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LES RÉCITS DU DUC Skyrock.com (ou le diable juvénile)

Tour à tout vulgaire, poétique, emphasé ou protestant, le duc de Trèfles continue son propre combat sans pour autant de cibles clairement identifiées. Ici un extrait de 70.000 (...) suite

Tour à tout vulgaire, poétique, emphasé ou protestant, le duc de Trèfles continue son propre combat sans pour autant de cibles clairement identifiées. Ici un extrait de 70.000 signes (allongez vos jambes) issu de la maison d’édition virtuelle (Le Zoociologue éditeur) qui héberge le Duc. Bonne lecture.

Putain hier j’ai enculé une gamine de 15 ans dans les chiottes d’un château de province. Sans déconner. J’ai vraiment bien joui comme un gros salaud dans son cul de bourgeoise élevé en école privée.

Oui oui bien sur que je vais vous raconter même si en deux phrases j’ai déjà tout dit mais attendez avant de poursuivre la lecture installez-vous confortablement dans un fauteuil et ouvrez une bouteille de rouge ça devrait pas durer plus de temps qu’il vous faudra pour la boire.

Alors ça remonte à il y a quelques mois.

Le Duc aux aboisIl s’était inscrit sur skyrock.com Anthony Mouillon parce qu’on peut très facilement et très vite y trouver près de chez soi de la jeune pucelle démangée du vagin ou de la cochonne hébétée à myriades de messages subliminaux phallistiques. Bon certes la majorité c’est quand même de la sainte-nitouche RnBiesque genre « no mè aten on me respect moi je bèse pa pi je fé pa lamour non plu ok ? » mais bon en rentrant du travail à midi dans sa niche il a un tout petit peu rien à faire Anthony Mouillon et puis le demi dans les bars c’est le double du prix de la bouteille à l’hypermarché Leclerc, le verre de rouge et le Picon-bière pareil alors…
Skyrock c’est très bien. Le progrès (1/3 de toute-ta-vie-tu-obéiras-à-monsieur-Pinault-même-si-on-te-demande-de-conduire-des-trains-qui-amènent-des-gens-à-la-douche-tinkiète-c’est-ton-smic-qui-compte, un autre 1/3 de super-ya-de-plus-en-plus-de-gueux-misérables, un dernier 1/3 de oui-oui-encore-plus-de-sécurité-pour-ces-gueux-misérables pis vous rajoutez un très léger trait de grands-salopards-qui-s’enrichissent-en-faisant-caca-sur-la-place-publique ; ah oui à déguster agrémenté d’un gode dans le cul aussi ça va sans dire) ça fabrique vraiment un monde pour les retraités et les animateurs de TF1 et les journalistes de canal +, les handicapés de l’Aventure quoi. Bref, tu consultes pépère en ligne la marchandise c’est super cool.

C’est le repère du diable juvénile skyrock.com.

De ta niche tu as presque accès à tous les culs de France, tu peux y rester des heures sur ce site à cliquer frénétiquement de midinette labellisée tecktonik en midinette sortit d’un clip de RnB, tu te vois déjà là, la pupille humide de lascivité, la queue reluisante d’un mélange de toutes les salives des femelles tricolores.

Bref bref : c’est une sorte de vitrine de supermarché quoi tout simplement et sur l’étiquette de toutes ces marchandises y a pas de code-barre mais c’est écrit « violez-là » et comme au supermarché bah tu prends du Black Label parce que t’as pas assez pour le Lagavulin surtout si tu torches la bouteille en 2 jours.

Excepté l’amour de la vitesse comme l’avait noté un surréaliste de la première époque voilà en passant la vérité du viol puisqu’on en parle : si le pauvre il est courageux bah il fait selon sa noble envie et il la vole la bouteille de Lagavulin au lieu de s’arracher la gueule avec du putain de Label 5, pareil comme le couillon il sait qui pourra jamais sauter une Arielle Dombasle bah il en choppe une qui lui ressemble un peu dans une venelle un peu sombre ou dans le métro un peu le soir je sais pas moi. Par contre attention pas de pitié pour les merdes qui violent des laiderons hein. En fait si les femmes étaient voilées y aurait plus un viol et plus de tentation et alors on/il pourrait passer aux choses sérieuses et alors on/il pendrait peut-être les phynanciers et alors on il réquisitionnerait peut-être les châteaux et alors on il ferait peut-être la démocratie sur la place publique sans pinailler sur l’heure qu’il est au clocher de l’église, mais on en est pas là nous les occidentaux, tandis que oui ils sont malins eux les bédouins et leur histoire de voile c’est un bon début pis ça doit être pratique sous le soleil.

Anthony Mouillon c’est un Lawrence d’Arabie croisé avec un camelot du Roi de 1920 à qui on aurait greffé le foie de Bukowski et les pupilles de Chtcheglov je vous préviens.

Bon bref où j’en étais bordel… Ah oui : de toute façon tous les mecs qui sont sur ce réseau social là skyrock bah c’est les crevards qui veulent pas payer 30 euros par mois le compte carasexe alors ça pue la lubricité malsaine sur leurs visages aux gars c’est affolant.

Alors : option rechercher des profils, clic ; rechercher des : nanas, département : Saône-et-Loire, est ici pour: drague, caractère : pervers, fumeur : mais je m’en fous complètement mon vieux ; clic lancer la recherche. Haha ! et ça y est il a des proies l’Anthony Mouillon ! Tiens y’en a une qu’est en ligne, x-pussy-bitch-x, okay c’est parti. Ah merde c’est une putain de schizophrène faut la faire enfermer celle-là : « Lé mec arèté de me soulé je veu pa de plan cu ». Merdre alors ! c’est marqué « violez-moi » sur l’étiquette mais la marchandise dit « c’est ça c’est ça couillon continu à bander ». Mais pas grave et il en a rien à foutre Anthony que t’aimes pas les racistes et les chasseurs et que t’aimes aller en boite de nuit boire du coca-cola avec tes copains. Il est cocacolaophobe, nique, y’en a une autre en ligne. (On va faire une ellipse parce qu’a peu de chose près y’a beaucoup de comme j’ai déjà décrit). Ah c’est une espèce de dégénérée en état de révolte contre sa mère et son père et ses professeurs d’école privée et tout et qui attends impatiemment de leur dire merde avant d’aller dans une divine école de commerce, mais elle a une façade bandante comme toutes les jeunettes skyblogifiques et elle a pas l’air trop trop conne malgré tout.

Si on était rémunéré pour inventer des mots je proposerais à l’académie française de rajouter le mot skyblogifique dans les dictionnaires tiens.

Skyblogifique, adj : qui est peint par le diable commercial et qui parfois fait bander mais qui en tout cas rapporte toujours beaucoup d’argent aux messieurs comme Pierre Bellanger (15 millions d’euros par an) transformateur de la jeunesse française en objet de propagande vivante. Voilà.

Bon bon bon revenons au déroulement des faits bordel je sais même plus où j’en suis avec vos conneries de supermarché de post-modernité de gueux de lésinerie et de lucre de salauds, d’ailleurs ce matin au travail Anthony il a failli défenestrer son patron avec ses putains de lunettes de merdeux à la Karl Zéro et sa putain de chemise blanche made in Medef impeccable mais il s’est retenu il est pas très courageux Anthony c’est un esclave, mais il est jeune ne vous en faites pas, une fois qu’il sera totalement vide d’espoir, gare à vous les méchants ; je serai l’Unabomber du cv et de la lettre de motivation. Bon faut que je relise plus haut deux secondes.

Okay alors : échanges de mails avec la fille là : « On peut faire connaissance »… « Ah tu t’appelles Adélaïde, c’est mimi, moi c’est Anthony »… « tu me files ton adresse MSN, super merci »… Et allez hop, connexion msn, merde ça marche pas mauvais mot de passe je me suis trompé je suis saoul, retentative de connexion, okay ça marche, « salut », « salut, j’adore ton collier de perle », « merci », « avec plaisir », etc. Et hop il regarde ses photos et il bande déjà comme un dégueulasse l’Anthony.
On parle un peu de rien pendant que je me branle machinalement le vit. J’apprends qu’elle est dans une école privée. Yes c’est bon signe ça. Bingo. Et voilà moi j’ai le chic pour attirer les nanas des écoles privées. Chelou. En bon zoociologue de terrain il a bien remarqué Anthony que les nénéttes foutues en école privée sont souvent plus cochonnes et ouvertes que celles des écoles publiques ! Haha Doktor Freud ou Docteur Durkheim au secours un paradoxe peut faire le printemps sexuel. Mais bref passons ça devient chiant ces conneries, en tout cas merci bien papa-et-maman bourgeois qui foutez vos gosses dans le privé de peur qu’ils se fassent je-ne-sais-quoi-faire ou qu’ils deviennent idiots au contact d’un descendant d’arabe musclé nerveux à casquette Lacoste ou NY aux braillements certes assez primitifs, je vous l’accorde : vous en faites de vraies salopes.

Au bout d’un moment il a parlé érotisme Anthony et il a fini par lui avouer que ses photos le faisaient bien bander. « Oui ils me disent tous ça » elle lui a répondu négligemment, haha, bah oui, of course, bien sur… vite faut qu’y trouve un truc à dire Anthony sinon y va passer pour le couillon qu’il est : « oui mais moi je bande dadaïste », eh hop, voilà, et ça lui ferme la bouche-à-bite et ensuite bah il a pas eu trop de mal Anthony à obtenir qu’elle se mette à quatre-pattes en se doigtant immodérément la foufoune. Il aime pas spécialement ça Anthony mais il s’ennuie dans sa niche après le travail alors ça l’occupe et puis de toute façon il est saoul du matin au soir parce qu’y faut supporter les pignoufs comme disait Audiard et son épée de Damoclès c’est la cirrhose du foie et etc et etc en tout cas là il bande.

Quand même ça me rendait QUAND MEME un peu dingue parce qu’en plus elle était mimi, des yeux et des lèvres magnifiques tout du bourgeois quoi mais pas de l’aristocratique attention trop vulgaire pour ça trop inélégant trop etc. Pis c’était pas une méchante la meuf. On a du le faire une ou deux fois ce jeu du je te montre ma bite tu me montres ta chatte non non fais voir ton cul regarde je me branle, je lisais les bédés online de Bill Térébenthine en attendant qu’elle se connecte, mais c’est franchement vite lassant, pis après il se connectait plus à MSN Anthony il avait d’autres chats à fouetter il essayait d’écrire des billets d’humeur comme les journalistes petite-bite et plein d’autres trucs. D’ailleurs bien que très chaude il avait bien remarqué Anthony qu’elle avait pas semblé apprécier sa confession de désirer l’enculer comme une chienne. Il aime bien Anthony être vulgaire avec les bourgeoises ça les renvoie à leur condition il dit et y’a que ça d’aguichant dans cette société, enculer des inconnues. C’est la faute à Marthe Richard haha.

Bref passent six mois comme un clignement d’œil et comme il avait étrangement rêvé d’elle Anthony, de son cul en réalité, chose étrange puisque tout allait pour le mieux comme jamais dans sa vie sexuelle et amoureuse ; et ben de ce rêve sincère il la mettait au courant par MSN et hop rebelotte montre ta chatte le lendemain ils jouaient au jeu.
« Vas-y joue avec ta langue devant la cam » (ce qu’on est con quand on bande) « Ah je vais éjaculer », et hop jackpot mini-volcan maison, après qu’elle l’ai fait virtuellement éjaculer en lui assurant qu’y venait de le faire dans sa bouche. Ce soir là elle lui proposa de l’inviter pour son anniversaire l’Anthony, une rencontre dans le réel en somme, sous le soleil ou la pluie, où il fait chaud ou froid, bref, où les coups font mal et où il faut trouver le courage de les rendre à tout prix même si Christ nous a appris à tendre l’autre joue (faudra que je règle ce petit problème théologique, ça peut aller loin d’ailleurs, là à brûle-pourpoint : abolition de la sécurité sociale, retour aux 20 heures de travail par jour etc., bref).
J’ai répondu oui tout de suite hahahaha j’avais vraiment envie de la sauter et comme un gros dégueulasse, même si je venais d’éjaculer et que c’est bien connu des mâles que quand la bite se ramollit c’est un monde qui s’écroule et on a envie de chanter des chansons tristes.
Alors elle lui donna fissa heure-jour-lieu à Anthony, espace-temps catastrophe ; le prévient même qu’il y aura son mec ses copines et copains ; un anniversaire quoi. Et « okay alors je te prendrais dans les chiottes pendant que ton tocard de mec jabotera sur ces exploits voituresques entre jeunes-cons-gerbant-leur-sky-label-5 » et « okay mais t’as intérêt à me prendre très fort ».

Je notais. Il allait pas oublier va !

(On va faire une épaisse ellipse jusqu’au jour dit, okay ? Si pas okay bah tant pis pour toi. Ah non d’ailleurs attends voir, y’a un truc drôle à raconter, la veille du jour dit j’ai reçu un mail d’une sarkozyste acharnée qui a pas du baiser depuis des années pour qui je travaillais au black  :

Anthony bonjour,
J’ai appris par S******** que tu ne voulais plus t’occuper des sites. S’engager à le faire pour quelques mois, cela n’est vraiment pas sérieux. Je pense que quelques heures de travail en plus par semaine, ce n’est vraiment pas la mer à boire à ton âge et de plus cela te faisais un petit complément de salaire tout bénéfice. C’est ce que j’ai toujours fait et c’est en partie grâce à cela que je suis à l’aise financièrement aujourd’hui… D’autant plus qu’il y a très peu de temps tu demandais à M****** de te trouver d’autres sites.
Tu me diras ce que je te dois (je l’enverrai par la poste je pense).
Pour les cartes des Bouledogues, ce n’est pas la peine de te fatiguer car cela va être trop tard. Je me débrouillerai seule (après la journée de travail qui commence à 5 H 30 et se finit à 21 H quand je m’occupe des chiens, je pense que nous n’avons pas tout à fait le même rythme…). Cela fait 1 mois que je t’ai demandé ce travail, il me semble que tu avais plus que le temps.
Autant je peux être très gentille, autant je peux être très désagréable et je te dis franchement que je ne suis pas contente du tout.
J’attends ta petite “note”.
C******

Putain l’autre oh. Fais comme chez toi connasse, vas-y met les pieds sur la table je te dirais rien.
Je lui ai répondu que le arbeit macht frei à la mode en 40 ou le travailler plus pour gagner plus à la mode aujourd’hui ça me faisait une belle jambe et aussi qu’elle ferait bien de se prendre une bonne pine de taulard africain dans le cul ça la calmerait la bourgeoise et aussi que je lui faisais cadeau de ma petite note 230 mesquins euros à peine deux chemises et demi Ralph Lauren ou une dizaine de bouteilles de bon Nuit-Saint-Georges et aussi que mon petit complément de salaire tout bénéfice c’était la poésie (ça j’ai abusé okay, c’était la touche pour la faire enrager). Nan mais en plus d’être fière de pas penser toute la journée la vieille elle est éleveuse de clébards pour riches, c’est immonde, pis bonjour la richesse. Bonjour l’idéologie aussi, c’est malsain leurs conneries là, genre tout ce qu’ont fait les nazis bah c’est plus trop possible de le faire aux hommes alors ils se rabattent sur les clébards haha ce qu’ils puent les bourgeois quand même. En tout cas c’est la championne de France avec ces Cavaliers King Charles elle se fait du pognon et c’est bien.

J’ai rêvé d’elle la nuit avant d’aller voir Adélaïde. Aussi véridique que je me souvienne je la prenais en duel pour m’avoir manqué de respect et j’étais armé d’une canne de billard français mais elle elle avait un truc bizarre beaucoup plus solide, surement sa situation phynancière. Finalement j’ai fini par la terrasser et sans déconner, le sol s’est ouvert, y a une voiture bizarre mi-tractopelle qui est sorti et un monsieur terrifiant genre pantin en bois avec la bouche ouverte qui l’a fait monter dans la bagnole tractopelle qui est retourné sous terre. Après dans le rêve je me retrouvais chez mon ex-amour, une femme de 40 piges, magnifique, et elle était assise comme un calife devant la télé avec un pet de beuh à la bouche. Y’a plein d’autres trucs mais je me souviens pas de tout bordel c’est agaçant ça. Bref, revenons à notre coquine.

Ah non, la veille du jour dit j’ai aussi écrit un article sur lepost.fr, qu’est-ce qu’il est nul ce site, ainsi conçu :

“Pour un sac de riz soldé à 70%, une horde de citoyens piétine à mort un esclave salarié (c’est le titre).”

Ah ces salauds de pauvres ! Je lis ce matin dans contreinfo.info que pendant des soldes dans un hypermarché américain une horde de porcs bipèdes a piétiné à mort un employé intérimaire ! Il a même fallu faire appel à la police pour que cette aimable clientèle citoyenne et civilisée puisse continuer ses achats soldés dans la foi et la bonne rumeur !
Ça y est, c’est fini le commerce sympatoche ! Fini la course pèpère aux emplettes ! Popu il le veut son sac de riz occidentaliste (lecteur DVD, GPS, appareil photo numérique et téléphone portable. Militarisation de la société civile haha) soldé ! Place à la barbarie des soldats du solde ! Le Salut par le Solde ! Bravo c’est quand même un saut qualitatif dans la vérité philosophique du commerce, Marx apprécierait le spectacle. Et puis allez demain un flic à chaque rayon des hypermarchés ! L’achat sous protection ! Les humoristes qui depuis longtemps ne font plus rire ont vraiment du souci à se faire.
Mais passons sur le bestial et frénétique moi-moïsme du bétail muni de talismans aussi spirituels que les cartes bleues et autre carnets de chèques, traitons du salarié intérimaire écrabouillé qui, sans doute, avait comme livre de chevet le satanique Kamasutra Salarialo-Patronesque mit dans la boîte au lettres par le gouvernement. Ce pauvre homme a été sacrifié ! C’est un authentique sacrifice ! Vous n’avez pas remarqué que les sociétés occidentales ressemblent à s’y méprendre à une backroom ? « Je t’encule » y est institutionnalisé ! Alors quoi de plus normal qu’il y est aussi des sacrifices dans une collectivité à tel mode de vie ? Ce fait divers n’est pas un accident, c’est un rite ! Le sourire public copyrighté par les réclames commerciales, les épiciers et les hommes d’état dadaïstes, le rite multipliera la manifestation de la grimace que la populace porte en croix sur le cœur. Amen !

Mais attention dans une porcherie il n’y a pas que le bétail ce serait trop facile. A bon chien bon maitre ! Parlons-en des éleveurs ! Les bourgeois, comme le directeur de l’hypermarché Wal-Mart (où s’est passé le sacrifice) par exemple, certes cachent à peine qu’ils traitent la populace comme du bétail, et après tout pourquoi pas, mais les messieurs voudraient en plus que ce bétail se comporte en « citoyen » ! Les salauds ! Le beurre, l’argent du beurre, et le cul du salarié ! Si monsieur Pinault le décide c’est La Justice jaillissante en 5 minutes, tandis que si c’est Jean-Jacques ou Momo, c’est un coup de matraque et on en parle plus. Moi je les trouve encore gentil les pauvres avec ce qu’on leur met dans le cul depuis la Révolution Française ! Voyez: un Richard Durn ça n’arrive pas tous les jours, mais attention, attention ! Vous êtes peut-être en train d’en fabriquer en série. C’est d’ailleurs la face cachée du sarkozyme, la touche d’espoir du post-festum libéral. Bref, l’avenir nous réserve d’autres surprises, j’en suis certain. Nous sommes simplement au début de la crise financière (comprendre crise de la communication bourgeoise) il parait. Tout ça pour arriver au seul but pratique et humanitaire de ce que les journalistes appellent un billet d’humeur : gens de bonne foi il vous faudra des fusils et beaucoup d’amour.

Voilà. Il fait quand même peur le fait divers. Revenons pour de bon à la coquine.)

Le jour dit quand il est sorti du travail l’Anthony il a de suite pris une douche parce que il avait encore l’odeur du salariat sous les aisselles dans le cerveau dans les testicules et entre les fesses, il a bouffé un bourguignon avec les patates délicieuses du jardin de mamie et bu 50 cl de Nuit-Saint-Georges (dans ton cul l’universalisme Big Mac). Si j’avais pas de grand mère portugaise (= 300 mètres de rang de patate + 100 litres de gniole fabriquée en loucedé) je serai tous les jours au Mc Donald’s. Après il a mis sa chemise Ralph Lauren Anthony et prit le train avec sa bouteille d’armagnac et le D’un château l’autre de son tonton Céline (que ce soit pour un rendez-vous avec Laurent James devant une cathédrale ou avec un lecteur de Voyer au boui-boui ou avec Alexis de Hamilton pour brûler une Renault ou pour partir ensemble admirer la Tapisserie de Bayeux ou pour faire l’amour à une fille, Anthony il prend toujours du Céline, mais jamais le même hein il a beaucoup écrit le gars). Dans la gare le générique de la SNCF ça le terrifie toujours, angoisse volcanique, même quand il l’entend dans une pub à la télé alors qu’il est paisible sur son canapé. C’est passé là ouf il était dans le train et il sirotait la bouteille pendant tout le trajet en songeant au cul d’Adélaïde.
Dans le train il a plus bu de l’armagnac que lu d’un château l’autre faut avouer. Déjà parce que dans son dos à un moment une meuf était au téléphone avec il ne savait pas qui et ça a colonisé son cerveau. Ah quelle sensualité dans la voix, voix enfantine, en plus il faisait pas très beau dehors. Il s’est retourné pour voir de quel visage sortait une voix aussi attrayante. Ah ! La grosse vache ! Il l’a regardé un sourire en coin pendant 20 secondes l’Anthony alors qu’elle elle le regardait aussi mais l’air de sans trop savoir pourquoi. Moralité les grosses ont aussi un certain charisme.

Après dans le train il a sympathisé avec un punk Anthony. Un type bien. Il prenait le train parce qu’il avait trouvé du travail dans une colonie de vacances. Lui il avait un énorme jardin et il détestait les supermarchés et les villes alors bah Anthony il lui a offert de l’armagnac au brave mec.

Et voilà qu’il arrive dans la bourgade pis comme il était très en avance et ben y va manger un kebab et il attend et il lit et il s’ennuie. Y a rien à boire dans les kebabs des turcs alors il a été dans un bar commander des picons-bières et il a failli se battre Anthony Mouillon avec apparemment des travaillant dans la communication qui refusent des commandes à 2000 euros parce qu’y ont pas le temps. Parce que maintenant pour fumer faut aller se parquer devant le bar comme ça les passants y te montrent du doigt et ça fait rire leurs gamins, résidu de l’ilotisme de la Sparte antique, c’est pas moi qui va le déplorer hein, bien fait comme on dit, le gouvernement Sarkozy devient artiste selon Hegel haha c’est de l’art à travers leurs réformes. Et les connards alors oui ils parlaient cinéma en fumant leur cigarette et trouvaient que L’effet Papillon était un grand film pis que l’art performance post-moderne du centre pompidou c’était trop cool trop avant-gardiste. Fils de putes va. Non seulement riches mais incultes les salopards, c’est insupportable. Chaque pignouf que je rencontre réduit ma vie qu’un quart d’heure Jacques. Ça me devient rigaureusement insupportable heureusement que mon foie garde en souvenir la saveur de tous les alcools du monde ça calme et ça empêche de finir comme Nerval le pauvre. Cramoisie du gosier © (insulte copyrightée Alexandra Federovna) ! L’art post-moderne c’est Richard Durn et c’est quand même autre chose que les niaiseries putrifiées des immondes performeurs. Mais bon j’ai laissé pisser je me suis pas battu parce que sinon j’aurai plus eu envie et d’énergie de sauter Adélaïde. Il s’est simplement rendu à l’adresse indiquée Anthony.
Hahaha un château ! sans blague ! agréable blague !

Bon le papa est vigneron d’après ce qu’il a compris Anthony. Un château de province quoi, une ferme améliorée, un domaine. C’est très bien internet des pauvres peuvent y côtoyer des bourgeois sans le savoir et des pauvres peuvent même se réunir pour faire la révolution mais c’est pas demain la veille ça, pis merde le père était pas là sinon j’aurais bien bu une bouteille avec lui après avoir sauté la fille.
Alors : alors il sonne Anthony, …, bon, il resonne, …, ah ! une jeune fille vient m’ouvrir, c’était elle mais elle paraissait beaucoup plus jeune ; ah  la garce avait que 15 piges en réalité, 16 aujourd’hui même, je lui avais même pas demandé son âge ! Merde. Détournement de mineur. Merde. Mais non mais non, t’inkiète, rien à foutre, talons-aiguilles blanc de coquine robe blanche de coquine avec ceinture blanche de coquine pis collier de perle blanche de coquine pis lèvres rouge vif de coquine pis cheveux noir noir noir et de coquine coquine coquine, t’en fait pas mon vieux.
Je me présente Anthony Mouillon duc de Trèfle, elle me reconnaît reste très froide mais ça l’excite Anthony c’est le principal et puis oui c’est ça présente moi à tes amis mais j’en ai rien à foutre et oui et c’est ça dit que je suis journaliste et poète rien à foutre, c’est quand qu’on baise ?
Ah les pignoufs encore je suis cocacolaophobe je vous dis et malheur y avait du coca-cola à boire mais quand même quelques bières desperados pis même pas de picon pour foutre dedans pis de toute façon le picon dans une déspé c’est pas bon. Bref. À un moment dans les bras de son mec elle le taquine l’Anthony en plus en lui demandant où était son cadeau et aussitôt la question posée elle regarde négligemment la braguette de son jean’s Mc Donald’s sans déconner (oui il l’a piqué après avoir travaillé une semaine pour les susdits. Salauds). Fallait que je trouve un truc à lui donner c’était soit ma teille d’armagnac, plutôt crever ! imagine-t-on un chrétien sans sa croix, soit le livre de Céline. Et il lui offrait le livre l’Anthony en lui affirmant que les passages soulignés et la couverture déchiquetée ajoutaient de la valeur au cadeau. À un moment comme ils conversaient de chanteurs underground en parlant du rappeur médiatique Booba haha il a  prononcé le nom du sublime Jean-Louis Costes comme ça machinalement, mais blanc, blanc neige d’Alaska… Alors il a abandonné il a été s’assoir Anthony ils étaient trop relou. J’étais complètement saoul parce que vautré sur le fauteuil je continuais à téter ma teille d’armagnac. Des petits groupes s’étaient formés comme écrasé par la musique électronique qui étouffait la pièce pis que je voulais demander d’éteindre parce que ça me faisait trop penser au salariat mais bon il faisait chaud la cheminée et le bois qui se consumait était toutefois splendides.

Moi je discutais avec la plus laide des filles, une grosse affalée sur le même fauteuil que moi et qui connaissait Emmanuel Todd et mai 68.

Alors on causait je lui disais que Todd était chic intelligent et en plus beau-gosse mais que son protectionnisme là allait finalement sauver le marché mondial et que ce truc méritait que de crever et qu’il fallait pas oublier que quand on marche sur les boulevards étouffés d’épiceries des mégalopoles c’est dans le sang des aristocrates qu’on patauge et que ceux qui ont prospéré par la guillotine périront par la guillotine mais que si Monsieur Pinault m’achetait un château je l’épargnerai quand le peuple sera dans la rue à cause de la crise en 2009, pis pour mai 68 Anthony il lui disait impartiale que le Président de la République c’est quand même le seul salarié qui peut augmenter son salaire et enculer son patron alors respect non les post-68ard ? mais il était trop saoul pour être intéressant l’Anthony je crois et pis il en avait rien à foutre il avait trop envie de baiser Adélaïde.
De loin il la regardait, debout dans sa robe, prétentieuse sans moyen dans sa discussion ; mais elle sentait très bon même de loin. Je peux pas sauter une fille qui pue des pores, c’est dingue, faut que j’aime son odeur. D’ailleurs depuis un quart d’heure j’en voyais deux de Adélaïde. Je me demandais si je devais aller la chercher pour l’amener dans les chiottes. Mais Anthony il la regardait pas trop longtemps parce que sinon il commençait à bander et ça se serait vu mais comme il bandait quand même il avait une main dans la poche pour se branler en loucedé hahahaha.

Putain son cul ! J’avais envie de le baiser. Les filles ambiance Dedroite lui ont toujours donné très envie de les enculer. La gauchiste non. Étrange. Non, horde de cons, il n’a pas consulté de psychiatre.

Bon à un moment je la vois elle s’esquive du petit groupe dans lequel elle était, ah il est attentif Anthony il se dit ça y est c’est bon : elle me regarde avec insistance et s’évacue par une porte. Il tente de mémoriser la porte Anthony haha parce qu’il était vraiment rond. Seul il boit facilement deux bouteilles de vin mais quand y a du monde c’est dur faut qu’y suive le fil des piaillements et des banalités à se suicider dans la seconde.
Je regardais son mec ou si quelqu’un dans la pièce s’était aperçu de son absence. Que dalle ! En plus le corniaud causait avec ses potes et avec entrain ; de playstation et tout. Le gars devait avoir mon âge pourtant, la vingtaine. Mais il avait un beau costard-cravate ça oui, très chic.

Il a quand même fini par se lever Anthony sans trop savoir combien de temps s’était consumé et il a filé par la porte magique.

Y avait un petit escalier alors je suis monté il me semblait quand même interminable cette escalier ridicule. Il a cherché comme un con les chiottes pendant 5 bonnes minutes et il fini par trouver.
Ah nom de dieu il a ouvert la porte et il l’a vu, de dos, elle était encore habillée, surexcitante, son visage aux yeux mascaraéens dans le miroir le regardait, genre on sait plus bien s’il s’agit de manoirs ou de paupières.
Je bandais déjà comme un taureau. Immédiatement sans dire un mot il s’est collé à elle Anthony en lui pelotant les seins et comme elle a tourné sa tête le plus qu’elle pouvait il a engouffré sa langue anesthésiée à l’éthanol dans sa bouche fraîche. À comment elle a tourné sa tête il avait compris Anthony qu’elle lui était dorénavant soumise et qu’elle attendait que ça l’autre !
Jean’s stressé il se dandinait, frottait sa verge contre son cul. Il bandait fort le salopard ! Et langue chaude humide contre langue chaude humide toujours, ses mains sur les nichons à fraises laitières pointées à travers le tissu, très doux ; fort petits les nichons d’ailleurs mais parfaits pour la paume de l’Anthony.
Au bout d’un moment il s’est agenouillé comme un religieux et a peloté les fesses de la sainte du moment, elle s’est de suite accoudée au lavabo ça avait l’air de lui plaire à la sainte. Alors qu’est ce qu’il a fait Anthony? Et ben il a soulevé la jupette, poussé sur le coté la culotte pour dévoiler le sexe océan pleurant de désir et le trou du cul crispé. Ah il fallait qu’il se décide, lequel il va lécher ? Il s’est dit ah mais rien à foutre je la connais même pas aller sans pitié nique la convention et il a bouffé son cul. Il était bien propre en plus ça a orienté son libre arbitre parce qu’il est pas dans le genre LOUIS XIV ou LOUIS je-sais-plus combien Anthony. Et puis c’est peut-être une peur de l’eau déjà petit il aimait pas aller à la piscaille avec l’école alors le truc baveux et détendu avec toutes les complications des petites et grandes lèvres comparé à l’anus sobre simple et étroit camouflé derrière deux lices tranches de soleil, ça attire bien plus son attention.
Comme elle a pas manifesté de résistance quand Anthony il l’enculait avec sa langue mais gémit musicalement, en tempo, il a glissé un doigt dedans. Ah ce que j’aime les sons qui sortent des poumons d’une femme qui a un truc dans le cul. Rien de comparable avec le vagin. Dix-mille fois mieux que le rock n’roll ! Là le râle vient de très loin. Du moyen-âge ! Des stigmates du Christ ! De l’éternité ! De la bouche au grand rire à la fin de l’univers ! Que sais-je.
Je remuais le doigt lentement au début pis plus j’amadouais le stress des parois plus j’allais plus vite. J’en ai mis un deuxième, impec, ça rentrait, et même pas une miette de caca sur les doigts, merci. Toujours pas de résistance et les dents du devant qui viennent mordre la lèvre du dessous où il me semble Maldoror était endormi. Alors il s’est relevé Anthony pour l’embrasser mais en continuant de la doigter.
La malheureuse, ma langue au ralenti dans sa bouche je lui ai frénétiquement torturé le cul de mes doigts pendant bien 5 minutes et elle rechignait pas. J’ai même craché dans sa bouche un moment après l’avoir regardé quelques secondes gémir sous mes doigts marteau-piqueur, j’étais inspiré faut dire ma bite faisait 3 kilomètres tendue sous mon pantalon, j’avais l’impression du moins hahaha.
Bon allez et vas-y remplace mes doigts par les tiens pendant que j’ôte cette ceinture que je déboutonne que je sorte ma bite ; tu me suces pas ? tant mieux j’aime pas trop ça ; oui oui continu de te trifouiller l’anus pendant que je crache sur ma main que je mouille abondamment ma bite. Okay et que je recrache sur ton cul et que j’étale et hop que j’essaye de la rentrer dedans et ah ! c’est reparti ! la musique qui vient de loin ! Sauvagerie ! Ça rentre ! Ça va rentrer ! Ça rentre pas ! Si si ! Ça va renter entièrement ! Et que j’écarte bien une des fesses ; et que ça rentre par étape un peu râpeux ; et que tu rechignes quand je mets un coup de rein plus profond, pourtant doux ma foi ; et que c’est serré ; et que non pas la peine de tenter de me stopper ; pas moyen ; plus moyen, haha ! Je reste ferme ! C’est après que c’est bon ! Non non j’ai trop envie de t’enculer et t’inkiète je vais manœuvrer ton clito ça va te calmer ; et qu’elle m’a laissé poursuivre.

Voilà. Pendant 5 bonnes minutes je lui ai pris le cul comme si j’étais dans son vagin après la troisième éjaculation, c’est à dire très vite très fort très profond et sans respect. Très bien. J’ai même éjaculé dedans. Elle avait de plus en plus de mal à respirer la petite chienne haletante accoudée au lavabo froid. C’était très beau.

Joyeux anniversaire !

Le reste de la soirée a été sans importance, très ennuyeuse, j’ai piqué une bouteille de Maranges dans la cave de son daron et j’aurai bien sauté une de ses copines aussi que j’avais repéré. Mais non.
Bon, j’espère que vous avez fini la bouteille de rouge, si oui allez baiser votre copine ou votre copain ou inscrivez-vous sur skyrock, si non bah pareil.

Moi, encore 150 pages comme ça et je le propose à La Musardine et j’ai plus besoin d’être magasinier au Géant Casino, mais j’ai pas beaucoup d’anecdotes hélas.

6 commentaires

C’est mignon comme cadeau d’anniversaire finalement…

Commentaire par Abstrait ≠ Concret, le Lundi 5 janvier 2009 à 2:45

Bienvenue à bords, môssieur Mouillon…

Commentaire par Hilaire Picault, le Lundi 5 janvier 2009 à 20:40

C’est cool les mecs qui écrivent sans capote.

Commentaire par Heebooh, le Lundi 5 janvier 2009 à 3:44

cest un peu une vie-pretexte-pour-lire-celine
quand même… le mec il est misanthrope mais pas trop, des fois il est marxiste, quand il travaille quoi.
ou alors c’est lire celine qui est un pretexte pour vivre et penser comme ça, je sais pas trop.
Enfin il est drôle ce garçon, il paraît hors-du-commun parce qu’il évite soigneusement d’être bien-pensant.

Commentaire par louie louis, le Lundi 5 janvier 2009 à 20:51

ET TA SOEUR ?

Commentaire par Le duc de Trèfe, le Lundi 5 janvier 2009 à 23:30

elle se porte a merveille, merci pour elle.

Commentaire par louie louis, le Lundi 5 janvier 2009 à 23:29

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