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POP, GIRLS, ETC… Du frisson post-moderne

Si on demandait à un enfant - conçu dans un hôtel formule1 – de quoi il a peur aujourd’hui, il citerait probablement « la menace terroriste » ou (...) suite

Si on demandait à un enfant - conçu dans un hôtel formule1 – de quoi il a peur aujourd’hui, il citerait probablement « la menace terroriste » ou un méchant quelconque issu d’un programme télé matinal. Un gosse américain donnerait pour réponse « le téton de Janet Jackson au Superbowl ». Mais c’est une autre histoire.

Mais nous, presqu’adultes de la génération X, nous avons des craintes bien plus irrationnelles, ancrées dans la pensée collective. Nous n’en parlons qu’à nos amis ou aux collègues qu’on a déjà vu saouls comme des barriques lors du pot de départ à la retraite du dinosaure fossilisé du 2ème. Certaines choses nous font inexplicablement peur, et je ne parle pas de la maison qui saigne. Je parle de choses bien plus tangibles et courantes.

Il est temps d’oser nommer nos sujets d’anxiété. Entrainez-vous : dites Voldemort. Mettez-vous devant votre miroir et appelez Candyman trois fois. Ayé ? Vous êtes donc prêts pour la suite :

#1 – La coupe mullet – Court devant, long derrière. La coupe Maradona. Tout le monde - sauf 0.02% de la population qui la tolère- trouve le mullet ridicule. Qu’est-ce qui nous fait détester le mullet ? Pourquoi sommes-nous tous convaincus que nous n’irons jamais chez le coiffeur un après-midi de pluie nous faire raser les tempes et garder une jolie nuque longue ? Comment nous sommes-nous tous entendus sur le fait que le mullet était ringard ? C’est dans nos gènes. La coupe mullet symbolise ce xénophobisme post-moderne latent que nous éprouvons envers les ploucs.

#2 – Les clowns – Je ne sais pas combien de personnes j’ai déjà entendues dire « les clowns me font froid dans le dos ». Peut-être devons-nous rejeter la faute sur Stephen King et son maudit « Ca ». Personnellement je me rappellerai toujours de ce moment dans l’adaptation télévisuelle où le clown avec ses dents acérées dit au petit enfant obèse « Viens voir mes ballons, ils FLOTTENT ». Et il a une façon très perverse de dire le mot « flotter », je pensais que seul le mot « sodomie » pouvait être prononcé comme ça. Curieusement, si pas mal de gens ont peur des clowns, la plupart des parents continuent à emmener leurs gamins les voir. A croire que John Wayne Gacy (le tueur en série qui se déguisait en clown pour faire rire – pas très longtemps – les gamins de son quartier) n’a servi de leçon à personne.

#3 – Les filles poilues – Pendant un temps je demandais à tous mes copains garçons s’ils préféraient sortir avec une fille qui avait mauvaise haleine ou une fille qui avait des poils sous les bras. Et vous savez quoi ? Tous répondaient « une fille qui a mauvaise haleine ». Alors je veux bien que le loup de Gevaudan ait laissé des traces dans la conscience populaire, mais faut pas abuser. Quand je demandais pourquoi une telle préférence, la majorité d’entre eux disaient « parce que l’haleine de chacal ça peut se corriger ». C’est vrai que les poils sous les aisselles, ça relève du domaine de l’invincible. Les chattes poilues connaissement également leur lot de phobiques, sûrement parce que l’industrie pornographique a véhiculé cette idée de la chatte imberbe comme étant un idéal sexuel. Il est vrai que nombre de mes copains (toujours les mêmes, je pense à en changer) affirment qu’ils ne pourront jamais faire de cunnilingus à une fille qui n’est pas entièrement épilée du cul au nombril, mais j’ai une autre vérité à déclarer : j’ai jamais eu à abuser de la cire pour avoir du sexe oral.

#4 – La série allemande Derrick – Qui a déjà vu un épisode de Derrick ? en entier ? sobre ? Les tribulations de Derrick le détective de Munich ne font pas seulement l’objet de blagues éculées, elles constituent également la référence en matière d’heures longues et chiantes. D’ailleurs ne dit-on pas « j’ai passé une soirée Derrick » pour définir une soirée soporifique ? Ce qui est d’ailleurs plutôt étrange, quand on sait le nombre d’émissions qui valent largement le degré d’ennui de Derrick : Vivement Dimanche. Le tour de France. La chance aux chansons. Ce qu’il y a d’effrayant dans le fait de regarder cette série policière allemande, c’est que peut-être, on pourrait l’apprécier. Quand on sait que la popularité de Derrick tient gràce à l’allongement de la durée de vie des êtres humains, aimer Derrick, cela signifie être trop vieux. CQFD.

Si vous voulez vous donner le grand frisson, plus besoin de sniffer de la coke : imaginez Derrick déguisé en clown avec une nuque longue et une chatasse poilue.

Ne me remerciez pas, c’est Halloween.

9 commentaires

Lu dans Voici (source d’information fiable s’il en est) que le réalisateur de Derrick serait un ancien nazi. AAAH.

Commentaire par MST, le Lundi 29 octobre 2007 à 13:41

Je vis en Argentine et malheureusement le mulet ici est tres repandu, mais je resiste.

Commentaire par Bernard Black, le Lundi 29 octobre 2007 à 19:01

Quand je vivais en Espagne, ils avaient également tous le mullet. Je pense que nous pouvons établir un lien évident.

Commentaire par Elixie, le Lundi 29 octobre 2007 à 19:08

Moi c’est Derrick qui me fait peur, surtout déguisé en clown avec une coupe mulet. Là j’ai vraiment peur.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 29 octobre 2007 à 20:24

Le mullet fait également partie des coupes à la mode chez les lycéennes thais. Ayant vu ça, j’ai pas besoin de beaucoup extrapoler pour imaginer le reste…

Commentaire par Le hasard, le Lundi 29 octobre 2007 à 13:00

Je me rappelle du clown de “ça” ,c’est de l’eau dans ta ventoline!! brrr

Commentaire par MaxMiM, le Lundi 29 octobre 2007 à 11:27

C’est curieux, rien de tout ça ne m’angoisse, j’aimme beaucoup Derrick m^me, parce que c’est lent et à lheure où cela passais (passe?) je suis, mais j’étais en fait, très très lent, si l’immobilité d’un cadavre peut être considérée comme de la lenteur en fait,
quoi d’autre, ohhf le mulet, cela peut servir d’avoir de bons copains gitans quand on a grandi dans le sud est comme bibi, si peut être que le clown reste tout de même anxiogène… et puis quoi encore ? la fille poilue, en tant que germaniste amateur, vous savez NOVALIS , non vous savez pas ? vous saurez ! en fait moi ce qui m’angoisse en ce moment c’est le punk 30 ans après, là oui, je flippe grave tout en restant nonchalant cependant, pour me paraphraser je dirai de mémoire trouée au nitrite d’amyle que
“le souvenir d’une destruction appelle la destruction d’un souvenir”
chers amis, bonne journée, que tout parte en couille, restez dignes et calmes
à bientot dans un verre
votre
cheval

Commentaire par Cheval Blanc, le Lundi 29 octobre 2007 à 14:51

haha
rien à dire à part que cet article est excellent

Commentaire par mikhail, le Lundi 29 octobre 2007 à 0:49

slt Moi c’est youssef qui me fait peur, surtout déguisé en clown avec une coupe mulet. Là j’ai vraiment peur. c mon msn boys-of-todays@hotmail.fr

Commentaire par youssef, le Lundi 29 octobre 2007 à 23:49

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