Plus que l’avalanche de critiques dithyrambiques sur leur premier album (« Just one of the most forward thinking British guitar bands today», NME), davantage que les mails de relance de la promo française («Hey Bester, une interview des Cazals, ça te botte ? Ah, tu voudrais l’album ? Tu veux pas juste écouter sur le myspace ?»), je crois que c’est le positionnement marketing de Monoprix qui m’a finalement réconcilié avec les Londoniens.
What of our futureBeauté des étalages et du prix cassé, splendeur des mises en avant produit et suprématie du merchandising; Monoprix et le rock anglais, c’est un peu le dernier combat du monde moderne contre sa propre existence. Cette dernière réflexion prit tout son sens à l’approche du rayon laitage, dans lequel je trouvais mes Liégeois au café pour presque 50 cents moins que d’habitude, par la seule force du packaging. Tout comme les produits Auchan, Monoprix s’est enfin décidé à produire des contrefaçons possédant les mêmes avantages que la concurrence (crème chantilly souple sous la cuillère, café crémeux au fond, densité dans la bouche et pas de conflit chantilly VS café même en cas de secousses au fond du sac) à des prix défiant la stratosphère. Pouvoir de la sérialisation, force du pastiche, délice des étiquettes qu’on lèche avidement sans se soucier de la marque.
N’allez pas croire que What of our future soit un grand album. Ce n’est pas l’album de l’année, encore moins l’album de plus. C’est en toute simplicité l’album de trop.
Plutôt que de m’exposer à moi-même le triptyque thèse/antithèse/synthèse, j’ai préféré rentrer chez moi avec la ferme conviction de prendre un liégeois en mettant le disque des Cazals. Et soudain, derrière les riffs mille fois joués, jamais égalés d’une bande de banlieusards tentant de « décrire l’univers gris de Londres et la complexité d’être jeune dans un monde dur où les gens n’ont pas de travail mais pour nous c’est cool on fait le tour du monde gratuitement on rencontre nos fans c’est vraiment trop cool mec et merci Myspace non la crise musicale on s’en fout nous on veut juste jouer nos chansons », un début d’illumination :
Et si, au lieu de construire des produits dérivés à bas prix, on visait l’excellence ? Et si, l’espace d’un instant, les liégeois pouvaient parler, seraient-ils heureux d’être plastronnés dans un packaging low-price ?
The Cazals, premier album, même impression. Pour une chronique souple et docile, merci de vous adresser au bureau d’à côté. Bester ne lèche pas toutes les étiquettes.
http://www.myspace.com/cazalsuk
7 commentaires
C’est insipide les liégois, pour ne pas dire dégueulasse. En plus, la vendeuse de mon Monop’ s’est barré il y a peu. Alors Cazals, vous comprendrez …
elle est maaagnifique la pochette du 7″
Mais qu’est ce que c’est nul ce groupe purée. A l’origine Kitsuné justement n’était pas très branché par le format album donc ceci explique peut-être cela.enfin en meme temps ils auraient mieux fait de ne pas en sortir du tout
la pochette du 7″ est maaagnifique,
leur musique par contre c’est juste l’enfer.
Kitsuné privilégie toujours les singles donc c’est surement pour ca qu’ils ne soignent pas trop celui de cazals
ils auraient mieux fait de les empecher d’en faire un tout court.
je lui mettrai bien ma grosse bite dans son cul à la danseuse en basket.
Votre chronique est merdique, on sent dès le début que vous êtes parti pris, absolument pas objectif. Voyons, 2/3 de votre texte sur Monoprix?? Etes vous bien journaliste musical?? Moi je le suis, et votre présent travail fait honte à notre profession. Vous n’êtes pas obligé d’aimer l’album des Cazals, mais sachez rester courtois, les insulter de la sorte n’est absolument pas nécessaire. Et autre chose, pour avoir lu moi-même les emails de leur agence de promotion française, je peux vous dire qu’ils ne sont absolument pas formulés tels que vous les décrivez. Et c’est marrant, mais je sais de source sûre que vous êtes toujours en contact avec leur agence de promo; pour quoi faire, puisque votre chronique est
déjà faite, toute comme votre opinion à leur sujet d’ailleurs…
Vous êtes journaliste pour quel média?
Vous êtes au courant que vous êtes sur Gonzaï, et que l’avis n’est JAMAIS objectif?




PLAY BLESSURES
Je crois que beaucoup ne mangeront plus leurs liégeois comme avant