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PSYCHIC ILLS Mirror Eye

Il n’était pas dit que l’année 2009 démarrerait avec des projets tout puissants. Encore moins des soucoupes volantes vous secouant la tête à tous les étages. Derniers nés (...) suite

Il n’était pas dit que l’année 2009 démarrerait avec des projets tout puissants. Encore moins des soucoupes volantes vous secouant la tête à tous les étages. Derniers nés de la scène psychédélique américaine qui emmerde son public avec des pointes de cheveux mal effilées et des lunettes Grucci posées nonchalamment sur le bas du front, Psychic Ills tente désespérément de fashioniser le mantra par tous les bouts avec Mirror Eye, troisième album d’une carrière que j’espère courte.

Mirror eyeEt il faut dire qu’en l’espace de huit pistes, Psychic Ills parvient à des miracles : donner envie de voter à droite, faire passer les albums de Pierre Henry ou John Cage pour de la sunshine pop et faire croire que l’œuvre de Syd Barrett est quand même bigrement intéressante quand bien même il aurait fallu compresser de 45% tout ses albums aux allures de démos. Petite parenthèse permettant d’écrire une fois pour toute que le psyche rock se pratique avec le cœur, mais aussi avec une part de raison non feinte. Sur Mirror Eye, c’est tout le contraire. Hémiplégie de la composition dès le premier titre à placer entre le lounge pour barbus et mon curé chez les droguistes, Mantis (déjà le nom… « Vous sortez un album de rock ? » « Oui, l’album s’appelle Riffology », ambiance…) plastronne et lévite à environ 50 cm du sol. Promus à un avenir de bellâtres qui paradent avec la caution décadente de ceux qui portent le cheveu long, les New-Yorkais de Psychic Ills en ont oublié de composer des chansons.

Le résultat ? Des pistes où l’auditeur peut entendre du bruitisme équivalent à la descente d’un parachutiste muni d’un dictaphone (Sub synth) et des erzatz de messe chamanique «tournées» entre la porte de Clignancourt et l’hypermarché du coin. Pourquoi tant de haine, me direz-vous ? De la même façon qu’on est jamais le meilleur tout seul, le psyche pour riches n’a lui-même aucun avenir  dès lors qu’on le compare aux hérauts du genre (Brian Jonestown, Black Angels, Turzi). Pratiquer le rock drone à lunettes goofy donne-t-il tous les droits ? Les groupes space-indie sont-ils d’office élevés au rang d’icones ? La réponse réside ici : dans l’égoisme d’un groupe même pas foutus de placer une composition sur un album du vide. L’Interstellar overdrive, mais sans barrière de sécurité. NEXT.

Psychic Ills // Mirror Eye // The social registry (Differ-ant)
http://www.myspace.com/psychicills

3 commentaires

L’album je sais pas, mais en live c’est cool.

Commentaire par oOH-Ooh Man, le Lundi 5 janvier 2009 à 21:58

Beaucoup d’improvisations, même lors des enregistrements studios.

http://www.identitytheory.com/audio/alw_psychicills.php

Commentaire par Jack Daw, le Lundi 5 janvier 2009 à 7:22

Psychic Ills sont PAS de tous Fashion. Vous avez aucune idee de son intentions et vibrations. Cet article est sans realite et pas des sense de NYC. Aussi MIRROR EYE est the deuxieme album! Peut-etre vous devriez essayer les voir en concert et faire des comprehensions. Ils jouent et portent sans des lunettes aussitot. Cet le seul image d’un shooting de magazine. Aidez-vous monsieur!!!

Commentaire par Actule, le Lundi 5 janvier 2009 à 19:38

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