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POLÉMIQUE La jeunesse a-t-elle définitivement tué le rock ?

C'est alors même que je devrais être en train de rédiger un dossier sur le futur et ses méandres que le doute me gagne. C'est toujours un peu (...) suite

C’est alors même que je devrais être en train de rédiger un dossier sur le futur et ses méandres que le doute me gagne. C’est toujours un peu la même conclusion finalement : 18.000 signes à pondre en deux jours et impossible de décoller les yeux du ciel où se baignent les carlingues sur ciel azuré.

Soudain, remontée des tréfonds, une discussion sur un bout de trottoir, Paris, an 2008. Il fait nuit, les verres trinquent, les clopes baignent dans l’huile et l’alcoolo du coin fait craquer ses doigts avant d’engloutir la bibine. A chaque fois, c’est la même histoire, le même propos. Toujours. Une conversation avec un jeune. Une discussion comme d’autres avant, des dizaines, avec d’autres baby-boomer sensés me détrôner. C’est ce que j’espère, à chaque fois. Tomber sur un twenty something qui me fera me sentir vieux, inutile. Hors d’usage. Comme le chante l’autre vieux, finalement, qui attend son heure.

Oh je sais… Lorsqu’on est passé de l’autre côté, qu’on est devenu un vieux con incapable d’aller plus loin que les 90′, qu’on a vendu son âme au passé et que la jeunesse n’est plus qu’une illusion qu’on fantasme en matant les décolletés… On ne s’en remet jamais. On sort encore plus, on boit davantage, on chercher à rester un hipster. Mais c’est déjà la fin. Vous aurez beau maquiller la bagnole et feuilleter le NME quotidiennement aux toilettes, vous ne serez plus totalement “dedans”. In & out, mode d’emploi.

Kill the young?N’empêche qu’à force de discuter avec les jeunes de moins de 22 ans (j’ai fixé la jeunesse sur cette échelle, sans argument valable) on en vient souvent à espérer se prendre une claque. Tomber de haut, à la renverse, illuminé par la fraîcheur qu’on a plus vraiment, autrement que sur YouPorn.

Chaque fois, c’est une désillusion. Parler avec la jeunesse actuelle, pardon, c’est toujours en soi une défaite. Vous les vieux, vous qui lisez (oui, vous), n’avez-vous pas par le passé senti le corps vaciller, en parlant avec un young kid plein de vitalité, vous assénant ses modes que vous ne compreniez pas, vos idoles qu’ils démontaient en trois bons mots, et toute votre culture réduite à néant en moins de cinq minutes par un môme prenant le pouvoir sous vos yeux? Je cherche encore cette émotion, chaque soir, celle de la destitution. Visiblement ce ne sera pas encore pour ce soir:

” Tu veux pas aller voir les Redwalls demain soir ?
- Non, je me lève tôt mardi.
- Mais c’est le meilleur groupe actuellement, c’est un condensé de Dylan, des Beatles, du Stripes, c’est extraordinaire et en plus c’est même pas encore connu”
- Bah non.
- Et si c’était Dylan qui jouait, tu irais?
- Bah oui.
- Mais les Redwalls sont aussi bons que Dylan, et ils ont ton âge! Tu ne veux pas voir un groupe qui te ressemble ?
- Ils ne vont pas mourir demain, alors que Dylan…”

Voilà où nous en sommes arrivés. Dans le pire des cas, la jeunesse française se trimballe de festival en festival à danser sur rock festif, ou dans la rue pour manifester contre à peu près tout et n’importe quoi (en souvenir du mai 68 qu’ils ne connaîtront jamais), et dans le meilleur, ils citent un éventail de références sûres parce que jugées par le temps. A l’épreuve des balles, hormis Lennon.

Il reste quand même les autres……

Debord, Velvet Underground, Polnareff, Céline, Duchamp, Miles, Cohn-Bendit, Keith, Iggy, Burroughs et Cash Johnny baisent tous ensemble sur une île déserte de plusieurs millions d’habitants pas encore salariés parce que trop jeunes. Mais pas assez pour ne pas avoir découvert Wikipedia et la science du bon goût. Avouons-le, le goût de la naphtaline est appréciable. Fascinant. L’attrait du précipice et du “presque jamais plus sur scène” vous excite. Moi aussi.

” Tu connais Weather Report, j’ai tapé toute leur intégrale la semaine dernière, c’est génial”.

Mes cheveux contre ton talentAvez-vous déjà vu une ancienne gloire bouger son gras ridé sur une scène pas très loin de chez vous (au hasard Lou, Iggy, Mick, Marianne, etc..) ? Moi aussi. Et le seul souvenir que je puisse en garder, c’est une honte troublante. La même qui m’oblige à pisser dans des toilettes plutôt que dans une pissotière : la peur de ne pas y arriver si quelqu’un regardait mon phallus s’agitant sur la porcelaine froide.

D’autres fois, en poussant un peu plus loin, vous tomberez sur une jeunesse érudite (bien plus que vous) et tout semblera déjà merveilleux. Vous aurez l’impression d’être enfin dépassé par une nouvelle génération. “ENFIN !” vous direz secrètement. “C’est pas trop tôt, me voilà enfin tranquille, la contre-culture est entre de bonnes mains”. Le jeune en face de vous critiquera les modèles en place ou mythiques (allez, au hasard Manoeuvre, Ungemuth, Adrien, Thompson, Bowie, McCartney, Godard, Wizman, Beigbeder…) mais s’avérera incapable de vous citer un événement culturel majeur de son propre siècle, autrement que par la méprise. Un lien myspace, une émotion datant de moins de cinq jours ? Non ? Rien. Même pas une ? Ah pardon vous êtes jeunes, vous avez le temps…

Cette nouvelle jeunesse nihiliste de sa propre histoire, c’est un peu mon quotidien.

Des poncifs qui s’accumulent, des fantasmes qui s’empilent, une idolâtrie des 60′ qu’on a rêvé sans la toucher. Et un rejet de sa propre existence, jetée aux cochons, en échange d’un live de Neil Young.

Vous ne sortez plus voir de concerts rocks, vous estimez que le charisme manque dans la nouvelle scène, que toutes les nanas sont dupliquées en mode Windows Vista, vous préférez écouter des groupes morts voilà trente ans parce qu’au moins c’est l’émotion garantie, parce que c’est rassurant d’être dans un putain de moule préformaté utilisé par vos parents avant vous, rien ne vous excite dans le contemporain, parce que cela nécessiterait un effort de votre part à aller vers l’inconnu, le pas “labellisé” par le diktat cérébral des rock critics aussi vieux que votre grand-père.

“Oui mais tu vois bien qu’un live des Stones de 71 c’est quand même mieux que ce qu’on entend aujourd’hui hein ?

Ne plus avoir d’espoir c’est déjà être mort. Ne rien vouloir c’est ne rien attendre. Ne rien attendre…. c’est refuser son propre futur.

Une question, en conclusion. A quand remonte la mort d’une idole christique ? 1994. Kurt, sans le savoir, reste le dernier des grands martyrs rock. Silencieusement, les foules attendent la mort de Doherty ou Winehouse pour les transformer en suppliciés sacrifiés. Et pendant ce temps, tout le monde revisite ses classiques. De toute façon le rock s’arrête en 1983 lorsque Bryan Ferry quitte le navire Roxy Music, tout le monde sait cela.

Voilà encore une brève de comptoir à étaler dans vos soirées, à la recherche désespérée d’une nana qui comme vous vénère un culte immodéré au passé qu’on n’aura plus jamais, ou, au hasard, à Blonde on Blonde. Pendant ce temps, le futur tapine de l’autre côté du trottoir et le jeune 2008  s’avère trop lâche pour traverser. N’y aurait-il que des branleurs et personne pour saisir le manche?

58 commentaires

Ça sent l’amorce de manifeste pour un nouveau futurisme.
Avec les beaux jours que nous annonce la météo globale je crois que c’est le moment ou jamais.

Pour une fuite en avant, pour une mise à mort du postmodernisme, pour ne jamais plus faire de références et pour un nouveau fascisme décentralisé !

Commentaire par Jüül, le Lundi 13 octobre 2008 à 2:24

Manquerait plus qu’un “vive le marechal 2 Gaulle” pour cloturer.

J’ajoute que ce brouillon de texte n’est pas une diatribe anti-jeune mais une réflexion.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 13 octobre 2008 à 9:09

hé, hé, hé…

Commentaire par Syd charlus, le Lundi 13 octobre 2008 à 10:32

Pff. No comment.

Commentaire par O'Mahony, le Lundi 13 octobre 2008 à 11:30

J’allais me lancer dans une explication détaillée de la façon dont je perçois les rapports entre passé, présent, jeunes et vieux cons… Puis je me suis rappelé que j’avais déjà écrit un genre de pamphlet définitif à ce sujet vers 2005-2006 (j’avais donc moins de 22 ans, officiellement jeune). Je l’ai relu et ça me plonge dans une perplexité sans fond parce que, en gros, ça dit la même chose que ci-dessus, mais avec une révolte inverse : (je résume parce que c’était bavard) OK c’est super d’avoir une culture exhaustive de ce qui s’est fait avant mais, franchement, marre des crétins poussiéreux qui se complaisent dans une admiration malsaine pour des presque-morts, droit à l’émerveillement pour ce qui est là, aujourd’hui, vivant - “Le droit au plaisir organique de vivre avec son temps (et je suis ravie d’avoir 18 ans dans les années ’00). On aura beau avoir conscience que tout a probablement déjà été fait, l’essentiel, ce qui alimente la passion, ce n’est pas le souvenir mortifère. C’est la sensation. La possibilité de frémir.”

Donc, est-ce que je ne colle pas au cliché de ma génération, ou est-ce que “les jeunes” ont tant changé en quelques années?

A part ça, je reste persuadée que le problème n’est pas générationnel, mais plutôt que tout le bagage de la modernité nous interdit le premier degré (dit comme ça, ça fait sentence snob et obtuse, mais je développerai à l’occasion, si si).

Commentaire par Elea Von Picnic, le Lundi 13 octobre 2008 à 14:00

Nous voilà au coeur du problème, lucidement soulevé par ce bon vieux Langs…

Ma petite contribution au débat : j’ai ce me semble 20 ans et quelques mois, je peux donc me considérer comme “jeune”. Le moins qu’on puisse dire, c’est que parmi les spécimens que je côtoie depuis un bon quinquennat de farfouillages culturels, il ne s’en est pas trouvé un seul avec lequel je puisse réellement échanger quoi que ce soit.
Voilà les parties de l’alternative prévues pour moi : vénérer de la momie en stade ou me farcir de la frénésie revivalesque ; bouffer du Tellier par la racine ou me prosterner devant Jackie White, l’antiquaire negro rosso ; me cuiter avec les santiags blanches de Philou “sséguonde séxx” Manoeuvre, ou lécher le jabot savamment taché de sang du moisi Eudeline…

Non. Il y a autre chose. Autre chose à espérer que les conneries velues d’Herman Düne, la saleté nostalgique Nuggets / Wizzz (cette grosse blague), l’axe Beigbeder / Pille ou le vomis dreadeux de la musique de rue.
Merde, j’ai rêvé ou on vit bien dans le siècle de Mike Patton, David Foster Wallace (R.I.P. au passage), Josh Homme, Wayne Coyne, Bertrand Burgalat ?
Peut-être que tout ça part d’un malentendu ; peut-être suis-je con de penser que le rock (si tenté que ce terme-là ait encore de l’intérêt)vaut mieux que la reformation des Pistols, un “concert” inaudible de la baudruche nasillarde Dylan ou le déhanchement shooté à la vacuité des BB Brunes. Lester Bangs ? Hunter S. Thompson ? RADIOHEAD ? THE CLASH ?

Pour moi, pas la moindre “note” de ces deux groupes, pas la moindre ligne de ces deux “écrivains”, ne vaut pas une intro de “Songs For The Deaf” ou un cri de Patton sur “The Director’s Cut”.
Tool à Lyon en décembre 2006, j’en ai encore les synapses retournées ; les Queens à Rock En Seine 2005 (l’année de passage des Babyshambles, c’est dire le contraste), le gigantisme perraultien de “Lullabies To Paralyze” en live, ça me suivra pendant au moins deux éternités. Quant au choc du premier Fantômas ou même du Count Indigo à moitié produit par Burgalat…
Des Stones, j’ai tout écouté ; à part ma ridicule adresse msn, je ne garde que “Have You Seen Your Mother…” ; Quant aux Fabs, il m’arrive de me refaire”Strawberry Fields” une fois tous les six mois, probablement par compassion pour ma pitoyable génération, bloquée dans la formule “bon goût = sixties”.

D’où le projet suivant pour mes contemporains : on se sort le nez de la discothèque de papa, on envoie paître le consensus folko/indie/électro - fluo mou, et on se met en quêtes de sons dantesques, de textes possédés par autre chose que des relents beats, et par pitié, on fait définitivement un sort à ce tryptique pour midinettes “sex, drugs & I’m so drunk and stoopid than I can’t remember the third part”; puissance, élégance, intensité,subtilité et merde au garage rock poussif comme à l’électro-noise-indie.

Commentaire par Lazley, le Lundi 13 octobre 2008 à 15:06

Insomnie chronique du dimanche soir.

Lecture de ton article, bon.

Gorgée de bourbon. C’est récurrent mais ça a un goût gonzaï, je trouve.

Justement le bourbon. C’est pas musical me diras-tu, mais c’est plus que ça : c’est de la mystique en bouteille. Quelque chose de tristement suranné, un goût de poussière christique. Qu’est-ce que tu veux que je foute avec du passoa ou du malibu ? Du bourbon, rien d’autre. Dylan plutôt que Santogold. Cohen plutôt qu’MGMT. Le 12 ans d’âge plutôt que le sirop de supermarché. La thèse de ton article, je crois, est celle d’un jeunesse morte-née, méprisant le futur au profit d’un passé glorieux.

Je pose le truc : j’ai 18 ans, je suis jeune, ou en tout cas je répond à ton critère de la jeunesse. J’ai moins de 22 ans.

Pour faire simple, il y a eu les rêveurs 60’s, ceux qui voyaient le futur comme un paturage fleuri, enamouré. Plus tard, il y a eu ceux qui disaient No Future, par, merde, désir d’avenir. Il y avait Thatcher (bon j’y étais pas), le chômage, les Malouines, et il y avait des jeunes dans la dêche pour déplorer la situation en la refusant tout net. Ce qui me semble avoir été une revendication extrêmiste s’est mué en un pessimisme généralisé, mais gentiment accepté par les années 90. Après tout, y’a pire holy shit. Vois : je n’y étais pas, mais c’est le regard que je porte sur les générations précédentes, le tout sur fond sépia, encore rempli d’horizons flous… au hasard le romantisme de la Chine maoïste, Cuba. Même Paris, tiens. Aujourd’hui on sait bien que, quelque part, Chavez est un connard, que les parisiens ont autant de bras que les provinciaux.

Qu’est ce que tu veux qu’on foute ? Qu’on chasse les talents actuels ? La moitié de la musique que j’écoute, je l’écoute pour compenser l’absurdité de ma relation avec mon père. Quicksilver Messenger Service est un hommage. Grateful Dead aussi. Et The Band, et tout le reste. Aujourd’hui j’écoute Godspeed You Black Emperor en me demandant si je vais virer nerd anarchiste ou si ça va finir par me casser les couilles. Je me console en me disant que j’écoute rarement plus actuel. 2002 bordel ! Au plus tard ! A ce rythme là je suis bon pour Mozartdans une dizaine d’années. Je l’ai déjà lu plusieurs fois dans gonzaï ou ailleurs : nous sommes la première génération à écouter en masse la musique de nos parents, à refuser de les envoyer se faire foutre. Tout est terminé mon pote : les guitares sont un hommage, tou n’est qu’hommage. Les Libertines, le seul groupe qui meparaît vaguement emblématique de ma jeunesse, de notre époque, est méprisé par les trentenaires. C’est déjà ça…
Personnellement, les Libertines sont mon mythe. Ce que j’écoute les soirs de déprime en me disant : ça c’est un peu moi. C’est un peu nous.
Pourtant, n’importe qui, de mon âge ou pas, qui écrira à la gloire des Libertines sur Gonzaï le sait : on se foutra de sa gueule, et les détracteurs n’auront pas tort. Aimer les Libertines, c’est admettre qu’un album qui a fait l’unanimité de la “presse spécialisée” à sa sortie peut-être bon. Qu’Oscar Wilde aurait tort. L’avènement de l’unanimité. Et puis quoi ? C’est du rock, à l’ancienne. OK pour Is This It, ça en jette moins. MAIS, c’est un manifeste. Un manifeste qui jamais, jamais ne sera revendiqué, parce que nous ne sommes plus en situation de la ramener. Le rock, le passé le connaît mieux que nous : on recycle, on écoute la musique d’hier en bandant. Sur la pochette, c’est écrit 2004. Super !
Notre monde s’aseptise, et des albums de cette trempe y ont balancé une bonne grosse de merde. Pour les années 00 les Strokes étaient crades. Je crois que ça symbolise pas mal la propreté scandaleuse du siècle qu’on vient d’entamer. La fièvre rock a duré quelques années. Le temps pour nous de découvrir que tous ces groupes, en apparence géniaux, n’étaient que des décimales de passé. Enfin voilà : on aura beau nous servir du revival à la pelle, du vrai, du faux, rien ne revit. Tout se recycle. Dylan en concert ? Je n’irais pas justement. J’aurais trop peur de voir le sacrosaint dévoré par la vieillesse. J’ai vu Pete Doherty en concert, et je me suis senti vieux. Une sorte de pélerinage pathétique, à la recherche du temps où j’y croyais. C’est ça notre jeunesse : on rêve de celle d’hier. Celle qui flairait la pochette du 33 tours pour l’insérer amoureusement dans le mange disque. Je bande en regardant le Péril Jeune. Je bande en écoutant Blonde On Blonde. Et puis le Velvet. Et puis un peu les Beatles, mais c’est un peu trop gros pour être crié. Easy Rider. La Dolce Vita. Piper At The Gates… tout ça se rejoint : c’est le mythe de l’âge d’or. Ce qui peut arriver de pire à une culture. En l’occurrence, à une jeunesse.

Bester, on ne fera jamais mieux. Les chefs d’oeuvres d’antan ont été déterré dans l’approbation collective, ils sont trop nombreux pour laisser place à ceux d’aujourd’hui. La musique était physique, elle est stérilisée dans l’abondance.

A 15 ans, je découvrais Devendra Banhart. Ce mec est génial ! La voix, la guitare, rien d’autre. Comment ? le folk ? Je remonte l’arborescence. Dylan, Donovan, Phil Ochs, allez Guthrie. Génial : le son grince. Ils arrivent à faire ça, maintenant, sur Pro Tools ? Je déconne. On m’a fait croire à une nouvelle scène : Vetiver, CocoRosie, Iron & Wine, Little Wings, Six Organs of Admittance, Animal Collective. Le nu-folk qu’ils appelaient ça. Mon cul. C’est ça, mon érudition, celle qui aurait peut-être pu faire chuter un vieux con exilé de Greenwich Village.
Alors non, Bester, personne ne te détrônera, si ce n’est un jeune qui en saura plus que toi sur la vieillesse. La boucle est bouclée. Y’a plus guère que l’électronique… on se sent un peu moderne en l’écoutant mais au fond de nous, on sait très bien que cette musique est conne. Qu’on n’osera jamais assez se défoncer pour la savourer pour de vrai. Alors on se défonce au passé. Un bon gros rail de Naphtaline, c’est ce qu’on fait de mieux. Il n’y a que des branleurs et j’en suis un.

Commentaire par Umberto Fantini, le Lundi 13 octobre 2008 à 15:11

Bester, où le lapsus qui tue : “…un live des Stones de 71 c’est quand même vieux que ce qu’on entend aujourd’hui ”
Et j’ai trouvé mon mot d’ordre de la semaine : “Pour une fuite en avant, pour une mise à mort du postmodernisme, pour ne jamais plus faire de références et pour un nouveau fascisme décentralisé” Je peux vous citer Juul?
Et j’en citerai un autre, ce soir, au Club du Paradoxe Facile et du Ralliement des Forces Vives de la Nation “Oh, but I was so much older then, I’m younger than that now”

Commentaire par requis, le Lundi 13 octobre 2008 à 18:22

C’est vrai qu’il est incroyable ce lapsus.
Je regrette presque qu’il ne soit pas volontaire:)

Commentaire par BSTR, le Lundi 13 octobre 2008 à 18:28

Et ben oui, c’est terrible mes pauvres enfants. C’est ça l’ère postpostmoderne. C’est pas tant qu’on a rien à écouter, c’est qu’on en a trop. Entre les vieux connus pas morts, les vieux pas connus morts, les vieux pas connus pas morts mais bientôt, les jeunes pas connus morts, les jeunes pas connus vivants, les… Enfin vous me suivez, y en a tellement que c’est même difficile d’ériger un talent en Talent et de le voir vénérer par tous.
Alors on se côtoie avec nos amours musicaux individuels, parfois on se rejoint, parfois même ça fait l’effet d’un “phénomène” mais dans l’ensemble, on est beaucoup d’amoureux passionnés tous seuls dans leur chambre de bonne.

Le pire c’est que même 2 secondes après avoir lu ce que je viens d’écrire, je suis déjà plus d’accord avec ce que je viens d’écrire.

Fichtre foutre. L’essentiel c’est que je sois toujours assez “jeune” pour m’entousiasmer pour la musique. Jeune ou au formol, voire jeune au formol, peu importe le vieux con pourvu qu’on ait l’ivresse.

Commentaire par spinaltab, le Lundi 13 octobre 2008 à 22:22

Ironie du web : je viens de m’apercevoir que je recevais la newsletter Vivolta. Je ne sais que penser de ce signe…

Commentaire par spinaltab, le Lundi 13 octobre 2008 à 22:26

Je ne sais pas si vous avez tous vraiment l’âge que vous avancez, les moins de 22 ans qui ont posté sur ce sujet, mais c’est un grand plaisir que de lire vos arguments, qui me semblent très intéressants, vraiment (je le dis sans ironie aucune, et sans paternalisme frelaté). Comme quoi,peut-être que le rock n’a pas complètement tué la jeunesse …

PS: Lazley, même chez les vieux, c’est dur d’”échanger quoi que soit”, aussi !

Commentaire par Oncle Aa, le Lundi 13 octobre 2008 à 23:07

Je crois que c’est cette phrase qui parle le mieux: “Alors on se côtoie avec nos amours musicaux individuels, parfois on se rejoint, parfois même ça fait l’effet d’un “phénomène” mais dans l’ensemble, on est beaucoup d’amoureux passionnés tous seuls dans leur chambre de bonne”.

Je n’ai pas réussi à l’écrire mais c’est la bonne, la seule.

Encore que j’ai tendance à croire que Gonzaï devient au fil du temps le café du commerce de tous ces passionnés.

Merci spinaltab

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 13 octobre 2008 à 23:27

Oui oui faites donc.
D’ailleurs si de cette semaine sortent des idées pour une architectures des réseaux de demain qui ne soit pas de la merde pleine de bons sentiments j’achète.

Commentaire par Jüül, le Lundi 13 octobre 2008 à 0:06

Témoignage d’un vieux con qui passait par là : je ne vais pas entrer dans le débat, ne maîtrisant pas assez le sujet de ce qu’aime ou n’aime pas la jeunesse actuelle. C’est sûr que le « retour du rock » avec lequel on nous bassine tous les 5 ans, ça commence à sentir le réchauffé, même si je ne doute pas qu’il y a toujours du bon rock, de même qu’il y a du bon blues, du bon jazz, du bon country, etc.., aucune musique digne de ce nom ne meurt jamais. Mon fils de 17 ans pour sa part écoute surtout du rap et je le comprends tout à fait, il y a de la créativité et du mouvement dans ce style-là, même si là aussi, il y a une certaine tendance à la répétition. D’ailleurs j’écoute également le Wu Tang, Nas, Kanye West, tout comme Yves Adrien d’ailleurs… Enfin tout ça pour vous dire qu’au moins le sujet a l’air de vous inspirer dans votre écriture et votre réflexion, ça pourrait vous donner des pistes. J’en reviens toujours à ce que disait Eudeline, « dans les années 70 il n’y a pas eu beaucoup de bonne littérature car tous ceux qui avaient quelque chose à dire montraient un groupe de rock. Maintenant ça se passe davantage dans la littérature que dans le rock.», littérature étant à prendre au sens large, avec le net et les blogs on assiste à un grand retour de l’écrit. Quoi qu’il en soit je reste persuadé qu’à chaque époque, il y a toujours des choses passionnantes à vivre et à aimer, il faut juste les chercher, généralement en dehors des sentiers battus, être ouvert et ne pas avoir peur de l’aventure, et ne pas chercher à coller à tout prix à une tendance dans l’air du temps si on sent qu’elle ne vous correspond pas profondément.

Commentaire par Bernard B., le Lundi 13 octobre 2008 à 10:54

J’ai 18 ans et je trouve que MGMT est un des groupes qui fait avancer la pop music et je trouve que se groupe est génial, et je préfère écouter santogold et vampire weekend, adam green les libertines et les kills pour ne citer qu’eux, que les stones, les beatles, le zim, david bowie etc..en faite il y a beaucoup de chose dans les groupes des sixties et seventies que je n’aime pas, que je trouve dépasser, d’autre élèment au contraire que je trouve toujours moderne et finalement disont le éternelle, mais je trouve que s’arrêté à ces deux décenies et ne pas allez voir plus en avant ou plus en arrière est totalement stupide, en faite je n’écoute pas la musique dite du passé avec nostalgie, je l’aime si elle me parle si elle signifi quelque chose pour moi et c’est tous ce qui compte mais fondamentalement je préfère écouter des choses dites nouvelles, ce qui ce passe maintenant mais je ne pense pas qu’on puisse créer quelque chose en partant de rien c’est donc normal que ces groupes est des réfèrences passé; je n’aurai pas aimer vivre dans les sixties ni les seventies et je suis très heureuse d’avoir 18 ans maintenan et dire que tous les groupes sortie et interressant, les dire retro c’est caricaturale les choses ne sont pas aussi simple mais ce qui me fai rire c’est que ce gout de naphtaline je l’ai tout le tps quand je vai faire un tour sur gonzai j’ai l’impression de lire des vieu con étouffer par leur propre réfèrences bien rassurante car certe louable mais escuser moi se n’est pas trop dure d’aimer yves adrien la beat, paca ou les stooges de nos jour et j’en passe, mais sa ne veux pas dire qu’on ne peut pas les aimer car les vrai juste s’en foute quand il aime un truc ou pas que la plèbe aime sa ne fai aucune diffèrence. certe il doit y avoir dans ma génèration un certains pourcentage de jeunes nostalgique et postmoderne sans le savoir mais aussi d’autre qui aime surement le passé maiss pas de la même manière d’une façon plus réveuse, plus inocente et ne les empèche pas d’aime de manière forte des choses dattant d’après 2000, et d’autre qui en aime certains élèments mais bon au fond sont plus interresser par ce qui se passe maintenant, sans regret, franchement ou aller vous pour parlez aux jeunes ? et que dite vous des fluokids de ceux qui aime le rap et le r&b ou l’électro ?!

Commentaire par daisy, le Lundi 13 octobre 2008 à 15:35

Qu’ils sont déjà cliniquement morts.
Après, vous pouvez toujours croire à la réincarnation. Dieu saura reconnaitre les siens.

Commentaire par BSTR, le Lundi 13 octobre 2008 à 16:03

si vous pouviez être plus précis, c’est à dre clinequement mort ? vous trouver sa déja dépassé ? trop médiocre pour être cité ?

Commentaire par daisy, le Lundi 13 octobre 2008 à 16:31

les jeunes d’aujourd’hui (15/25 ans aprés ça devient des cons ) ne pourront rien proposer de neuf.
Ils sont condamnés à se nourrir des restes de la culture du 20 ième siècle, avant le GRAND nettoyage.
(et puis on a de cesse de leur répéter qu’avant c’était quand même plus sympa, les sixties, les hippies, les punks, tout ça, le cool, les beatnicks, bob dit l’âne warf warf).
De toutes façons il n’y aura rien de neuf avant démolition totale de tout, rien de bien bandant tant que tout cet héritage (sous) culturel ne tombe dans la sphère du classique assumé et traité comme tel.
Et surtout il faudra bien admettre un jour que jamais rien de nouveau ne voit le jour (ce ne sont que des impressions de nouveauté, mais je n’ai pas le temps de développer maintenant excusez moi).
Bref, les jeunes d’aujourd’hui sont jeunes trop tard et je sais qu’ils trouvent quand même leur petite part de bonheur à être adolescent en 2008.
Ce sont mes filles de 2 et 7 ans qui verront et participeront (avec leur gros gâteux de papa sénile toujours prêt à s’amuser un peu…)à l’avènement d’une vie de plaisir dans un monde nouveau.(sortie nationale en Mai 2009).
merci, bonsoir.

(sinon le truc c’est peut être d’en avoir rien a foutre de tout ça et de n’en faire qu’à sa tête).

Commentaire par Dans de l'eau, le Lundi 13 octobre 2008 à 18:19

qui est le jeune qui se la raconte en costume violet là haut en tête de page? Il à l’air vraiment trop rock.

Commentaire par Dans de l'eau, le Lundi 13 octobre 2008 à 18:21

Je ne crois pas vraiment qu’on puisse être jeune “trop tard”, sincèrement (je rappelle que j’ai 20 ans, pour ceux qui n’auraient pas lu ma précédente gribouille); je n’ai pas le moindre complexe vis-à-vis de mon époque ou d’une précédente. J’ai bien sûr quelques petites marottes antédiluviennes (Zappa, Steely Dan, Enoch Light parmi d’autres), mais je reste persuadé qu’en creusant bien (un mot pour commencer : Ipecac), on trouve des éléments véritablement rassembleurs et affranchis du poids écrasant des sixties/seventies/eighties/nineties (rayez la ou les mentions inutiles).

La plus grosse tare que je côtoie systématiquement chez “les jeunes de mon âge”, c’est une fainéantise culturelle, une mollesse de l’encéphalogramme catastrophique. Quand ils ne se complaisent plus dans le rap en toc ou l’émo criard, quand ils ont évacué le punk à chien ou le ganja boy qui sommeillent en eux, les voilà qui se ruent sur cette terrible discothèque de papa (je crois que dans le dialecte journaleux ça se prononce “rauk é faukk”), qui finit de les engluer dans un perroquisme risible.
J’ignore si nos ascendants étaient réellement plus curieux que nous, et très sincèrement je m’en contrefous.

Mais, au risque de me répéter, Mike Patton, Josh Homme, certaines tentatives de Burgalat, Tool, Wayne Coyne… Ces gens là ne spéculent pas sur un héritage, tracent un sillon qui leur est vraiment propre, des messages protéiformes, jusqu’au boutistes, violents et extrêmement élaborés.

Pourquoi ne sont-ils pas reconnus comme “Talents” ? Parce que 90% de la presse dite “rock” ne fait pas son boulot,que mes congénères flippent devant l’inconnu… Bref, parce que tenter, ça demande un véritable effort, impliquant “blood & performance” (Josh Homme), tripes et cervelets fonctionnant à plein régime. Des choses que l’on n’acquiert pas en dandinant du slim sur Santogold, en essayant désespérément de retrouver le son du Chocolate Watchband ou en se piquant l’os au même endroit que Johnny Thunders.

Au boulot.

Commentaire par Lazley, le Lundi 13 octobre 2008 à 19:15

Excellent ! (c’est juste la référence à Beigbeder qui m’échappe. Mais bon, je suis vieux aussi. A ma naissance, Elvis n’était même pas encore mort (oui, je sais : la honte).

Commentaire par Nash, le Lundi 13 octobre 2008 à 19:16

Ah tiens, j’ai oublié une parenthèse…

Commentaire par Nash, le Lundi 13 octobre 2008 à 19:16

Toi, jeune, qui lira cette article : Elvis, c’était un chanteur de rock’n'roll (Comment ? Tu ne sais pas c’est quoi le rock’n'roll ?)

Commentaire par Nash, le Lundi 13 octobre 2008 à 19:19

Faut revoir la limite là, 22 ans? sérieusement? Déjà j’ai presque 18 ans et j’ai l’impression d’avoir raté le coche. :)
Honnêtement, il est psychologiquement impossible pour un jeune qui rejette le mauvais goût que lui sert son époque (comme il est psychologiquement impossible pour un père pakistanais intégriste de ne pas battre sa fille à mort quand elle a montré un bout de son mollet) de ne pas être passéiste.
Heureusement, ou hélas, plutôt hélas d’ailleurs, mais c’est comme ça, imprimé dans les jeunes cervelles soucieuses d’esthétique. Ca ne veut évidemment pas dire se limiter aux Kinks et aux Beatles, entendons-nous bien… Mais je crois que c’est une fatalité. Comment ne pas être traumatisé par les deux dernières décennies du siècle passé, entre vomissures verbales et musicales, sang contaminé, politique désastreuse, Madonna, le règne du sale rock de Détroit, le club Dorothée???
Et il nous reste quoi? (à part les belles exceptions comme Bester), bah, il nous reste les trentenaires. cool… ceux qui me disent de sortir ma chemise de mon pantalon en soirée pour être plus “cool”, ceux qui se rappellent le lycée , quand ils écoutaient les smashing pumpkins avec leurs cheveux gras, ceux qui ont été fier d’être laid, ceux qui ont des dug de comm’… Ceux qui sentent mauvais. Peut-être qu’être futuriste, c’est faire comme si l’on était passé de…disons 1974 au XXIème siècle directement… entre temps??? RIEN, on a oublié, on a effacé de nos mémoires super-sélectives.
Excusez nous.

Commentaire par louie louis, le Lundi 13 octobre 2008 à 19:35

Quelle horreur: sortir la chemise de son pantalon.

Commentaire par BSTR, le Lundi 13 octobre 2008 à 19:42

Cliniquement mort: Meler culture, téléphonie et couleurs vulgaires, j’appelle cela de l’art éphémère. C’est un point de vue.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 13 octobre 2008 à 20:36

Admettons le point suivant : le rock est affaire de foi.
“Là ça devient effrayant, avec ma personne nous sommes déjà en présence de la deuxième génération d’athées absolus. A ce stade, l’athéisme n’a plus rien de joyeux, d’héroïque ou de libérateur (…) C’est quelque chose de froid, vécu sur le mode de l’incapacité pure ; un espace blanc, opaque, dans lequel on avance péniblement, un hiver définitif.”
Michel Houellebecq, Ennemis publics, lettre du 26 avril 2008.

Sinon, j’ai 49 ans ou un truc dans ce genre et j’ai vu les Redwalls sur scène (pourtant je devais me lever tôt pour un conseil d’administration un peu tendu). Et c’est bon, référencé, une devinette 60’s certes, un jeu des 7 erreurs. Mais c’est bon, excitant.

Commentaire par syd charlus, le Lundi 13 octobre 2008 à 22:49

C’est justement l’obstination pour la référence qui devient ennuyeuse, non?
Les Redwalls, c’est bon, mais après avoir écouté leur disque, on peut facilement remonter au blues pionnier et ça en jette pas plus devant les copains de parler de blues que personne connaît?
Tout est devenu tellement accessible qu’on recherche la rareté pour se conforter (et ce qui est rare, c’est aujourd’hui ce qui est vieu et inconnu à part pour les initiés qu’on voudrait rejoindre à tout prix) et légitimer le fait d’écouter les Redwalls (- Mais c’est le meilleur groupe actuellement, c’est un condensé de Dylan, des Beatles, du Stripes, c’est extraordinaire et en plus c’est même pas encore connu”).
Sauf qu’écouter sans cesse des vieux machins, ça sent plus la poussière que la passion.

Commentaire par S.G., le Lundi 13 octobre 2008 à 2:31

Bravo Bester, excellent article, peut-être ton meilleur, mais surtout il suscite des commentaires réellement intéressants (bravo à Lazley et Fantini notamment).
J’aurais quand même deux truc à rétorquer.

1- A l’attention de Langley : Patton, Homme et Burgalat sont considérés comme des talents, et pas que par une poignée de pointus. Les deux premiers remplissent des Zenith, et les deux derniers ont eu droit à la couverture de ce “rauk é faukk” que tu railles.

2- Le passé, le passé… Il faut pas oublier un truc : jetez un oeil à des charts 60s, vous y verrez aussi un paquet de merdes.
Le truc du temps qui passe, c’est qu’il fait le tri.

Commentaire par Ooh-oOH-man, le Lundi 13 octobre 2008 à 9:40

Un paquet de merdes dans les charts des 60s, c’est sûr si on regarde les singles, comme à chaque époque, d’ailleurs.

La qualité de la musique passait surtout dans les albums, et là, force est de constater qu’il y a rarement eu une telle production !

Commentaire par Bernard B., le Lundi 13 octobre 2008 à 11:08

Bernard, tu es ce qu’il nous faut : un vieux con (auto-proclamé hein, n’y vois pas une provocation) qui considère, en gros j’extrapole, qu’on n’a pas vraiment fait mieux depuis les 60s.

LA on a envie de répondre. LA on cherche des références actuelles à rétorquer. C’est peut-être ça, le tort des vieux d’aujourd’hui : chercher à aimer la jeunesse.
Quand mon père lâche un soupir désapprobateur (”tu veux pas écouter ta propre musique ?”) alors que j’écoute Harvest, j’ai envie de monter le son.

A part ça, David Berman a dit : “punk rock died when the first kid said ‘punk’s not dead’ “.

Commentaire par Umberto Fantini, le Lundi 13 octobre 2008 à 13:38

“Tout est devenu tellement accessible…” Oui c’est la qu’est le problème, les jeunes d’aujourd’hui ont trop bons gouts, ont trops de gouts tout court d’ailleurs tiens, trop de bonnes références, trop de références, ils sont beaucoup plus érudits que nous au même âge beaucoup plus malins et beaux et chics moi je trouve.Sincèrement.
Putain de 14 à 22 ans j’ai tourné avec trois K7 et deux CD, je ne connaissais rien, personne pour me dire ce qui était bien ou pas, à part rock and folk et Best que je m’achetais de temps en temps (je regardais surtout les images d’ailleurs) un vrai pequenaud.
Mais bon y’avait de la magie.
Il faudrait, je pense, garder beaucoup de naiveté, pas trop lire, pas trop en savoir, apprendre le strict minimum, pas trop écouter de truc (ou étaler ça dans le temps), préserver du mystère, un peu de sa virginité, pas trop consommer, faire en sorte que les choses soient rares pour retrouver du plaisir quoi, faut pas que ça devienne un travail non plus!
Maintenant c’est devenu impossible de se préserver, tu trouves tout partout, tout le temps, you tube, soul seek, les blogs musicaux, des myspaces qui vomissent de la musique en continu, wikipedia pour savoir tout de ton artiste préféré de tous les temps de la semaine, des chroniques de disques n’importe ou, des reéditions à gogo. N’en jettez plus la couche est pleine! Ca en devient fatiguant.

Çà à pas mal perdu de sa substance tout ça et il ne reste que la partie ludique et fufun du truc.
D’ou les conneries fluos, on s’amuse on est jeunes on est trop pop en slim, black kids, late of the pier mes couilles en ski, génériques du “grand journal” j’ai des trop belles tof de mes idoles sur les murs de ma chambre myspace, j’adore cette musique de pub c’est quoi?

Je comprends que ça puisse amuser et de toute façon ce n’est pas trés grave, y’a tellement d’autres sources d’amusement, jeux vidéos, téléphones 3G, msn, boire.

Absorption, Dilution, digestion, défécation.

je me demande comment on peut encore s’intéresser à la musique dit “rock” et aux idées qu’elles est sensé véhiculer(y’en a t’il eu?) quand on est jeune aujourd’hui, c’est tellement galvaudé ce truc là.

La musique rock c’est un truc de vioques.

Commentaire par Dans de l'eau, le Lundi 13 octobre 2008 à 14:04

Je n’ai jamais dit qu’on n’a pas fait de bonne musique depuis les 60s. J’ai dit que ça a été une période foisonnante et particulièrement créative dans ce domaine, personne ne peut dire le contraire.

Maintenant, il y a eu de très bonnes choses depuis. En ce qui me concerne, la (bonne) disco et le funk, le reggae sous toutes ses formes, certains trucs des 80s comme Cure ou Pet Shop Boys, la vague Noisy Pop du début des 90s, l’Electro, House, Techno, Trip Hop (Massive Attack), bien sûr le hip hop dont je parlais plus haut, et plein d’autres trucs…

Tiens je vais te dire quels sont mes deux albums préférés de tous les temps, en toute sincérité : “Affection” de Lisa Stansfield (89), le parfait mélange entre le Philly Sound et la House made in UK, et “Temperamental” de Everything but the Girl (99). Mais il est vrai qu’il y a pas mal d’albums des 60s juste derrière…

Donc je crois que tu extrapoles un peu. Mais je reconnais que pas mal de groupes de rock actuels me laissent indifférent, je ne peux pas me forcer, enfin j’ai quand même bien aimé les White Stripes ou Muse (on a le droit de dire ça ?)

Très bonne la citation “punk rock died when the first kid said ‘punk’s not dead’ “, c’est EXACTEMENT ce que j’ai pensé à l’époque, au début des 80s, quand on a vu apparaître ce genre de slogan.

Tiens, une petite BD de Jean Rouzaud pour illustrer tout ça :
http://paris70.free.fr/z-punk.htm

Commentaire par Bernard B., le Lundi 13 octobre 2008 à 14:04

on a pas le droit de dire qu’on écoute muse et c’est normal c’est tellement nul. Dégueulasse muse.

Commentaire par Dans de l'eau, le Lundi 13 octobre 2008 à 14:28

Mince, je poste un commentaire qui n’apparaît pas. Est-ce normal ou les commentaires sont-ils validés ? Bizarre.

Commentaire par homer simpson, le Lundi 13 octobre 2008 à 18:47

“garder beaucoup de naiveté, pas trop lire, pas trop en savoir, apprendre le strict minimum”; j’ai 18 ans et je suis suis cent fois d’accord. Plus, j’essaie même, dans la mesure du possible, de me tenir éloigné du tout plein brut d’informations - Internet ou toute la culture du monde depuis sa chambre de bonne; me préserver d’un “tout lu, tout vu, tout bu” à la sauce wikipedia.
J’évite à tout prix de trop en savoir n’importe comment sur tout, que mes références et mes goûts soient de simples données, de l’information, de l’information… J’évite, donc, de me tuer à wikipedia, particulièrement quand il s’agit de références artistiques qui me sont inconnues – écrivains, cinéastes, musiciens, etc.
Le romantisme, les histoires, l’imagination, les mythes (qu’est-ce que le rock sinon des mythes, des mythes qu’on se choisie?); ces choses sur lesquelles s’est construite la musique, on peut craindre qu’Internet les ternisse, profane. À pouvoir tout savoir sur tout.
Concrètement, je me borne parfois à ce strict minimum dans mes recherches google-wikipedia ; un énième grand artiste dont – sans aucun contexte particulier (la bonne routine wikipedia emule) – j’apprend l’existence : tout juste si je jette un coup d’oeil aux dates, nationalité, survol minimal de la biographie, point. Seulement pour situer. Voilà l’idée (je plaisante un peu quand même, c’est pas un mode de vie hein).

Après, comme beaucoup, je me le suis cogné, wikipedia, pour comprendre à peu près qui était John Barry, Ambrose Bierce, le Chocolate Watchband ou Johnny Thunder…
Pour peu qu’on s’intéresse à cette euh mythologie, ou qu’on soit enclin par les disques de papas à s’y intéresser, il arrive à un moment cette sorte de déclic dans le rapport à la culture, parfaitement décrit et décrié par Lazley, cette ambition toute adolescente de connaître ce qu’il faut ; et qui peut s’apparenter à une acquisition insipide d’éternelles références, de goûts tout préparés, d’attitudes… et qui passe avant tout, aujourd’hui, par Internet - qui n’est sûrement pas, c’était mon idée de départ, sans rapport avec l’uniformité des goûts, même ou surtout chez les plus élitistes.

On ne saurait écarter, quant à cette question de l’accès à la culture, aux références distinctives, au bon goût, le facteur de l’origine sociale - la pensée sociologique, etc. Mais j’avais lu à ce sujet, sur Internet, des articles et discutions très intéressants, sur le fait qu’Internet aurait bouleversé l’accès à la culture, etc. etc.

Commentaire par homer simpson, le Lundi 13 octobre 2008 à 18:48

Voilà ça marche! J’ai appuyé 10 fois sur submit comment, je ne sais pas ce qui bloquait, j’espère ne pas avoir posté 10 fois le même message.

Je me suis un peu perdu en confusions, qu’on m’excuse, mais au fond peu importe, car je ne fait que reprendre les idée d’un autre gars, mais qui lui exprime ça parfaitement. Je voulais seulement faire part du lien quoi :

livinginthebleakage.blogspot.com/2007/04/weak-revolution.html

« En effet, qu’y a-t-il de plus chiant qu’un adolescent cultivé d’aujourd’hui ? Rien, pas même une blatte. Car l’attitude adoptée par la plupart des gens face à cette prolifération des possibilités d’expériences culturelles est la même que celle adoptée par la plupart de leurs parents à l’apparition des buffets à volonté : prendre un petit peu de tout. Ici, c’est le « un petit peu » qui importe. Tout le monde a son mot à dire sur tout mais c’est toujours le même mot : le plus superficiel. Que cela est éprouvant d’entendre un mec de 16 ans réciter approximativement le résumé Wikipédia d’A Rebours qu’il est allé consulter parce que Pete Doherty a déclaré qu’il adulait Huysmans. »

Commentaire par homer simpson, le Lundi 13 octobre 2008 à 18:55

Ooh-oOh-man, c’est vrai que Homme, Patton et Burgalat ont fait les couv’ de R&F. Mais franchement, comparé au nombre de couv’ de l’axe Stones/Stooges ou Doherty sur ces 5 dernières années, c’est risible… D’autant plus quand on compare l’actualité d’un mec comme Patton (un, voire deux albums hyper challenging par an) à celle de la bande à Richards ou d’Iggy & co., Qu’on bombarde à grands coups d’interviews fadasses et vides sur le devant de la scène au moindre dvd/compil’/mois rétrospectif.
Enfin, mettre un petit Josh Homme en couv’ une fois tous les 36 du mois, c’est un peu comme essayer de se shooter au doliprane pour soigner un cancer.

Mais il y a pire : quand ces “mags culturels” se décident à sortir traiter “autre chose”, ça donne des trucs à la fois fendards et pitoyables comme Aliz Tale (la miss d’Elegy) chroniquant et interviewant du Tool ; en réunion de rédac’, j’imagine très bien Manoeuvre ou le boss des Inrocks / Teknikart lancer un truc du genre : “bon, y’a ce groupe là, Tool ; c’est un genre de néo métal dépressif nan ? Bon, toi qui as déjà interviewé Korn, tu t’y connais, tu vas me sortir un papier là dessus !”

Pour recentrer sur le débat “les jeunes d’aujourd’hui et le rock”, je tiens à faire cet appel : je remercie la ou les personnes qui ont chouravé le matos des Stooges il y a peu… Messieurs/mesdames, je sais que cet acte n’a pas suffi, l’iguane étant aussi résistant qu’il est stupide, mais cela aura permis à quelques pauvres âmes du nouveau continent de ne pas avoir à supporter les gesticulations de quatre des pantins les plus surévalués de ce dernier demi-siècle.

Commentaire par Lazley, le Lundi 13 octobre 2008 à 19:21

Et puis il y a ceux qui LISENT Huysmans. Maintenant, à nous les jeunes, qui à notre âge aimerions tout connaître, tout savoir (car c’est ça au fond la jeunesse non ?), on va nous repprocher de nous intéresser à autre chose que ce qui passe à la télévision, que ce qu’on entend à la radio. Où va le monde ? “Mais tuons-les, ces jeunes ! Ils nous emmerdent !” Cette citation est une vaste connerie. Le passé se doit d’appartenir à tous, et ce n’est absolument pas un tort de s’y intéresser et d’essayer d’en tirer le maximum. Le vrai problème, c’est lorsqu’on voudrait tout connaître de son époque, contemporaine. Et dans ce cas, c’est souvent normal de passer à côté de choses qu’il faudrait connaître.
Le vrai problème avec internet, c’est bien qu’il n’y a plus de transmission du savoir de personne à personne, le lien humain, la parole, c’est ce qui fait la vie non ? et pas forcément “les vieux qui apprennent aux jeunes”, y’a même plus de partage entre les jeunes aujourd’hui, exceptés certains…

Commentaire par Il Mafioso, le Lundi 13 octobre 2008 à 19:36

Bon cessez de parler de wikipédia, ça n’apprend rien wikipédia. C’est une vulgarisation que vous faites en parlant de ça. Wikipédia c’est pour quand on fait un débat en education civique sur les mères porteuses, mais pas pour enrichir une culture.
Il faudrait que certains revoient leur vision d’une jeune personne. Ou se taisent, à jamais, nous sommes assez de jeunes pour parler à votre place.

Commentaire par louie louis, le Lundi 13 octobre 2008 à 20:05

“Que cela est éprouvant d’entendre un mec de 16 ans réciter approximativement le résumé Wikipédia d’A Rebours qu’il est allé consulter parce que Pete Doherty a déclaré qu’il adulait Huysmans. »

honnêtement je ne vois pas vraiment ou est le problème dans le fait d’aller lire et je dis bien lire à rebour parce que pete doherty le site, ça marche aussi comme ça la culture un mec que tu aime parle d’un truc et tu vas voir ce qu’ il en est, sa n’empêche pas ensuite de se faire sa propre opinion sur le livre en question. Puisque que la tu parles d’un soit disant mec cultivé or un type qui récite ce qu’il a lu sur wikipédia ou même qui parle d’un livre sans l’avoir lu c’est juste un con, un trou du cul ou une merde si tu préfères. Mais aller sur internet pour voir si il y a des choses intéressantes sur à rebour le mvt dit décadent ou huysmans je vois pas le problème et je trouve vraiment ta pseudo analyse des attitudes des jeunes fasse à la culture totalement stupide et réductrice. Internet n’a pas empêché la jeunesse d’avoir un esprit critique sur les informations qu’elle reçoit et de plus les informations trouvées sur internet ne se résume pas à la bête noire des vieux con réac wikipédia, gonzai en est bien un exemple.

Commentaire par daisy, le Lundi 13 octobre 2008 à 20:14

“je suis né très jeune dans un monde très vieux”, disait Alfred Leslie Satie (qui est mort assez vieux dans un monde plus très jeune)

Dîtes, réécouter “Fed” de Plush (en cd, ouh la honte !), vieil album de 2002, c’est grave ? Faut vraiment que je me mette à MGMT ? Ou à Dylan ?

Commentaire par Monsieur Aa, le Lundi 13 octobre 2008 à 21:37

“Le vrai problème avec internet, c’est bien qu’il n’y a plus de transmission du savoir de personne à personne, le lien humain, la parole, c’est ce qui fait la vie non ?”

C’est à peu près ce tout que dit le mec, non ? Avec peut-être un peu trop d’emphase pour être sincère, en effet. Il ne faut pas délirer non plus. La diatribe alarmiste quand c’est pour parler… d’adolescents qui friment avec Huysmans alors qu’ils ne l’ont même pas lu, et bouh! Mais j’adhère à son cynisme satisfait de blogueur, j’aime bien son discours, assez fin et vraiment amusant.
Et honnêtement honnêtement, il ne faut pas prendre les choses aussi sérieusement…

Bref, c’est aussi ce que j’entendais, à propos d’internet, pas plus : “le lien humain, la parole, c’est ce qui fait la vie non ?”

Commentaire par homer simpson, le Lundi 13 octobre 2008 à 21:57

*C’est à peu près tout ce que…
désolé!

Pour ceux que ça intéresserait, autant citer tout le texte:

“L’autre soir, mon daron me faisait écouter un album du Penguin Cafe Orchestra tout en me racontant comme ce vinyle avait bouleversé sa bande de potes lorsqu’il l’avait ramené d’un voyage à Londres. C’était au milieu des années 70, et à l’époque les gens semblaient construire leur horizon esthétique un peu comme on forme sa biographie amoureuse. C’était une histoire de rencontres, ils se passionnaient pour certaines œuvres, d’autres leur passaient sous le nez, et les séries de sensations sculptaient les esprits au fil des relations, suivant leur fréquence ou leur intensité. Je reconnais une certaine part de fantasme dans cette description mais je ne pense pas être très loin de la réalité. En une trentaine d’années, les mutations ayant affecté la diffusion culturelle et ses possibilités d’accès ont été si importantes qu’elles ne peuvent avoir laissé intacte la manière dont les individus constituent leur sensibilité et leur intellect. Aujourd’hui, pour faire vite, je dirais qu’entre la culture et moi c’est où tu veux quand tu veux pourvu qu’un ordinateur et une connexion Internet jouent les entremetteurs.
Présenté ainsi, ça a l’air fantastique. En réalité, c’est un putain de cauchemar.
Tout d’abord, un cauchemar dans la sphère intime, constamment tiraillée par des flux incompatibles. Je veux dire, mon comportement, ma syntaxe, mes raisonnements, ce que je tiens pour juste, pour beau, pour pertinent, tout cela ce n’est pas de la création ex-nihilo. En moi se mène un jeu d’influences, dont les acteurs sont essentiellement des gens et des productions artistiques, intellectuelles, voire religieuses, qui se modifie selon mes interlocuteurs et mes activités. Or le problème tient à ce qu’en supprimant toute hiérarchie entre les différentes formes de culture la démocratisation de la sphère culturelle à travers le développement d’Internet confère à l’individu une tâche qui jusqu’à présent ne lui revenait pas : l’entière responsabilité de l’agencement de ces multiples objets. Comment on organise ce chaos sans faire du collage indigeste ou sans devenir fou à lier ? Comment avoir une pensée et une sensibilité cohérentes ? Les tentatives de réponse à cette question nous amènent au second versant de ce cauchemar post-moderne : la destruction de l’autre et par là même du désir.
En effet, qu’y a-t-il de plus chiant qu’un adolescent cultivé d’aujourd’hui ? Rien, pas même une blatte. Car l’attitude adoptée par la plupart des gens face à cette prolifération des possibilités d’expériences culturelles est la même que celle adoptée par la plupart de leurs parents à l’apparition des buffets à volonté : prendre un petit peu de tout. Ici, c’est le « un petit peu » qui importe. Tout le monde a son mot à dire sur tout mais c’est toujours le même mot : le plus superficiel. Que cela est éprouvant d’entendre un mec de 16 ans réciter approximativement le résumé Wikipédia d’A Rebours qu’il est allé consulter parce que Pete Doherty a déclaré qu’il adulait Huysmans. Capables de réciter par cœur la discographie de The Fall et aussi à l’aise que mon oncle bourré sur une planche de skate, les kids d’aujourd’hui n’ont certes quasiment plus aucune lacune, mais accordent de moins en moins d’importance au morceau sur lequel ils ont embrassé Marion ou Annabelle pour la première fois. Déclenchant passions molles et autres piétés de pisse-froid, il est évident que faire ses premières expériences esthétiques le cul posé sur une chaise n’est en rien comparable avec la violence des rencontres imprévues. L’apparition de groupes qui acquièrent une notoriété fulgurante sur My Space, signant sur des majors avant même d’avoir effectué leur premier concert est un exemple assez représentatif de ce renversement opéré il y a peu : l’information précède désormais l’expérience, l’information gagne en densité, en faculté d’anticipation, de synthèse, la vie perd en intensité, en faculté de surprise, d’événement. Difficile de rencontrer quelqu’un de surprenant, tellement difficile de rencontrer un autre que l’idée même de rencontre semble reléguée au rang d’abstraction détachée de toute occurrence réelle. Vous me ressemblez tellement que vous m’ennuyez. Je ne désire rien chez vous. Je préférerais qu’on mes les coupe.”

Commentaire par homer simpson, le Lundi 13 octobre 2008 à 22:00

A lire vos inepties, le seul truc à retenir, c’est que vous êtes jaloux de cette jeunesse qui en sait un peu trop. On est comme les chinois, on vous aura.

Commentaire par Arsène, le Lundi 13 octobre 2008 à 22:53

C’est tout ce que je vous souhaite. Essayez juste de construire des magnetoscopes qui marchent mieux que dans les années 80.

Commentaire par BSTR, le Lundi 13 octobre 2008 à 22:55

le futur est un passé qui se mange froid

Commentaire par jolly jumper, le Lundi 13 octobre 2008 à 5:29

mais n’essayez pas de reconstruire des yaourtières , c’est vain.

Commentaire par dent de lait, le Lundi 13 octobre 2008 à 9:25

Une bonne partie des commentaires ci-présents sont inutiles, comme une pelletée de plus sur le bois de chêne en bas, mais au risque de passer pour un lèche-cul je voudrais faire remarquer que cet article possède une forme au moins aussi réussie que son fond. Sinon mieux.

Sir : clap clap clap. Veuillez agréer mes plus sincères marques de respect.

Commentaire par Hilaire Picault, le Lundi 13 octobre 2008 à 14:39

“Bon cessez de parler de wikipédia, ça n’apprend rien wikipédia. C’est une vulgarisation que vous faites en parlant de ça. Wikipédia c’est pour quand on fait un débat en education civique sur les mères porteuses, mais pas pour enrichir une culture.
Il faudrait que certains revoient leur vision d’une jeune personne. Ou se taisent, à jamais, nous sommes assez de jeunes pour parler à votre place.”

Oh ! que oui, Louis !

Commentaire par Il Mafioso, le Lundi 13 octobre 2008 à 19:11

Ah bah c’est sûr qu’il y a un fossé entre la belle mythologie d’hier basé sur quelques groupes disposant de beaux albums basés sur de la bonne musique (innovante en son temps) et de belles pochettes de disques et la non mythologie d’aujourd’hui basé sur 36 000 millions de groupes dont on écoute les albums de manière parcellaire sur iPod, Myspace ou Deezer sans retenir le titre des chansons, ni la pochette du disque et sans pouvoir tomber amoureux du truc puisque de toute façon on va être distrait en deux secondes douze par un autre groupe qui parait-il est mortel et qu’on va écouter sur le champ puisque maintenant tout est accessible et gratuit. Donc voilà, le rêve et le désir sont plus facilement derrière nous que devant nous. J’ai dit « plus facilement » hein. Et pis spéciale dédicace à Lazley et Umberto Fantini parce que quand je les lis j’ai l’impression qu’ils sont déjà vieux, plus vieux (au sens mâture) que leur âge ne le laisse croire et putain ça me fait me sentir vieux, vraiment largué ah ah !

Commentaire par sylvain, le Lundi 13 octobre 2008 à 19:45

En même temps c’est vrai que ça sent souvent la naphtaline sur Gonzaï ! Que ça sent le vieux con ! Le vieil enfant pris les doigts dans le pot mythologique ! Là-dessus Daisy a raison.

Commentaire par sylvain, le Lundi 13 octobre 2008 à 19:52

Les plus malins auront bien évidemment compris que cet article parlait justement de cela.

Commentaire par BSTR, le Lundi 13 octobre 2008 à 10:40

Révèle-toi Benoît Sabatier : on t’a reconnu !

Commentaire par Franck Knight, le Lundi 13 octobre 2008 à 4:02

[...] publiai voilà une semaine un billet d’humeur aux réactions diverses et avariées, portant sur le thème de “La jeunesse a-t-elle tué le [...]

Commentaire par Gonzaï » Blog Archive » ETRE JEUNE ::: Mort aux vieux, le Lundi 13 octobre 2008 à 0:42

[...] disons le, de manière assez confuse) sur deux névroses qui m’obsèdent quotidiennement: la modernité et l’importance du mail dans les interactions sociales. Bien que distants au premier abord, [...]

A U T O M O B I L I S M (Marinetteism) bores us. We don’t want to go about making a hullabullo about motor cars, anymore than about knives and forks, elephants or gaspipes. Elephants are V E R Y B I G. Motor cars go quickly . . . The futurist is a sensational and sentimental mixture of the aesthete of 1890 and the realist of 1870.

L O N G L I V E T H E V O R T E X !

Commentaire par Johnny Cohen and the New Age Nazis, le Lundi 13 octobre 2008 à 18:28

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