Et si la réalité dans laquelle nos esprits formatés tentent de survivre se voyait bouleversée? Et si les divergences de couleur de peau, de religion, de culture s’oubliaient pour une dualité simplifiée et suprême. La vie. La mort. Homme. Vampire. Buveur de bière. Suceur de sang.
Nulle part et partout à la fois, les vampires intègrent une société en perdition. Du moins, ils tentent de s’intégrer. Des débats font rage. Faut-il donner des droits à des morts ? Peuvent-ils être considérés comme humains ? Où foutre Darwin dans ce merdier ? Ils survivent grâce au True Blood. Du sang artificiel accessible dans le Franprix du coin. Ils agacent, font hurler les mémés cathos, rêver les gamins, mouiller les ados.
La nouvelle série de HBO se veut beaucoup moins sociétale. Plus sectaire. Ancré dans un village de bouseux, perdu au fin fond d’une Amérique de la loose, Bill Campton fait son coming out. Un vampire bogosse, à la mine pâle (une bronzette et il crame en même temps) qui tombe sous le charme de la minette du coin, Sookie. Une Heroes à elle toute seule. Sorte de cheerleader télépathe ultra naïve, pucelle inaccessible à la Mandy Lane. Sur cette base d’un amour platonique, Alan Ball (Six feet under, American Beauty) bousille les codes du petit écran. Nous impose une réflexion profonde sous fond d’hémoglobine. Et surtout, ose l’incorrect par le crade. Racisme. Homophobie. Sadomasochisme. Addiction. Paranoïa.
Le format 55 minutes s’inscrit comme peut le faire Dexter dans un cadre plus cinématographique. Chaque épisode est une expérience plus sombre que la précédente. Les possibilités sont infinies tant la richesse des protagonistes est grande. Le cuisto pédé qui deale du « V », sang de vampire aux effets psychotropes qui laissent rêveur. L’abruti du village qui en est devenu dépendant. La black reloud qui nous casse les couilles. Le shérif tarantinesque et son conflit d’égo. C’est finalement Anna Paquin (Les Berkman se séparent, X-men) qui dérange le plus avec ses mimiques Cours Florent et ses trois pauvres expressions de seconde zone.
Quoi qu’il en soit, bienvenue dans un univers sans limites. Sans foi ni loi.
Paranoïaque, tout le monde le deviendrait. Collègue de biture, dégénéré du sous-sol, curé paroissial. Ils sont là, parmi nous tous. Prêts à sucer notre vitalité et nous jeter comme des mal-propre. Les meurtres s’empilent à Bon Temps, cœur de la Louisiane cow-boy. Ca ne peut être que ces vauriens sataniques. Ils pillent nos économies, volent nos maisons et niquent nos femmes. Les canines taillées au pieu. Connerie d’intégration, ils ne valent pas plus que ces rats d’égouts qui arpentent la pov’ caravane de mon vieux père. Ce soir, c’est le bon. On va les cuire ces salopards.
10h du matin. Le repère du Diable s’est enflammé. 4 morts. Pratique, ils étaient déjà confortement installés dans leur cercueil rembourré. Ces chiens. De toute manière, la flicaille classera l’affaire. Qui en a à foutre ?
Et Vous ? Nous ? Prêt à payer ta tournée de True Blood ?Ou leur balancer de l’argenterie en pleine face ? Elire un président suceur de sang ? Ou sortir les bûchés ? Si contemporain finalement.
http://behelite.blogvie.com/2008/10/27/true-blood-streaming
2 commentaires
Comment je le prends comme un compliment !





PLAY BLESSURES
hey M. Ig, tu serais pas un peu Jason Stackhouse?