159

THE HEAVY Great vengeance and furious fire

Ok, on a affaire à du lourd. Et sans jeu de mot inutile. Les branleurs de nouille, l'indie rock et les revival rockeurs en H&M n'ont plus qu'a (...) suite

Ok, on a affaire à du lourd. Et sans jeu de mot inutile. Les branleurs de nouille, l’indie rock et les revival rockeurs en H&M n’ont plus qu’a s’asseoir sur des bouteilles. Un album pop avec un grand Populaire. On nous à lâché la putain de meute, la galette à tiroir, ultra produite, ultra intelligente… scotchant.

De ces albums d’où, chaque chanson est une démonstration de savoir faire. La ligne conductrice est détruite, se légitimant par son aspect composite. Le jeu des étiquettes (que je déteste tant) y est inexplicable. Groupe de rock, néo-soul, anti-folk, façon freestyle… Un peu de tout cela indéniablement. En allant même jusqu’au trip-hop. Drôle de pot-pourri anglais.

Alors je parlerai de stature d’album, de pose du groupe. L’on n’a pas vu cela depuis Broken Boy Soldieurs des Raconteurs. L’album de la confrérie White était le suicide par le bon goût. Il avait tout entre les mains, LE son de guitare le plus pur jamais entendu à l’heure du ProTools… Ce qui en a fait un mauvais album : c’était une recette d’efficacité, pas une oeuvre d’art. Il faut avoir la force moral de le réécouter aujourd’hui pour voir qu’il s’agit du plus gros album de rock audiophile fait dans les années 00.

The Heavy, c’est ce que la jeunes génération attendait depuis 2003: les White Stripes mais en noir. Jack White avec un feeling Curtis Mayfield. Des rythmiques à la Martha Reeves utilisant les techniques d’enregistrement modernes.

Et l’album est loin d’être parfait. Il est juste tirée par une machine énorme, un hit véritable : That Kind Of Man. Cuivres Sam & Dave, beat Isaac Hayes, guitare Led Zep… Encore une formule quasi mathématique, la construction du tube Geek par excellence. Kind Of Man, c’est une vision de ce que va être notre futur : draguer le prospect par la culture, la musique populaire comme nid de référence classieuse… vendre des albums sur les réputations passées.

Vous l’aurez compris, ce groupe a tout pour faire 4 pages dans Rock & Folk, 2 dans les Inrock et 1 dans Télé Star. On va certainement se les coltiner sur Taratata et sur Canal + … pour être oublier dans 3 mois.

Sinon, Lenny Kravitz s’est fait bouffer sa plate-bande.

http://www.myspace.com/theheavy73

9 commentaires

A ce que je peux en tendre sur leur myspace ce groupe est terrible !

Commentaire par sylvain, le Lundi 17 décembre 2007 à 18:00

Le début de that kind of man, c’est le jingle du grand journal qd les invités débarquent sur le plateau.Ca pue.

Commentaire par Matt Oï, le Lundi 17 décembre 2007 à 12:21

Je préfère les OK GO quand même. Enfin bon, les auditeurs en jugeront par eux-même…

Commentaire par Matt Oï, le Lundi 17 décembre 2007 à 12:28

Sinon rien à voir, mais Blanche, ça tue quoi?!!!

Commentaire par Matt Oï, le Lundi 17 décembre 2007 à 12:30

Blanche… de Détroit?

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 17 décembre 2007 à 14:45

oui

Commentaire par Matt Oï, le Lundi 17 décembre 2007 à 18:24

Tout à fait d’accord avec toi Little Johnny Jet! Cet album est inqualifiable, inimitable. Et bientôt la scène.. du 20 février au 8 mars.

Commentaire par DamDam, le Lundi 17 décembre 2007 à 19:45

Je l’ai vu au NIKASI KAO hier excellent , du bon son sur toute la ligne. Un mélange de soul , hip-pop avec des morceaux rock très puissant. C’est avec attention que je vais suivre leur ascension musicale.

Commentaire par jazzzazou, le Lundi 17 décembre 2007 à 16:29

Comme souvent, j’avais bloqué sur la pochette de ce disque il y a quelques temps (sur 700 CD que j’ai achetés chez mon disquaire, j’ai du en choisir les deux tiers avec ce genre de critères, et ça m’a toujours bien servi), et là, une copine vient de me l’offrir, force est de constater que cet album a tout pour lui. Moi je ne trouve pas qu’il s’agit d’un album ephemère qui fonctionne sur des gloires passées, il defonce effectivement tout, ça me fait penser au niveau de l’ambiance à l’album de Gnarls Barkley et leur fabuleuse chanson qui tourne régulièrement en boucle chez moi, Who’s gonna save my soul now. C’est le genre d’album qui vous réconcilie avec la musique, où chaque morceau est un exemple de maitrise, de talent, et de bordel qui va bien. Certes, de nombreux médias vont en faire un peu trop avec et vont choisir l’option gavage, mais c’est peut être aussi pour se rattraper d’avoir fait la promotion d’artistes modasses pourris qu’on n’ecoute plus deux semaines après. L’album d’Heavy, c’est un peu comme le Loser de Beck, le genre d’album que tu réecouteras encore et encore, même dans quelques années, en te demandant combien il faudra se taper d’albums surévalués avant de tomber sur une pépite comme ceux que j’ai cités. Heavy, c’est dans la durée qu’il donnera la mesure de sa force, comme pour les Raconteurs. LE son qu’il faut, au bon moment, là où beaucoup ont tendance à overfiltrer leur propre son, où la moitié des groupes de rock sonnent comme un album pour ma grand mère, que les trois quarts de la drum and bass qui est mon style de prédilection s’enfonce dans la musique pour ascenceur, etc. Ce qui fait mal au postérieur de certaines personnes, c’est que cet album contient tout ce qui fait plaisir pour les oreilles des psychopates que nous sommes, qui bouffons de la musique au kilo, et qui savent très bien qu’il y a seulement quelques albums sur des centaines qu’on passera en boucle jusqu’à en être dégoutés, ce genre d’album qui remet les pendules à l’heure, parce qu’il réussit là où de nombreux morceaux semblaient incomplets chez d’autres, là où il manquait ce petit quelque chose qui l’aurait propulsé vers le statut de ZE MORCEAU qui tourne en boucle sa maman. The Heavy, c’est le graal pour les oreilles fatiguées, c’est pour moi le sans faute,celui qui te donne envie de l’ecouter avec attention, là où d’autres faisaient figure d’album qu’on ecoute distraitement pendant une soirée avec des potes. Il faut bien l’admettre, ça enerve, mais The Heavy contient en un seul album tout ce qu’on a retenu sur des dizaines d’autres, le tout en restant pour moi original, en ayant UN SON crasseux mais super travaillé, une patate qui manquait ailleurs. The Heavy il fait mal parce qu’il oblige à admettre que beaucoup de trucs fat avant n’etait que de la musique pour déprimés de la vie qui n’attendaient plus un bon album. Et cet album, le voila. En cela, je le trouve original même si certains pensent qu’il ne fait que reprendre des recettes déjà goutées.

Commentaire par Truc, le Lundi 17 décembre 2007 à 17:47

Laisser un commentaire