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HERVÉ PAUL White spirit

"Plus de questions/ Mais de l'action/ Pour ta poupée qui dit non" Hervé Paul, Le Monde change Bienvenue dans le monde de 1983, les relents d'Axel Bauer feat Louis Bertignac. (...) suite

“Plus de questions/ Mais de l’action/ Pour ta poupée qui dit non”
Hervé Paul, Le Monde change

Bienvenue dans le monde de 1983, les relents d’Axel Bauer feat Louis Bertignac. Un vague rêve d’Amérique qui prend l’eau par tous les ports. Des espoirs, de la volonté, l’envie de faire sonner la slide en arrière comme un combat moderne, digne descendant des rixes Mick Taylor/Keith Richards.

herve-paulL’album d’Hervé Paul, reçu par la poste, révèle des intrigues que je croyais mortes. Le pop-rock (POP-ROCK, en 2008 ?) mâtiné en français avec l’incroyable espérance de faire comprendre au péquin moyen qu’il n’a rien compris, que la vérité était finalement ailleurs, dans le Bayou CCR avec Suzie Q qui fait cuire des oeufs au plat en sifflotant un accord en septième. De toute façon Europe 2 qui diffuserait des acoustiques de John Fogerty, j’y ai jamais cru.

Mais il y a sur Le chemin des dames une tentation noble, du moins sur le papier. Qui dérape Coldplay sur Au dessus de l’Ocean (Overseas aurait été plus approprié finalement), joue la gaudriole sur Ma lolita, cours de finger-picking pour les fins de soirées sur la plage avec deux Allemandes paumées par là, frise le ridicule sur Entre toi et moi, donne envie de prendre un stylo pour écrire au label en l’insultant avec des mots écrits en MAJUSCULES.

Perdu dans ce flot d’average rock, un titre, Le monde change, qui fait sonner les guitares comme Pentangle, John Renbourne et Bert Jansch : L’étincelle et Le Monde change, cordes cristallines, voix d’outre-tombe niquée à coups de White Spirit sur le larynx.

C’est peut-être ça être rock en 2008 : se forcer à gober des paquets de Gitanes et du White Spirit pour looker comme ses idoles.
Hervé Paul, héros des marécages, la quarantaine bien grisonnée, a joué en première partie de REM et U2 dans les 80′, avec son groupe Floo flash, puis débuté une carrière solo en dents de scie. A défaut de rayer le parquet, les dents d’Hervé Paul sont encore trop blanches pour donner envie d’y coller son oreille.

Encore et toujours le même problème : la quête du paradis perdu, la route 66, vue à travers le prisme de la Nationale 7.

Le monde change

 


Hervé Paul // Le chemin des dames // Rue Stendhal

http://www.myspace.com/hpcommehervepaul

Un commentaire

oh , le pauvre !

Commentaire par jérôme, le Lundi 9 juin 2008 à 13:41

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