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LA VIOLETTE La véritable crise des bourses?

Un jour viendra où la trépanation sera sans doute imaginée comme une alternative "juste" entre la mort et la condamnation à perpétuité. Ce jour là, vous risqueriez bien de (...) suite

Un jour viendra où la trépanation sera sans doute imaginée comme une alternative “juste” entre la mort et la condamnation à perpétuité.

Ce jour là, vous risqueriez bien de vous retrouver seul dans votre immeuble. Vous et vos vieux vinyles, le chien et la théière qui siffle. Vous l’aurez bien violette, à force d’avoir cautionné des actions vulgaires et creuses, ou conseillé à votre entourage d’acheter un disque de moins de 3 mn d’épaisseur contentant autant de pollution. Vous resterez seul avec vos vinyles pendant que d’autres se feront ouvrir la cervelle pour avoir acheté, en vrac, du Soko, du Rascals, du Cocorosie, des Dune Herman. Ou la Violette.

Une autre interrogation maintenant. Sommes-nous tous égaux devant le talent? Si le moindre procès devait être intenté pour manque d’imagination, plagiat et fadeur neuronal, nul doute que La violette devrait engager un avocat. Si possible un majeur, et pas l’une des easy pisseuses qui se pressent pour mouiller le sol lors de concert que j’imagine extatiques.

Le “retour” du rock, vous y croyez? La longévité du rock, nan franchement, entre nous, vous l’assumez? La signature du premier album dans une major, aujourd’hui, se joue sur pas grand chose: des courbes powerpoint, un chanteur pas trop futé comprenant à peine les termes édition, publishing, licence et groupies. Et puis surtout un pacte faustien. Se fourvoir dans le méandres du succès, quelques concerts dans une grande salle parisienne et une sessions d’interviews où le groupe consent à lacher un “on est très fiers de cet album on l’a enregistré en seulement 3 jours et ca parle d’être un garçon de moins de 17 ans dans un monde moderne”. J’aurai fait parler mon chien WahWah de ses problèmes de ventre que cela n’aurait pas été plus philosophique.

La violetteOh certes, je vous vois venir d’ici. Les critiques ne sont pas argumentées, l’article est facile. Je tire sur l’ambulance. Existe-t-il un autre moyen d’achever les blessés? La violette, avec son album What did you feel, prolonge le sentiment de malaise qui parcoure l’échine lorsqu’on se risque à ouvrir la fenêtre des mass medias: du compromis musical, un envie d’ailleurs (au hasard: le rock anglais) lorsqu’on n’est même pas capable de faire ses lacets correctement.

What did you feel? Un long mal au ventre, une angoisse, l’envie de silence.Sur la pochette de leur premier album, La violette opte pour la putain qui repasse le parquet. Ce sera le seul acte de lucidité d’un groupe même pas digne de jouer dans les pubs de la banlieue londonienne. Next. Qu’on me redonne l’envie d’être français, qu’on inscrive le trio parisien sur une mission d’exploration spatiale, qu’on m’ôte l’envie de vomir. NOW.

Pour ceux qui n’auraient pas encore compris comment “sonnait” La violette, disons simplement que c’est un subtil mélange de Nirvana et du Canard WC. Avec une propension claire à s’orienter vers le récurage des immondices.

www.myspace.com/laviolettemusic

 


19 commentaires

Wouah, tout ça ? A un moment je comprenais pas trop la chronique parce que je m’attendais à ce que ce groupe ne soit pas un groupe mais une nana, celle qu’on voit sur la pochette. Genre que c’était le disque d’une sous-Carla Bruni. Bon ça me fait bizarre de dire sous-Carla Bruni. N’allez pas croire que cela signifie qu’elle est hautement placée dans mon estime !

Commentaire par sylvain, le Lundi 6 octobre 2008 à 0:46

Sinon oui cette musique est clairement pourrie. mais le mieux n’aurait-il pas été de ne pas en parler ? En plus je te sens moyen inspirer pour le coup… Limite j’attends le disque de Soko pour avoir droit à un flinguage plus inspiré…

Commentaire par sylvain, le Lundi 6 octobre 2008 à 0:48

C’est vrai. Un mauvais adversaire peut parfois donner un mauvais combat….

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 6 octobre 2008 à 0:49

oh ! la jolie pochette !

Commentaire par jolly jumper, le Lundi 6 octobre 2008 à 13:06

l’epk est dément

Commentaire par sinclair, le Lundi 6 octobre 2008 à 13:07

Quand même, un fer à repasser en guise de sex toy, mais quelle époque vivons-nous !! “Mazette”, comme on disait en 1925, bien avant “le croisement entre Nirvana et le canard WC” (quelle image ! j’ai essayé d’imaginer, justement … euh, Brian Molko ?)

Commentaire par monsieur Aa, le Lundi 6 octobre 2008 à 15:00

Ils ne connaissent peut-etre pas la difference entre une licence et du publishing mais je me permet de souligner le fait que parler d’album lorsqu’on chronique un deux-titre (plus communément appelé EP de nos jours) ca la fout mal niveau crédibilité non?;)

Article léger je trouve. Une (très très) légère once d’acharnement? Décidément, les prétendus “journalistes” de l’underground parisiens ont du mal à se faire à la notion d’objectivité et feraient mieux de courir chez ce cher Alain Afflelou pour palier leurs problèmes de myopie (Il me semble qu’ils s’appellent Laviolette et pas La Violette).

Commentaire par Followil, le Lundi 6 octobre 2008 à 1:20

“Gonzaï est une entité littéraire tournée vers le gonzo. Un parti-pris rédactionnel toujours motivé par la subjectivité objective.”
Justement Followil, justement.

Commentaire par O'Mahony, le Lundi 6 octobre 2008 à 14:00

Notion d’objectivité ? Qui en a quelque chose à foutre de l’objectivité ?

“Gonzaï est une entité littéraire tournée vers le gonzo. Un parti-pris rédactionnel toujours motivé par la subjectivité objective. De l’émotion aussi. Gonzaï c’est un autre regard sur Paris et ses créations un strabisme artistique. Gonzaï c’est l’art de connaitre beaucoup sur peu de choses, le rock la pop l’art et les mouvements. Car dans un monde globalisant et réducteur seul le détail compte.”

Commentaire par Gonzo, le Lundi 6 octobre 2008 à 14:04

Ah grillé …

Commentaire par Gonzo, le Lundi 6 octobre 2008 à 14:06

aha

Commentaire par O'Mahony, le Lundi 6 octobre 2008 à 14:12

Cher Followil,

Il n’y a aucun acharnement.
Aucune haine.
Très peu d’envie de détruire ce qui sort de chez les gros (Chat, par exemple, chez EMI, ca peut encore passer).

LaViolette, pardon de le dire, fait rire tout le monde dans le milieu. Lorsque sur le teaser arrive la chanson I talk to the wind de King Crimson, j’ai vraiment l’impression que c’est un véritable foutage de gueule mélé à du réalisme: effectivement, ce n’est que du vent.

Amicalement tout de même (et ici aucune objectivité, ce n’est pas sur Gonzaï qu’il faut venir pour cela)

Commentaire par bester, le Lundi 6 octobre 2008 à 9:20

excusez moi, je vais repasser mon plancher

Commentaire par jolly jumper, le Lundi 6 octobre 2008 à 11:58

Chouette chronique. J’aime beaucoup, moi…

Commentaire par Nash, le Lundi 6 octobre 2008 à 18:38

Dans le milieu?
de quel milieu tu parles…Lol c’est la remarque la plus pathétique de la page!!et pourtant..
Quand je lis cet article je ressens comme de la pitié mélangée à de la pitié pour le pauvre aigri qui n’a même pas signé.

Commentaire par Leon, le Lundi 6 octobre 2008 à 23:29

Qui est le pauvre aigri cher Léon?

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 6 octobre 2008 à 23:31

Je pense que l’article aurait pu être un peu plus crédible si l’auteur savait écrire…
Et peut être même encore plus si ses commentaires n’étaient pas les plus risibles de la page de son propre article !

Commentaire par Barry W, le Lundi 6 octobre 2008 à 22:11

Cher Barry,

Je te propose en toute convivialité de prendre ton clavier et de te l’enfoncer dans la gorge de manière à ce que la lettre Q sorte subtilement de ce que tes amis (en as tu?) appelle l’orifice vocal.

Perplexe, mais sérieux.
B.

Commentaire par BSTR, le Lundi 6 octobre 2008 à 22:51

C’est quand même flagrant à la 5e minute du dailymotion : il y a quelque chose de Spinal Tap dans ce guitariste…

Commentaire par Hilaire Picault, le Lundi 6 octobre 2008 à 11:46

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