Oh, j’ai des tas d’anecdotes sur le gars. Bien sûr, personne ne peut les assumer, mais j’ai des tas d’anecdotes tout de même. Même moi. On se croise souvent dans le 7 ème (quoi que ça fasse un moment maintenant) ou dans le 8 éme du côté de l’avenue George V. Le Yarol, avec son blouson en cuir, le Yarol avec sa barbe en bigoudi… Ah, sacré lui, ce Yarol.
Bref. Yarol Poupaud. Mafieux rock section branchés depuis qu’il existe un rapprochement Hype-Rock & Folk. Depuis qu’Adanowsky est considéré comme un musicien (putain..), que Ullman est choriste et que tout ce petit monde se retrouve tous les ans aux victoires de la musique. Enfin, de quoi je parle… les victoires de la musique.
Yarol saute Et puis Poupaud, c’est un homme ultra multi tâche : guitariste pour FFF, reconverti rock, roadies pour les Rock & Roll Fridays, guitariste tout terrain, participant à l’album d’Adrienne Pauly, fraichement patron de label (Bonus tracks), défricheur de talents déchiffrés… Suractif. Il paraît qu’il devait même faire jouer Magma cette année. C’est donc avec son label Bonus Tracks qu’il sort deux objets : une session personnelle datant de 2003 (2003, année Rock !?!) et une petite sympathie composée entre amis, Heartbreak Hôtel ou le duo Country partagé avec Nicolas Acin. Tiens, un journaliste à rock & folk, chanteur des Hellboys, dont le bassiste est Adanowski. Qui fait des clips avec Christophe. Un pote d’Eudeline qui fait la bise à Ullman à l’Hôtel amour. Qui appartient au gérant du baron baron…
Heartbreak Hôtel, j’ai vu la chose en première partie du concert de Naast au Nouveau Casino. Flanqué de mon docteur Gonzo, tirant sur un joint large d’au moins 4 centimètres…le poum tchak était agréable. La fameuse rythmique country en contre-temps. Même en état psychédélique. On sent qu’il y a une sensibilité du couple pour la musique d’outre-atlantique. Donc oui, c’est bien ma bonne dame; c’est français. Bien que je me souvienne avoir parler de «musique pour ascenseur statique». Je ne crois pas cependant qu’il s’agissait d’eux mais de la musique d’attente entre les deux parties… Enfin bon, je digresse.
Et voilà. « Yarol 2003 », un dimanche, sur la platine, alors que je lave des casseroles à l’eau froide constatant que mon physique tend de plus en plus vers Iggy Pop quand je ne porte qu’un jean. Enfin, j’écoute cet album en espérant que ce soit mauvais, de toute manière ça le sera parce que je déteste toutes les mafias (La Hype, l’Indie Rockeur et les Fluo Something dans mon top 3). Et ça démarre, on est en 2003 et je suis emmerdé. Je suis emmerdé parce que ça ressemble à des démos GarageBand qui traînent dans mon ordinateur. Parce que je reconnais le coté B.O de film d’action 90’s avec les accents à la ZZ Top. Parce que j’ai moi aussi une chanson qui s’appelle Hangover Blues et qui commence par « My Hands Are Shaky »…
Yarol hurleC’est à en oublier la casserole en ce dimanche, seulement habillé d’un jean, les cheveux blondissant au soleil. C’est à s’approcher de l’Itunes, prendre le disque entre les mains et puis se fendre d’un «merde».
Bon ok, ce n’était pas si impossible que cela après tout. On ne peut pas mettre en doute le bon goût de cette personne ni même la qualité guitaristique du garçon. Je n’ai jamais poussé le vice jusqu’à aller voir le Yarol Expérience (faut pas déconner non plus) mais j’ai un très bon souvenir de lui et de son backing band pour les 40 ans de Rock & Folk au Bataclan. Et puis que ça sonne un peu Scott H Biram, pourquoi pas. Que ça soit des blues avec des batteries lourdes est des guitares épaisses. En plein de 2003, année de sortie d’Elephant du duo rouge et blanc.
Cela fait 3 Heures que les six pauvres titres tournent en boucle. J’ai revêtu une chemise sudiste et je laisse entrer le soleil dans ma pièce. Cet album n’intéressera jamais le grand public, ne pourra jamais se mesurer aux grandes pépites Southern Rock début 70’s, n’a même aucun putain de sens dans notre pays bleu blanc rouge… mais c’est pourtant bon. Juste pour la beauté du geste. Gratuit, quasi désespéré. Faire sonner des guitares sur trois accords.
Désespéré.
5 commentaires
“en espérant que ce soit mauvais”? déjà, gagner sa vie en critiquant (ou en encensant) les gens, c’est un peu beaucoup du vide, mais alors ca ca dépasse tout. t’as 16 ans bester?
Euh…. Vous avez vu qui a signé l’article???
Je veux bien me faire insulter, mais seulement lorsque j’en suis l’auteur:)
Je ne gagne pas ma vie.
Les photos dans le genre cliché sont tres droles (j’adore les guitaristes dont ont a l’impression qu’une crise hémoroidaire leur pousse à chaque solo)




PLAY BLESSURES
[...] content”, et il lui en manque autant pour finaliser le projet. Ici on aime Adanowsky, chez Gonzaî, l’allusion du personnage est clairement moins flatteuse. Reste alors la possibilité de découvrir soi-même le loustique [...]