Aujourd’hui je vais parler de Marc Lévy.
Non je déconne.
C’était pour voir si vous suiviez.
Bien que Marc Lévy pourrait être intéressé par le sujet, ce qui au final est tout aussi scandaleux que de parler de sa personne, car si on commence à intéresser Marc Lévy, on intéresse aussi Mylène Farmer, et on finit alors par intéresser Alizée, qu’on ne voit plus depuis qu’elle fut déformée par sa grossesse en 2005, et qui réclame son retour ici.
Je vais donc parler de :
@-‘–,–‘– ~ ~ L’AMITIE GARCON-FILLE ~ ~ –‘–,–‘-@
Notez que j’ai fait un effort sur la présentation.
Nietzsche, que nous connaissons tous pour son sens de l’humour, déclarait ceci : « des femmes peuvent très bien lier amitié avec un homme, mais pour la maintenir, il y faut peut-être le concours d’une petite antipathie physique ».
Si j’écoute ce bon vieux Friedrich, les femmes sont donc des nymphomanes qui peuvent se forcer un peu à ne pas voir les hommes comme des sex-toys, à condition que l’homme en question ait un gros nez, un gros cul ou de gros lobes. Apparemment l’inverse n’est pas avéré, sûrement parce que les hommes sont assez superficiels pour ne pas prendre en compte les petits détails avilissants de la femme et se concentrer sur la cavité de leur entrejambe.
Autrement dit, au XIXème siècle, l’amitié entre deux personnes du sexe opposé était de la volonté des filles. Lourde responsabilité qui fut corrigée fort heureusement en 1996 par les Spice Girls, qui chantent alors :
If you wanna be my lover,
You gotta get with my friends,
Make it last forever,
Friendship never ends.
Je traduis pour les chèvres en anglais :
Si tu veux être mon amant,
Tu dois t’entendre avec mes amis,
Fais en sorte que ça dure pour toujours,
L’amitié ne finit jamais.
J’interprète ces paroles profondes comme étant la preuve que les filles savent être amies avec des garçons qui pourraient être leurs partenaires sexuels, et que l’œuvre de Nietzsche consiste potentiellement à écrire pas mal de conneries certains soirs de cuite post-déception amoureuse.
Quand on était gamin, il n’existait que l’amitié garçon-fille. On pouvait balancer quelques « oooh les amoureux » vides de sens car on ne savait pas réellement en quoi consistait le fait d’être amoureux, mais on savait déjà que si un garçon et une fille se retrouvaient souvent à discuter / jouer / se chamailler ensemble, c’est qu’ils pouvaient déjà être considérés comme un couple.
En réalité s’il y a impossibilité de revendiquer l’existence d’une amitié garçon-fille, c’est autant à cause des autres que de ce que la logique nous force à penser. Cette connasse d’Avril Lavigne n’a rien arrangé pour les amateurs de pop-punk cheap – dont je fais partie – lorsqu’elle balance « he was a boy, she was a girl, what more can I cay ? » dans Sk9er boi. Putain mais je sais pas Avril, arrache ta perruque blonde de poney mort et fouille dans ta cervelle, qu’est-ce qui nous dicte l’équation garçon + fille = roulage de pelles + sexe + mycose ?
Mon explication est la suivante : quand la future épouse du leader de Sum41 compose son 1er et meilleur disque, elle a 16 ans, seule à New York, et probablement les hormones en feu. Les hormones et la solitude sont les deux principales causes du succès du minitel rose, puis de l’explosion de Meetic et de son concept hippie ( = baise autant de crapauds que tu peux, tu finiras bien par te faire enculer par le prince charmant), et tant qu’on y est de la création de l’émission de télé-réalité M6ienne L’amour est dans le pré.
Quand on sait qu’environ 97% des chansons parlent d’amour sous toutes ses déclinaisons possibles (rencontre, trahison, rupture, bébé, couple à trois, désespoir amoureux, amour perdu, seconde chance, sexe passionnel, torride et insatiable, amour impossible …), on comprend que nos relations avec l’autre sexe sont devenues au fil des siècles notre principale source de préoccupations et d’emmerdes.
Le souci n’a jamais été toi ou moi, mais bien nous, ce « nous » dans toute son inexistence. La quatrième personne est devenue indispensable à conjuguer, principalement pour les filles. Seule, elles doivent être rassurées : « ne t’en fais pas, tu finiras par trouver quelqu’un ». Il y aura toujours des copines pour s’enflammer dès qu’il y aura un célibataire dans son cercle de connaissances, pour vous en faire l’éloge et vouloir vous le présenter, et vous avez beau leur dire que vous n’en avez rien à foutre, elles ne vous croiront pas. Qu’est-ce qui cloche chez toi, comment tu peux t’en foutre, t’es lesbienne ?
Si vous commencez à copiner avec une personne du sexe opposé, 2 alternatives :
vous êtes déjà en couple avec quelqu’un d’autre, et c’est louche (version langue de pute : « tiens ça doit mal aller dans son couple en ce moment, pour qu’il/elle rigole avec machin/e »)
vous êtes célibataires, et dans ce cas vous êtes foutus (version commère de quartier : « ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’ils se reproduisent »)
Inéluctablement vous allez alors vous poser cette question : est-ce que je suis en train d’être attiré( e) par lui/ elle ? suivie de : est-ce qu’on pourrait envisager quelque chose ensemble ? et enfin : comment s’appelleraient nos enfants ?
Que ce soit la faute à la pression sociale, aux hormones ou à Avril Lavigne, l’amitié entre un garçon et une fille ne se pose qu’après qu’on ait envisagé la question de l’amour, même l’espace de quelques secondes, parce que le fait est qu’on est perpétuellement en quête de quelque chose qui nous satisferait pleinement et indéfiniment. Par conséquent toutes les hypothèses ne sont pas à exclure.
Si vous cherchez quelqu’un à blâmer, blâmez Marc Lévy
10 commentaires
Marc Levy est responsable de beaucoup de choses (je le soupçonne d’être responsable de ce qui se passe au Tibet aussi).
garçon/fille, amis? Pourquoi faire? pourquoi faire en sorte de lier d’amitié un rhodésien avec un texan, un kasakh avec un maori, ou un cheyenne avec une petasse parisienne quelconque? Pourquoi se lier d’amitié avec une autruite qui ne deviendra notre égo que dans et par le sexe, si on n’a pas de chance? Pourquoi ce putain de débat éternel qui ne menerait à rien si on trouvait la solution qui n’existe pas, car femme et homme n’ont des liens que dans le sexe.
Etre bien dans sa peau en 2007 c’est se l’avouer.
Et je rajoute: “Derrière chaque amie se cache un vagin”
Je ne vois pas en quoi la phrase de Nietzsche (« des femmes peuvent très bien lier amitié avec un homme, mais pour la maintenir, il y faut peut-être le concours d’une petite antipathie physique ») te permet d’affirmer que selon lui une relation d’amitié homme-femme ne peut être maintenue en tant que telle que si la femme ne ressent aucune attirance physique pour l’homme.
Peut être que le contexte dont tu as tiré cette phrase peut t’amener à penser cela, mais hors de ce contexte on peut tout autant imaginer que la relation ne pourra rester une relation d’amitié que si c’est l’homme qui n’éprouve aucune attirance physique pour la femme.
1/ un peu de 2nd degré n’a jamais fait de mal à personne. Est-ce que tu penses aussi sincèrement que le contexte des années 90 peut me permettre d’utiliser le refrain du single des Spice Girls dans ma démonstration ?
2/ par contre, je pense que Nietzsche était assez intelligent pour choisir ses mots, et s’il avait voulu dire que la réciproque était vraie, il n’aurait pas choisi les femmes comme sujet de sa phrase (mais plutôt dit quelque chose comme “les hommes et les femmes peuvent… etc”). Il suffit d’ailleurs de regarder un peu l’ensemble de l’oeuvre de ce grand garçon pour reconnaitre que les femmes y sont souvent critiquées, à savoir si c’était là aussi de l’humour ou non, aucune idée.
Ou pas. Nietzsche, misogyne. Sarte libéral.
thanks for your geneous informations
great job……..
Nietzsche était un poil misogyne car il s’est fait plaquer par Lou Andrea Salomé et ne l’a jamais supporté (il avait son orgueil c’est sûr).
Tiens au fait c’est quoi le gonzo ? Un rapport avec les gonzesses, même si les auteurs des articles sont visiblement tous des mecs ?…
il ya po une amitiée entre fille et garcon. il y a qu un amour silencieux




PLAY BLESSURES
huhuhu!
Je n’aurais jamais pensé pouvoir être autant en accord avec un argumentaire étayé par les philosophies respectives et quasi-également prestigieuses de Nietzsche, Avril Lavigne ou des Spice Girls…