Attention, sacrilège en territoire gonzo, je balance une info (mais qu’on me pardonne, c’est l’artiste qui la donne) : “La Suède est la troisième nation exportatrice de groupe rock derrière l’angleterre et les Etats-Unis. Je suis désolé, mais malheureusement la France est loin derrière”. La source qui nous la livre est sûre.
Car franco-anglo-suédoise d’origine. Et son propre aveu un brin schizo, à l’image de son premier album prévur pour octobre. Une galette éponyme partagée entre surenchère garage et mise à nu blues à la Buckley (Jeff).
Six heures avant la rencontre je ne connaissais rien de Victoria Tibblin. Mais il suffit de cliquer sur 4 morceaux de son myspace et récupérer quelques échos sur le net (pas de références à PJ Harvey, ca change..) pour jeter le trouble dans mon esprit. C’est vrai, cette fille possède une voix d’enfer, qu’elle déploie dans tous les registres : le cri, le chuchottement, le lyrique et surtout un sombre rayonnement. Et tout cela du haut de ses 21 ans.
A écouter en premier lieu en V.O. C’est-à-dire en anglais, soit la moitié de son disque. Car sur Don’t leave, on touche à quelque chose qui a à voir avec l’âme, la grâce (Buckley ?) et le divin. On abdique. Tout est souple, félin, mature.
Sensuel au 36° dessous.
http://www.myspace.com/victoriatibblin




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