Aller et retour d’acide.
Des histoires de guerres politiques, de religions, d’expansion, mais aussi de justice, de révolution et de libération… UNKLE nous sert un album épique et prouve au monde entier ses talents de création, d’une évidence déconcertante. L’album War Stories est loin d’être une compilation des plus grandes dictatures, c’est au contraire un bon gros Pershing. Mais ne serait-ce pas non plus la meilleure drogue intermédiaire entre héroïne et cocaïne ? Méfions-nous de la dépendance…
Le nouvel album était très attendu et il ne déçoit pas, très loin de là. On y trouve une cold-wave métissée et maîtrisée, transcendante, pénétrante. Sainte Thérèse d’Avila avait l’habitude de dire «Dieu me pénètre comme un amant.» Ici, c’est donc une relation aussi incestueuse que majestueuse qui s’instaure entre UNKLE et notre cortex, à moins que ce ne soit carrément le vortex qui nous trompe. Le rythme est infernal, les basses étouffantes, les guitares tantôt oppressantes, tantôt tranchantes, le piano voluptueux et la technologie discrète. Non, c’est sûr, ce n’est pas le Fest-noz de Carantec. Les voix sont absolument époustouflantes, les mélodies et surtout les harmonies nous bousculent sauvagement après quelques tasses de Salvia Divinorum. Le Golden Bridge aussi est mis à l’amende par les structures millimétrées des morceaux savamment distillés par ce cher UNKLE (Alias James Lavelle, patron de Mo’Wax)
.
Bref, bref, bref… les paroles aidant, l’atmosphère qui se dégage de l’album pousse à l’introspection. Pour les plus solitaires, cela pourrait être douloureux, provoquer une overdose de sensations névralgiques pouvant nuire considérablement à l’équilibre psychologique de l’individu, alors en proie au doute et à la torpeur. Les relations d’ordre sociale en souffriraient, pouvant aller jusqu’à un point de non retour. Mais l’album War Stories est sorti durant un mois de juin plutôt moite et propice à la divagation. Et je me vois tour à tour pilotant une 450cm3 Husqvarna dans un champs de colza, cherchant ma fiole d’absinthe dans un corridor plein de bouteilles de Gin, sous MDMA en teuf du côté de Beaugency, la tête dans la grosse caisse du Velvet. Lou crie plus fort s’il te plaît, j’comprends rien. Tom Yorke, ça va pas ? T’es jaloux ? T’aurais voulu faire cet album ? Tu sais plus le faire ? Tu vas arrêter les sales drogues ? Tu vas bosser un peu ? T’inquiètes pas, t’as du temps maintenant, un demi-siècle, pour qu’on pense à écouter un autre album.
Quelques tartines et vapeurs d’éther plus tard, je remporte le grand «Tournament» Street Fighter sur ma mégadrive à la sueur de mon front et au sang de mes mains ; merci mon oncle de prendre soin de ma mère comme tu as su le faire pour moi. Prends la dans tes bras, chéries-la et dis lui que tout va bien, que l’essentiel est sauf, que l’amour et la vie perdureront encore et toujours. Les harmonies me font vibrer le cerveau quand la caisse claire m’écarquille les yeux. Le triangle excite mes zygomatiques. Ça plane pour moi, cependant ne nous méprenons pas : nous ne sommes pas au pays du plastique mais bien dans celui de la pierre et de l’acier. War stories d’UNKLE, un véritable monument, un édifice édifiant de finesse, de puissance, de précision, de douceur, de pression. Putain, mais c’est dingue, j’veux dire, cet album est dingue. Même Craig Armstrong ne sert plus à rien.
UNKLE // War stories // PIAS
http://www.myspace.com/unkle
7 commentaires
Mouais, je suis d’accord
… presque 1 an après il me bouleverse toujours autant !
Très joli commentaire auquel j’adhère totalement ^^
Putain et le pire reste les clips.
Ils sont géniaux. Ça me frustre tant de talent !
Le groupe UNKLE m’a completement changé, surtout d’ailleurs la chanson Lonely Soul.




PLAY BLESSURES
?!?