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KING OF LEON Only by the night

Un blues disparu. Des gamins, frangins, cousins, au look Creedence qui débarquent au début du millénaire en même temps que les Strokes et les Libertines. Des trois, c'est eux (...) suite

Un blues disparu.

Des gamins, frangins, cousins, au look Creedence qui débarquent au début du millénaire en même temps que les Strokes et les Libertines. Des trois, c’est eux qui m’ont le plus marqué. Ces bonnes gueules de sudistes, anges barbus fringués comme en 75. Sur les photos, en concert et au vu des deux premiers albums, c’est un super kiffe. J’avais mes héros, Kings of Leon aux States et The Coral en Angleterre.

A l’écoute du deuxième album, Aha Shake Heratbreak ça décollait grave. Un garage moderne qui dépassait le simple exercice de style. Chemise à carreaux et voix écorchée, il y avait ces riffs éclairs et cette basse Gibson SG qui rappelait la chaleur vodoo des marécages.

Kings of LeonLes mecs deviennent des superstars et tournent dans les stades en première partie de dinosaures dont je préfère ici bas taire les noms. Et donc terminé les petites salles mal éclairées pour public branché, place à la masse qui écoute de la musique sur son portable. Sur Because of the times, le virage est déjà impressionnant. Plongé dans une new wave garage, l’expérience trouble au début mais se révèle sublime avec le temps. Un très beau disque.

Ce nouvel opus laissait donc entendre une suite logique à Because of the times (2007). Sauf que cette fois le virus commercial semble faire son effet. Malgré cette voix nasillarde des ténèbres qui rappelle par moment les poussées orgasmiques d’un Steve Marriott, toute proportion gardée, les compositions et surtout la production racle les bas fond de supermarchés.

U2, le mot est lâché. Mais le vieux démon revient au galop. Cette batterie qui claque à m’en faire taper la tête contre les murs même si le mec joue divinement bien, et ces grattes noyées, perdues dans des profondeurs de reverb’ eighties. Ça fait un peu mal. Un virage entamé qui aura du mal à revenir en arrière. Quelques morceaux restent toutefois sympa, l’insouciance tourne encore. Une pop originale, moderne, aquatique. Mais trop de rythmes syncopés, trop de détails inutiles et pas assez de folie.

Période obscure pour les Kings of Leon ? Le doute est certain. Disons que le retour en arrière sera difficile surtout si le truc cartonne. Ce blues sudiste a disparu. Les mecs ont réussi à la ville, le rock’n’roll profond de leurs racines est donc derrière eux. J’attendrais donc sagement les albums de maturité et leur retour au source avec un bon Lynyrd Skynyrd. Le rock d’aujourd’hui quoi.

www.myspace.com/kingsofleon

6 commentaires

Beuh, moi cet album il me donne juste la nausée : qu’est-ce que la malédiction du rock FM a fait à ces bouseux flamboyants? Où sont les feulements, la crasse?

Puis franchement, on ne leur demande pas d’être des paroliers de génie, mais qu’est-ce qu’ils espèrent avec des refrains comme “yeahhh-ohhhh your sex is on fire”, à part faire ricaner?

Commentaire par Elea Von Picnic, le Lundi 6 octobre 2008 à 10:44

ouai c’est moche

Commentaire par Alexis Kacimi, le Lundi 6 octobre 2008 à 10:55

Bah putain moi leur morceau au refrain soi-disant con-con (”your sex is on fire”), il me fait décoller !

Commentaire par sylvain, le Lundi 6 octobre 2008 à 12:18

Despotaaant

Nous avons aussi chroniqué ce disque ici > http://youcanroll.blogspot.com

Bonne continuation!

Commentaire par Lucy, le Lundi 6 octobre 2008 à 23:21

Cette chronique me fait tellement plaisir ;)
A+
Ben
http://www.playlistsociety.fr/2008/11/kings-of-leon-only-by-night-310.html

Commentaire par Benjamin F, le Lundi 6 octobre 2008 à 11:31

je suis du quebec,alors la, c est le party dans notre pays,a tous les fois que ce band jous a la radio,tout explose,alors ceux qui disent des critiques negative,alors ceux la,ne connaissent rien dans la musique.longue vie a mes cousins francais.

Commentaire par robert brodeur jr, le Lundi 6 octobre 2008 à 13:57

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