En cette période de trouble électoral, le seul non-votant de la rédaction fait le point sur un grand parti américain méconnu du public: le freak power.
Je n’irai pas voter, voilà la meilleure solution que j’ai trouvé face au peu d’humanité qu’il reste à ces élections. Le travail médiatique d’accord, je le comprends, mais voter reste une affaire de personne sure de soi à laquelle malheureusement je ne peux m’identifier: mon psychologue me l’interdit. Voyez-vous, la politique est un problème de croyance. En France, la moindre trace de pseudo-marginalité fait de vous une bête apolitique. Regardez notre parrain spirituelle (Hunter S Thompson) qui, sous prétexte d’avoir eu quelques divagations opiacées par le biais d’écrits gonzo (Las Vegas Parano en reste le manifeste) est décrit comme incapable de toute lucidité. En un mot : incivique. Mais voilà une bien grande injustice. Le vrai Thompson était avant tout un homme engagé.
Pour toute les personnes qui ignorent son histoire, S Thompson commence à écrire à l’armée durant son service militaire. Chargé des chroniques sportives, écoutant à la radio les matchs de base-ball pour en ramener les meilleures parties au sergent général. Puis il rentre dans une rédaction d’où il se fait virer pour motif d’ « assassinat » de distributeur à sucreries (« Celle si me devait 20 cents » argumentera-t-il plus tard). Et comme tout le monde le sait, il finit journaliste freelance à la recherche de la vérité, chroniqueur éclairé du rêve américain et de sa décadence.
C’est après la rédaction du livres/reportage Hells Angels que celui-ci va avoir un éclair de lucidité. 1970, Thompson habite à Aspeen Colorado, il est déjà marié, a faillit se faire tuer par des Hells Angels et sirote des bières assez fréquemment en compagnie d’Allen Ginsberg. C’est la que née en lui l’idée de devenir shériff de sa ville. Il faut comprendre deux choses sur Thompson: d’une il est fana des flingues. Il proposera même au rédacteur en chef de différents journaux la création d’un guide d’utilisation d’armes, le tout signé Raoul Duke. On y aurait appris comment mener au mieux un guet-apens avec du Gaz Moutarde ou bien à faire péter un pont à coups de TNT. La deuxième chose est qu’il possède une véritable conscience politique et patriote. Comment cela pourrait en être autrement de la part d’un fervent défenseur du rêve américain, à la recherche de l’endroit le plus agréable pour vivre avec ses chevaux et sa collection de calibres ? Mieux encore, il déteste les Hippies et les universitaires gauchos. Alors il se lance à la course au élection de Shérif, créant le partie du “Freak Power”.
Le gars ne blague pas. Faut-t-il rappeler sa menace envers le vice président de Nixon: « Pour tout ces cons prêts à penser que lancer des litres de napalm est une bonne chose pour l’avènement du monde libre, nous les invitons en ce jours à participer a la mise à feu d’un chien pour témoin de la cruauté d’un tel geste. Et si cela ne leur plaît pas, ils peuvent toujours prendre la place du chien ». Et ceci n’est qu’un début. Celui qui sera surnommé la bête noir de Nixon (A quand une réédition du Fear And Loathing on a Campain Trail 1972 ?) a alors toutes les chances de gagner l’élection de Shériff. Comprenez qu’en pleine fin des 60’s, l’homme qui propose une légalisation des drogues en en rejetant son commerce, qui veut lutter contre les abus policier envers tout les Freaks Américain… Alors que toute la jeunesse de l’époque est Hippie, Beatnik ou Motard, celui si se fait défenseur des marginaux. « Vous verrez, quand en ce jour d’éléction des centaines de Hells Angels descendront dans les urnes pour voter pour moi; que toute la jeunesse pourra enfin vivre sa révolution, eh bien je serai élu”. Il ne s’en fallut pas de beaucoup pour que cela ne se fasse. L’Amérique, comme d’habitude joua la carte de la peur, montrant au bon citoyen que si Thompson accédait à un tel poste, leurs filles seraient violées et leurs enfants traînés à l’arrière de grosses Harley Davidson.
Mais le Freak Power a perduré dans son esprit. La véritable volonté de défendre les libertés individuelles et de dénoncer les abus “des grands requins”, voilà l’oeuvre de sa vie. Thompson écrivait tout les ans au président américain, les encourageant ou les menacent de leur faire bouffer leurs cravates par le cul. Voilà la lutte d’un homme qui est allé couvrir la retraite au Vietnam avant d’y être coincé pendant un mois; un ami personnel de George MacGovern, candidat présenté par le parti contre Nixon. Quant au Watergate, cela a été sa jubilation…
Les marginaux d’apparence ne sont donc pas toujours les plus déconnectés. La preuve en est: le dernier souffle littéraire de Thompson n’est autre qu’un pamphlet contre son nouvel ennemi viscéral: George W Bush.
Hunter S. Thompson: Sa vie son oeuvre
8 commentaires
Peut être moins que dans tes articles ![]()
tu parles trop mon vie: hunty n’a pas commencé a écrire à l’armée mais bien avant;”sécurité” a été redigé avant son incarcération en tole, donc avant l’armée. Ne viens pas dire que wikipedia raconte de la merde sur HST, tu fais pire, tu te crois en pleine redaction d’une these sur la politico-moralité de se type, tu n’as ni l’esprit chritique adéquate ni la faculté d’apporter un jugement sur Le maitre spirituel de la cérébrotonie.
tu parles trop mon vieux: hunty n’a pas commencé a écrire à l’armée mais bien avant;”sécurité” a été redigé avant son incarcération en tole, donc avant l’armée. Ne viens pas dire que wikipedia raconte de la merde sur HST, tu fais pire, tu te crois en pleine redaction d’une these sur la politico-moralité de se type, tu n’as ni l’esprit chritique adéquate ni la faculté d’apporter un jugement sur Le maitre spirituel de la cérébrotonie. Va te recoucher.
Cher Gonzo,
Tu connais l’histoire du mec qui tient un fusil dans ses mains mais qui vise par la lorgnette des toilettes, enfermé à double tour parce qu’il a peur de montrer son calecon?
prenez une dose ca ira mieu
Je rentrerai pas dans le debat sur wikipedia, même si pour la musique effectivement il y a beaucoup de conneries entre autre parce que certaines personnes ne supportent pas le concept de subjectivité… à moins qu’ils ne pensent qu’à faire de la pub pour de la merde commerciale §:)
Ceci dit je voulais juste signaler que j’ai écrit une nouvelle “le grand requin rouge” en hommage à hunter s thompson. On peut la lire la telecharger ou l’imprimer librement ici http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre17334.html
A Edend: un groupe “non commercial” serait celui qui donnerait ses disques gratuitement et ne ferait que des concerts gratuits. Trés belle utopie certes, mais tu en connais beaucoup ? Il serait temps de sortir du débat “commercial” ou pas. Les Beatles seront toujours le meilleur groupe de tout les temps et ont pourtant vendu un milliard de disques. Bouh les salopards capitalistes ! Non sérieusement, je vois ce que beaucoup veulent dire avec cette notion de groupes “commerciaux”, mais faudrait affiner un peu les gars, quand méme. Je suis pas spécialement pro-capitaliste mais j’en ai marre d’entendre “ce groupe est à chier car il a vendu des disques”. - Voili voilou




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Ne lisez pas la bio wikipédia franaise, il y a beaucoup de connerie dedans.