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THE VERVE Forth

«Pourquoi il y a une voiture à l’étage ?» «Parce que c’est The Verve et qu’ils font ce qu’ils veulent». Parfois, on est surpris à trouver la vérité dans (...) suite

«Pourquoi il y a une voiture à l’étage ?» «Parce que c’est The Verve et qu’ils font ce qu’ils veulent».

Parfois, on est surpris à trouver la vérité dans les commentaires Youtube.

Si on vit aujourd’hui le retour du single, que chaque groupe ne demande et finalement ne mérite plus que ses 2’35 de gloire, le groupe de Wigan, un peu comme Paul Weller et 22 Dreams, s’en fiche et sort un disque de 60 minutes pour 10 chansons, 11 ans après Urban Hymns. Bien sûr comme tous les autres groupes des années 90, ils sont promotionnellement quasi-morts, mais n’en demeurent pas moins le dernier grand groupe britannique du XXéme siècle, celui qui a fait aimer les Clarks Wallabees et le port du bob à des gamins de 10 ans, en 97.

the-verveAshcroft, revenu de tout, la drogue, la dépression, les albums solos moyens, était bel et bien le chanteur de la dernière décennie, conciliant sans ridicule culture lads et psychédélisme. Lui seul qui d’ailleurs cite William Blake et John Lennon en guise d’influence. Aujourd’hui, il n’y a qu’à le regarder pour comprendre que ce type est une véritable force de la nature, l’homme le plus cool qui ferait se taire n’importe qui par sa voix devenue grave. Regardez-le, dans la vidéo de Love is Noise, si jamais vous n’êtes pas convaincu. Il est bien loin le jeune homme frêle à la voix fluette et la peau aussi blanche qu’un mort.

Et que ceux qui pensent que le groupe ne pourrait renouer avec les exploits de Gravity Grave ou This Is Music sachent qu’ils se trompent…

Impossible de décoller l’oreille de Sit And Wonder qui ouvre l’album sur un groove planant entre la batterie de Salisbury et la guitare de Nick McCabe. Ashcroft a repris ce qui lui était dû. Le trône du meilleur chanteur anglais. Aussi simple que ça. Et vous pensez que c’en est fini, vous êtes déjà à terre. Pourtant il faudra bien se relever pour prendre Love is Noise en pleine face, une bombe au beat brûlant autant que la voix d’Ashcroft qui à 2’28, vous défie de ne pas retenir les paroles « Love is lies, love is pain »!

Deux classiques immédiats, suivis du plus subtil que le groupe ait jamais enregistré. Rather Be, The Verve comme on l’aime entre son baggy et illumination, l’excellent I See Houses avec cordes et piano. Des titres venus du ciel. Où le groupe jam comme sur A Northern Soul, les paroles balancées par Dieu en personne Richard Ashcroft, qui ne cesse de varier son chant, soutenu par des musiciens qui ne se privent pas non plus pour casser le rythme, les ambiances. Comme Columbo qui en plein milieu ressuscite tout Madchester. Ce son qu’ on a d’ailleurs jamais entendu sonner aussi frais qu’avec Noise Epic, groove terrible terminant par un joyeux bordel que n’aurait pas renié The Jesus And Mary Chain et qui confirme bien le titre de la chanson. Et quelle ligne de basse! La perle du disque, pourquoi ? Imprévisible.

The Verve vous a eu, et au moment où vous vous y attendiez le moins. K.O.

THE VERVE // FORTH // PARLOPHONE
http://www.myspace.com/theverve

7 commentaires

euh pardon mais cet album est plutot une daube sans nom proche du pire de coldplay

paroles debiles (”love is patata” rappelle l’ineptie des stones cf “love is strong and you’re so sweet”…), arrangements foireux ashcroft largué:

fallait pas revenir

Commentaire par class of 99, le Lundi 1 septembre 2008 à 18:09

fallait pas commencer tout court… toute une hype sur une pauvre boucle piquée à david Whitaker, franchement …

Commentaire par Monsieur Aa, le Lundi 1 septembre 2008 à 0:32

C’est vrai que cet album est mauvais. Sauf le single j’ai envie de dire qui a au moins le mérite d’être accrocheur. Et je dis ça, Urban Hymns, j’étais client.

Commentaire par sylvain, le Lundi 1 septembre 2008 à 12:49

Merci pour cette belle critique sur le nouvel opus des génis de Wigan ! Cet album m’a envoûté dès les premières notes et m’envoûtera encore ! Son point fort, c’est sans nul doute qu’il n’est pas commercial (à part “Love is noise” taillé pour le FM) et puremet expérimental, comme du temps du somptueux “A northern soul” (leur sommet !). Le groupe a gagné en maturité, ça se sent et fait la nique à Coldplay. Franchement merci pour cette critique ! Tout le monde s’extasie devant le nouvel album de Coldplay qui est franchement loin d’égaler ce nouveau trip fou de mad Richard et ses accolytes. Et attendez encore, le prochain Oasis promet aussi !

Commentaire par François, le Lundi 1 septembre 2008 à 13:57

cet album est excellent pour tous ceux qui se laisseront porter par tout ce qui le compose.
Si vous attendez urban hymns 2 et bien je suis désolé pour vous, vous serez décu. c’est autre chose.
personnellement, j’aime toujours autant urban hymns et je trouve forth vraiment grandiose, il est subtil dans beaucoup de morceaux mais tellement planant.
PS : classof99 si tu dis que dans forth les arrangements sont foireux, je pense que tu ne sais pas ce que sont des arrangements, car ils y sont excellents justement.

Commentaire par benoît, le Lundi 1 septembre 2008 à 16:36

Forth…

encore et encore…
aucune chanson ne ressemble à une autre; toutes ont leur propre vie.
Ashcroft, on aime ou on déteste; rien n’est commercial (un peu dommage, on ne les voit et on ne les entend nulle part)

musique, voix, et le reste…

pour moi, c’est comme une drogue, et…

the drug works…

Commentaire par patricia, le Lundi 1 septembre 2008 à 12:26
Commentaire par Forth : Une Verve qui retentit « Le blog masique.com, le Lundi 1 septembre 2008 à 11:58

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