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QUIET VILLAGE Silent movie

Quelque part dans la lande anglaise, un château. Et dans ce château, deux Anglais. Par une sombre nuit électrique, Matt Edwards et Joel Martin accouchent d'un monstre, seuls, (...) suite

Quelque part dans la lande anglaise, un château. Et dans ce château, deux Anglais. Par une sombre nuit électrique, Matt Edwards et Joel Martin accouchent d’un monstre, seuls, à l’ombre des regards. Le fruit d’un mélange étrange entre plusieurs vinyles, quelques cocktails et deux trois bouts de tissus de sofa lounge. Le résultat, compressé à l’extrême dans les machines de torture, n’a plus vraiment forme humaine. Pire, l’enfant parle le Morricone soft lounge et s’insère tout seul dans la platine. Ils ne le savent pas encore, mais Edwards et Martin viennent de créer…..

En fait non, Edwards et Martin n’ont rien inventé; le mash-up musical cela existe déja. Mais alors que Two many Djs’ pratique l’eugénisme pour les trentenaires qui portent des lunettes de soleil en boîte de nuit (riez pas, vous en avez déja vu AUSSI), Quiet Village la joue plus peaceful, sssssshhhhhh…

// Circus of horror // 02 Circus Of Horror.mp3

A mi-chemin entre la compilation et le mix, les deux Djs (ouais j’ai oublié de vous dire qu’Edwards et Martin sont Djs à la base) allient la beauté des harpes, des cors et des violons tirés de BOF italienne 70′ à la douce modernité. Cela va, en vrac, de Citta Violenta à Dawn of the dead. Dans les couloirs on peut donc croiser des zombies tapant la discute de vieux cow-boys, le tout devant une danseuse du ventre, venue des Indes.

Je me demande à ce moment là pourquoi je vous parle de cet album pas encore sorti (début avril) alors que je conspue officiellement la rétromodernité, les retours aux passés divers et la nostalgie des temps anciens (ceux où vos parents faisaient l’amour en réfléchissant à votre prénom). Peut-être simplement parce que Silent movie est un excellent album. On va dire, histoire de brusquer les esprits, que c’est un peu le Boards of Canada du soft-lounge. Des vagues en fond sonore et Shirley Bassey qui sortirait de l’eau, derrière le soleil couchant.

A force de recevoir des albums moyens (l’autre raison qui me fait parler de cet album pas encore sorti, uh), on finit par oublier qu’un disque, c’est un objet. Une vision. Une esthétique. Un bout de vie joyeusement compressé, censé combler l’auditeur sans lui raconter l’âpreté de l’industrie musicale, et les difficultés des musiciens à faire convenablement leur boulot en payant leurs factures d’électricité. Une part de rêve loin du quotidien

Moi je rêve de musiciens parlant une langue intraduisible, les empêchant d’expliquer les objectifs, leurs buts et leurs désirs. Que la musique parle, let the river go… Dans le cas de Quiet Village, coup de bol, les deux compères ont choisi juste: pas un mot, que des notes. Et des sexuelles en plus.

On gagne toujours à se taire.

Quiet village // Silent movie // K7

http://www.myspace.com/quietvillage

2 commentaires

Quel son en effet, quels arrangements ! J’ai toujours tendance à me méfier quand j’entends parler de zombies et autres horreurs, gousses d’ails, vampires et Cie et pour le coup, à part les hurlements de coyotes en fond vers la fin, et bien ça groove tranquillement. C’est un peu le repos du guerrier, la folle nuit d’un couple séparé pendant des années, et même que je me la remets, et je me dis, que je partirais bien, sur mon First, toutes voiles dehors, mon ampli dans la cabine, un shot de rhum ( crassous de medeuil de préférence) peut-être un deuxième avec une razade de citron vert, mes dockside en éventail, à la rencontre des embruns vers de nouvelles contrées, le nord de l’Irlande par l’est ou la mer baltique assurément. Franchement, voilà, c’est juste super bon …

Commentaire par doud, le Lundi 24 mars 2008 à 12:36

En fait quand on réfléchit sur la portée de l’unique titre en écoute et sur le texte qui va avec, je ne peux m’empêcher de penser très fortement à thievery corporation en moins syncopé, moins tranché, plus sur la longueur. En tout cas, avis aux amateurs de mix éclectiques et franchement documentés, je vous conseil plus qu’autre chose leur “outernational sound”

Commentaire par doud, le Lundi 24 mars 2008 à 12:41

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