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JEAN PAUL BOURRE Sexe, sang et rock’n'roll

When I was just a baby, My Mama told me, "Son, Always be a good boy, Don't ever play with guns," But I shot a man in Reno, Just to watch him die, When (...) suite

When I was just a baby,
My Mama told me, “Son,
Always be a good boy,
Don’t ever play with guns,”
But I shot a man in Reno,
Just to watch him die,
When I hear that whistle blowin’,
I hang my head and cry.

Où comment j’ai tiré sur un mec à Reno juste pour le voir crever, dixit Johnny Cash.

Sexe, sang & rock’n'roll. Putain de mantra quand même…

Et si les violeurs, les meurtriers, et les tueurs en série étaient foutrement rock? Moi, j’en suis personnellement convaincu. J’ai toujours cru que le rock’n’roll n’était pas né en 54, mais un 1er septembre 1939, lorsqu’un certain Hitler avait envahi la Pologne. A la lecture de ce livre, j’ai le sentiment de ne plus être le seul à y croire.

Le rock n’est pas un truc drôle, mais bien au contraire un truc proche du suicide. Le rock, c’est le mal bordel de merde, et les jeunes gens modernes qui font de la musique de nos jours, n’ont que trop tendance à l’oublier. Que vous le vouliez ou non, la vérité est là devant vous: le rock et la mort vont main dans la main depuis un bout de temps et ce n’est pas prêt de changer.

De là à dire qu’un bon artiste, est un artiste mort il n’y a qu’un pas. Mourir jeune, mourir vite, et faire un beau cadavre la messe est dite. De plus, avec Jean Paul Bourre cette messe est rouge et s’accompagne d’un certain romantisme noir .

Dans ce livre les exemples ce succèdent, de Leadbelly menant une carrière aussi bien musicale que criminelle à Bertrand Cantat (qui n’a rien de très rock’n’roll à mon goût mais tout est dans le poignet dirons nous…) en passant par Florence Rey, madone électrique au charisme fou et possédant une sensualité diabolique …

Il y à 400 ans on aurait sûrement fait brûler ce livre et son auteur sur un bûcher.

Mais nous sommes au 21ème siècle, et nous sommes de jeunes gens modernes. Alors profitons-en car nous pouvons désormais regarder la mort en face ; en sachant , comme quelques-uns d’entre nous le savent aujourd’hui, ce qu’est la vie humaine. Franchement, qui pourrait sans frissonner regarder en face l’heure de sa naissance?

L’interview de Jean Paul Bourre 

Sexe, Sang et Rock’n'roll // Editions SCALI

Photo: Virgile Biechy

4 commentaires

septembre 1939, musicalement, on était bien loin du contry western tout de même.

Commentaire par littlejohnnyjet, le Lundi 7 mai 2007 à 1:14

[...] Lire la chronique de Sexe, sang et rock’n’roll [...]

Commentaire par JEAN PAUL BOURRE - Entretien avec un vampire pur | Gonzaï, le Lundi 7 mai 2007 à 3:24

Pour une fois que j’arrive à être d’accord sur Bertrand Cantat, en effet, il n’est pas rock ‘n roll dans le sens où on l’entend ici, il serait plutôt poète, je veux “Nous n’avons fait que fuir” pour preuve. Et le perfecto, c’était juste pour plaire aux filles, peut-on vraiment lui en vouloir? Je m’excuse de m’approprier ce propos qui n’était pas celui de l’article, mais j’y ai pris un malin plaisir, le même d’ailleurs depuis que je me suis rendu compte que peu de gens appréciait M. Cantat mais que tout le monde le citait en référence…Vive Noir Désir aujourd’hui et à l’heure de notre mort!

Commentaire par doud, le Lundi 7 mai 2007 à 14:41

[...] sort chez Scali un livre, le bien nommé Sexe sang et rock n roll, qui regroupe ses obsessions : les tueurs nés comme Florence rey, la madone électrique et tout ces [...]

Commentaire par JEAN-PAUL BOURRE - Pur sang | Gonzaï, le Lundi 7 mai 2007 à 0:16

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