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HIFIKLUB Le rock en french accent

Babee doll en gonzo-streaming: hifiklub-babedoll.mp3 Myspace est ainsi fait que le réseau est un dédale dans lequel chacun cherche son minotaure. Chacun cherche sa proie, jeter au moins une (...) suite

Babee doll en gonzo-streaming: hifiklub-babedoll.mp3

Myspace est ainsi fait que le réseau est un dédale dans lequel chacun cherche son minotaure. Chacun cherche sa proie, jeter au moins une fois par semaine son dévolu sur le groupe de l’année. Certains cherchent, et d’autres trouvent Hifiklub, parfaite révélation électrifiée avec du barbelé sur les guitares qui tranchent. La meilleure réponse française à Franz Ferdinand ? Plus qu’une réduction journalistique, Hifiklub propose l’électro-rock qui se danse avec le cerveau,sorte de Roxy Music au french accent. Messieurs, ce groupe est à signer.

Hifiklub semble sorti de nulle part, comme une bombe électro rock aux relents funk assez bluffant. Peux tu, comme on dit dans le milieu, faire le pitch sur le groupe ?

Régis (Voix et basse): le pitch est simple. le groupe Hi-fi killers (the) se sépare en 2005 après une sortie sur le label italien Nicotine Records. Début 2006, la section rythmique du groupe décide de monter un nouveau projet en faisant appel à un nouveau guitariste. Dias entre dans le groupe et le trio devient Hifiklub. Sur cette base trio, l’idée depuis le départ est de s’ouvrir largement à toutes sortes de collaborations, avec d’autres musiciens bien sur, mais également avec des graphistes, vidéastes, photographes, etc. Tout c’est passé extrêmement vite en réalité. Nous nous sommes donc formés en février 2006 et le choix a été d’emblée de se concentrer sur la composition d’un album, que nous avons depuis intitulé “French accent”. en sept mois, le disque a été composé et enregistré en France, mixé et masterisé aux Etats Unis (NY).

La majeure partie des compositions louchent complètement vers l’anglo-saxon, très Red Hot sur Action Reaction, un peu de Franz dans l’impulsion des refrains, Roxy Music sur Soho Nighspot….. Bon tu dois choisir un père spirituel d’outre-Atlantique ou d’outre-manche, tu prends qui ?

Régis (basse, guitare): Là, ça devient marrant car aucun de nous trois ne t’avancera le même nom je pense. C’est aussi ça qui me plaît dans ce projet, nous influences personnelles font que nous balayons un champ musical assez large, du rock le plus primaire à la musique contemporaine, en passant par plein d’autres choses. Si je devais choisir? Hum, Lou Reed pour moi peut être.

Dias (Guitares et chant): D’accord avec Laugier, je trouve même que les influences que tu nous trouves semblent destinées à tes lecteurs (Ah ah)… Non, je suis plutôt branché rock. Mes trucs, ce serait Keith Richard pour la guitare, Ray Davies pour le discours et Sam Bonniwell de Music Machine pour le son, mais c’est vrai qu’avec Hifiklub j’apprends à découvrir d’autres chemins.

L’incroyable force semble résider dans les additionals guests que vous avez réussi à fidéliser, d’Earl Slick à Paulo Furtado. Comment avez-vous réussi à les réunir autour de HIFIKLUB ?

Régis: A mon sens, un de nos atouts réels, au delà des morceaux, c’est l’ouverture du groupe aux collaborations extérieures. chacune des interventions avait un sens. Earl Slick a été décisif durant le mix: il nous a d’abord mixé comme un trio, puis, lorsque c’était pertinent, a ajouté certaines parties additionnelles des guests. Quelques-unes ont été écartées, d’autres ont parfois été un peu mises en retrait. mais c’était son parti pris: affirmer le groupe en tant que trio puis laisser la porte ouverte aux guests.
Je suis en contact avec Paulo depuis le premier Legendary Tigerman, nous avions évoqué l’idée de faire quelque chose ensemble depuis un bon moment. le principe même de ce projet hifiklub était idéal pour tenter cette première collaboration.

Régis :J’ai rencontré Robert Aaron par l’intermédiaire du festival Aquaplanning qui se déroulait à la Villa Noailles à Hyères. Robert est un mec incroyable, un musicien phénoménal qui a collaboré avec les plus grands, de Bowie à Jagger en passant par le WuTang, Chic, Blondie et j’en passe… C’est Robert qui m’a présenté au groupe New Yorkais Lone Vein, pour lequel il a joué.
Earl Slick? ce n’est plus trop original maintenant … rencontré sur myspace. il souhaitait s’ouvrir à la production, il aimait les morceaux, tout c’est passé en une soirée: cinq ou six échanges de messages, un appel téléphonique le lendemain. il voulait simplement choisir le bon studio et l’ingé son. on a réservé le tout la semaine qui a suivi l’appel. un mois après, nous étions dans l’avion …

Comment se sont déroulées les séances d’enregistrements de l’album ?

Régis :Le groupe a pu investir pendant quatre mois un lieu de résidence assez singulier puisqu’il s’agissait de l’ancienne boite de nuit de la ville de La Valette du Var, haut lieu de la vie nocturne du grand sud durant les années 70 et fermé depuis plus de vingt ans pour des raisons assez obscures de meurtres, de mafia et de bien d’autres choses certainement.
Toujours est-il que cet espace immense, en friche, totalement vide, d’une architecture intérieure très particulière, en sous sol et simplement “éclairé” indirectement par les hublots d’une piscine dont le fond permettait aux clients de la boite de mater les autres clients que se baignaient … et bien cet espace a eu une influence certaine sur nos compositions.
Les parties du trio sont ensuite enregistrées dans la boite de nuit en juin, sur ces bases, Paulo Furtado pose des parties additionnelles sur plusieurs titres fin juin. une fois ces parties enregistrées, les bandes sont envoyées à NY où Robert Aaron et le groupe Lone Vein interviennent sur d’autres morceaux. fin juillet, Michael Beckett (Schneider TM) enregistre avec nous durant les balances du Festival MIDI à Hyères une reprise “très personnelle” d’”I’m so Glad” de Skip James, le tout en 45 secondes… Quand on arrive à NY pour le mix, Earl Slick nous propose de poser quelques lignes de guitare sur trois morceaux …

Dias: Oui, c’était une bonne affaire cette boite de nuit très 70 avec ses airs de parking louche, entre un polar avec Delon et un Scorsese disco. D’ailleurs, Paulo Furtado qui est le seul invité à nous y avoir rejoint l’a bien senti, ça lui a donné une énergie très Joe Pesci…le calme puis la tempête !

Ou en est HIFIKLUB en 2007 ? Désirez vous signer l’album en France ou à l’international? L’album est clairement dirigé vers l’étranger non ? (C’est un compliment…)

Régis: nous avons produit le disque par nous-même. effectivement il n’est pas encore signé mais le réseau doit se créer et les concerts se multiplier pour que le projet remonte vers les labels. nous verrons bien, mais il est évident que nous avons des réactions très positives à l’étranger, qu’il s’agisse du Japon, des Etats Unis, de l’Allemagne ou de l’Australie. En 2007 donc, des concerts, la composition et l’enregistrement d’un deuxième volet. toujours sur notre base rock, les collaborations iront cette fois ci vers des chocs assez inattendus: jazz d’avant garde, fado, musique expérimentale… beaucoup de choses pour 2007, mais nous aimons ce rythme!

Dias: Pour ma part je suis impatient que cet album poursuive sa vie sans nous désormais. Il y a ce titre terriblement dansant sur l’album, Shower of gold. Développez vous une passion secrète pour les hum, golden shower ?!
Régis: (Rires) J’ai imaginé le titre avant de connaitre l’expression “golden shower”. je réponds à la question là? ah oui non, je n’y ai pas répondu !

HIFIKLUB est un néologisme, enfant de la HIFI et du KLUB. S’il fallait choisir, tu prends le coté HIFI « style genre on écoute le groupe sur ses enceintes » ou « style genre on écoute le groupe à la Flèche d’or » ?

Régis: (Rires) Difficile. je n’imagine pas le HIFI sans le KLUB. pour ce disque, chronologiquement, compte tenu des impératifs liés aux emplois du temps, ça a d’abord été HIFI, puis KLUB… ça aurait très bien pu être l’inverse, toutes les formules sont bonnes.

Dias: J’ai chez moi de très bonnes enceintes…du moins meilleures qu’à la Flèche…

www.myspace.com/hifiklub

hifiklub-babedoll.mp3

Interview par Bester Langs

6 commentaires

AAAAAh, ça fait plaisir de lire une interview des HFK. Vivement que l’album sorte, ainsi que le deuxième. Les Hi Fi Killers étaient également super, le “broken babe” de l’époque reste mon préféré, même si la nouvelle version est très bonnne, lol.
Bravo pour les collaborations haute pointure, c’est la grande classe. Èt pour un groupe français, on peut être fier. Sans aucun doute le meilleur groupe français depuis des années. Je suis déjà fan!
Ow, en + j’ai beaucoup aimé la phrase disant qu’ils étaient open aux projets, vidéos et autres….
J’ai une caméra et je ne prend pas de place dans un tour bus. Je ne consomme que du café et du tabac, et je veux bien partager une couchette avec le Hi Fi chanteur.
Oui, le partage est une valeur sûre chez moi :)
Régiiiiis? where are you frenchy rocker? lol

Commentaire par mushaboom, le Lundi 2 avril 2007 à 14:17

hey, j’ai trouvé le meilleur groupe d’Islande, Reykjavik pour vous… Connais-tu les Singapore Sling?

Egalement découvert sur myspace, j’espère qu’ils te donneront l’envie d’une petite interview, vu qu’ils seront bientôt au Paris Paris et la Flèche d’Or :)

http://www.myspace.com/singaporesling

Les 3 chansons en ligne ne sont pas les meilleures, il n’y a que “Long past crazy” qui est superbe.
Pour t’en faire une meilleure idée, email moi et je t’envoie l’album.

Check it!

Commentaire par mushaboom, le Lundi 2 avril 2007 à 14:29

Hmm ça sent la mushi en fleur, mais sinon le beat est bon chez Hifiklub.

Commentaire par Sexy P, le Lundi 2 avril 2007 à 5:16

l’epoque de Broken Babe resterà inegalée…

Anastasujevich ou est tu???

mais bravo quoi meme

biz

Commentaire par ligeasofia, le Lundi 2 avril 2007 à 11:24

ah, la voilà l’amie d’anasta, c’est triste ce qui lui arrive tout de même, faut l’aider … un peu

Commentaire par hp, le Lundi 2 avril 2007 à 16:29

[...] L’interview de Hifiklub [...]

Commentaire par HIFIKLUB - French accent | Gonzaï, le Lundi 2 avril 2007 à 0:10

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