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TRONCHE DE VIE Libérez (nous d’) Ingrid

Paris 12 décembre 15 heures Y'avait cette manif de Tchadiens sur le parvis du Trocadero... le meneur scandait des slogans tous plus cons les uns que les autres (...) suite

Paris 12 décembre 15 heures

Y’avait cette manif de Tchadiens sur le parvis du Trocadero… le meneur scandait des slogans tous plus cons les uns que les autres avec la verve et la fureur d’un mec qui viens d’apprendre que sa femme s’est faite gang bangée pendant la dernière réunion des copropriétaires. Slogans repris en cœur par une bande de suiveurs avec la conviction d’un mec qui se gèle les couilles depuis trois heures en se demandant si sa femme n’est pas entrain de se faire gang banger pendant la réunion des copropriétaires.

La diatribe du prophète Tchadien s’axait sur la corruption en Afrique, l’ingérence française et l’absence de droits de l’homme au Tchad. Mais je sais pas pourquoi toutes es dix secondes on se retrouvait avec un «libérez Ingrid». Putain, libérez Ingrid, pas moyen d’y échapper. C’était devenu la plus grosse opération marketing depuis le cadeau Bonux. Bref pas moyen d’allumer la télé la radio ou prendre le métro sans entendre parler de Betancourt; en cette fin d’année 2007 ma plus grande peur se résumait au moment fatal ou un opérateur sortirait la sonnerie de portable : «libérez Ingrid»… Déjà qu’on devait se farcir les vagissement de phoque enroué du dernier Renaud

ingrid-betancourtEntendons nous bien, je n’ai rien contre madame Betancourt; mais le tapage que nous nous sommes farcis me parait hautement inacceptable. Bien sur elle devait absolument être libérée ; mais, quid des six cents et quelques connards qu’on passait à l’as? L’affiche qui siégeait devant l’hôtel de ville de paris a étè retirée du fronton… Remplacée par? Rien, okay donc voilà, au pays des droits de l’homme nous ne sommes visiblement pas égaux devant la souffrance.

Mais nous sommes la dans la supputation (ce qui n’a rien a voir avec le fait de fréquenter des femmes de mauvaise vie, mais de bonne compagnie). Concentrons nous sur les faits de sa libération. Quatre otages libérés. Ingrid et HOOO surprise les trois citoyens des États Unis d’Amérique.

Autant dire tout de suite que l’on nous prends pour des cons. Expliquez moi quel est l’abruti qui va garder ses quatre otages les plus précieux au même endroit? Expliquez moi comment il sera possible a une troupe d’assaut d’arriver vers un lieu ultra sécurisé en pleine jungle sans être remarqué? Et comment se fait-il que par le plus grand des hasards il ne se trouve dans ce camp que les 4 otages précédemment cités, ce qui facilite tellement l’évacuation.

J’imagine la négociation… Uribe qui ne voulait surtout pas du retour du martyr Bétancourt qui immanquablement lui piquerait sa place aux prochaines élections. Sarko au plus bas, les Américains perdus entre le roll back et les élections à venir… les farcs enlisées et plus proche du banditisme que du romantisme révolutionnaire. Sans parler de Hugo. Hugo qui sans changer d’un poil est selon les circonstances devenu notre ami ou le diable en personne… Hugo qui a tiré les ficelles et quoi qu’on en dise a permi que les choses se fassent ou pas. Lui et un bon paquet de narco dollars…

Et au milieu de tout ça, y’a vous, y’a moi (et dont forget le doctor B) pauvres moutons de Panurge. Avalant telle des oies le met dont on nous gave. Sauf que les oies elles se font gaver grain après grain. Alors que nous on nous le fourre entier l’épi; et pas par la bouche. Nous, subissant passifs les marronniers, (la situation en Birmanie n’a pas changé que je sache… pauvre Birmans qui dès que la dictature s’effondrera verront leurs filles au xpeaux dorées échanger leurs hymens contre un ipod offert par un quinqua yankee…)

Enfin bref, je me casse. Ma femme n’est pas encore revenue de la réunion des copropriétaires et ça m’inquiète bien plus que la descente d’avion d’Ingrid munie d’un chapeau militaire.

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3 commentaires

Grain après grain.
Et la queue de l’épi est encore loin messieurs.

Commentaire par Hilaire Picault, le Lundi 7 juillet 2008 à 12:39

de la tout l’interet du mais transgenique… toucher les amydales en gardant une marge de sécurité

Commentaire par muntzie law, le Lundi 7 juillet 2008 à 1:18

Cela doit servir à nombre d’actrices américaine cette petite innovation biologique là.
Et je ne parle pas de celles qui sortent de l’Actor Studio, mais bien de celles qui quittent à l’aube le studio du réalisator.

Commentaire par Hilaire Picault, le Lundi 7 juillet 2008 à 18:44

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