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LA CHRONIQUE A DELUXE Life is life, la la la….

Si tu es déprimé et que tout est gris, si tu te rends compte que Frank Dubosc est plus riche que toi, alors qu’il est largement plus con (...) suite


Si tu es déprimé et que tout est gris, si tu te rends compte que Frank Dubosc est plus riche que toi, alors qu’il est largement plus con et moins talentueux, il y a une solution : les Best Fwends et leur album Alphabetically arranged.

Dustin Pikington et Anthony Davis sont deux pousses d’à peine vingt ans qui n’essaient ni de reproduire la new wave 80’s, ni de nous faire déféquer avec leur Americana (Tout le monde n’a pas le Talent de Wilco). Non, non les deux zigotos texans rappellent l’énergie des premiers Beck, (avant qu’on ne se rende compte que ce n’était qu’un crétin scientologue) et des anciens albums des Beastie Boys, (avant que l’on ne constate qu’ils étaient des benêts accros au Dalaï Lama). Il y a du Ween chez ces Best Fwends, c’est à dire un joyeux j’menfoutisme dadaïste, ludique et talentueux. La folie de Best Fewnds se joue des collusions et des collages ou se télescopent mélodies 8 bits, Punk en plastoc et hip hop pop dégénéré. Dépêchez vous d’écouter cet album avant qu’éventuellement le groupe ne soit victime de gâtisme précoce. Vous verrez, les Best Fwends remontent le moral.

Best Fwends // Alphabetically arranged // Moshi Moshi, V2

J’aime bien Nouvelle vague, le nouvel album de Sylvie Vartan, enfin pas vraiment, en fait, j’aime bien le concept de reprises des Monkees, de Phil Spector et même de Ronnie Bird quand même !!! Mais déception l’album à le son d’un karaoké géant…Sniff… Tout le monde n’a pas le goût d’une April March. Aucune des nouveautés reçues cette semaine ne m’a plu alors je me suis tourné avec bonheur du côté des rééditions avec le swing vocal, suranné et délicieux de l’entre-deux guerres des Boswell sisters (trois sœurs qui ont influencé les Andrew Sisters).

Sylvie Vartan // Nouvelle vague // Mercury
The Boswell sisters // Nothing was sweeter // El records
www.elrecords.co.uk

Sinon le rock psyché de The Asylum Choir est passionnant. Un combo de Los Angeles formé par un Leon Russel débutant dont je préfère la période 60’s et les contributions en tant que musicien de studio plutôt que les albums solos 70’s.The Asylum Choir est une de ces facettes du diamond Late sixties angelinos, il faudra un jour que je vous explique ma théorie comme quoi la scène show biz 60’s psychédélique de Los Angeles explose en qualité celle de San Francisco. Le plastique est parfois plus beau que l’authentique. Dans le genre cher lecteur, connais-tu frère Tuck et sa guitare psychédélique ? Un disque d’exploitation (la musique d’exploitation est aussi savoureuse que le cinéma du même nom dont s’inspire Tarantino) c’est-à-dire un disque commercial des 60’s qui essayait sans vergogne de « récupérer » les modes du moment. Seulement, ce frère Tuck transcende son statut de produit manufacturé grâce au talent de Curt Boettcher (Sagittarius, Millenium).

The asylum choir // Look inside // Revola
www.revola.co.uk

En ce qui concerne les livres, j’ai envie de vous conseiller I have America surrounded, la vie du mi-visionnaire/mi-escroc Timothy Leary, le pape du L.S.D dont le biopic devrait être produite et interprété par Leonardo Di Caprio au cinéma (Ce qui n’est pas étonnant quand on sait que le père de l’acteur vient de l’underground).

John Higgs // I have America surrounded // Barricade books
www.ihaveamericasurrounded.com

Dans un autre style, je vous invite à vous procurer un ouvrage aussi indispensable que magnifique sur le cinéaste érotico-situationniste le plus culte en France et en activité depuis les années 50. J’ai nommé José Bénazeraf, réalisateur de films aussi improbables que Joë Caligula, La drogue du vice, Le yatch des partouzes et Le quatrième sexe. On retrouve avec passion un réalisateur que vous devez connaître avant que Tarantino ou un autre ne vous le fasse découvrir.

Herbert P.Mathese // José Benazeraf, la caméra irréductible // Clairac éditeurs
http://clairac-editeurs.info/camera.htm

Pour finir ce tour de table, le roman Samedi soir un DJ m’a sauvé la vie de William Pierre est un petit délice. Mais comment pourrait-il en être autrement d’un polar psychologique qui commence avec l’évocation des Carpenters ? Amusez-vous bien, vous avez de quoi maintenant !!

William Pierre // Samedi soir un DJ m’a sauvé la vie // Françoise Truffaut éditions

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