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I ARKLE Folk communiste?

Braves, nous sommes des braves, nous luttons chaque jour pour la disparition de la chaussette qui pue, du tissu bien comme il faut, pour un coton transgénique expressif (...) suite

Braves, nous sommes des braves, nous luttons chaque jour pour la disparition de la chaussette qui pue, du tissu bien comme il faut, pour un coton transgénique expressif et capable de laisser respirer le pied. La folk et la pop ont la mauvaise réputation de sentir des pieds, un peu comme les clubs des Champs Elysées, ça sent la sueur et parfois le foutre dans les toilettes.

En écoutant I Arkle, on est un peu déçus de ne pas retrouver cet esprit pro beatnick qui transpire de leurs visuels. On retrouvera plutôt une ambiance chaleureuse bois de merisier et raclette-party à Chamonix.

L’écoute attentive procure une sensation de bien être proche de celle qui fait la réputation des publicités d’assureurs venicois. Alors on peut prendre son ipod , le charger à blanc et faire peur à mamie en courant comme un fou dans les bois, cherchant désespérément le rythme pour suivre cette “nextgen”, d’un penchant classique pour les ambiances rétro , mais complètement dénuée d’intérêt pour la classification méthodique de leurs influences.

I arkle c’est un peu la définition du folk avec une grosse encyclopédie cachée dans le dos pour frapper le serveur du baron très fort dans le dos et piquer du coca gratos.

I ARKLE

Pendant ce temps la meuf cold wave, elle, a subi l’alcoolisme de sa mère, les jeans troués du père camionneur. Mais elle ne leur en veut pas, elle ne se dit pas lesbienne parce qu’elle aime au final l’éveil spirituel que lui procure la sodomie, elle fume des joints pour zapper ses collants fluos et sa dégaine de freak. Des mocassins ou même des escarpins vintage chipés à une vente privée avec elle et son amie, un pantalon en cuir. Derrière elle, son ptit copain rockeur, dont elle a un peu peur, qui menace avec son rire, à force de se comporter comme son père. La suite c’est la débauche, un peu plus dance, et hop en deux temps trois mouvements, le jazz reprend le dessus et tout le monde a oublié son combat guerre froide, capitalisme pro anar et stalinisme historiciste.

I arkle reste tout de même léger, au-dessus d’un sound system complètement regular, on pourrait skier sur cette chaloupe et ne pas s’étonner de percuter un chevreuil au détour d’un pinedre géant. Mais on restera quand même au chaud, sans le délire outcast des coureurs de l’Alaska, un peu comme ce film génial où le type par à l’aventure au milieu des grands espaces, avec sa bite et son couteau contre les herbes hautes et la saison des pluies.

La référence la plus drastique qu’il soit, état d’âme ou pas, c’est bien entendu les Talking Heads, corps lancinants et chutes de reins bien comme il faut, ça saute par-dessus les champs comme un faon bien éduqué, je traite personne de Bambi, attention, juste soyons polis avec ces types, ils ont tellement chié dur que moi je me retrouve quand même bien emmerdé à sortir une caméra. Alors les mecs… pourquoi pas unplugged au final ?

 

http://www.myspace.com/iarkle

5 commentaires

C’était bien toi au Baron. J’ai hésité longuement. Me suis dis que je t’avais vu à la réunion Gonzai. Et puis finalement, j’ai laissé tombé. C’est triste & bête. Quand Gonzai se rate au Baron.

Commentaire par Mr Ig, le Lundi 22 décembre 2008 à 10:38

Réussir à placer qu’on a ses entrées au Baron en parlant(?) de I Arkle. Décidément,Bravo Gonzaï. De toutes façons on s’en fout, pas vrai?

Commentaire par Rosko, le Lundi 22 décembre 2008 à 15:19

Complètement. Mais de très bons groupes sont programmés. Et c’est ça qui compte, pas le folklore qui va avec.

Commentaire par Mr Ig, le Lundi 22 décembre 2008 à 15:29

que ce soit le Baron, chez Regine , la locomotive , le cercle pan, le Rex club ou culture bière, je rentre partout

merci bien

Commentaire par Jean Guimaraes, le Lundi 22 décembre 2008 à 15:36

oh oui, vive la clique, je veux mourir au baron!!!!!!!!!!!! oh ouiiiiiiiiiiiii

Commentaire par karlito, le Lundi 22 décembre 2008 à 18:33

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