La musique de Turzi a ce quelque chose de vicieux que l’on trouve dans toutes les musiques profondément innovantes dans leurs formats respectifs (L’on ne saurait alors que citer l’excellence Suédoise de CJ Parker). Un certain retour du Kraut à la mode aurait pu obscurcir ma vision de l’album, mais la tension rythmique des morceaux m’a en fait semblé très française, dans la longue tradition de notre Krautrock ànous… Le frogrock, dis-je en parlant des musiques françaises qui eurent le courage de leurs influences européennes avant les années 80, nous parlons ici des Gong, Magma et consort…
Alors il est vrai qu’en matière d’harmonies on se rapproche plus souvent du Fohat Digs Holes in Space de Camembert Electrique que de The last seven minutes du Magma d’Attahk. Mais il existe une agressivité New-Wave chez Turzi bien sur absente en 1971… On ne saurait que saluer le splendide morceau éponyme A, un effort de synthétiseurs bien réparateur après les arpeggiators bien 198* ou 118* de Kavinsky. Jean-michel pourrait être fier des dernières secondes. « A notre père est magique », le véritable culte du cargo qu’Air apprécie tant il paraît.
Axis of good dans le métro est exceptionnelle, ce que la musique de variété aurait pu devenir sans l’invention de la chaîne midi. Ces sortes de superstructures, sans être économes de matériel rappelle le Can de Tago Mago, la période Suzuki mais sans les orgasmes de Yoko Ono, les plus sauvages respirations de Jean-Claude Vannier, d’un certain Goraguer peut-être, Ennio Morricone et ses synthétiseurs, Je me sens profondément touché par cette musique, peut-être quelques souvenirs du catéchisme.
La musique de Turzi pourrait devenir ce qu’il y a de plus intelligemment progressif de puis quelques années, albums ou concerts. Authority 17, a man machine ? comment ça ?…
Un la sur mon dx-7 est cassé.




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