ?
a) Soft Cell
b) Discodeine
c) Daft Punk</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Un journaliste parlant (mal) d’une musique (culte), c’est aussi fréquent qu’un mélomane ratant ses mixtapes. Une fois n’est pas coutume, la tentation d’être aussi génial que la chanson qu’on écoute ne m’a pas traversé [...]</itunes:subtitle>
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		<title>I ARKLE  Folk communiste?</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/i-arkle/</link>
		<comments>http://archives.gonzai.com/i-arkle/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Dec 2008 22:15:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Guimaraes</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Braves, nous sommes des braves, nous luttons chaque jour pour la disparition de la chaussette qui pue, du tissu bien comme il faut, pour un coton transgénique expressif et capable de laisser respirer le pied. La folk et la pop ont la mauvaise réputation de sentir des pieds, un peu comme les clubs des Champs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/arkleband.gif"  rel="lightbox[4653]"></a>Braves, nous sommes des braves, nous luttons chaque jour pour la disparition de la chaussette qui pue, du tissu bien comme il faut, pour un coton transgénique expressif et capable de laisser respirer le pied. La folk et la pop ont la mauvaise réputation de sentir des pieds, un peu comme les clubs des Champs Elysées, ça sent la sueur et parfois le foutre dans les toilettes.</h2>
<h3>En écoutant I Arkle, on est un peu déçus de ne pas retrouver cet esprit pro beatnick qui transpire de leurs visuels. On retrouvera plutôt une ambiance chaleureuse bois de merisier et raclette-party à Chamonix.</h3>
<p>L&#8217;écoute attentive procure une sensation de bien être proche de celle qui fait la réputation des publicités d&#8217;assureurs venicois. Alors on peut prendre son ipod , le charger à blanc et faire peur à mamie en courant comme un fou dans les bois, cherchant désespérément le rythme pour suivre cette &#8220;nextgen&#8221;, d&#8217;un penchant classique pour les ambiances rétro , mais complètement dénuée d&#8217;intérêt pour la classification méthodique de leurs influences.</p>
<p>I arkle c&#8217;est un peu la définition du folk avec une grosse encyclopédie cachée dans le dos pour frapper le serveur du baron très fort dans le dos et piquer du coca gratos.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="I ARKLE " rel="lightbox[post]" href="http://c2.ac-images.myspacecdn.com/images02/11/l_640846275c004337880329f5fa243765.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/c2.ac-images.myspacecdn.com');"><img class="aligncenter" src="http://c2.ac-images.myspacecdn.com/images02/11/l_640846275c004337880329f5fa243765.jpg" alt="" width="651" height="422" /></a><span class="img-legende">I ARKLE </span></span></p>
<p>Pendant ce temps la meuf cold wave, elle, a subi l&#8217;alcoolisme de sa mère, les jeans troués du père camionneur. Mais elle ne leur en veut pas, elle ne se dit pas lesbienne parce qu&#8217;elle aime au final l&#8217;éveil spirituel que lui procure la sodomie, elle fume des joints pour zapper ses collants fluos et sa dégaine de freak. Des mocassins ou même des escarpins vintage chipés à une vente privée avec elle et son amie, un pantalon en cuir. Derrière elle, son ptit copain rockeur, dont elle a un peu peur, qui menace avec son rire, à force de se comporter comme son père. La suite c&#8217;est la débauche, un peu plus dance, et hop en deux temps trois mouvements, le jazz reprend le dessus et tout le monde a oublié son combat guerre froide, capitalisme pro anar et stalinisme historiciste.</p>
<p>I arkle reste tout de même léger, au-dessus d&#8217;un sound system complètement regular, on pourrait skier sur cette chaloupe et ne pas s&#8217;étonner de percuter un chevreuil au détour d&#8217;un pinedre géant. Mais on restera quand même au chaud, sans le délire outcast des coureurs de l&#8217;Alaska, un peu comme ce film génial où le type par à l&#8217;aventure au milieu des grands espaces, avec sa bite et son couteau contre les herbes hautes et la saison des pluies.</p>
<p>La référence la plus drastique qu&#8217;il soit, état d&#8217;âme ou pas, c&#8217;est bien entendu les Talking Heads, corps lancinants et chutes de reins bien comme il faut, ça saute par-dessus les champs comme un faon bien éduqué, je traite personne de Bambi, attention, juste soyons polis avec ces types, ils ont tellement chié dur que moi je me retrouve quand même bien emmerdé à sortir une caméra. Alors les mecs&#8230; pourquoi pas unplugged au final ?</p>

<p><a href="http://www.myspace.com/iarkle  " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong><span class="searchMonkey-displayURL">http://www.myspace.com/iarkle</span> </strong></a></p>
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	<itunes:summary>Braves, nous sommes des braves, nous luttons chaque jour pour la disparition de la chaussette qui pue, du tissu bien comme il faut, pour un coton transgénique expressif et capable de laisser respirer le pied. La folk et la pop ont la mauvaise réputation de sentir des pieds, un peu comme les clubs des Champs Elysées, ça sent la sueur et parfois le foutre dans les toilettes.
En écoutant I Arkle, on est un peu déçus de ne pas retrouver cet esprit pro beatnick qui transpire de leurs visuels. On retrouvera plutôt une ambiance chaleureuse bois de merisier et raclette-party à Chamonix.
Lécoute attentive procure une sensation de bien être proche de celle qui fait la réputation des publicités dassureurs venicois. Alors on peut prendre son ipod , le charger à blanc et faire peur à mamie en courant comme un fou dans les bois, cherchant désespérément le rythme pour suivre cette nextgen, dun penchant classique pour les ambiances rétro , mais complètement dénuée dintérêt pour la classification méthodique de leurs influences.
I arkle cest un peu la définition du folk avec une grosse encyclopédie cachée dans le dos pour frapper le serveur du baron très fort dans le dos et piquer du coca gratos.
I ARKLE 
Pendant ce temps la meuf cold wave, elle, a subi lalcoolisme de sa mère, les jeans troués du père camionneur. Mais elle ne leur en veut pas, elle ne se dit pas lesbienne parce quelle aime au final léveil spirituel que lui procure la sodomie, elle fume des joints pour zapper ses collants fluos et sa dégaine de freak. Des mocassins ou même des escarpins vintage chipés à une vente privée avec elle et son amie, un pantalon en cuir. Derrière elle, son ptit copain rockeur, dont elle a un peu peur, qui menace avec son rire, à force de se comporter comme son père. La suite cest la débauche, un peu plus dance, et hop en deux temps trois mouvements, le jazz reprend le dessus et tout le monde a oublié son combat guerre froide, capitalisme pro anar et stalinisme historiciste.
I arkle reste tout de même léger, au-dessus dun sound system complètement regular, on pourrait skier sur cette chaloupe et ne pas sétonner de percuter un chevreuil au détour dun pinedre géant. Mais on restera quand même au chaud, sans le délire outcast des coureurs de lAlaska, un peu comme ce film génial où le type par à laventure au milieu des grands espaces, avec sa bite et son couteau contre les herbes hautes et la saison des pluies.
La référence la plus drastique quil soit, état dâme ou pas, cest bien entendu les Talking Heads, corps lancinants et chutes de reins bien comme il faut, ça saute par-dessus les champs comme un faon bien éduqué, je traite personne de Bambi, attention, juste soyons polis avec ces types, ils ont tellement chié dur que moi je me retrouve quand même bien emmerdé à sortir une caméra. Alors les mecs pourquoi pas unplugged au final ?

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<itunes:subtitle>Braves, nous sommes des braves, nous luttons chaque jour pour la disparition de la chaussette qui pue, du tissu bien comme il faut, pour un coton transgénique expressif et capable de laisser respirer le pied. La folk et la pop ont la mauvaise [...]</itunes:subtitle>
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		<title>THE FAMILY ELAN  L&#8217;Appel de Cthulhu</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/the-family-elan-lappel-de-cthulhu/</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Dec 2008 22:15:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Bordeaux, novembre 2008, festival IAO. 
Une armée de drones à cheveux mi-longs sponsorisés par Tony &#038; Guy s&#8217;escriment à pratiquer le psyche rock dans un centre d&#8217;art contemporain aux plafonds trop hauts pour la platitude des accords. Trois jours de racks à pédales pour mauviettes qui raclent le fond.
Dans le marasme des egos mal dissimulés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Bordeaux, novembre 2008, festival <a href="http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewProfile&friendID=405754851" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/profile.myspace.com');" target="_blank">IAO</a>. </em></p>
<h2>Une armée de drones à cheveux mi-longs sponsorisés par Tony & Guy s&#8217;escriment à pratiquer le psyche rock dans un centre d&#8217;art contemporain aux plafonds trop hauts pour la platitude des accords. Trois jours de racks à pédales pour mauviettes qui raclent le fond.</h2>
<p>Dans le marasme des egos mal dissimulés derrière leurs tapis volants, un groupe sauve la partie quand on n&#8217;attendait plus rien de l&#8217;électricité. Un couple s&#8217;installe sur l&#8217;avant-scène; à peine le temps de lire le dépliant indiquant que le groupe vient d&#8217;Azerbaïdjan qu&#8217;une déflagration acoustique s&#8217;abat sur les 60 personnes encore présentes. Le temps n&#8217;a plus de prise sur la mode; le public sait. Nous savons, ils savent, le Cithare sait. Le silence joue sur une gamme orientale.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Family Elan par B.L." rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/psyche-rock-197.gif" ><img class="size-full wp-image-4686 alignright" title="Family Elan par B.L." src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/psyche-rock-197.gif" alt="" width="300" height="225" /></a><span class="img-legende">Family Elan par B.L.</span></span></p>
<p>The Family Elan sont deux sur scène, la lumière emplit leurs corps d&#8217;une force noire et blanche; le miracle ouzbèke. La beauté des vallées du seizième siècle, Mongolie, écrite par deux badauds d&#8217;un autre temps. Celui où nous reviendrons, après la quatrième guerre nucléaire, que les plombs auront sauté et la nature repris ses droits. Bordeaux pleut ce soir, il fait chaud dedans.</p>
<p>Demain, des nouvelles arriveront par l&#8217;ouest, à dos de chameaux. Peut-être y trouverai-je une lettre de toi, cher groupe, m&#8217;indiquant que tu reviendras par le train de onze heures.</p>
<p>&#8220;Le psychédélisme ne peut pas fonctionner ici, les ondes se répercutent dans l&#8217;espace sans direction précise&#8221; me lâche un brin dépité Sonic Boom (Ex-Spacemen 3) sur un coin de table du bunker. The Family Elan continue, joue, siffle, étend ses accords sur les rives rêvées de ce qu&#8217;aurait pu être Cthulhu si Lovecraft avait viré baba au milieu de ce que furent les sixties.</p>
<p>Pendant ce temps, la pluie crépite sur le bitume, quelques palefreniers cirent le poil d&#8217;illustres imposteurs; qu&#8217;il fait bon remettre la médiévalité au centre des cartes.</p>

<p><a href="http://www.myspace.com/familyelan" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong>http://www.myspace.com/familyelan</strong></a></p>
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	<itunes:summary>Bordeaux, novembre 2008, festival IAO. 
Une armée de drones à cheveux mi-longs sponsorisés par Tony & Guy sescriment à pratiquer le psyche rock dans un centre dart contemporain aux plafonds trop hauts pour la platitude des accords. Trois jours de racks à pédales pour mauviettes qui raclent le fond.
Dans le marasme des egos mal dissimulés derrière leurs tapis volants, un groupe sauve la partie quand on nattendait plus rien de lélectricité. Un couple sinstalle sur lavant-scène; à peine le temps de lire le dépliant indiquant que le groupe vient dAzerbaïdjan quune déflagration acoustique sabat sur les 60 personnes encore présentes. Le temps na plus de prise sur la mode; le public sait. Nous savons, ils savent, le Cithare sait. Le silence joue sur une gamme orientale.
Family Elan par B.L.
The Family Elan sont deux sur scène, la lumière emplit leurs corps dune force noire et blanche; le miracle ouzbèke. La beauté des vallées du seizième siècle, Mongolie, écrite par deux badauds dun autre temps. Celui où nous reviendrons, après la quatrième guerre nucléaire, que les plombs auront sauté et la nature repris ses droits. Bordeaux pleut ce soir, il fait chaud dedans.
Demain, des nouvelles arriveront par louest, à dos de chameaux. Peut-être y trouverai-je une lettre de toi, cher groupe, mindiquant que tu reviendras par le train de onze heures.
Le psychédélisme ne peut pas fonctionner ici, les ondes se répercutent dans lespace sans direction précise me lâche un brin dépité Sonic Boom (Ex-Spacemen 3) sur un coin de table du bunker. The Family Elan continue, joue, siffle, étend ses accords sur les rives rêvées de ce quaurait pu être Cthulhu si Lovecraft avait viré baba au milieu de ce que furent les sixties.
Pendant ce temps, la pluie crépite sur le bitume, quelques palefreniers cirent le poil dillustres imposteurs; quil fait bon remettre la médiévalité au centre des cartes.

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<itunes:subtitle>Bordeaux, novembre 2008, festival IAO. 
Une armée de drones à cheveux mi-longs sponsorisés par Tony  Guy sescriment à pratiquer le psyche rock dans un centre dart contemporain aux plafonds trop hauts pour la platitude des [...]</itunes:subtitle>
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		<item>
		<title>PLAY BLESSURES</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/mixtapes-1/</link>
		<comments>http://archives.gonzai.com/mixtapes-1/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 22:15:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[PLAYLIST]]></category>

		<category><![CDATA[PODCAST]]></category>

		<category><![CDATA[TEST PODCAST]]></category>

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		<description><![CDATA[Best-of du pire des névroses de l&#8217;équipe, ici, maintenant.

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			<content:encoded><![CDATA[<p>Best-of du pire des névroses de l&#8217;équipe, ici, maintenant.</p>
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		<title>TV BUDDHAS  Coup de pied dans les parties!</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 22:15:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>S.G.</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[J’avais décidé d’aller voir Dragons of Zynth ce samedi. En me disant que de toute façon, je n’avais rien à faire, que sortir serait une bonne idée, quoiqu’il arrive. Jusqu’à ce que l’imprévu survienne. Me prendre une claque à peine après avoir ouvert la porte de la salle.
Alors oui, aller voir Dragons Of Zynth, c’était [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>J’avais décidé d’aller voir Dragons of Zynth ce samedi. En me disant que de toute façon, je n’avais rien à faire, que sortir serait une bonne idée, quoiqu’il arrive. Jusqu’à ce que l’imprévu survienne. Me prendre une claque à peine après avoir ouvert la porte de la salle.</h3>
<p>Alors oui, aller voir Dragons Of Zynth, c’était une bonne idée ce samedi là. Parce que TV Buddhas faisait la première partie. Et que ça faisait longtemps qu’un groupe ne m’avait pas lavé les oreilles de manière aussi efficace.</p>
<p>Holon, Tel-Aviv. « Ouais, on viens de là. Et on accepte de jouer partout ».</p>
<p><span class="img-droite"><a title="TV BUDDHAS" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/l_f274053b1f17424e53e90811c9b8a002-1-212x300.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-4745" style="margin: 10px;" title="TV BUDDHAS" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/l_f274053b1f17424e53e90811c9b8a002-1-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></a><span class="img-legende">TV BUDDHAS</span></span>Peut être les avez-vous déjà vu jouer. Pour les autres, je conseille d’écarter tout objet de valeur à proximité si jamais vous n’osez cliquer sur le lien <a href="http://www.myspace.com/tvbuddhas" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">myspace</a> du groupe. Il est encore possible de se prendre une claque en découvrant un groupe en concert, même quand celui-ci ne joue que pour vingt et une personnes.</p>
<h3>Ouais j’ai compté, j’suis comme ça.</h3>
<p>Apparemment, c’est leur habitude de jouer au milieu du public. «Approchez». Pas de raisons qu’ils soient les seuls à morfler. Inutile de baisser les yeux quand le guitariste, version humaine de Captain Cavern avec une guitare et des chaussures vernies, vous fixe une fois en sueur et les cheveux dans les yeux. Le groupe vous tient par la nuque et si vous osez relâcher l’attention, c’est avec un grand coup dans les parties que TV Buddhas vous réveille.</p>
<h3>Spacemen 3 et Black Sabbath. Ash Ra Tempel et Jon Spencer.</h3>
<p>Minimal. Energique. Primaire. Jouissif. Jusqu’à la limite de l’évanouissement. Explosant le concept des Black Keys avec la rage de ceux dont on se fout. Parce que si vous regardez la discographie, on trouve en fait trois cd-r avec pochette cartonnée, photos noir et blanc. Dont le dernier, août 2008, qui offre le buste de la fille aux baguettes au recto. TVB. Et le ventre velu du guitariste au verso. FITW. Juval Haring et Mickey Triest. On n’en sait pas beaucoup plus. Mais ça suffit amplement car pas question de s’attarder aux fioritures d’usage avec Tv Buddhas. Quand tout le monde s’en fiche, il ne reste que l’autoproduction et l’autopromotion par la force, la bonne humeur et la sauvagerie.</p>
<p>- «Tu bois quelque chose ?<br />
- Non merci. Je vous prends aussi le poster».</p>
<p>N°69/124, le nouveau chiffre de la bête.<br />
</p>
<p><strong>TV BUDDHAS // FITW</strong><br />
<a href="http://www.myspace.com/tvbuddhas" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"> http://www.myspace.com/tvbuddhas</a></p>
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	<itunes:summary>J’avais décidé d’aller voir Dragons of Zynth ce samedi. En me disant que de toute façon, je n’avais rien à faire, que sortir serait une bonne idée, quoiqu’il arrive. Jusqu’à ce que l’imprévu survienne. Me prendre une claque à peine après avoir ouvert la porte de la salle.
Alors oui, aller voir Dragons Of Zynth, c’était une bonne idée ce samedi là. Parce que TV Buddhas faisait la première partie. Et que ça faisait longtemps qu’un groupe ne m’avait pas lavé les oreilles de manière aussi efficace.
Holon, Tel-Aviv. « Ouais, on viens de là. Et on accepte de jouer partout ».
TV BUDDHASPeut être les avez-vous déjà vu jouer. Pour les autres, je conseille d’écarter tout objet de valeur à proximité si jamais vous n’osez cliquer sur le lien myspace du groupe. Il est encore possible de se prendre une claque en découvrant un groupe en concert, même quand celui-ci ne joue que pour vingt et une personnes.
Ouais j’ai compté, j’suis comme ça.
Apparemment, c’est leur habitude de jouer au milieu du public. «Approchez». Pas de raisons qu’ils soient les seuls à morfler. Inutile de baisser les yeux quand le guitariste, version humaine de Captain Cavern avec une guitare et des chaussures vernies, vous fixe une fois en sueur et les cheveux dans les yeux. Le groupe vous tient par la nuque et si vous osez relâcher l’attention, c’est avec un grand coup dans les parties que TV Buddhas vous réveille.
Spacemen 3 et Black Sabbath. Ash Ra Tempel et Jon Spencer.
Minimal. Energique. Primaire. Jouissif. Jusqu’à la limite de l’évanouissement. Explosant le concept des Black Keys avec la rage de ceux dont on se fout. Parce que si vous regardez la discographie, on trouve en fait trois cd-r avec pochette cartonnée, photos noir et blanc. Dont le dernier, août 2008, qui offre le buste de la fille aux baguettes au recto. TVB. Et le ventre velu du guitariste au verso. FITW. Juval Haring et Mickey Triest. On n’en sait pas beaucoup plus. Mais ça suffit amplement car pas question de s’attarder aux fioritures d’usage avec Tv Buddhas. Quand tout le monde s’en fiche, il ne reste que l’autoproduction et l’autopromotion par la force, la bonne humeur et la sauvagerie.
- «Tu bois quelque chose ?
- Non merci. Je vous prends aussi le poster».
N°69/124, le nouveau chiffre de la bête.

TV BUDDHAS // FITW
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<itunes:subtitle>J’avais décidé d’aller voir Dragons of Zynth ce samedi. En me disant que de toute façon, je n’avais rien à faire, que sortir serait une bonne idée, quoiqu’il arrive. Jusqu’à ce que l’imprévu survienne. Me prendre une claque à [...]</itunes:subtitle>
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		<title>PURPLE SUBMARINE ORCHESTRA «Acapulco Ep»</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Dec 2008 22:16:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Kacimi</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Lait de coco ou cocktail de mangue ?
Peut être les deux finalement. Enième mais exquis combo de sunshine pop (quel terme à la con), le Purple Submarine Orchestra sort son premier 45 tour. Poisson exotique de l’écurie Martyrs of Pop, cet orchestre d’une autre époque offre deux morceaux de soleil, de sable chaud et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Lait de coco ou cocktail de mangue ?</em></p>
<h2>Peut être les deux finalement. Enième mais exquis combo de sunshine pop (quel terme à la con), le Purple Submarine Orchestra sort son premier 45 tour. Poisson exotique de l’écurie <a href="http://www.martyrsofpop.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.martyrsofpop.com');" target="_blank">Martyrs of Pop</a>, cet orchestre d’une autre époque offre deux morceaux de soleil, de sable chaud et de vahinés malicieuses.</h2>
<p><span class="img-droite"><a title="acapulco" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/acapulco.gif" ><img class="alignright size-full wp-image-4604" title="acapulco" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/acapulco.gif" alt="" width="147" height="150" /></a><span class="img-legende">acapulco</span></span>High Llamas, premier Fugu, Witch Hazel Sound ou Le Futur Pompiste, il y a des groupes qui sonnent presque plus rétros que leurs modèles, les Beach Boys’67 c’est sur. Mais dans le cas du Purple Submarine Orchestra, il y a cette odeur de Brazil’66, cette bossa funky qui rappelle les dribles colorés de Pelé. Esquisse d’un grand tableau.</p>
<p>Ce 45 tour sonne comme on regarderait un Gauguin. Pas besoin de creuser le détail pour se sentir bien. De belles formes, des couleurs éblouissantes et un vent hédoniste en commentaire. Le ras de marrée de caramel qui force des petits pas de samba bien sentis.</p>
<p>En attendant d’autres 45 tours, cet aller retour pour Acapulco doit rester secret. Le paradis rend radin…</p>

<p><strong><a href="http://www.myspace.com/purplesubmarineorchestra " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong><span class="searchMonkey-displayURL">http://www.myspace.com/purplesubmarineorchestra</span></strong></a></strong></p>
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	<itunes:summary>Lait de coco ou cocktail de mangue ?
Peut être les deux finalement. Enième mais exquis combo de sunshine pop (quel terme à la con), le Purple Submarine Orchestra sort son premier 45 tour. Poisson exotique de l’écurie Martyrs of Pop, cet orchestre d’une autre époque offre deux morceaux de soleil, de sable chaud et de vahinés malicieuses.
acapulcoHigh Llamas, premier Fugu, Witch Hazel Sound ou Le Futur Pompiste, il y a des groupes qui sonnent presque plus rétros que leurs modèles, les Beach Boys’67 c’est sur. Mais dans le cas du Purple Submarine Orchestra, il y a cette odeur de Brazil’66, cette bossa funky qui rappelle les dribles colorés de Pelé. Esquisse d’un grand tableau.
Ce 45 tour sonne comme on regarderait un Gauguin. Pas besoin de creuser le détail pour se sentir bien. De belles formes, des couleurs éblouissantes et un vent hédoniste en commentaire. Le ras de marrée de caramel qui force des petits pas de samba bien sentis.
En attendant d’autres 45 tours, cet aller retour pour Acapulco doit rester secret. Le paradis rend radin…

http://www.myspace.com/purplesubmarineorchestra</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Lait de coco ou cocktail de mangue ?
Peut être les deux finalement. Enième mais exquis combo de sunshine pop (quel terme à la con), le Purple Submarine Orchestra sort son premier 45 tour. Poisson exotique de l’écurie Martyrs of Pop, cet [...]</itunes:subtitle>
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		<title>MINOR MAJORITY  Candy Store</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/minor-majority-candy-store/</link>
		<comments>http://archives.gonzai.com/minor-majority-candy-store/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2008 22:15:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvain Fesson</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Ces derniers mois, il n’y a pas que la pop d’Idaho que j’ai longtemps passée sous silence. Pas que la pop de son formidable Forbidden EP &#038; Alas qui m’ait séduite au point que j’en reste sans voix. Il y a aussi celle de Mino Majoriy et de son divin Candy Store.
Ce disque c’est Vicious [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Ces derniers mois, il n’y a pas que la pop d’Idaho que j’ai longtemps passée sous silence. Pas que la pop de son formidable Forbidden EP & Alas qui m’ait séduite au point que j’en reste sans voix. Il y a aussi celle de Mino Majoriy et de son divin <em>Candy Store</em>.</h2>
<h3>Ce disque c’est Vicious Circle qui me l’a gracieusement envoyé. C’était vers fin janvier me dit ma boîte mail. Si loin déjà. De ce groupe adoré, encore une fois, je sais peu de choses, si ce n’est qu’il vient d’Oslo et qu’il compte cinq membres dont le singer/songwriter Pal Angelskar. Pour en savoir plus vous pouvez toujours vous rendre sur Wikipedia ou, mieux, courir acheter l’album en question. Dans le livret, l’histoire de Minor Majority y est détaillée, disque par disque, par les gars eux-mêmes.</h3>
<p>En plus, vous aurez mille fois raison d’acheter ce <em>Candy Store</em>, parce que c’est un double et que dessus il n’y a strictement rien à jeter. Vous me direz : « C’est normal, c’est un best of de leurs quatre premiers disques ». Je vous dirai : « Oui, pour ce qui est des 16 titres de la « Side A », mais comment expliquer que le groupe se balade également en état de grâce permanent sur les 11 titres de la « Side B » alors qu’il s’agit de chutes de studio ? » Non, sérieux, ces Norvégiens sont des Dieux, tout simplement.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="minormajority" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/minormajority_photonew-298x300.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-4565" style="margin: 10px;" title="minormajority" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/12/minormajority_photonew-298x300.jpg" alt="" width="298" height="300" /></a><span class="img-legende">minormajority</span></span>Moi, je me passe indifféremment ces deux disques. Chacun déroule son lot de bijoux pop-folk à faire pâlir The National. Parce que si la voix de Pal porte également les suaves inflexions de Michael Stipe et Stuart Staples, il y a là quelque chose que n’ont ni Tindersticks, ni REM, ni même la bande goth-folk de Matt Berninger. Ce quelque chose, cet air de ne pas y toucher difficile à décrire, ce sont des réminiscences 60’s, 70’s et soft rock. Oui, comme on en trouve sur les superbes derniers albums de Merz et Midlake.</p>
<p>La guitare laidback blues de «<em> </em>In That Premature Way » vous évoquera le « Tunnel of Love » de Dire Straits. Le piano, toujours laidback blues, de « What I Deserve » le piano vous conduira au « Layla » d’Eric Clapton. Et quand le chant d’Angleskar se doublera de violons baroques sur « Silently Aware » et d’une voix féminine en duo, comme sur « Dancing In The Backyards », ou en chœurs, comme c’est le cas sur la plupart des morceaux, vous songerez sans doute à Fleetwood Mac ou aux Carpenters.</p>
<p>Il y a dans ces chansons une telle propension à l’effacement, comme un doux repentir, ce tendre jaunissement des choses laissées à l’air libre de la vie et des souvenirs, que je ne m’en lasse pas. Alors c’est sûr, un tel disque, vous ne pourrez pas vous en vanter auprès de vos potes pour paraître « in », ni brancher les filles. A vrai dire, il sert plutôt à pleurer celles qui sont parties, qu’on a quittées ou qui ne sont jamais venues. Tout au plus pourrez-vous envisager de l’insérer dans le lecteur de la voiture parental.</p>

<p>Mais comme <em>Candy Store</em> n’a pas la dimension blockbuster triomphale du dernier Coldplay que votre papa écoute en boucle et que son infinie tendresse masque au contraire un certain venin, vous hésiterez. Vous hésiterez car vous aurez beau penser au refrain de « There Is A Light That Never Goes Out » des Smiths, vous aurez tout de même peur qu’au son de cette soyeuse mélancolie, vous et votre famille ne finissiez contre un platane, direction l’au-delà. Et ce serait con tout de même.</p>
<p>Mais l’amour de la musique sera le plus fort. Et merde au facteur générationnel, au rock, tout ça. Vous vous direz : « J’ai passé l’âge de ne penser qu’à travers ça. N’ai-je d’ailleurs déjà pensé qu’à travers ça ? » Alors vous parlerez de ce disque à tout le monde. Et vous vous direz, piégez que vous êtes d’encore découvrir un groupe par son dernier album et de le trouver indépassable : « Je fais quoi maintenant ? Je parcours sa discographie au peigne fin au risque d’être déçu ou je m’arrête-là ?</p>
<p><a href="http://www.myspace.com/minormajority" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong>http://www.myspace.com/minormajority</strong></a></p>
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	<itunes:summary>Ces derniers mois, il n’y a pas que la pop d’Idaho que j’ai longtemps passée sous silence. Pas que la pop de son formidable Forbidden EP & Alas qui m’ait séduite au point que j’en reste sans voix. Il y a aussi celle de Mino Majoriy et de son divin Candy Store.
Ce disque c’est Vicious Circle qui me l’a gracieusement envoyé. C’était vers fin janvier me dit ma boîte mail. Si loin déjà. De ce groupe adoré, encore une fois, je sais peu de choses, si ce n’est qu’il vient d’Oslo et qu’il compte cinq membres dont le singer/songwriter Pal Angelskar. Pour en savoir plus vous pouvez toujours vous rendre sur Wikipedia ou, mieux, courir acheter l’album en question. Dans le livret, l’histoire de Minor Majority y est détaillée, disque par disque, par les gars eux-mêmes.
En plus, vous aurez mille fois raison d’acheter ce Candy Store, parce que c’est un double et que dessus il n’y a strictement rien à jeter. Vous me direz : « C’est normal, c’est un best of de leurs quatre premiers disques ». Je vous dirai : « Oui, pour ce qui est des 16 titres de la « Side A », mais comment expliquer que le groupe se balade également en état de grâce permanent sur les 11 titres de la « Side B » alors qu’il s’agit de chutes de studio ? » Non, sérieux, ces Norvégiens sont des Dieux, tout simplement.
minormajorityMoi, je me passe indifféremment ces deux disques. Chacun déroule son lot de bijoux pop-folk à faire pâlir The National. Parce que si la voix de Pal porte également les suaves inflexions de Michael Stipe et Stuart Staples, il y a là quelque chose que n’ont ni Tindersticks, ni REM, ni même la bande goth-folk de Matt Berninger. Ce quelque chose, cet air de ne pas y toucher difficile à décrire, ce sont des réminiscences 60’s, 70’s et soft rock. Oui, comme on en trouve sur les superbes derniers albums de Merz et Midlake.
La guitare laidback blues de « In That Premature Way » vous évoquera le « Tunnel of Love » de Dire Straits. Le piano, toujours laidback blues, de « What I Deserve » le piano vous conduira au « Layla » d’Eric Clapton. Et quand le chant d’Angleskar se doublera de violons baroques sur « Silently Aware » et d’une voix féminine en duo, comme sur « Dancing In The Backyards », ou en chœurs, comme c’est le cas sur la plupart des morceaux, vous songerez sans doute à Fleetwood Mac ou aux Carpenters.
Il y a dans ces chansons une telle propension à l’effacement, comme un doux repentir, ce tendre jaunissement des choses laissées à l’air libre de la vie et des souvenirs, que je ne m’en lasse pas. Alors c’est sûr, un tel disque, vous ne pourrez pas vous en vanter auprès de vos potes pour paraître « in », ni brancher les filles. A vrai dire, il sert plutôt à pleurer celles qui sont parties, qu’on a quittées ou qui ne sont jamais venues. Tout au plus pourrez-vous envisager de l’insérer dans le lecteur de la voiture parental.

Mais comme Candy Store n’a pas la dimension blockbuster triomphale du dernier Coldplay que votre papa écoute en boucle et que son infinie tendresse masque au contraire un certain venin, vous hésiterez. Vous hésiterez car vous aurez beau penser au refrain de « There Is A Light That Never Goes Out » des Smiths, vous aurez tout de même peur qu’au son de cette soyeuse mélancolie, vous et votre famille ne finissiez contre un platane, direction l’au-delà. Et ce serait con tout de même.
Mais l’amour de la musique sera le plus fort. Et merde au facteur générationnel, au rock, tout ça. Vous vous direz : « J’ai passé l’âge de ne penser qu’à travers ça. N’ai-je d’ailleurs déjà pensé qu’à travers ça ? » Alors vous parlerez de ce disque à tout le monde. Et vous vous direz, piégez que vous êtes d’encore découvrir un groupe par son dernier album et de le trouver indépassable : « Je fais quoi maintenant ? Je parcours sa discographie au peigne fin au risque d’être [...]</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Ces derniers mois, il n’y a pas que la pop d’Idaho que j’ai longtemps passée sous silence. Pas que la pop de son formidable Forbidden EP  Alas qui m’ait séduite au point que j’en reste sans voix. Il y a aussi celle de Mino Majoriy [...]</itunes:subtitle>
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		<title>KING LEE  Rappeur, sans reproches</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/king-lee/</link>
		<comments>http://archives.gonzai.com/king-lee/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 22:16:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[S&#8217;évader en Belgique.
Décider d&#8217;un ailleurs. S&#8217;éprendre d&#8217;un monde plus petit (autant décider d&#8217;épouser Mimi Mathy, me dis-je), prendre un billet de train direction Bruxelles, laisser Teki Latex sur le quai qui drague des mineures avec du Coca zéro, demander à la serveuse si elle prend bien les euros  et découvrir que la France n&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>S&#8217;évader en Belgique.</h2>
<p>Décider d&#8217;un ailleurs. S&#8217;éprendre d&#8217;un monde plus petit (autant décider d&#8217;épouser Mimi Mathy, me dis-je), prendre un billet de train direction Bruxelles, laisser Teki Latex sur le quai qui drague des mineures avec du Coca zéro, demander à la serveuse si elle prend bien les euros  et découvrir que la France n&#8217;est pas le centre du monde.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="KingLee" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/im151-300x225.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-4371" style="margin: 10px;" title="KingLee" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/im151-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><span class="img-legende">KingLee</span></span>Arriver à Liège, discuter quarante cinq minutes avec un bûcheron bourré qui ne joue que sur Commodore 64, découvrir la hype locale, boire deux bières, fumer, plein, boire encore, parler avec le patron d&#8217;un bar qui fait des concerts sur amplis 15W, des putes en vitrine, envie, oui, non, tu prends les euros? Pas grave, ok bis bald, le bûcheron parle encore de Commodore 64, parle fort et me crache dessus, me retourne pour éviter la salive propulsée, tombe nez à nez avec un dreadlock du nom de King Lee, me dit qu&#8217;il est un enfant pavé, que son album est sorti, que c&#8217;est &#8220;du rap mais avec des instrumental et un bon flow&#8221;, mimer l&#8217;entendement et faire croire qu&#8217;on est une pointure en la matière, boire encore, je peux te prendre une cigarette?</p>
<h1>Direction une péniche, gratin des jeunes locaux, on est toujours à Liège?</h1>
<p>Bière à 2,50€ sur le chemin, un cochon nous suit, &#8220;c&#8217;est une femme&#8221; me souffle-t-on dans l&#8217;oreille, King Lee est black, métisse dans la nuit, fait des jeux de mots drôles, aime Simenon et n&#8217;aime pas Latex, nous trinquons, une fois, deux, trois, plein, plus que quatre cigarettes dans le paquet, stress, j&#8217;apprends qu&#8217;il est aussi comédien, &#8220;j&#8217;investirai des actions sur ton fion&#8221;, je ris, &#8220;biz de pute&#8221;, je bois, rencontre des Belges, plein, on est à Liège il est minuit, ça tangue dans la péniche, je penche avec, angoisse sur la fin du monde, plus que trois cigarettes, King Lee est loin s&#8217;éloigne devient petit me dit au revoir rentrée à l&#8217;hotel plus de Wi-Fi.</p>
<h2>Réveil douloureux comme si trois chameaux m&#8217;étaient passés dessus.</h2>
<p>J&#8217;ai mis du temps à desaouler de cette soirée. Plusieurs litres d&#8217;urine au fond du trou, toux grasse de lendemain de fête et impression d&#8217;illusion qui colle à la peau. Dans le train du retour, en cherchant de la monnaie au fond de mon sac, j&#8217;ai retrouvé <em>L&#8217;enfant pavé </em>gravé sur un disque. Les rappeurs belges sont définitivement des gens surprenants. C&#8217;était déjà la fin de la nuit. Je reviendrai.</p>

<p><a href="http://www.myspace.com/kingleeone  " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong><span class="searchMonkey-displayURL">http://www.myspace.com/kingleeone</span> </strong></a></p>
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	<itunes:summary>Sévader en Belgique.
Décider dun ailleurs. Séprendre dun monde plus petit (autant décider dépouser Mimi Mathy, me dis-je), prendre un billet de train direction Bruxelles, laisser Teki Latex sur le quai qui drague des mineures avec du Coca zéro, demander à la serveuse si elle prend bien les euros  et découvrir que la France nest pas le centre du monde.
KingLeeArriver à Liège, discuter quarante cinq minutes avec un bûcheron bourré qui ne joue que sur Commodore 64, découvrir la hype locale, boire deux bières, fumer, plein, boire encore, parler avec le patron dun bar qui fait des concerts sur amplis 15W, des putes en vitrine, envie, oui, non, tu prends les euros? Pas grave, ok bis bald, le bûcheron parle encore de Commodore 64, parle fort et me crache dessus, me retourne pour éviter la salive propulsée, tombe nez à nez avec un dreadlock du nom de King Lee, me dit quil est un enfant pavé, que son album est sorti, que cest du rap mais avec des instrumental et un bon flow, mimer lentendement et faire croire quon est une pointure en la matière, boire encore, je peux te prendre une cigarette?
Direction une péniche, gratin des jeunes locaux, on est toujours à Liège?
Bière à 2,50€ sur le chemin, un cochon nous suit, cest une femme me souffle-t-on dans loreille, King Lee est black, métisse dans la nuit, fait des jeux de mots drôles, aime Simenon et naime pas Latex, nous trinquons, une fois, deux, trois, plein, plus que quatre cigarettes dans le paquet, stress, japprends quil est aussi comédien, jinvestirai des actions sur ton fion, je ris, biz de pute, je bois, rencontre des Belges, plein, on est à Liège il est minuit, ça tangue dans la péniche, je penche avec, angoisse sur la fin du monde, plus que trois cigarettes, King Lee est loin séloigne devient petit me dit au revoir rentrée à lhotel plus de Wi-Fi.
Réveil douloureux comme si trois chameaux métaient passés dessus.
Jai mis du temps à desaouler de cette soirée. Plusieurs litres durine au fond du trou, toux grasse de lendemain de fête et impression dillusion qui colle à la peau. Dans le train du retour, en cherchant de la monnaie au fond de mon sac, jai retrouvé Lenfant pavé gravé sur un disque. Les rappeurs belges sont définitivement des gens surprenants. Cétait déjà la fin de la nuit. Je reviendrai.

http://www.myspace.com/kingleeone</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Sévader en Belgique.
Décider dun ailleurs. Séprendre dun monde plus petit (autant décider dépouser Mimi Mathy, me dis-je), prendre un billet de train direction Bruxelles, laisser Teki Latex sur le quai qui [...]</itunes:subtitle>
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		<title>HIGAMOS HOGAMOS  Air et cosmos</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/higamos-hogamos-air-et-cosmos/</link>
		<comments>http://archives.gonzai.com/higamos-hogamos-air-et-cosmos/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 22:15:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Certaines mauvaises langues tendent à penser (les mauvaises langues pensent-elles?) qu&#8217;un newcomer c&#8217;est une cause perdue d&#8217;avance. A mon avis pas plus qu&#8217;un nouvel album d&#8217;Oasis ou de Franz Ferdinand. Dans le premier cas (celui qui n&#8217;a pas encore sorti d&#8217;album) tout reste à faire, et dans le deuxième (celui qui attend ses royalties pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Certaines mauvaises langues tendent à penser (les mauvaises langues pensent-elles?) qu&#8217;un newcomer c&#8217;est une cause perdue d&#8217;avance. A mon avis pas plus qu&#8217;un nouvel album d&#8217;Oasis ou de Franz Ferdinand. Dans le premier cas (celui qui n&#8217;a pas encore sorti d&#8217;album) tout reste à faire, et dans le deuxième (celui qui attend ses royalties pour taper la coke) l&#8217;histoire est écrite. Cet éternel débat ne trouvant d&#8217;issue que face à la partition, le parcours d&#8217;Higamos Hogamos reste étonnant; il est vierge.</h2>
<p><span class="img-droite"><a title="Kind of..." rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_d455bcbe7c794500842b9d8be853ca6f-226x300.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-4408" style="margin: 10px;" title="Kind of..." src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_d455bcbe7c794500842b9d8be853ca6f-226x300.jpg" alt="" width="226" height="300" /></a><span class="img-legende">Kind of...</span></span>Soixante sept amis sur Myspace, une police cheap pour logo, aucune bio et zéro info. Une indication tout de même: le groupe est anglais. Par les temps qui courent, ce n&#8217;est plus un gage de sécurité. Face au vide, comme chacun sait, le choix est simple: scroller ou squeezer. Si vous prenez le temps, que vous fermez les yeux et laissez Higamos Hogamos vous prendre par derrière, vous pourriez bien être pris de quelques soubresauts. Pas que la musique soit violente, stoner, metal ou nu-rock. Les lignes sont claires pour le groupe londonien: space rock, transitions, cow-boys de l&#8217;espace et stratosphère.</p>
<p><em>Futur&#8217;s hide it&#8217;s face</em>, c&#8217;est le titre phare écoutable sur le myspace. Guitares plombantes sur trois accords, refrain pop et nappes synthétiques sur le pont, la notion de &#8220;chanson&#8221; s&#8217;explose. Ce groupe n&#8217;a aucun avenir, il l&#8217;a parfaitement compris. Plus la peine de saucer le tout par des artefacts, ras le bol le chichi et les pompons, exit les guirlandes. Place à l&#8217;os, place aux notes.</p>

<p>C&#8217;est avec ces groupes que le présent devrait s&#8217;écrire. Au lieu de cela, on déblatère sur la bière, les filles et des cachets. Aux dernières nouvelles Higamos Hogamos pourrait être signé chez DC Recordings, le meilleur label insulaire du Royaume-Uni. Une bande de freaks barbus qui résistent, du psychédélique pour un public qui adorerait voir le 13th flood elevator se reformer mais qui reste incapable d&#8217;apprécier la musique de son temps autrement qu&#8217;à dix mètres de la scène. Pendant ce temps, les carillons tintillent, pendant ce temps, le cosmos engloutit l&#8217;espace.</p>
<p><strong><a href="http://www.myspace.com/higamoshogamos" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/higamoshogamos</a></strong></p>
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	<itunes:summary>Certaines mauvaises langues tendent à penser (les mauvaises langues pensent-elles?) quun newcomer cest une cause perdue davance. A mon avis pas plus quun nouvel album dOasis ou de Franz Ferdinand. Dans le premier cas (celui qui na pas encore sorti dalbum) tout reste à faire, et dans le deuxième (celui qui attend ses royalties pour taper la coke) lhistoire est écrite. Cet éternel débat ne trouvant dissue que face à la partition, le parcours dHigamos Hogamos reste étonnant; il est vierge.
Kind of...Soixante sept amis sur Myspace, une police cheap pour logo, aucune bio et zéro info. Une indication tout de même: le groupe est anglais. Par les temps qui courent, ce nest plus un gage de sécurité. Face au vide, comme chacun sait, le choix est simple: scroller ou squeezer. Si vous prenez le temps, que vous fermez les yeux et laissez Higamos Hogamos vous prendre par derrière, vous pourriez bien être pris de quelques soubresauts. Pas que la musique soit violente, stoner, metal ou nu-rock. Les lignes sont claires pour le groupe londonien: space rock, transitions, cow-boys de lespace et stratosphère.
Futurs hide its face, cest le titre phare écoutable sur le myspace. Guitares plombantes sur trois accords, refrain pop et nappes synthétiques sur le pont, la notion de chanson sexplose. Ce groupe na aucun avenir, il la parfaitement compris. Plus la peine de saucer le tout par des artefacts, ras le bol le chichi et les pompons, exit les guirlandes. Place à los, place aux notes.

Cest avec ces groupes que le présent devrait sécrire. Au lieu de cela, on déblatère sur la bière, les filles et des cachets. Aux dernières nouvelles Higamos Hogamos pourrait être signé chez DC Recordings, le meilleur label insulaire du Royaume-Uni. Une bande de freaks barbus qui résistent, du psychédélique pour un public qui adorerait voir le 13th flood elevator se reformer mais qui reste incapable dapprécier la musique de son temps autrement quà dix mètres de la scène. Pendant ce temps, les carillons tintillent, pendant ce temps, le cosmos engloutit lespace.
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<itunes:subtitle>Certaines mauvaises langues tendent à penser (les mauvaises langues pensent-elles?) quun newcomer cest une cause perdue davance. A mon avis pas plus quun nouvel album dOasis ou de Franz Ferdinand. Dans le premier [...]</itunes:subtitle>
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		<title>OH! TIGER MOUNTAIN  &#8220;Je rentre à la maison chérie&#8221;</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/oh-tiger-mountain/</link>
		<comments>http://archives.gonzai.com/oh-tiger-mountain/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2008 22:16:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vernon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Hear me now. Attention, ça dure 13 minutes. 5 pauv&#8217; morceaux. Une voix et les doigts qui raclent sur le manche de la guitare, Johnny Cash qui aurait passé son adolescence sur la canebière avec ce sentiment de n’être pas né au bon endroit…
Oh ! Tiger Mountain, ou l’histoire d’un mec qui a chopé un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Hear me now. Attention, ça dure 13 minutes. 5 pauv&#8217; morceaux. Une voix et les doigts qui raclent sur le manche de la guitare, Johnny Cash qui aurait passé son adolescence sur la canebière avec ce sentiment de n’être pas né au bon endroit…</h2>
<p>Oh ! Tiger Mountain, ou l’histoire d’un mec qui a chopé un méchant blues. Non, c’est pas sa femme qui est partie, seulement ses potes musiciens. Après des années d’aventure ensemble, à faire crier les amplis, à jouer ce rock anglo-saxon qui les fédérait, à prendre soin de s’habiller avant de monter sur scène, parce que c’est ça aussi, être<em> rock’n roll</em>… Alors il dégaine sa guitare sèche, rapproche le micro de l’ampli et commence à chanter. 5 morceaux. 13 minutes. Inutile de résister.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Oh! tiger Mountain" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_6a38945d6f6a44d38337d3a2d5692d4f.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-4262" title="Oh! tiger Mountain" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_6a38945d6f6a44d38337d3a2d5692d4f.jpg" alt="" width="500" height="375" /></a><span class="img-legende">Oh! tiger Mountain</span></span></p>
<p><strong>Like a wall</strong><br />
Un cow-boy en 56k ayant perdu son cheval, joue de la gratte pour passer le temps. La nuit doit être en train de tomber, on entend ses doigts glisser sur le manche, il parle de murs… y a des murs, dans le désert ? Bon, pour dire la vérité, le bougre double tout ; guitare et voix. Pratiquement la seule coquetterie du EP. Ca valait le coup.</p>
<p><strong>Little reds cells</strong><br />
Une intro à la<em> Stand by me,</em> la suite qui n’appartient qu’à lui. Y a les passeurs… et les autres. Influence digérée et puis « j’ai pas que ça à faire », peut-être même qu’il s’en fout. Une chanson qui craque, une chanson qui t’accroche, ça c’est important. A part ça <em>Little reds cells</em> ressemble à un hymne, à quelque chose qui donne envie de se fédérer autour. Pourquoi faire ? Pour rien, les gars. Juste pour le plaisir. Une chanson qui te fait grimacer, c’est gagné, non ? « I’m comin home, baby, don’t worry… »</p>
<p><strong>Another day in blue</strong><br />
Super court, super sec, la telecaster (bah oui, il a gardé une guitare électrique, qu’est-ce que tu crois ?) qui racle, qui couine. Le troupeau rangé, Oh ! Tiger Mountain expédie les affaires courantes et pond un slow d’homme, un vrai. Et finit avec<em> Just another day in blue</em>. On dirait du Richard Brautigan.</p>
<p><strong>Or the drugs</strong><br />
Une intro à la <em>Everybody hurts</em>, trois pauvres notes en arpège, la voix qui déboule et une fois encore, la terre qui vacille sous tes pieds. Le tempo ? 2 BPM, au mieux…Un truc à s’écouter la nuit, à hurler avec les coyotes et se prendre pour le seul tigre du Texas.</p>
<p><strong>Two sisters (Kinks cover)</strong><br />
Une grande claque dans ta gueule, pour finir. LA perfect song, du moment que tu as une âme (dans le cas contraire, que fais tu sur Gonzaï ? Retourne sur<a href="http://www.telecharger.com" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.telecharger.com');" target="_blank"> telecharger.com</a>). A partir de là, c’est un peu la chanson à tout faire : chialer parce tu es triste ou parce que t’es heureux (et que tu sais que ça ne va pas durer), rêver Far West et coucher de soleil, demander la mère de tes enfants en mariage (à Las Vegas, of course), rester là comme un con à écouter ta chair frémir, etc etc… <em>Two sisters</em>, en réalité, ça n’est pourtant que quelques arpèges et une voix ; le truc le plus simple du monde. Avec les « hum ! hum ! hum ! » à la fin, à la place des paroles. Amen.</p>

<div><a href="http://www.myspace.com/ohtigermountain " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong></strong></a><strong><a href="  http://www.myspace.com/ohtigermountain  " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><span class="searchMonkey-displayURL">http://www.myspace.com/ohtigermountain</span> </a></strong></div>
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	<itunes:summary>Hear me now. Attention, ça dure 13 minutes. 5 pauv morceaux. Une voix et les doigts qui raclent sur le manche de la guitare, Johnny Cash qui aurait passé son adolescence sur la canebière avec ce sentiment de n’être pas né au bon endroit…
Oh ! Tiger Mountain, ou l’histoire d’un mec qui a chopé un méchant blues. Non, c’est pas sa femme qui est partie, seulement ses potes musiciens. Après des années d’aventure ensemble, à faire crier les amplis, à jouer ce rock anglo-saxon qui les fédérait, à prendre soin de s’habiller avant de monter sur scène, parce que c’est ça aussi, être rock’n roll… Alors il dégaine sa guitare sèche, rapproche le micro de l’ampli et commence à chanter. 5 morceaux. 13 minutes. Inutile de résister.
Oh! tiger Mountain
Like a wall
Un cow-boy en 56k ayant perdu son cheval, joue de la gratte pour passer le temps. La nuit doit être en train de tomber, on entend ses doigts glisser sur le manche, il parle de murs… y a des murs, dans le désert ? Bon, pour dire la vérité, le bougre double tout ; guitare et voix. Pratiquement la seule coquetterie du EP. Ca valait le coup.
Little reds cells
Une intro à la Stand by me, la suite qui n’appartient qu’à lui. Y a les passeurs… et les autres. Influence digérée et puis « j’ai pas que ça à faire », peut-être même qu’il s’en fout. Une chanson qui craque, une chanson qui t’accroche, ça c’est important. A part ça Little reds cells ressemble à un hymne, à quelque chose qui donne envie de se fédérer autour. Pourquoi faire ? Pour rien, les gars. Juste pour le plaisir. Une chanson qui te fait grimacer, c’est gagné, non ? « I’m comin home, baby, don’t worry… »
Another day in blue
Super court, super sec, la telecaster (bah oui, il a gardé une guitare électrique, qu’est-ce que tu crois ?) qui racle, qui couine. Le troupeau rangé, Oh ! Tiger Mountain expédie les affaires courantes et pond un slow d’homme, un vrai. Et finit avec Just another day in blue. On dirait du Richard Brautigan.
Or the drugs
Une intro à la Everybody hurts, trois pauvres notes en arpège, la voix qui déboule et une fois encore, la terre qui vacille sous tes pieds. Le tempo ? 2 BPM, au mieux…Un truc à s’écouter la nuit, à hurler avec les coyotes et se prendre pour le seul tigre du Texas.
Two sisters (Kinks cover)
Une grande claque dans ta gueule, pour finir. LA perfect song, du moment que tu as une âme (dans le cas contraire, que fais tu sur Gonzaï ? Retourne sur telecharger.com). A partir de là, c’est un peu la chanson à tout faire : chialer parce tu es triste ou parce que t’es heureux (et que tu sais que ça ne va pas durer), rêver Far West et coucher de soleil, demander la mère de tes enfants en mariage (à Las Vegas, of course), rester là comme un con à écouter ta chair frémir, etc etc… Two sisters, en réalité, ça n’est pourtant que quelques arpèges et une voix ; le truc le plus simple du monde. Avec les « hum ! hum ! hum ! » à la fin, à la place des paroles. Amen.

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<itunes:subtitle>Hear me now. Attention, ça dure 13 minutes. 5 pauv morceaux. Une voix et les doigts qui raclent sur le manche de la guitare, Johnny Cash qui aurait passé son adolescence sur la canebière avec ce sentiment de n’être pas né au bon [...]</itunes:subtitle>
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		<title>JIM FORD  The sounds of our time (The Harlan county album)</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/jim-ford-the-sounds-of-our-time-the-harlan-county-album/</link>
		<comments>http://archives.gonzai.com/jim-ford-the-sounds-of-our-time-the-harlan-county-album/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2008 22:15:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Syd Charlus</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Les histoires de fiacre et celles de mobil-home. Voilà mon partage du monde (disques, livres, films) quand j’ai besoin d’avoir les idées claires. Deux tiroirs, deux étiquettes, huile et eau, pas de mélange, blanc OU noir. Il y a les évidences (Proust en mobil home ? non) et les cas plus tordus (Blood on the [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Les histoires de fiacre et celles de mobil-home. Voilà mon partage du monde (disques, livres, films) quand j’ai besoin d’avoir les idées claires. Deux tiroirs, deux étiquettes, huile et eau, pas de mélange, blanc OU noir. Il y a les évidences (Proust en mobil home ? non) et les cas plus tordus (<em>Blood on the tracks</em> dans la catégorie drame à calèches, Georges Darien au rayon trailer).</h2>
<p>Jim Ford, c’est du mobil-home pur jus. Il faut s’imaginer entrer dans une caravane déserte - chemises sales, emballages de fast food mexicain - et repérer une photo de famille punaisée au mur, celle du rock west coast seventies.  Après le premier rang (Jerry Garcia, David Crosby), on le trouve, juste derrière John Philips des Mamas and Papas, le barbu hilare avec de la bière dans un verre à cocktail : c’est lui.</p>
<p><span class="img-gauche"><a title="The sounds of our time" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/51k2i7oglyl_ss500_.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-4226" title="The sounds of our time" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/51k2i7oglyl_ss500_.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><span class="img-legende">The sounds of our time</span></span>Pour les présentations, Sly Stone s’y colle: « le blanc le plus funky que j’ai pu croiser ». Ca vaut Yale et la rue d’Ulm comme curriculum, non ? Jim Ford a  écrit des morceaux pour PJ Proby, Aretha Franklin, et même un album entier pour les Temptations. C’est un homme de notes de pochette, de crédits. Il a vécu plusieurs mois chez Sly Stone pour faire la noce avec Miles Davis et la plupart des types que l’on voit sur la photo. Un party animal aux réveils difficiles, aux yeux endoloris par le soleil cognant derrière la baie vitrée. Quel bordel… Sly est bon pour changer la moquette, une nouvelle fois « Et tu pourrais mettre un bikini ou un peignoir, Debbie ! Au moins le matin… ». Jim s’extrait du canapé, puis s’élance vers la cuisine avec une inquiétante démarche « tour de Pise ». Assis face à un verre de jus d’orange, il a pris sa décision : enregistrer son premier disque solo, « assez bossé pour les autres ». Le titre sera <em>Harlan County</em>. Il va garder le coude sur la table pendant quelques semaines, louer une maison à Santa Monica pour écrire. Sourire, gorgée de jus de fruit, hmmm, il restait un fond de bourbon dans le verre.</p>
<p>Sur son disque, Jim Ford conserve ce goût de gnôle derrière les titres écrits pour péter le cul du Billboard. Il livre une mixture unique, entre Tony Joe White, Doctor John et pop californienne. Pas vraiment expérimental on s’en doute, mais un mélange country-funky intouchable, totalement américain ; la musique la plus simple et la plus profonde, la plus accrocheuse et mystérieuse qui soit. Imaginez que le mariage de musette, de bourrée auvergnate et de chanson réaliste donne ce résultat. Ce serait bien d’avoir ça, à nous, non ? Bah, n’y pensons plus…</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Jim Ford" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/fordjim1-728848.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-4227" style="margin: 10px;" title="Jim Ford" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/fordjim1-728848.jpg" alt="" width="382" height="300" /></a><span class="img-legende">Jim Ford</span></span><em>Harlan county</em>, le premier morceau est le sésame, la clé. « Daddy could’nt even get a job with a shotgun » : Jim Ford raconte sa jeunesse en trois minutes pop parfaites. Une séance éclair, du Lacan groovy. Signe qui ne trompe pas, le sceau des authentiques « party records », le deuxième morceau creuse le même sillon en mieux. Il résume même  toute l’affaire : « I’m gonna make her love me/ Till the cows come home » sur riff funk. Groove et bétail. Sur les trucs de cette trempe, <em>Harlan County</em> donne envie de se payer une voiture ou un i-pod, enfin ce qu’il faut pour l’écouter en mouvement, avec le décor (Paris, Vezoul, L.A, Dresde selon votre chance du moment…) qui défile.<br />
Pour les ballades en revanche, Jim Ford sort l’artillerie lourde et tartine le mix de violons, de cuivres, d’accords mineurs. Il n’a pas la délicatesse de John Philips sur <em>The wolfking of LA</em>. C’est qu’il n’est pas là pour la dentelle, il n’y pense pas une seule seconde. Ce disque doit marcher, tout exploser, imposer son nom ailleurs que dans les crédits. J’ai cru lire dans <em>Le chasseur français</em> que la  « lose était de retour », ou comment  s’inventer une jolie histoire toute prête au cas où l’on mordrait la poussière. Une façon de se justifier à l’avance, un réflexe d’assureur. Ca ne marche pas ainsi, dommage. Pour espérer un bon disque, il faut miser son tapis.</p>
<p>Avec cet album, Jim Ford a poussé tous ses jetons pour les voir disparaître aussitôt.<br />
</p>
<p>Car <em>Harlan county</em> ne marchera pas. L’homme prend alors la fuite, tombe dans la coke, part à Londres mais juge les Anglais désespérément raides en studio, revient en Californie, annule son abonnement téléphonique, trouve Dieu. Rien ne manque comme dans les classiques ou les séries B.  Jim Ford tente d’enregistrer à nouveau mais ne parvient pas à oublier le four d’<em>Harlan County.</em> Il vit entouré de cassettes démos.</p>
<p>Tout est expliqué dans le livret du disque : quarante pages, le meilleur roman américain publié depuis des mois. Et on y croise très peu de fiacres.</p>
<div><a href=" http://www.myspace.com/jimfordfan  " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong><span class="searchMonkey-displayURL">http://www.myspace.com/jimfordfan</span></strong></a></div>
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	<itunes:summary>Les histoires de fiacre et celles de mobil-home. Voilà mon partage du monde (disques, livres, films) quand j’ai besoin d’avoir les idées claires. Deux tiroirs, deux étiquettes, huile et eau, pas de mélange, blanc OU noir. Il y a les évidences (Proust en mobil home ? non) et les cas plus tordus (Blood on the tracks dans la catégorie drame à calèches, Georges Darien au rayon trailer).
Jim Ford, c’est du mobil-home pur jus. Il faut s’imaginer entrer dans une caravane déserte - chemises sales, emballages de fast food mexicain - et repérer une photo de famille punaisée au mur, celle du rock west coast seventies.  Après le premier rang (Jerry Garcia, David Crosby), on le trouve, juste derrière John Philips des Mamas and Papas, le barbu hilare avec de la bière dans un verre à cocktail : c’est lui.
The sounds of our timePour les présentations, Sly Stone s’y colle: « le blanc le plus funky que j’ai pu croiser ». Ca vaut Yale et la rue d’Ulm comme curriculum, non ? Jim Ford a  écrit des morceaux pour PJ Proby, Aretha Franklin, et même un album entier pour les Temptations. C’est un homme de notes de pochette, de crédits. Il a vécu plusieurs mois chez Sly Stone pour faire la noce avec Miles Davis et la plupart des types que l’on voit sur la photo. Un party animal aux réveils difficiles, aux yeux endoloris par le soleil cognant derrière la baie vitrée. Quel bordel… Sly est bon pour changer la moquette, une nouvelle fois « Et tu pourrais mettre un bikini ou un peignoir, Debbie ! Au moins le matin… ». Jim s’extrait du canapé, puis s’élance vers la cuisine avec une inquiétante démarche « tour de Pise ». Assis face à un verre de jus d’orange, il a pris sa décision : enregistrer son premier disque solo, « assez bossé pour les autres ». Le titre sera Harlan County. Il va garder le coude sur la table pendant quelques semaines, louer une maison à Santa Monica pour écrire. Sourire, gorgée de jus de fruit, hmmm, il restait un fond de bourbon dans le verre.
Sur son disque, Jim Ford conserve ce goût de gnôle derrière les titres écrits pour péter le cul du Billboard. Il livre une mixture unique, entre Tony Joe White, Doctor John et pop californienne. Pas vraiment expérimental on s’en doute, mais un mélange country-funky intouchable, totalement américain ; la musique la plus simple et la plus profonde, la plus accrocheuse et mystérieuse qui soit. Imaginez que le mariage de musette, de bourrée auvergnate et de chanson réaliste donne ce résultat. Ce serait bien d’avoir ça, à nous, non ? Bah, n’y pensons plus…
Jim FordHarlan county, le premier morceau est le sésame, la clé. « Daddy could’nt even get a job with a shotgun » : Jim Ford raconte sa jeunesse en trois minutes pop parfaites. Une séance éclair, du Lacan groovy. Signe qui ne trompe pas, le sceau des authentiques « party records », le deuxième morceau creuse le même sillon en mieux. Il résume même  toute l’affaire : « I’m gonna make her love me/ Till the cows come home » sur riff funk. Groove et bétail. Sur les trucs de cette trempe, Harlan County donne envie de se payer une voiture ou un i-pod, enfin ce qu’il faut pour l’écouter en mouvement, avec le décor (Paris, Vezoul, L.A, Dresde selon votre chance du moment…) qui défile.
Pour les ballades en revanche, Jim Ford sort l’artillerie lourde et tartine le mix de violons, de cuivres, d’accords mineurs. Il n’a pas la délicatesse de John Philips sur The wolfking of LA. C’est qu’il n’est pas là pour la dentelle, il n’y pense pas une seule seconde. Ce disque doit marcher, tout exploser, imposer son nom ailleurs que dans les crédits. J’ai cru lire dans Le chasseur français que la  « lose était de retour », ou comment  s’inventer une jolie histoire toute prête au cas où l’on mordrait la poussière. Une façon de se justifier à l’avance, un réflexe d’assureur. Ca ne marche pas ainsi, dommage. Pour [...]</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Les histoires de fiacre et celles de mobil-home. Voilà mon partage du monde (disques, livres, films) quand j’ai besoin d’avoir les idées claires. Deux tiroirs, deux étiquettes, huile et eau, pas de mélange, blanc OU noir. Il y a les [...]</itunes:subtitle>
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		<title>LA FÉLINE  Surf miaou</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/la-feline/</link>
		<comments>http://archives.gonzai.com/la-feline/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2008 22:16:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Certaines personnes peuvent passer une vie à chercher.
Dans le cas précis du journaliste, cela donne cette quête désespérée de nouveautés (ou dans le pire des cas des rééditions) qui pousse inexorablement au jeunisme dès lors qu&#8217;on a plus de 30 ans. Et ne comptez pas sur moi pour planter une banderille dans le dos de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Certaines personnes peuvent passer une vie à chercher.</h2>
<p>Dans le cas précis du journaliste, cela donne cette quête désespérée de nouveautés (ou dans le pire des cas des rééditions) qui pousse inexorablement au jeunisme dès lors qu&#8217;on a plus de 30 ans. Et ne comptez pas sur moi pour planter une banderille dans le dos de JD Beauvallet sur ce point.</p>
<p>On est comme ça; on n&#8217;échappe jamais vraiment à ce fantasme: être le premier à parler d&#8217;un groupe, être le premier à savoir parler de son époque, l&#8217;art de retranscrire ce que d&#8217;autres n&#8217;ont pas réussi à saisir. Tiercé quarté de la nouveauté. On s&#8217;empresse dès lors de mettre sa découverte en tête de gondole, fièrement mise à bas prix pour attirer le chaland qui fait ses courses. Cet article parle de cela, des envies de trouver un groupe qui reflète même dans ses nuances une part de vérité pour un cercle social restreint, avant que la nouvelle ne s&#8217;étende sur d&#8217;autres marchés. Devenir un groupmaker, et créer des tendances.</p>
<p><strong>Etre là au bon moment, c&#8217;est important. </strong><br />
<span class="img-droite"><a title="La fline" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_d393db894bc042fc87236d85ca50f96f-200x300.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-4054" style="margin: 10px;" title="La féline" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_d393db894bc042fc87236d85ca50f96f-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><span class="img-legende">La fline</span></span>Dans le cas présent, la tentation stupide qui voudrait qu&#8217;on parle de &#8220;renouveau du rock&#8221; ou ce genre de conneries prend fin dès le premier accord de <em>La passeggiatta</em>. Le journaliste retrouve immédiatement la place qui lui était attribuée sur le billet d&#8217;entrée: dans la fosse, dans l&#8217;obscurité. La place qu&#8217;il n&#8217;aurait jamais dû quitter.<br />
La féline, groupe parisien, représente une partie infime des choses qu&#8217;on écoute tous les jours sur myspace ou ailleurs (mais quand même beaucoup sur myspace, hélas). Derrière son écran, la notion d&#8217;opposition Paris/province n&#8217;a plus lieu d&#8217;être, c&#8217;est tout au plus le duel qualité/temps d&#8217;écoute qui fait la différence. Faites le test, chez vous: ouvrez un myspace et donnez dix secondes pour connaître votre sentiment sur le groupe. C&#8217;est un exercice extrêmement contraignant qui aurait tendance à prouver que l&#8217;auditeur est aujourd&#8217;hui enfin apte à juger la qualité en moins de temps qu&#8217;il ne lui faut pour fermer une URL.</p>
<p>Parce que ses mélodies sont un subtil mélange de surf et d&#8217;americana morriconien, que le message du groupe se dilue dans la douceur et que pour une fois la chanteuse s&#8217;exprime avec la bouche et non avec son &#8220;origine du monde&#8221;, La féline cristallise en un instant l&#8217;amour que je peux ressentir pour un groupe de son temps, usant de l&#8217;écho et des réverbs&#8217; pour saborder la tentation du average boredom. Etre loin de son propre pays, mais près du peuple.</p>

<p><strong><a href="http://www.myspace.com/lafeline" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">www.myspace.com/lafeline</a></strong></p>
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	<itunes:summary>Certaines personnes peuvent passer une vie à chercher.
Dans le cas précis du journaliste, cela donne cette quête désespérée de nouveautés (ou dans le pire des cas des rééditions) qui pousse inexorablement au jeunisme dès lors quon a plus de 30 ans. Et ne comptez pas sur moi pour planter une banderille dans le dos de JD Beauvallet sur ce point.
On est comme ça; on néchappe jamais vraiment à ce fantasme: être le premier à parler dun groupe, être le premier à savoir parler de son époque, lart de retranscrire ce que dautres nont pas réussi à saisir. Tiercé quarté de la nouveauté. On sempresse dès lors de mettre sa découverte en tête de gondole, fièrement mise à bas prix pour attirer le chaland qui fait ses courses. Cet article parle de cela, des envies de trouver un groupe qui reflète même dans ses nuances une part de vérité pour un cercle social restreint, avant que la nouvelle ne sétende sur dautres marchés. Devenir un groupmaker, et créer des tendances.
Etre là au bon moment, cest important. 
La flineDans le cas présent, la tentation stupide qui voudrait quon parle de renouveau du rock ou ce genre de conneries prend fin dès le premier accord de La passeggiatta. Le journaliste retrouve immédiatement la place qui lui était attribuée sur le billet dentrée: dans la fosse, dans lobscurité. La place quil naurait jamais dû quitter.
La féline, groupe parisien, représente une partie infime des choses quon écoute tous les jours sur myspace ou ailleurs (mais quand même beaucoup sur myspace, hélas). Derrière son écran, la notion dopposition Paris/province na plus lieu dêtre, cest tout au plus le duel qualité/temps découte qui fait la différence. Faites le test, chez vous: ouvrez un myspace et donnez dix secondes pour connaître votre sentiment sur le groupe. Cest un exercice extrêmement contraignant qui aurait tendance à prouver que lauditeur est aujourdhui enfin apte à juger la qualité en moins de temps quil ne lui faut pour fermer une URL.
Parce que ses mélodies sont un subtil mélange de surf et damericana morriconien, que le message du groupe se dilue dans la douceur et que pour une fois la chanteuse sexprime avec la bouche et non avec son origine du monde, La féline cristallise en un instant lamour que je peux ressentir pour un groupe de son temps, usant de lécho et des réverbs pour saborder la tentation du average boredom. Etre loin de son propre pays, mais près du peuple.

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Dans le cas précis du journaliste, cela donne cette quête désespérée de nouveautés (ou dans le pire des cas des rééditions) qui pousse inexorablement au jeunisme dès lors quon [...]</itunes:subtitle>
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		<title>ENTERTAINMENT  Sur le bout de la langue</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/amuse-toi/</link>
		<comments>http://archives.gonzai.com/amuse-toi/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2008 22:15:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Guimaraes</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Amusons nous à revivre le rock tel qu&#8217;il est écrit actuellement. La vigueur que dégagerait une telle envie ravirait certains de nos parents. Et cela doit être évité.
Nous ne revivrons pas le rock. Par contre, une guitare, une batterie puissante et c&#8217;est parti; laissons parler la basse, laissons jouer les instruments, que survienne l&#8217;envie hégémonique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Amusons nous à revivre le rock tel qu&#8217;il est écrit actuellement. La vigueur que dégagerait une telle envie ravirait certains de nos parents. Et cela doit être évité.</h2>
<h3>Nous ne revivrons pas le rock. Par contre, une guitare, une batterie puissante et c&#8217;est parti; laissons parler la basse, laissons jouer les instruments, que survienne l&#8217;envie hégémonique de la trahison électro.</h3>
<p>Les Dj&#8217;s devront passer par là</p>
<p>Invité dans une maison dans la proche campagne, je devais passer un court séjour avec Raponze. Raponze est venue avec sa cousine Elo.<br />
Elo me plait beaucoup, et lorsque j&#8217;ai fini de discuter avec elle, nous rejoignons Rapunzel qui vient de percevoir la disparition de ses bagages.</p>
<p>Nous avons cette discussion faramineuse sur un genre musical très controversé.</p>
<p><a href="http://" target="_blank"> </a></p>
<h2><span class="img-gauche"><a title="Entertainment" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/2958232558_45d6447d24.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-4061" style="margin: 10px;" title="Entertainment" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/2958232558_45d6447d24.jpg" alt="" width="210" height="210" /></a><span class="img-legende">Entertainment</span></span></h2>
<p>Le rock électro, ou plutôt l&#8217;électro rock, est là pour nous pasticher et nous foudroyer de sa patate corrosive. Une patate chaude comme la mer de Chine, un relent de poisson pour le côté baroudeur et les talons qui claquent sur un riff bien saturé. Elo est persuadée que tout ceci cache un profond ennui mais je ne suis pas contre un peu de divertissement. Entertainment.. c&#8217;était un peu ça, puissant et éclectique. Forcé et donnant foi pour un message aussi mensongé que le lieu où ils se sont produits: Nous y étions quelques heures auparavant; Le Régine était plein d&#8217;ondes sonores fracassantes, les nappes de tables remplacées par des pads envoûtants. Je lui pose la question, un rock trop blanc ? Peut-être, un rock pas assez brun ? Non. Le visage de ceux qui s&#8217;illuminent avec la potion <strong>ENTERTAINMENT </strong>est criant de vérité, c&#8217;est un plaisir à entendre. Exit la musique de salon et la soupe mielleuse des baby rockeurs. Ces jeunes gens sont très sûrs d&#8217;eux, et je suis sûr que c&#8217;est sûr que cela plaît.</p>
<p>Raponze ayant perdu ses bagages, court dans tout les sens, alors que la maison s&#8217;agrandit, l&#8217;espace s&#8217;ouvre devant elle, les boiseries s&#8217;allongent, les étoffes s&#8217;épaississent. Cette sensation proche d&#8217;un vertige Kubrikien était peut-être mon œuvre après tout, car je m&#8217;étais approché de la console master.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="ENTERTAINMENT " rel="lightbox[post]" href="http://a705.ac-images.myspacecdn.com/images01/75/l_d6508d40fc4431dcafcecf13f96dd058.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/a705.ac-images.myspacecdn.com');"><img class="alignleft" style="margin: 10px;" src="http://a705.ac-images.myspacecdn.com/images01/75/l_d6508d40fc4431dcafcecf13f96dd058.jpg" alt="" width="281" height="284" /></a><span class="img-legende">ENTERTAINMENT </span></span>Ecoutez pour voir, c&#8217;est symbiotique, je balance la tête pour exprimer mon plaisir, je ne saute pas, et pourtant j&#8217;aimerais, mais la faune ce soir là était trop gentille, on ne leur en voudra pas, ils sont sympas comme pas deux. Sapés mais pas guindés, aussi sages qu&#8217;ils le peuvent, parfois un silence gêné s&#8217;échappe de la torpeur émanant des corps langoureux.</p>
<p>Hypnotisés tout comme Raponze l&#8217;est, les étages s&#8217;accumulent. Son entourage disparaissant dans la précipitation du début de soirée. Elle finira par découvrir un passage secret. Dans le mur, incrusté, un interrupteur coulissant fait apparaître devant elle une piscine à débordement. Sommes-nous en Espagne ? se demanda-t-elle. Sommes-nous dans les îles ? Car par la nappe frétillante d&#8217;espace, les planètes scintillent, scindant l&#8217;air chaud.</p>
<p>Moi j&#8217;ai l&#8217;impression de vivre sur le nuage du rock, j&#8217;ai presque fini mon coca et la foule s&#8217;avance de plus en plus vers la scène. Les noctambules du mercredi sont sages dans ce coin là, j&#8217;ai envie de dire zut, mais je préfère écouter la musique, elle aura plus à me donner ce soir là.</p>
<p>J&#8217;ai tenu le set entier, des morceaux variant de 2 minutes et d&#8217;autres plus longs, moins lointains, féroces et mélancoliques, calculés et provisoires. Nous ne sommes pas en 1983, j&#8217;ai 25 ans et j&#8217;estime que ce qui se joue ce soir là est dans l&#8217;air du temps, aussi électronique que la foi humaine, analogiquement progressif et complètement valorisante pour une scène discrète et rigoureuse.</p>
<p>Juste avant de rentrer dans le Régine, je laisse mon vélo devant le Tania, je n&#8217;aurai pas choisi le Tania ce soir là. Raponze reste perdue, elle nous voit partir avec empressement, le sourire aux lèvres et le regard coquin.</p>
<p><strong><a href="http://" target="_blank">http://www.myspace.com/sparknstars</a></strong></p>
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	<itunes:summary>Amusons nous à revivre le rock tel quil est écrit actuellement. La vigueur que dégagerait une telle envie ravirait certains de nos parents. Et cela doit être évité.
Nous ne revivrons pas le rock. Par contre, une guitare, une batterie puissante et cest parti; laissons parler la basse, laissons jouer les instruments, que survienne lenvie hégémonique de la trahison électro.
Les Djs devront passer par là
Invité dans une maison dans la proche campagne, je devais passer un court séjour avec Raponze. Raponze est venue avec sa cousine Elo.
Elo me plait beaucoup, et lorsque jai fini de discuter avec elle, nous rejoignons Rapunzel qui vient de percevoir la disparition de ses bagages.
Nous avons cette discussion faramineuse sur un genre musical très controversé.
 
Entertainment
Le rock électro, ou plutôt lélectro rock, est là pour nous pasticher et nous foudroyer de sa patate corrosive. Une patate chaude comme la mer de Chine, un relent de poisson pour le côté baroudeur et les talons qui claquent sur un riff bien saturé. Elo est persuadée que tout ceci cache un profond ennui mais je ne suis pas contre un peu de divertissement. Entertainment.. cétait un peu ça, puissant et éclectique. Forcé et donnant foi pour un message aussi mensongé que le lieu où ils se sont produits: Nous y étions quelques heures auparavant; Le Régine était plein dondes sonores fracassantes, les nappes de tables remplacées par des pads envoûtants. Je lui pose la question, un rock trop blanc ? Peut-être, un rock pas assez brun ? Non. Le visage de ceux qui silluminent avec la potion ENTERTAINMENT est criant de vérité, cest un plaisir à entendre. Exit la musique de salon et la soupe mielleuse des baby rockeurs. Ces jeunes gens sont très sûrs deux, et je suis sûr que cest sûr que cela plaît.
Raponze ayant perdu ses bagages, court dans tout les sens, alors que la maison sagrandit, lespace souvre devant elle, les boiseries sallongent, les étoffes sépaississent. Cette sensation proche dun vertige Kubrikien était peut-être mon œuvre après tout, car je métais approché de la console master.
ENTERTAINMENT Ecoutez pour voir, cest symbiotique, je balance la tête pour exprimer mon plaisir, je ne saute pas, et pourtant jaimerais, mais la faune ce soir là était trop gentille, on ne leur en voudra pas, ils sont sympas comme pas deux. Sapés mais pas guindés, aussi sages quils le peuvent, parfois un silence gêné séchappe de la torpeur émanant des corps langoureux.
Hypnotisés tout comme Raponze lest, les étages saccumulent. Son entourage disparaissant dans la précipitation du début de soirée. Elle finira par découvrir un passage secret. Dans le mur, incrusté, un interrupteur coulissant fait apparaître devant elle une piscine à débordement. Sommes-nous en Espagne ? se demanda-t-elle. Sommes-nous dans les îles ? Car par la nappe frétillante despace, les planètes scintillent, scindant lair chaud.
Moi jai limpression de vivre sur le nuage du rock, jai presque fini mon coca et la foule savance de plus en plus vers la scène. Les noctambules du mercredi sont sages dans ce coin là, jai envie de dire zut, mais je préfère écouter la musique, elle aura plus à me donner ce soir là.
Jai tenu le set entier, des morceaux variant de 2 minutes et dautres plus longs, moins lointains, féroces et mélancoliques, calculés et provisoires. Nous ne sommes pas en 1983, jai 25 ans et jestime que ce qui se joue ce soir là est dans lair du temps, aussi électronique que la foi humaine, analogiquement progressif et complètement valorisante pour une scène discrète et rigoureuse.
Juste avant de rentrer dans le Régine, je laisse mon vélo devant le Tania, je naurai [...]</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Amusons nous à revivre le rock tel quil est écrit actuellement. La vigueur que dégagerait une telle envie ravirait certains de nos parents. Et cela doit être évité.
Nous ne revivrons pas le rock. Par contre, une guitare, une batterie [...]</itunes:subtitle>
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		<title>JOHN AND JEHN  Fear fear fear</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/jonh-and-jehn/</link>
		<comments>http://archives.gonzai.com/jonh-and-jehn/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 09 Nov 2008 22:15:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mr Ig</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Les Transmusicales reviennent braver la brise bretonne  pour esquisser notre futur à tous. Ses maux. Ses tendances. Débarqués de Venus, Jonh et Jehn poseront bagages en pleine Cité (la salle), là où le pouls rennais se palpe. Initiative excitante. Je me sens poussé des ailes, ignoré et ignorant, abandonné comme un vilain petit canard. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Les<a href="http://www.lestrans.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.lestrans.com');" target="_blank"> Transmusicales</a> reviennent braver la brise bretonne  pour esquisser notre futur à tous. Ses maux. Ses tendances. Débarqués de Venus, Jonh et Jehn poseront bagages en pleine Cité (la salle), là où le pouls rennais se palpe. Initiative excitante. Je me sens poussé des ailes, ignoré et ignorant, abandonné comme un vilain petit canard. Je suis seul, enthousiaste, l&#8217;esprit narcissique et hautain du savoir absolu.</h2>
<h3>Que l&#8217;on me laisse apprécier sereinement J&J pendant que la populace trémousse son petit cul bien moulé au paradis de l&#8217;acouphène. Rendez vous jeudi 4 décembre. Venez non accompagné. Une ambiance intimiste et secrète est requise.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Jonh and Jehn" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_27ea70d61ac806ca35a6a63d464da5a9.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-3774" style="margin: 10px;" title="Jonh and Jehn" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_27ea70d61ac806ca35a6a63d464da5a9.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><span class="img-legende">Jonh and Jehn</span></span>Ils sont 2 et exportent à merveille l&#8217;esprit anti-folk new-yorkais. Ils ne sont pas les Moldy Peaches. Ils ne sont pas les Minuscule Hey. Mais ce n&#8217;est pas bien grave.  Ils ont fait le choix d&#8217;une musique encore aléatoire, détournée et personnelle. Jonh me transporte dans sa cave transpirante, ultra crade et sans saturations excessives par une voix rauque planante et un pauvre Sytrus à 3 touches. Jehn est plus langoureuse. Elle ne sert pas à grand-chose. Mais elle me harcèle en permanence. M&#8217;encercle par ses chœurs amoureux garnis d&#8217;un dédain silencieux. Cette sensualité obscure qui réveille d&#8217;outre-tombe l&#8217;orgue des Horrors (Lady Spider). Juste idéale.</p>
<p>Parfois perdu dans un rock minimaliste, ils nous agacent avec des riffs pouraves faussement ingénieux. Puis l&#8217;arrivée brutale d&#8217;un clavier, la voix pervertie de Jehn prend à la gorge et ne vous lâche plus. Et si c&#8217;était ça, le dandysme du 21ème siècle? Assumer sa sous-culture, ses dépendances et son passé artistique bourré de péchés pour façonner sa propre idée d&#8217;une culture détournée, viscérale, poings et mains liés à son futur prédestiné. Ils se contre-foutent du dernier groupe britannique étiqueté NME sorti du pub craignos, au coin de leur rue. Mais achèteront leur album. Parce qu&#8217;avant toute chose, cette culture fait partie de nous. Et nous fait grandir.</p>
<p>Une écriture spontanée qui ne déroge pas à la règle de l&#8217;absurde et qui nous envoûte pour mieux saigner à blanc nos désirs d&#8217;idylles. Car l&#8217;amour entre Jonh et Jehn est platonique. Aussi improbable que 2 londoniens rétros et hors du temps. Que l&#8217;exception est belle.</p>

<p><strong><a href="http://www.myspace.com/johnjehn " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><span class="searchMonkey-displayURL">http://www.myspace.com/johnjehn</span></a></strong></p>
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	<itunes:summary>Les Transmusicales reviennent braver la brise bretonne  pour esquisser notre futur à tous. Ses maux. Ses tendances. Débarqués de Venus, Jonh et Jehn poseront bagages en pleine Cité (la salle), là où le pouls rennais se palpe. Initiative excitante. Je me sens poussé des ailes, ignoré et ignorant, abandonné comme un vilain petit canard. Je suis seul, enthousiaste, lesprit narcissique et hautain du savoir absolu.
Que lon me laisse apprécier sereinement J&J pendant que la populace trémousse son petit cul bien moulé au paradis de lacouphène. Rendez vous jeudi 4 décembre. Venez non accompagné. Une ambiance intimiste et secrète est requise.
Jonh and JehnIls sont 2 et exportent à merveille lesprit anti-folk new-yorkais. Ils ne sont pas les Moldy Peaches. Ils ne sont pas les Minuscule Hey. Mais ce nest pas bien grave.  Ils ont fait le choix dune musique encore aléatoire, détournée et personnelle. Jonh me transporte dans sa cave transpirante, ultra crade et sans saturations excessives par une voix rauque planante et un pauvre Sytrus à 3 touches. Jehn est plus langoureuse. Elle ne sert pas à grand-chose. Mais elle me harcèle en permanence. Mencercle par ses chœurs amoureux garnis dun dédain silencieux. Cette sensualité obscure qui réveille doutre-tombe lorgue des Horrors (Lady Spider). Juste idéale.
Parfois perdu dans un rock minimaliste, ils nous agacent avec des riffs pouraves faussement ingénieux. Puis larrivée brutale dun clavier, la voix pervertie de Jehn prend à la gorge et ne vous lâche plus. Et si cétait ça, le dandysme du 21ème siècle? Assumer sa sous-culture, ses dépendances et son passé artistique bourré de péchés pour façonner sa propre idée dune culture détournée, viscérale, poings et mains liés à son futur prédestiné. Ils se contre-foutent du dernier groupe britannique étiqueté NME sorti du pub craignos, au coin de leur rue. Mais achèteront leur album. Parce quavant toute chose, cette culture fait partie de nous. Et nous fait grandir.
Une écriture spontanée qui ne déroge pas à la règle de labsurde et qui nous envoûte pour mieux saigner à blanc nos désirs didylles. Car lamour entre Jonh et Jehn est platonique. Aussi improbable que 2 londoniens rétros et hors du temps. Que lexception est belle.

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<itunes:subtitle>Les Transmusicales reviennent braver la brise bretonne  pour esquisser notre futur à tous. Ses maux. Ses tendances. Débarqués de Venus, Jonh et Jehn poseront bagages en pleine Cité (la salle), là où le pouls rennais se palpe. Initiative [...]</itunes:subtitle>
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		<title>PHIL RIZA  My sweetheart the Gretsch</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/phil-riza/</link>
		<comments>http://archives.gonzai.com/phil-riza/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 02 Nov 2008 22:15:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kid Victrola</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’heure où les born-again folkeux n’ont qu’à endosser une chemise à carreaux pour continuer à jouer du libertines en toute impunité, il est des bardes d’arrière Ardèche qui pissent contre le vent avec une classe perdue pour tout le monde, Et vivent quelque chose qui ressemble plus à de la country que le dernier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>A l’heure où les born-again folkeux n’ont qu’à endosser une chemise à carreaux pour continuer à jouer du libertines en toute impunité, il est des bardes d’arrière Ardèche qui pissent contre le vent avec une classe perdue pour tout le monde, Et vivent quelque chose qui ressemble plus à de la country que le dernier Bashung, ouaip.</h2>
<p>On parle de Phil Riza. Né dans le brouillard périphérique d’un Marseille sixties ouvrier et amorphe, ses années quatre-vingt seront, comme pour tant d’autres et on aurait tendance à l’oublier, celles de la brillantine, des fantasmes de Gretsch et des rééditions Big Beat. Et au-delà des Stray Cats et des Meteors, une génération de fondus monomaniaques de pur rockab’ originel, bloqués là-dessus depuis trente ans..</p>
<p>Aujourd’hui, ne reste de cette époque rockabilly que quelques tatouages fanés, banane calviciées et festival du dimanche dans la salle des fêtes de Conflu-sur-Ozergues où des charognards amerloques viennent refourguer leur americana FM et se payer des vacances en Europe, trop heureux de trouver quelques gogos prêts à croire qu’ils n’y a qu’eux pour jouer du rock authentique. Ou des francaouis gominés venant rêver qu’ils sont Elvis en hululant leur yaourt éternel. «Oh yeah Blue Moon of Kenteucky, oh she’s my baby, euh one again nana and baby blue »</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Phil Riza" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_68d73fea935ffc486900c0f76f7aca33.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-3615" title="Phil Riza" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_68d73fea935ffc486900c0f76f7aca33.jpg" alt="" width="500" height="375" /></a><span class="img-legende">Phil Riza</span></span></p>
<p>Mais Phil Riza n’est pas de ceux-là. Après le temps des fiftys se castagnant contre les teddys , il rejoindra les drapeaux comme un héros de littérature rock, s’enfermant quinze ans au son du clairon, maintenant ses rouf’ bon an mal an, s’échappant à la moindre occasion pour aller voir ce qui se joue dans les concentrés de Cadillac. Fallait réagir. Alors il quittera la muette avant l’heure, juste pour l’amour du rock’n’roll. Impossible de faire autrement. Des futilités comme l’argent, la famille, le « pas de » travail ne l’empêcheront pas.<br />
Musique.</p>
<p>Comprenez-vous il s’agit pour lui aujourd’hui d’être un musicien. Et en France avec ça. Et pas un qui cachetonne officiel, les décla, c’est putain de compliquer à remplir. Un qui descend du camion, installe la sono, s’enferme dans les chiottes pour se mettre en costume et deux tonnes de brillantine, donner 2h30 de rock’n’roll pour des attablés qui finiront immanquablement par secouer les serviettes, puis danser. Il y a d’autres scènes. Des poivrots indélicats qui lui parlent d’Hendrix à la fin de chaque morceau, lui, costume de matador fifties, cravate ficelle, favoris et pantalon bouffant jusque par dessous les aisselles. Des samedis soirs en forme d’abîme de loose et de sublime ( pour qui ne l’accompagnera que quelques dates) le long de kilomètres de walking bass pour personne.</p>
<p>Un grand mix rock’n’roll, envoyant Eddie Cochran faire du Bo Diddley Beat, éclaboussant guitare boogie de giclures surf, Scotty Moore deguisé en Chuck Berry ou Lee Dorsey en stroll tordu. Et à l’arraché. Quarante morceaux, et pas un musicien le même que la veille. Rattraper au vol des versions massacrées d’Elvis ou Ray Charles, pasque le gamin recruté in extremis n’a décemment pas pu apprendre tout ça en deux jours.</p>
<p>D’ailleurs il devait jouer de la basse et se retrouve à la batterie car un autre gazier n’est pas venu. Et il joue en picking, le père Riza, sur une Telecaster et dans un Twin.</p>
<h1>Ca vous secoue la mémé forfait table + concert, mais elle a le smile.</h1>
<p>Et oui, nos vieux d’aujourd’hui ont connu le rock’n’roll.</p>
<p>Et de véritables dancing sixties en plein Boulogne-Sur-Mer, scène de quarante mètres carrés en plancher, lampadaires alignés au plafond, piste de danse carrelée, Cadillac rose peinte au mur à main levée. (Faites jouer Christophe la bas, bordel) drapeaux sudistes et tout, line dancing de nénettes en haut gipsy, robe de ballroom et bananes de filles (ça existe), sono ridiculement petite et distordue,<a href="  http://www.myspace.com/misterkproduction  " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"> Mister K</a> à la batterie, habillé en magnat du pétrole texan, et moi, secouant ma basse Hofner (pas la violon bordel) en essayant de me donner l’air le plus Plonk Lane possible. Z’ont failli me scalper mes putains de cheveux longs. INTERDIT ! Et des festivals, des salles de concerts, des boîtes de nuit, des bars, des restos, sur des tréteaux, des carreaux, des tapis, du foin, partout. Parce que ce mec doit jouer pour vivre. Phil Riza c’est huit ans de ça, maintenant. Et partout, Australie, States, Creuse, Japon, Picardie, Allemagne, Hollande, rien à foutre, pourquoi se priver. De derrière les spots, on pourrait limite se croire dans les années cinquante.</p>

<p>Retour du rock ? Pourquoi, c’était parti ? Le punk ? Ouais on se battait avec aussi. Le métal ? Ouais tu sais, y a des mecs qui tricotent… Les Beatles ? Ah ça, ça a vraiment foutu la merde. Le rap ? T’y es fou ou quoi ? La différence ? Me direz-vous ? Avec le tout venant-billy ? Le picking, le son, et la grâce. Ce type est un rockeur, d’ailleurs, vers 18h50, par une lumière grise et en prenant le bon angle…il ressemble à Fonzie.</p>
<p>Aujourd’hui, plus de groupe. Trop de musiciens, trop le bordel, tout le temps à faire chier ceux-là. Veulent être payés décemment, font des gamins, n’importe quoi. Exilé dans les collines de nos Appalaches à nous, aujourd’hui Phil joue du Merle Travis en solo. Sur une Martin. D15. Avé la brillantine et le smile. Pro. Compose, enregistre, tourne encore et encore. Il sera à Barcelone, Dublin et Berlin en décembre. Après au States et en Inde. Bientôt sur Mars. Peut-être vers chez vous. Et ça c’est pas dans rock’n’folk.</p>
<h2>Et pourtant&#8230; il ne s’agit QUE de ça.</h2>
<div><a href="http://www.myspace.com/philriza  " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong><span class="searchMonkey-displayURL">http://www.myspace.com/philriza</span> </strong></a></div>
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	<itunes:summary>A l’heure où les born-again folkeux n’ont qu’à endosser une chemise à carreaux pour continuer à jouer du libertines en toute impunité, il est des bardes d’arrière Ardèche qui pissent contre le vent avec une classe perdue pour tout le monde, Et vivent quelque chose qui ressemble plus à de la country que le dernier Bashung, ouaip.
On parle de Phil Riza. Né dans le brouillard périphérique d’un Marseille sixties ouvrier et amorphe, ses années quatre-vingt seront, comme pour tant d’autres et on aurait tendance à l’oublier, celles de la brillantine, des fantasmes de Gretsch et des rééditions Big Beat. Et au-delà des Stray Cats et des Meteors, une génération de fondus monomaniaques de pur rockab’ originel, bloqués là-dessus depuis trente ans..
Aujourd’hui, ne reste de cette époque rockabilly que quelques tatouages fanés, banane calviciées et festival du dimanche dans la salle des fêtes de Conflu-sur-Ozergues où des charognards amerloques viennent refourguer leur americana FM et se payer des vacances en Europe, trop heureux de trouver quelques gogos prêts à croire qu’ils n’y a qu’eux pour jouer du rock authentique. Ou des francaouis gominés venant rêver qu’ils sont Elvis en hululant leur yaourt éternel. «Oh yeah Blue Moon of Kenteucky, oh she’s my baby, euh one again nana and baby blue »
Phil Riza
Mais Phil Riza n’est pas de ceux-là. Après le temps des fiftys se castagnant contre les teddys , il rejoindra les drapeaux comme un héros de littérature rock, s’enfermant quinze ans au son du clairon, maintenant ses rouf’ bon an mal an, s’échappant à la moindre occasion pour aller voir ce qui se joue dans les concentrés de Cadillac. Fallait réagir. Alors il quittera la muette avant l’heure, juste pour l’amour du rock’n’roll. Impossible de faire autrement. Des futilités comme l’argent, la famille, le « pas de » travail ne l’empêcheront pas.
Musique.
Comprenez-vous il s’agit pour lui aujourd’hui d’être un musicien. Et en France avec ça. Et pas un qui cachetonne officiel, les décla, c’est putain de compliquer à remplir. Un qui descend du camion, installe la sono, s’enferme dans les chiottes pour se mettre en costume et deux tonnes de brillantine, donner 2h30 de rock’n’roll pour des attablés qui finiront immanquablement par secouer les serviettes, puis danser. Il y a d’autres scènes. Des poivrots indélicats qui lui parlent d’Hendrix à la fin de chaque morceau, lui, costume de matador fifties, cravate ficelle, favoris et pantalon bouffant jusque par dessous les aisselles. Des samedis soirs en forme d’abîme de loose et de sublime ( pour qui ne l’accompagnera que quelques dates) le long de kilomètres de walking bass pour personne.
Un grand mix rock’n’roll, envoyant Eddie Cochran faire du Bo Diddley Beat, éclaboussant guitare boogie de giclures surf, Scotty Moore deguisé en Chuck Berry ou Lee Dorsey en stroll tordu. Et à l’arraché. Quarante morceaux, et pas un musicien le même que la veille. Rattraper au vol des versions massacrées d’Elvis ou Ray Charles, pasque le gamin recruté in extremis n’a décemment pas pu apprendre tout ça en deux jours.
D’ailleurs il devait jouer de la basse et se retrouve à la batterie car un autre gazier n’est pas venu. Et il joue en picking, le père Riza, sur une Telecaster et dans un Twin.
Ca vous secoue la mémé forfait table + concert, mais elle a le smile.
Et oui, nos vieux d’aujourd’hui ont connu le rock’n’roll.
Et de véritables dancing sixties en plein Boulogne-Sur-Mer, scène de quarante mètres carrés en plancher, lampadaires alignés au plafond, piste de danse carrelée, Cadillac rose peinte au mur à main levée. (Faites jouer Christophe la bas, bordel) drapeaux sudistes et tout, line dancing de nénettes en haut gipsy, robe de ballroom et bananes de filles (ça existe), sono ridiculement petite et distordue, Mister K à la batterie, habillé en [...]</itunes:summary>
<itunes:subtitle>A l’heure où les born-again folkeux n’ont qu’à endosser une chemise à carreaux pour continuer à jouer du libertines en toute impunité, il est des bardes d’arrière Ardèche qui pissent contre le vent avec une classe perdue pour tout le [...]</itunes:subtitle>
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		<item>
		<title>TAHITI BOY AND THE PALMTREE FAMILY  L’évidence 2008</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/tahiti-boy-and-the-palmtree-family/</link>
		<comments>http://archives.gonzai.com/tahiti-boy-and-the-palmtree-family/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 02 Nov 2008 22:15:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Des groupes comme ça, on en rêverait au petit déjeuner.
On n’osait même pas l’espérer, tellement Tahiti boy est à 10 000 kilomètres des tendances et des modes. Si la VRAIE mode consiste à ne pas en être, et donc à la créer, la devancer, l’anticiper, la prendre par derrière, alors oui, Tahiti boy est bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Des groupes comme ça, on en rêverait au petit déjeuner.</strong></p>
<p>On n’osait même pas l’espérer, tellement Tahiti boy est à 10 000 kilomètres des tendances et des modes. Si la VRAIE mode consiste à ne pas en être, et donc à la créer, la devancer, l’anticiper, la prendre par derrière, alors oui, Tahiti boy est bien le groupe qu’on espérait. Sorte de Midlake à la française, avec un premier titre (<em>When I miss you</em>) simplement rock tout en étant pop, orgue qui monte en érection comme une crème chantilly secouée trop fort, basse qui cogne dans tous les coins, voilà bien le super-groupe (réunion de différentes formations, de Poney Poney à Syd Matters en passant par Tanger). Espoir.</p>
<p>C’est tout le soleil de Californie qui semble s’être concentré dans des titres comme <em>Who knows</em>, toute le romantisme désuet de Bacharach ou Barry Manilow, joué de manière humble et sincère. Tahiti boy marque le pas et prend dix longueurs d’avance sur la concurrence. Bien loin devant Phoenix et ses compositions bubble-pop un peu trop mâchouillées. Il faut entendre <em>You make me blus</em>h, assis sur un coin de Steinway blanc, ambiance 5 heures du matin, cigarette au coin des lèvres, la groupie prête à céder, pour comprendre que ce groupe ne fait pas semblant. On y parle d&#8217;amour (le magnifique <em>The bees and the birds</em>) sans rupture ni pathos. Lumière.</p>
<p><em>Learning</em> tourne sur la platine. Je suis en 1973. J’entends la modernité et le passé en stéréo sans le dolby prologic. J’entends le futur qui ne crache pas sur les temps anciens. Le <em>Smile</em> de Brian Wilson a sûrement dû être passé en boucle. C’est évident. Il se dégage de ce groupe la fraîcheur d’un combo prêt à en découdre avec les Grizzly Bear et autres stars internationales de la pop sucrée qui ne fait pas mal aux dents.</p>
<p>Ce groupe n’est pas encore signé, et les Bac+5 en marketing de maisons de disques trouveront certainement les meilleures raisons pour empêcher la percée («Vous portez de drôles de barbes, vous chantez en anglais, les chansons sont trop longues, et ces looks c’est vraiment pas possible), mais rien, rien, rien, ne pourra empêcher le succès d’un groupe parisien qui ne fait déjà plus partie de la capitale. Car ces mélodies voyagent overseas, sans réelle nationalité. La meilleure surprise parisienne de 2008?</p>
<p><em>Album à paraître en avril chez Third Side.</em></p>
<p><a href="http://www.gonzai.com/tahiti-boy-and-the-palmtree-family-interview/" ><strong>L&#8217;interview de Tahiti boy </strong></a></p>
<p><a href="http://www.myspace.com/tahitiboyfamily" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong>http://www.myspace.com/tahitiboyfamily</strong></a></p>
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	<itunes:summary>Des groupes comme ça, on en rêverait au petit déjeuner.
On n’osait même pas l’espérer, tellement Tahiti boy est à 10 000 kilomètres des tendances et des modes. Si la VRAIE mode consiste à ne pas en être, et donc à la créer, la devancer, l’anticiper, la prendre par derrière, alors oui, Tahiti boy est bien le groupe qu’on espérait. Sorte de Midlake à la française, avec un premier titre (When I miss you) simplement rock tout en étant pop, orgue qui monte en érection comme une crème chantilly secouée trop fort, basse qui cogne dans tous les coins, voilà bien le super-groupe (réunion de différentes formations, de Poney Poney à Syd Matters en passant par Tanger). Espoir.
C’est tout le soleil de Californie qui semble s’être concentré dans des titres comme Who knows, toute le romantisme désuet de Bacharach ou Barry Manilow, joué de manière humble et sincère. Tahiti boy marque le pas et prend dix longueurs d’avance sur la concurrence. Bien loin devant Phoenix et ses compositions bubble-pop un peu trop mâchouillées. Il faut entendre You make me blush, assis sur un coin de Steinway blanc, ambiance 5 heures du matin, cigarette au coin des lèvres, la groupie prête à céder, pour comprendre que ce groupe ne fait pas semblant. On y parle damour (le magnifique The bees and the birds) sans rupture ni pathos. Lumière.
Learning tourne sur la platine. Je suis en 1973. J’entends la modernité et le passé en stéréo sans le dolby prologic. J’entends le futur qui ne crache pas sur les temps anciens. Le Smile de Brian Wilson a sûrement dû être passé en boucle. C’est évident. Il se dégage de ce groupe la fraîcheur d’un combo prêt à en découdre avec les Grizzly Bear et autres stars internationales de la pop sucrée qui ne fait pas mal aux dents.
Ce groupe n’est pas encore signé, et les Bac+5 en marketing de maisons de disques trouveront certainement les meilleures raisons pour empêcher la percée («Vous portez de drôles de barbes, vous chantez en anglais, les chansons sont trop longues, et ces looks c’est vraiment pas possible), mais rien, rien, rien, ne pourra empêcher le succès d’un groupe parisien qui ne fait déjà plus partie de la capitale. Car ces mélodies voyagent overseas, sans réelle nationalité. La meilleure surprise parisienne de 2008?
Album à paraître en avril chez Third Side.
Linterview de Tahiti boy 
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<itunes:subtitle>Des groupes comme ça, on en rêverait au petit déjeuner.
On n’osait même pas l’espérer, tellement Tahiti boy est à 10 000 kilomètres des tendances et des modes. Si la VRAIE mode consiste à ne pas en être, et donc à la créer, la [...]</itunes:subtitle>
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		<title>WIZZZZ  FRENCH PSYCHORAMA 1966-1970 VOLUME 2</title>
		<link>http://archives.gonzai.com/wizzzz-french-psychorama-1966-1970-volume-2/</link>
		<comments>http://archives.gonzai.com/wizzzz-french-psychorama-1966-1970-volume-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 26 Oct 2008 22:15:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mikailoff</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[J’aurais pu chroniquer ce disque sans commentaire superflu, en parlant juste de la musique… Sauf que je ne vais pas faire comme ça.
Commençons par dire que cette compilation sort sur le label Born Bad Records.
« C’est quoi Born Bad ?… »
French psychoramaPour ceux qui auraient manqué les précédents épisodes, Born Bad est un label animé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>J’aurais pu chroniquer ce disque sans commentaire superflu, en parlant juste de la musique… Sauf que je ne vais pas faire comme ça.</h2>
<h3>Commençons par dire que cette compilation sort sur le label Born Bad Records.</h3>
<p>« C’est quoi Born Bad ?… »</p>
<p><span class="img-droite"><a title="French psychorama" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/10/e4036048255f9580acba5391ab3e3326.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-3042" style="margin: 5px;" title="French psychorama" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/10/e4036048255f9580acba5391ab3e3326.jpg" alt="" width="283" height="283" /></a><span class="img-legende">French psychorama</span></span>Pour ceux qui auraient manqué les <a href="http://www.gonzai.com/label-born-bad-under-a-bad-sign/"  target="_blank">précédents épisodes</a>, Born Bad est un label animé par JB WIZZZZ reposant sur deux idées simples : revisiter le patrimoine oublié de la pop et du rock français, et signer tous les O.V.N.I. musicaux que compte ce pays (Cheveu, Frustration, Magnetix, Tu seras terriblement gentille…), en attendant que la prochaine crise des subprimes ne nous emporte.</p>
<p>Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore JB, il est utile de savoir que ce garçon dispose du don d’ubiquité : vous le croisez à vingt heures, en train de distribuer des flyers pour un concert de son label à la Maroquinerie, alors que son meilleur ami jurera qu’au même moment ils étaient en train de prendre l’apéritif (anisette pour JB), qu’un autre se souviendra qu’ils ont disputé une partie de poker chez lui et qu’ils n’ont pas bougé, et qu’un troisième affirmera qu’ils ont changé le carbu de sa Triumph 750 et que ça a pris toute la soirée. Il est comme ça : JB, toujours un alibi d’avance. Just in case…</p>

<p>Et il fait bien ! Car cet agitateur musical, à force de convoquer des artistes oubliés que les majors ont laissé pourrir dans l’anonymat, montre ce qu’aurait pu être la scène musicale de ce pays « si »… Si on avait misé sur les bons. Si les directeurs artistiques n’étaient pas tous sourds, incompétents, aveugles et veules.</p>
<p>Quarante après, JB fait leur boulot, en rassemblant sur cette compilation quelques perles oubliées des mid-sixties. Notre Nuggets, à nous, en quelque sorte… Des singles enterrés le jour de leur sortie, parce que plus difficiles à travailler en promo que les yé-yé proprets de l’époque.</p>
<p><em>French Psychorama </em>est une occasion unique de redécouvrir Brigitte Fontaine, dans une de ses œuvres les plus obscures, <em>Chorus Reverendus</em> dans son plus grand, hum… « succès », et tous ces gens dont le pseudonyme, à lui seul, mériterait l’attention : San Antonio, Zorgones, Bainc Didonc, Isabelle Amstramgram ou Jesus ! Oui, Jesus, lui-même - c’est une première -, a accepté de figurer sur cette compilation.</p>
<p>Et maintenant, secouez-vous ! Si vous passez à côté de ces O.V.N.I., le facteur JB ne sonnera pas une troisième fois… Il a autre chose à faire que de distribuer des flyers sous la pluie, JB. (Sa Triumph aurait besoin d’un bon coup de peinture…) Alors, tenez-le vous pour dit.</p>
<p>Comme le répète souvent un homme politique de mes amis que je ne peux décemment nommer :</p>
<h1>« JB WIZZZZ est votre seul ami et vous ne le savez pas encore ! »</h1>
<div><a href="http://www.myspace.com/jbwizzz  " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><span class="searchMonkey-displayURL">http://www.myspace.com/jbwizzz</span> </a></div>
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	<itunes:summary>J’aurais pu chroniquer ce disque sans commentaire superflu, en parlant juste de la musique… Sauf que je ne vais pas faire comme ça.
Commençons par dire que cette compilation sort sur le label Born Bad Records.
« C’est quoi Born Bad ?… »
French psychoramaPour ceux qui auraient manqué les précédents épisodes, Born Bad est un label animé par JB WIZZZZ reposant sur deux idées simples : revisiter le patrimoine oublié de la pop et du rock français, et signer tous les O.V.N.I. musicaux que compte ce pays (Cheveu, Frustration, Magnetix, Tu seras terriblement gentille…), en attendant que la prochaine crise des subprimes ne nous emporte.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore JB, il est utile de savoir que ce garçon dispose du don d’ubiquité : vous le croisez à vingt heures, en train de distribuer des flyers pour un concert de son label à la Maroquinerie, alors que son meilleur ami jurera qu’au même moment ils étaient en train de prendre l’apéritif (anisette pour JB), qu’un autre se souviendra qu’ils ont disputé une partie de poker chez lui et qu’ils n’ont pas bougé, et qu’un troisième affirmera qu’ils ont changé le carbu de sa Triumph 750 et que ça a pris toute la soirée. Il est comme ça : JB, toujours un alibi d’avance. Just in case…

Et il fait bien ! Car cet agitateur musical, à force de convoquer des artistes oubliés que les majors ont laissé pourrir dans l’anonymat, montre ce qu’aurait pu être la scène musicale de ce pays « si »… Si on avait misé sur les bons. Si les directeurs artistiques n’étaient pas tous sourds, incompétents, aveugles et veules.
Quarante après, JB fait leur boulot, en rassemblant sur cette compilation quelques perles oubliées des mid-sixties. Notre Nuggets, à nous, en quelque sorte… Des singles enterrés le jour de leur sortie, parce que plus difficiles à travailler en promo que les yé-yé proprets de l’époque.
French Psychorama est une occasion unique de redécouvrir Brigitte Fontaine, dans une de ses œuvres les plus obscures, Chorus Reverendus dans son plus grand, hum… « succès », et tous ces gens dont le pseudonyme, à lui seul, mériterait l’attention : San Antonio, Zorgones, Bainc Didonc, Isabelle Amstramgram ou Jesus ! Oui, Jesus, lui-même - c’est une première -, a accepté de figurer sur cette compilation.
Et maintenant, secouez-vous ! Si vous passez à côté de ces O.V.N.I., le facteur JB ne sonnera pas une troisième fois… Il a autre chose à faire que de distribuer des flyers sous la pluie, JB. (Sa Triumph aurait besoin d’un bon coup de peinture…) Alors, tenez-le vous pour dit.
Comme le répète souvent un homme politique de mes amis que je ne peux décemment nommer :
« JB WIZZZZ est votre seul ami et vous ne le savez pas encore ! »
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Commençons par dire que cette compilation sort sur le label Born Bad Records.
« C’est quoi Born Bad ?… [...]</itunes:subtitle>
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