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KING BRITT PRESENTS The Cosmic Lounge Volume One

"A spiritual quest for a higher sound". Voilà la drôle de phrase qui orne cette compilation. A vrai dire, ce genre de phrases sur un album se transforme (...) suite

“A spiritual quest for a higher sound”. Voilà la drôle de phrase qui orne cette compilation. A vrai dire, ce genre de phrases sur un album se transforme souvent en épitaphe. Quelle genre de type peut être assez pompeux pour oser écrire cela sur un album ? Il n’y a que les tribus pratiquant le chamanisme et les consommateurs de LSD pour prétendre à une quête spirituel. En tout cas pas des gens qui associent la spiritualité au lounge.

On peut cependant lire dans le track listing Herbie Hancock au casting. Forcement ca laisse perplexe. Bien que Ce morceau de Herbie (Kawaida) se limite à des bois un peu sifflotant s’entrelaçant avec des discours. Peut être Herbie a-t-il viré mystique. Comme Lou Reed sur ses compilations Tai-chi. Enfin, plus politique que Taï Chï le truc. Rien de bien passionnant sur ce morceau en tout cas. Puis après c’est un violoniste qui ouvre le bal (Michael Ubaniak Group sur Ekim), forcement très jazz fusion. Qui direz vous? J’avoue dans la matière ne connaître que Lockwood et uniquement par Magma et sa biographie. Alors on se contentera de dire que tout devient très intéressant quand le violon vient se mélanger à une contrebasse lourde et au Rhodes puissant. Une guitare wah wah et une crieuse du genre Yoko Ono traîne bien par ci par la. Mais l’ensemble est agréable. Tres Smooooooth en fait. Comme si Stéphane Grappelli venait se frotter aux Meters. Improbable vous avez dit?

Choc!! Morceau qui donne envie de se brûler aux plus fortes passions physiques en deux seconde : Yebo de Mtume. Tu parles, de l’hébreu pour moi qui n’ai découvert le jazz seventies que cette année. Tout se que je vois, c’est qu’avec un beat comme cela, on pourrait être en train d’écouter la B.O d’un film sexy de la Blaxploitation. Les blacks ont ce savoir-faire inégalé pour rendre les ambiances moites. LE groove naturel cela s’appelle. Il pourrait rendre hot un documentaire du commandant Cousteau. Alors rien de bien surprenant quand le quatrième morceau fasse penser a Miles. Trompette assurée, un vieux gars qui nous fait la blague de la queue du dragon. Huh, pas vraiment louuuunge le truc. Plutôt abrupte du bassin si vous voyez ce que je veux dire.

Il est dommage de se rendre compte que tout le reste de cette compile est atrocement ennuyeuse. Car si le début n’avait en effet rien de lounge, le reste est bêtement inintéressant. Pourquoi? Parce que… Comment voulez-vous faire une quête spirituelle sans les tambours tribaux et la hargne lumineuse ? Il est clair qu’entre les canapés odorant d’un bar cosy et le sable qui se loge entre les doigt de pied, il y a un gouffre. Quant au final… Rien qu’un mauvais générique de fin d’un Nestor Burma. A ce stade Guy Marchand reste un crooner inégalé.

KING BRITT PRESENTS // The Cosmic Lounge Volume One // BBE/PIAS

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