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THE BLACK CROWES Warpaint

Où le fantasme du lointain, ses dérives et ses magnificences. On vous l'a déja dit sur d'autres supports, vous l'aurez déja lu sur d'autres horizontales imprimées, le septième album (...) suite

Où le fantasme du lointain, ses dérives et ses magnificences.

On vous l’a déja dit sur d’autres supports, vous l’aurez déja lu sur d’autres horizontales imprimées, le septième album des Black Crowes est un magnifique retour aux sources du sudisme, une parenthèse paisible dans la tumultueuse relation des frères Robinson (que tout le monde compare aux frères Gallagher pour leur capacité à se foutre sur la gueule, sans qu’il n’y ait aucun autre point commun, point final).

The Black Crowes, c’est aussi un magnifique retour avec rock organ sur la plage arrière, désert droit devant et pin-up à décolleté rose lustrant le levier de vitesse depuis le coté passager. Si vous êtes un tant soit peu riche, vous avez sûrement fait comme tout le monde: Vous avez acheté la presse écrite du mois dernier, puis l’album Warpaint. Vous avez attendu que votre nana parte prendre sa douche pour enfiler l’objet dans la platine et vous vous êtes engoncé dans le fauteuil club avec un scotch à la main en fermant les yeux, en n’oubliant pas de faire rougeoyer la tige à nicotine.

- Et si je réécoutais les Allman Brothers?
- Et pourquoi pas ressortir mon futal de 72, strictly stretch, pour impressionner bobonne?
- Mais il est où, au fait, mon album des Black Crowes en live avec Jimmy Page?

Autant de questions dans une tête qui fume en écoutant un album du nouveau siècle. Du moins sur la papier. Dans les enceintes c’est autre chose. Guitares lourdes, choeurs assenés de front et prise de solo, tandis que le piano passe par là comme un voyeur devant votre fenêtre, vicieusement. Et sans bruit.

Le problème, c’est que votre quotidien c’est le Paris Social Club, les Fatal Picards et les publicités H&M dans le métro, en 4X3. Les pick-ups, les Cobra et tout le tintouin, c’est un doux rêve que vous entretenez surement à la sortie du métro, lorsque les gens face de gris peinent à monter les marches qui les conduisent au boulot, l’oeil rivé sur les suppléments mai 68 leur faisant croire que la France a une histoire.Un passé et des mythes. Quelle connerie.

Cet album des Black Crowes, comme d’autres avant eux, entretient le désir d’un autre continent. Que vous ne verrez jamais. Que vous cotoyez à la limite dans Walker Texas Ranger lorsque Chuck Norris entre au bar pour fêter la rouste qu’il a foutu à l’un des trafiquants de gazoline du territoire.

Le blues n’a jamais été moderne.
Le blues n’a jamais été français.

Et c’est pour cela que Warpaint trouve toute sa place dans la construction du fantasme lointain: Au lieu de creuser des tunnels vers l’underground, on peut enfin ouvrir le toit décapotable et se prendre le soleil en pleine gueule.

The Black Crows // Warpaint // PIAS

www.myspace.com/theblackcrowes

Un commentaire

“l’oeil rivé sur les suppléments mai 68 leur faisant croire que la France a une histoire.Un passé et des mythes. Quelle connerie.” franchement, t’as bien raison parce que l’histoire, c’est pas 68, c’est 65 avec de Gaulle… Franchement, Gonzaï je sais pas si c’est bien, mais en tout cas qu’est ce que c’est drôle. et puis faut voir les commentaires. A croire qu’il y’a une petasse nommée Josiane qui se ferait passer pour Doud…

Commentaire par doud, le Lundi 14 avril 2008 à 1:51

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